Archive pour la catégorie ‘Course’

Entraînement à la Kenyanne

Lundi 15 mars 2010

J’ai eu récemment la chance d’avoir un long échange avec Isaac Kosgei, coureur Kenyan (1h03 au semi) évoluant à la fois dans son pays et en Europe dans un club Autrichien (www.run2gether.com) dont je vous présenterai la philosophie, assez intéressante, dans un autre article. Je voulais savoir comment s’entraînait un coureur Kenyan. Alors voilà :

Lundi : une petite heure et demi à se tirer la bourre à fond avec ses camarades d’entraînement.

Mardi : vitesse. Travail variable en fonction de l’objectif course à venir. Lors d’une prépa semi, l’accent est mis sur le fractionné long. Une séance type : 4×1200m + 3×1600m+2×1000m. Lors d’une prépa cross court, l’accent est mis sur la VMA. Une séance type : 3×600m+17×400m.

Mercredi : 1h30 cool à … 85% VMA.

Jeudi : vitesse (voir mardi) ou, quand la course est proche, des diagonales ou des séries de 2 min VMA / 1 min récup.

Vendredi : des séries de 45 minutes.

Samedi : travail en côte. Ou des séries de 15×300m.

Dimanche : repos ou course.

Les marathoniens du groupe suivent le même entraînement sauf le lundi, où ils allongent la séance, et le samedi où ils font une sortie longue.

Alors, on s’y met ?


Vrai Test Tenues de Compression BSC … la suite

Mercredi 10 mars 2010

Voilà maintenant 15 jours qu’Aurélie et moi courons avec des tenues complètes de compression BSC (capri et débardeur pour Aurélie / survêtement et T-shirt manches longues pour moi). Après nos premières impressions, voici venu le temps des … suivantes.

Cette fois-ci, plus de considérations esthétiques sur la saillance d’éventuels muscles ou la finesse de silhouette, ni de mode d’emploi du comment-on-arrive-à-enlever-le-T-shirt-quand-on-a-mal-au-dos. Dans cet article, nous ne parlerons que d’entraînements ou de courses, promis.

Comme ce n’est plus la Journée de la Femme et au mépris de toutes les règles de politesse qu’on a pu m’inculquer dans ma jeunesse, je commence ! … Par les “moins” : le T-shirt manches longues. Difficile à enfiler, à positionner et surtout à enlever, je n’en ai pas encore compris l’intérêt dans le cadre de notre discipline favorite. Je commence à m’habituer à être serré dedans, moulé serait sans doute un terme plus approprié, mais là n’est pas le problème. Je dois avouer, surtout, que ma liberté de mouvement des bras est entravée et que je n’arrive pas à courir relâché du haut du corps. Qui plus est, sur les derniers kilomètres du Semi de Paris, j’ai ressenti une forte tension aux niveaux des épaules que le T-shirt a tendance à ramener vers l’avant alors que je recherche justement l’effet inverse. Est-ce un problème de taille (du T-Shirt, j’entends) ? Je ne sais pas. Je vais donc tester une taille supérieure mais, cette fois, en version débardeur pour justement éviter cette gêne aux épaules. Je viens juste de le récupérer, donc pour les commentaires, il faudra attendre. Je l’ai bien testé hier soir mais uniquement sur une séance de VMA donc un peu light pour donner une position tranchée !

A l’inverse, le survêtement long est franchement génial, sans forfanterie. J’ai couru mon Semi de Paris avec ce survêt, sans autre couche de vêtement complémentaire (preuve sur la photo) – en passant : je n’ai pas eu froid aux jambes alors que la température était très basse. L’effet de la compression sur les jambes est très efficace et réduit nettement la fatigue musculaire dans toute la jambe (mollets, cuisses, ischios …). Tout mon Semi s’est couru en 4′18 au kilomètre sans aucune variation de régime dans les derniers kilos et surtout j’ai eu l’impression que je pouvais repartir pour un autre semi. Il n’est pas évident d’expliquer des “sensations” en termes simples mais vous pouvez me croire quand je dis que ce survêtement constitue une aide à la performance. Un petit point “négatif” – quoique –  à noter tout de même : lorsque je l’ôte après un entraînement ou une compétition, je ressens une lourdeur – pas une douleur, qu’on se comprenne bien - dans l’arrière de la cuisse – non, je vous arrête tout de suite : cette lourdeur n’est pas due aux Newton car je n’ai pas la lourdeur avec mon survêt classique. Cette “lourdeur” persiste quelques minutes puis disparaît. Est-ce le temps que met la circulation sanguine à reprendre son fonctionnement naturel ?

Au final, compte tenu des avantages procurés, j’envisage bien évidemment de continuer l’expérience BSC version “sous la ceinture” et, entre autre, de courir le Marathon de Paris avec au moins le survêt. Pour le “haut”, je vais tester la version débardeur sur une semaine complète de mon plan d’entraînement Bruno Heubi avant de prendre une décision.

La parole à Aurélie maintenant : Voilà ! C’est fait ! Elle est définitivement adoptée ma tenue BSC ! Elle m’a si rapidement convaincue que j’ai couru le semi-marathon de paris avec l’intégral du trousseau et ce alors que je n’avais porté le capri qu’au cours de deux petites séances de 30 minutes la veille et l’avant veille du départ !

* Pour le débardeur
Je confirme mes première impression, j’ai eu l’immédiate sensation (à laquelle je ne m’attendais pas d’ailleurs) de me tenir plus droite, d’avoir une posture plus tonique au niveau supérieur. Je dois d’ailleurs avouer que dimanche, alors que faire montre de maintien n’était plus du tout l’une mes préoccupations passé le 15ème kilomètre (voui… j’ai mangé un vilain mur… et perdu toute ma superbe !) mon débardeur m’a courageusement soutenu le rachis et empêché de courber davantage l’échine ! Ce n’était pas très perceptible mais j’étais bien contente d’avoir du soutien : j’en avais bien besoin !  Effet psychologique ou non, je ne sais pas, toujours est-il qu’en me tenant plus droite mes foulées ne se sont pas trop écrasées. Je m’interroge en revanche sur leur système de soutien-gorge intégré. Je ne sais s’il fait partie intégrante de leur système de compression ou s’il ne s’agit que d’un ajout destiné à soutenir la poitrine. Comme je suis a deux doigts de l’ôter (avec une paire de ciseaux) en raison des contorsions que je suis obligée de faire pour l’enfiler alors que je porte de toute façon mon propre soutien gorge, je voudrais avoir la certitude que ce faisant, je ne vais pas réduire l’effet compressif recherché…

* Pour le capri
En raison d’un changement de taille je n’avais donc quasiment pas testé ce matériel avant de le porter sur le semi-marathon de Paris. Choix que je ne regrette pas une seul seconde. Il est encore un peu tôt pour dresser un comparatif complet avec une tenue non compressive (j’attends de le porter sur une séance VMA pour cela) mais le constat est globalement très positif ! Dimanche j’ai eu l’impression d’abord d’avoir plutôt moins mal aux quadriceps en fin de course. Ensuite, et ce n’est pas rien, lorsque la fatigue s’installe vraiment (ah ce mur du 15ème…) je n’ai pas ressentie la désagréable sensation de devoir fournir plus d’efforts du fait de la compression (impression que j’avais rencontrée avec un collant Skin, peut-être d’ailleurs en raison d’une inéquation de la taille de ce dernier vêtement, puisqu’il est vrai que je me trouve exactement entre deux tailles). Par ailleurs le confort du vêtement est exceptionnel qu’il s’agisse du textile qui très agréable à porter que de la coupe : il ne descend pas d’un poil ! Quand on sait que c’est un problème récurrent que je rencontre, lequel m’a valu de devoir me remmailloter en pleine course (avec le Skin) et de ne choisir mes vêtements qu’auprès de la seule marque dont je suis certaine de la coupe de leurs corsaires ou collants (raidligth pour ne point les nommer).  Bref, je suis parfaitement ravie de ce matériel dont le test est plus que positif puisque j’ai d’ores et déjà décidé de le porter sur le marathon de Paris. Afin d’être tout à fait honnête, il me manque encore quelques sorties et notamment des séances VMA ainsi que des entraînements par temps plus chaud pour avoir un avis définitif mais franchement je suis tellement emballée par ce matériel que je ne pense pas que mon jugement sera très différent qu’aujourd’hui… Que du bonheur !

(Fred) : l’une est dithyrambique sur le tout, l’autre l’est tout autant sous la ceinture mais beaucoup moins au-dessus … Ca nous fait du 75% de satisfaction, non ?, et ce avant test du débardeur version homme ? Pas si mal la compression BSC ! D’ici quelques jours de nouvelles impressions et le passage du test de tous les tests ! … la lessive.


Marathon Ac’ – Nouvelles du Front

Mardi 9 mars 2010

Aurélie ayant remarquablement et à la satisfaction générale de ses lecteurs assuré l’interim, je me suis demandé si je ne devais pas lui confier cette rubrique ad vitam aeternam. Mais en ces lendemains de Journée de la Femme, cela n’aurait-il pas fait son petit “je refile le boulot ingrat” ? Il faut au moins que j’attende la semaine prochaine. Du coup, galant comme je suis, je lui aurais bien accordé la priorité cette semaine si une actualité brûlante ne m’avait pas obligé à bouleverser mon ordre du jour.

En effet, pour Cyrille, le MDP c’est fini. Son médecin l’a mis au repos complet. Douleur au mollet persistante. La mort dans l’âme, Cyrille doit donc faire une croix sur l’Objectif de sa saison. Souhaitons-lui un prompt rétablissement.

Pour continuer dans la rubrique “mauvaises nouvelles”, Stef vient de se faire diagnostiquer un ulcère … Boulot trop stressant sans aucun doute avec des objectifs de chiffre impressionnants. Nonobstant, il a quand même réussi à courir 3 fois 40 minutes cette semaine et s’est mis à tester le Chi Running (http://www.chirunning.com). Tiens, une idée de sujet …

Après ces very bad news, la parole, enfin, à Aurélie, 5ème semaine d’entraînement.
“lundi 1er mars : 30′ endurance + 20′ 85% fcm + 10 ‘ endurance + retour au bercail total : 12,60 km en 1 heure 15

mardi 2 mars : Exceptionnellement je pars courir en soirée pour une séance de VMA : 20 ‘endurance + 8 fois [2'30'' et récup 1'30''] + 10 ‘ endurance. Une séance horrible qui me conforte dans le fait que la VMA c’est le matin ou rien ! Outre ma méforme, je me suis fait surprendre par la nuit au retour ! (c’est là où l’on reconnaît les petites citadines qui cavalent le soir sous l’éclairage public… en Auvergne quand il fait noir, c’est noir de jais !).

Pas moyen de courir mercredi (pour cause de voyage de retour) ni jeudi (non, les dossiers ne partent pas vacances eux… et c’est bien dommage !) et ce alors que j’ai très envie de tester Et mes addidas supernova Glide et mon capri BSC !

Vendredi soir je fais juste 30 minutes de tapis (pas question de se griller avant le semi) pour essayer ces deux matériels (4,5 km) et puis je recommence, cette fois à l’extérieur samedi matin (30 minutes et 4,6 km).

Dimanche 7 mars : semi marathon de Paris en guise de sortie longue (avec l’intégrale de la tenue BSC !) 1h. 53′ 30″ [à mon chrono puisque j'ai mis près d'une minute à faire la queue pour franchir la ligne...] J’ai très bien cavalé sur 13-14 bornes en changeant d’ailleurs considérablement ma foulée par rapport à d’habitude. J’ai vraiment couru sur l’avant pied en m’octroyant parfois des périodes de repos lorsque les jambes tiraient un peu. Au 15ème, de façon brutale et alors que cela ne m’arrive jamais, j’ai pris un mur en pleine face… j’ai pris mon mal en patience et j’ai repris un peu de jus mais le dernier kilomètre a vraiment été très difficile. Au final je ne suis pas trop mécontente de mon temps (1 minute de plus que mon record perso) si j’intègre le froid et surtout le vent qui par moment m’a vraiment gênée, mais je ne peux pas m’empêcher de regretter un peu cette défaillance finale. En conclusion, c’était une bonne répétition pour le marathon et pour tester le matériel et la bécane ! :
- la tenue BSC est absolument parfaite !
- il faut que j’aille dare dare chez le dentiste (réminiscence d’une fidèle tendinite du moyen fessier)
- il faut que je fasse refaire mes semelles
- je ne suis pas certaine de ne pas changer de chaussures non plus…
- j’ai intérêt à soigner mes sorties longues d’ici le 11 avril !”

(Fred) Comme j’ai la main, je la garde … La 4e semaine du plan Bruno Heubi était consacrée à de la récupération. Pour récupérer, j’ai récupéré aucun doute … puisque je n’ai pas couru une seule fois en 7 jours au Col de la Croix Fry. Oui, j’étais aux Sports d’Hiver. Mais, attention ! Avec moi, point de bronzette, ni de je-téléshie-je-skie-je-téléskie-je-skie … Le ski pour le Fred, c’est skating, point barre. Pour les non initiés, il s’agit de ski de fond pas de patineur, comme aux JO quoi. En gros, on bosse les cuisses et surtout les triceps. Une petite ou une grosse trentaine de kilomètres par jour dans l’air pur de nos montagnes (voir le graphique) … J’avais évidemment emmené dans mes bagages quelques haltères et mon tapis de gym car je ne peux absolument pas me priver de mes 45 minutes quotidiennes de muscu, même en vacance. Je suis incorrigible, je le sais et j’assume.

J’ai quand même couru ce weekend. Juste une sortie longue de 21,1 km dans Paris dimanche (de Vincennes à Vincennes avec quelques amis … 27000 a priori) en 1h 30 minutes et 49 secondes. Mais, ce n’est pas ce temps, au demeurant correct qui m’a fait plaisir, c’est surtout ma régularité métronomique sur l’épreuve : 4′19″ au kilomètre après 5 km, 4′18″ au kilomètre à l’arrivée. Si ça, c’est pas de la gestion de course ! Un tout petit peu plus élevé que le rythme envisagé pour le MDP, mais au moins, j’ai vu que ça tenait. Evidemment, Newton aux pieds et BSC au c.. (je l’ai déjà faite celle-là) et c’est sans doute là que réside une part de ma régularité : tant les chaussures que le survêtement de compression contribuent nettement à diminuer la sensation de fatigue à l’effort.

Je me pose par contre une question métaphysique pour le MDP. J’avais emmené, pour voir, sur le Semi, deux gourdes avec de l’eau sucrée pour éviter de m’arrêter aux ravitaillements. Excellente idée en ce qui concerne mon rythme de course et mon hydratation mais qu’est-ce que j’ai pu être emm…. par la ceinture porte-gourde qui n’arrêtait pas de monter et de tourner et qui, à la fin, finissait par peser sur l’estomac. Alors, je persiste ou pas pour le MDP ? Si j’ai mal à l’estomac au bout de 20km, ça ne va pas le faire … Si vous avez des idées, je suis preneur.

La parole à Robert maintenant. Robert … COMPEX Man …

“Dimanche  :  Le matin, 12 kms en 57 mn puis montée sur le tapis, 20 mn à 14,4 km/h, puis 15 mn à 12 km/h, puis 6  mn à 15,4 km/h, puis 4 mn en accélérant jusqu’à 16 km/h avec les 5 mn de récup’, çà fait un peu plus de 25 kms ; 15 mn d’étirements et un jus de pomme.

Le soir … ben le soir, c’est là que j’ai commis une lamentable erreur, baignant encore dans les hormones, tel le néophyte de base tout heureux d’avoir enchaîné une course de 10 kms le samedi et une sortie longue avec du rythme, j’ai fait du COMPEX pour les quadriceps, programme RECUPERATION PLUS, histoire de récupérer un peu. Sauf que j’ai monté l’intensité à son maxi, soit 999, je tremblais dans tous les sens, comme Linda Blair sur le lit dans l’exorcisme, les gros mots en moins … au final, j’ai ressenti des grosses courbatures dans les quadri jusqu’à hier, vendredi. Je me suis donc entraîné toute la semaine un peu lesté en plus, bon je vous raconte ma vie là, mais quand çà tire sur les quadri, çà me déséquilibre de partout. Déjà que je suis tout cagneux, donc j’ai aussi eu mal à l’ischio à gauche et au dos. Je vais copier 100 fois « JE NE DOIS PAS MONTER LE COMPEX AU MAXIMUM APRES DE GROSSES SEANCES QUE JE N’AI PAS L’HABITUDE DE FAIRE » sous OPEN OFFICE, çà va aller vite.

Lundi : Muscu des pectoraux et du dos , 1 heure

Mardi : 1h15 de footing cool, à environ 12 km/h, soit 15 kms, puis étirements 15 mn. Le soir, COMPEX, programme RECUPERATION ACTIVE, je ne suis pas monté très haut mais çà n’a pas eu grand effet.

Mercredi : 30 mn de footing puis 10*400 m avec 50 s de récup’ entre les 400 m. Sans cardio, je ne peux donc pas vous faire part de l’état de mes pulses. Les 5ers pour me remettre dans le rythme, sans forcer en 1 mn 27 les 2 suivants en 1 mn 25, puis 2 en1 mn 23. Le dernier pour le « fun » en 1 mn 19. 15 mn d’étirements. Le soir, COMPEX pour les quadri, programme CAPILLARISARION. En fait, çà masse pendant 25 mn, c’est agréable !

Jeudi : 15 kms en 1h13, puis 15 mn d’étirements. Le soir je me suis attaqué à mes ischios : COMPEX, programme FORCE EXPLOSIVE, pendant 30 mn, niveau 3, moyenne 71, puis 15 mn programme STRETCHING niveau 3

Vendredi, 30 mn de footing puis 10*100 m en environ 20 s, avec 100 m de récup’, puis 15 mn d’étirements ; le soir, COMPEX pour les ischios, programmes RESISTANCE niveau 3, moyenne de 98 pendant 25 mns, puis STRETCHING niveau 3 pendant 15 mn, puis CAPILLARISATION pendant 25 mn. Je ne suis pas sûr du tout de la cohérence des enchaînements, mais çà m’ fait du bien !

BILAN GLOBAL : Encore une semaine difficile, cette fois, musculairement, j’en ai trop fait, pas de doute !”

Place maintenant au cador de tous les cadors … Jipé !

“Une semaine à la fois calme et pleine de surprises !

J’avais décidé de lever le pied cette semaine pour faire du jus en vue du semi. Repos lundi et mardi. Mercredi fractionné : 10 x 300 m en 57’’. Jeudi : 40 mn de footing. Samedi : 45 mn de footing et dimanche le semi-marathon de Paris.

Le temps de retrouver les amis, de se mettre en tenue et le moment de s’échauffer, ou  plutôt de se « réchauffer » est arrivé, la température était proche de zéro avec un vent glacial, mais qu’importe, j’avais décidé que je courrai en short ! J’avais un dossard pour le sas rouge, les moins d’une heure trente, nous nous échauffons jusqu’au dernier moment, je rentre seulement dix minutes avant. Coup de pistolet, c’est parti pour la grande répétition du marathon de Paris. Il y a devant des gens qui courent « doucement », je choisis rapidement de prendre le trottoir pour courir à mon rythme, cela bouchonne un peu jusqu’à la place Daumesnil, ensuite je me cale dans un groupe que je garderais jusqu’à la fin. Je passe le 10e km en 40’ 37’’, je me sens bien, je continue à cette allure. Le 15e en 1h 01’ 20’’, là je réalise que je suis bien à 15km/h, j’ai des ailes, je peux y arriver ! Nous sommes dans le Bois de Vincennes, je reste à l’abri dans un peloton, il y a de grosses rafales. Le 20e km en 1h 21’ 48’’, j’accélère et donne tout, je dépasse une foule de concurrents, je vois la ligne d’arrivée, elle se rapproche, je la franchis en 1h 26’ 07’’, je suis heureux et même ému, j’ai envie de crier ma joie. Je retrouve mes amis, nous refaisons la course, mais ce froid est le plus fort, nous rentrons chacun dans nos foyers la tête pleine de souvenirs.”

On termine par Vincent dont j’ai repris la dernière chronique sur son blog :

“J’ai terminé ce matin (dimanche) la 5ème sortie de la 5ème semaine par une sortie en endurance de 1H50. Résultat : 22,29 km et 4′56” au kilomètre sous un beau soleil mais accompagné d’un vent violent et glacial. Assez content de moi car je m’étais couché à 2H30 ! Comme quoi !

Depuis le début ce cette préparation les conditions météorologiques n’ont vraiment pas été bonnes. La semaine à venir n’est pas mieux ; on nous prédit des températures encore très basses.
Pour revenir sur cette 5ème semaine j’ai eu de très bonnes sensations sur la 1ère sortie (VMA), la seconde en endurance (1h15) se déroula sans soucis. Par contre j’ai du écourter la 3ème (séance au seuil) : j’avais oublié mes jambes à la maison. Inutile d’insister dans ces conditions.
77,58 km parcourus cette semaine contre 77,32 km la semaine dernière.

En regardant le programme des 5 semaines à venir j’ai l’impression qu’une grosse partie du travail a été faite (du moins côté séances VMA et seuil). Reste maintenant à doucement faire monter ma vitesse pour pouvoir maintenir les 12,98km/h le 11 avril prochain à Rotterdam et ainsi boucler ce 4ème marathon en 3h15 !”


Semi de Paris – Les excuses d’Amaury Sport Organisation

Lundi 8 mars 2010

Le communiqué d’ASO sur le site web de la course : http://www.semideparis.com/2010/fr/excuses.html

“A toutes et à tous,

A l’occasion de cette 18ème édition du Semi-Marathon de Paris, confrontés à des modifications de parcours importantes en raison des travaux de tramway, nous avons souhaité reconfigurer les zones départ et arrivée.

Pour ce qui concerne le départ, et répondant en cela aux souhaits de nombreux coureurs, nous avons organisé cette zone en permettant l’entrée sur la gauche et la droite des sas, ce qui a été de nature à en faciliter grandement l’accès.
Cette reconfiguration du départ a eu pour conséquence de modifier très sensiblement la zone arrivée.

Nous avons malheureusement sous-estimé les flux, compte tenu de la largeur de la voie.
La récupération des puces de chronométrage comme la distribution des médailles n’ont pu s’effectuer correctement pour les coureurs dont les temps d’arrivée s’échelonnent entre 1h50 et 2h20 environs.
Nous sommes conscients que ceci est de notre entière responsabilité et vous prions de bien vouloir accepter nos excuses pour ce désagrément.

Dès aujourd’hui, nous avons analysé cette anomalie en terme d’organisation et nous prendrons rapidement les décisions qui s’imposent afin d’éviter qu’une telle situation se reproduise à l’avenir.

Hormis ce problème qui certes n’est pas négligeable, nous pensons que cette 18ème édition s’est déroulée dans de bonnes conditions et nous vous remercions par avance de nous donner votre sentiment sur le questionnaire en ligne qui concerne la totalité des points de l’organisation.

Dans cette attente, l’ensemble du comité d’organisation vous prie d’accepter l’assurance de ses sentiments dévoués.”

Commentaire : c’est déjà un premier pas de présenter des excuses. Le second serait de rembourser une partie des frais d’inscription aux “victimes”, pour faire un geste.

Si vous voulez faire connaître votre mécontentement : semideparis@aso.fr


Le semi-marathon de Paris : ses toilettes mais surtout son incroyable arrivée…

Dimanche 7 mars 2010

Oui, Mesdames et Messieurs de Amaury Sport Organisation, je partage tout comme vous cette année, le souhait de protéger l’environnement ! Oui ! trois fois Oui !
Mais, trois fois hélas, je constate que vous avez singulièrement oublié un aspect pourtant préoccupant des pollutions que peuvent provoquer 27.000 participants :
Vous me pardonnerez donc de vous rappeler que l’urine ne constitue un engrais azoté pour les végétaux qui embellissent nos parcs qu’à la seule condition d’être diluée dans la proportion d’1/10 avec de l’eau.
En l’absence d’une telle dilution, l’urine (comme les matières fécales d’ailleurs) sont un danger pour l’environnement…C’est la raison pour laquelle la mairie de Paris rappelle sur son site, au chapitre environnement :

Je respecte la nature
- Si je promène mon chien, je ramasse ses excréments comme je le ferai dans un parc
- Je ne fais pas uriner mon chien au pied des arbres. L’urine brûle l’écorce et les racines de l’arbre.

On peut penser que ce qui est valable pour les chiens l’est aussi pour les humains, même lorsqu’il leur prend de courir en meute sur 21 bornes, non ?

Prévoir une pâle brochette de sanisettes quand on accueille 27.000 participants, c’est pour le moins préoccupant… Surtout quand on prend la mesure de ce que cela provoque au sein du — ravissant— Parc Floral : une nuée de cavaleurs qui s’en vont se mettre le derrière à l’air au milieu des bosquets. Attitude purement attentatoire et à l’hygiène publique et aux bonnes mœurs et qui à ce titre est passible d’une sanction pénale, rappelons-le…

Bref, quand dans votre sondage en ligne vous m’avez demandé si j’avais bien remarqué les sacs et ponchos biodégradables ou encore les poubelles jaunes, je n’ai pas pu m’empêcher, puisque vous me proposiez de vous faire part de mes commentaires, d’attirer votre attention sur le fait que l’urine et les matières fécales déversés en une telle quantité nuisent gravement au Parc Floral et que de surcroît, les milliers de mouchoirs en papier qui viennent souiller les lieux sont pourtant une forme de pollution autrement plus sournoise — et donc plus grave — pour les lieux qui nous accueillent.

Je crains aussi, car j’ai entendu moult concurrents s’exprimer dans une langue étrangère et qu’en bonne parisienne, je suis très soucieuse de l’image que notre bonne ville offre aux étrangers qui nous font le plaisir de venir nous visiter… je crains donc qu’en comparant nos conditions d’hygiène avec celles qui ont cours dans les grandes épreuves étrangères qu’ils nous jugent sur ces pratiques peu hygiéniques et nous croient… sales !

Évidemment, je pourrais aussi vous dire aussi quelques mots du parcours et de certains goulots, des ravitaillements dont malheureusement je n’ai pas vu grand chose, mais de cela, je vous tiens peu rigueur, acceptant, en participant à une épreuve réunissant tant de concurrents, que certaines sujétions ne trouvent pas forcément remède.

* * *

En revanche, et j’ai gardé le plus grave reproche pour la fin, si l’on ne peut pas tout prévenir, il est des évidences dont j’avoue ne pas comprendre comment elles ont pu vous échapper ! Parce que 27.000 concurrents, même si tous ne cavalent pas à la même vitesse, on peut cependant imaginer qu’ils finissent par arriver ! Prévoir une aire d’arrivée étroite (eu égard aux nombres de coureurs et en comparaison de celles des années précédentes), une aire qui plus est encerclée de grillages empêchant — bien plus que les resquilleurs à piocher dans votre ravitaillement !— que l’on puisse s’évacuer par les côtés, ne pouvait que provoquer un embouteillage monstre… qui, avec l’affluence des nouveaux et frais émoulus semi-marathoniens, devait nécessairement s’étendre, puis déborder la ligne d’arrivée d’abord d’un mètre, puis de 10, puis de 100 mètres même, si j’en crois certains témoignages et une éloquente vidéo…
Il y a avait des cris, des huées, des regards parfois rageurs, parfois incrédules mais toujours peinés. Nous sommes combien à avoir attendu de longues minutes, notre enthousiasme douché par la frustration de ne pouvoir franchir la ligne ? Pour une arrivée, oui… ce fût une arrivée mémorable… et Ô combien décevante.

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Marathon des Alpes-Maritimes, Nice – Cannes : les nouveautés pour 2010

Dimanche 7 mars 2010

L’échéance est encore lointaine et le marathon qui est dans les têtes en ce moment est plutôt celui de Paris, mais rien n’empêche d’avoir un œil sur le reste de l’année et découvrir ce qui nous attend. Et pour la 3ème édition du marathon des Alpes-Maritimes entre Nice et Cannes, quelques nouveautés sont à prévoir !

Le peloton pourrait s’étoffer encore un peu plus (plus de 10000 participants en 2008 et en 2009) et le niveau encore s’élever puisque l’épreuve accueillera pour l’occasion les Championnats de France de Marathon. De quoi croiser les meilleurs coureurs français sur la distance…

L’autre changement important qui intéresse tous les participants, du plus rapide au plus lent, concerne le parcours. En 2009, le parcours se voulait encore plus roulant qu’en 2008 en simplifiant l’arrivée sur Cannes. Mais restait toujours la grosse difficulté : la boucle de la pointe de la Garoupe au Cap d’Antibes. Et bien pour cette année, on oublie cette belle côte, le marathon n’y passe pas ! Mais bon, le parcours devrait quand même passer par le Cap d’Antibes qui est loin d’être parfaitement plat.

Toujours au sujet du parcours, l’arrivée se déplace également : elle est toujours sur la Croisette à Cannes mais un peu avancée par rapport à 2009. Au lieu d’arriver aux pieds du Palais des festivals, l’arrivée sera située avant vers les palaces cannois. Cette nouvelle aire d’arrivée devrait, je l’espère, permettre une meilleure organisation et gestion des finishers (consignes, ravitaillement, zone récupération…), et donc gommer le gros point noir de l’organisation en 2009.

On récapitule pour le parcours : on supprime la boucle de la pointe de la Garoupe, on avance de quelques centaines de mètres l’arrivée à Cannes… euh… il fera toujours 42.195km ce marathon ? Et bien oui (enfin normalement) puisque le parcours sera rallongé au niveau de Villeneuve-Loubet avec un passage à l’intérieur de Marina Baie des Anges. Ce devrait donc faire le compte…

Enfin, quelques informations utiles : la course aura lieu le dimanche 14 novembre 2010, départ à 8h00 sur la Promenade des Anglais à Nice.

Et pour vous inscrire, c’est par ici.


La Course des Héros

Samedi 6 mars 2010

Courir pour une association est un concept qui nous vient du monde Anglo-Saxon et qui commence à se développer dans notre hexagone. De plus en plus nombreux sont ceux qui, à l’occasion d’une course, portent des T-shirts à l’effigie d’une cause qui leur tient à coeur, cause à laquelle ils ont contribué par un don et essayé de rallier leurs amis à en faire de même.

La Course des Héros (www.coursedesheros.com) qui aura lieu le 6 juin 2010 (départ sur l’Ile de Monsieur à Sèvres) pousse ce concept “à l’extrême”, si vous me pardonnez cette expression.

L’idée est que chaque inscrit, pour pouvoir courir les 6 km du parcours, doit collecter au moins 300 Euros pour une association de son choix. Pour ce faire, une page personnelle de collecte est ouverte (avec comme support, le site www.aiderdonner.com). Charge ensuite au participant d’en faire la promotion afin d’atteindre le seuil des 300 Euros.

D’un point de vue strictement sportif, une course de 6 km risque de rebuter pas mal de runners – trop court … Par contre, la Course des Héros constitue sans doute un bon vecteur de communication du concept “sponsor my miles” cher à nos amis d’Outre-Atlantique. Concept qui va continuer, n’en doutons pas, à prendre de l’ampleur.


Livre : Gérer la Pression en Compétition

Vendredi 26 février 2010

Regardez-moi bien dans les yeux et répondez-moi franchement. Vous n’avez jamais eu “la pression” – le trac, le stres, la boule au ventre, une envie pressante … – à l’approche ou pendant une compétition sur laquelle vous fondiez de grands espoirs ? Non ? Vous en êtes bien certain ? Peut-être plus maintenant avec votre immense expérience des grands rendez-vous, mais avant ? Ca commence à vous rappeler quelque chose ?

Comment “oublier” cette pression ou comment l’utiliser à bon escient ? C’est à ces questions que répond Marylène Pia, sophrologue du sport (www.marylenepia-formation.com) dans “Gérer la Pression en Compétition” récemment paru aux Editions Amphora (www.ed-amphora.fr). Ouvrage dont je viens d’achever la “lecture”. Pourquoi des guillemets à “lecture” ? Parce que ce livre, au format classeur très pratique, inclut un CD d’exercices, base de … plans d’entraînement à la gestion de la pression. Et oui, on ne sort pas des “plans d’entraînement”, décidément.

Dans une première partie théorique, l’auteur, après avoir précisé ce qu’est justement cette pression et quelles sont ses manifestations, justifie le propos du livre : il FAUT gérer la pression. La deuxième partie insiste sur le “mental” avec cette idée force que si on ne peut pas changer une situation, on peut changer le regard qu’on y porte.

Puis viennent de nombreuses fiches très bien décrites et simples à mettre en oeuvre “sur le terrain” présentant des techniques respiratoires, de relaxation, de visualisation … contribuant à la gestion de la pression. Le CD audio sert de support à ces techniques.

Enfin, la dernière partie est consacrée à l’aspect stratégique : comment combiner ces techniques pour gérer la pression avant, pendant et après une compétition ? Et ce, en fonction du profil et des réponses physiques ou physiques de tout un chacun. L’auteur offre enfin les clés pour bâtir son propre programme d’entraînement sur 6 semaines.

Je n’ai pas l’impression d’être spécialement stressé avant une compétition mais j’ai commencé à mettre en oeuvre certaines des techniques présentées et j’en ressens déjà un certain bien-être. Un livre que je vous conseille donc vivement.


Vrai Test Produits diététiques de l’effort W-CUP

Vendredi 26 février 2010

Comme promis dans mon article précédent, j’ai donc, rapidement testé en situation réelle d’entraînement les échantillons fournis par W-CUP : les gels liquides ENERGY DRINK (deux parfums testés chacun sur une sortie technique d’une heure) et la boisson isotonique SPORTS DRINK (3 parfums testés respectivement en attente / effort / récup sur une sortie longue de 2h10).

Commençons donc par les gels ENERGY DRINK. Vous connaissez mon aversion pour les gels qui m’avaient rendu malade comme un chien au Marathon de Paris 2009, il était donc intéressant de tester ces gels “liquides” différents des tubes à substances pâteuses hypersucrées, infectes au goût et collantes aux doigts.

Conditions du test : prise du gel (durée d’effort recommandée par gourde de gel : 1h) en fin d’après-midi ou de matinée avant une sortie d’1h (EF et EMA).

Goût : étonnamment sympa ! en tout cas, très éloigné de celui des gels traditionnels ! Le côté liquide facilite grandement l’ingestion et les deux parfums sont agréables. J’ai une préférence pour guanabana, un peu moins “fort” que banane. A noter qu’une fois avalé, aucun goût désagréable ne reste en bouche. D’ailleurs, j’ai oublié de préciser que le gel liquide, contrairement au traditionnel en tube, n’est pas trop sucré (au goût). L’impression gustative est celle d’un jus de fruits.

Facilité d’utilisation : rien à dire ! Le format mini-gourde refermable est très pratique. Et comme le gel est liquide, il n’y a pas besoin d’appuyer sur le tube comme un malade et de s’en mettre plein les doigts. Le gel ne reste pas non plus dans les dents pendant trois plombes. Attention ! Même s’il est liquide, il s’agit d’un gel. Il convient donc, pour ce qui est de l’aspect hydratation, de consommer de l’eau en complément. Le gel n’apporte que les “sucres”.

Effets secondaires : pas de douleurs gastriques ou intestinales notables, en tout cas, rien à voir avec les gels OverStim’s que j’avais utilisés au MDP2009. Je nuance cependant le propos en précisant que je n’ai pris qu’un gel par sortie (d’une heure) et non un pack de type marathon (3 à 4 gels) et n’ai pas non plus tiré sur le glycogène sur ce type de sortie.

Effets sur l’effort : assez efficace a priori. J’ai réalisé mes sorties en fin de matinée ou de journée, 4 à 6h après mon repas du matin ou du midi et sans autre apport énergétique complémentaire et j’ai très bien passé les séances, en particulier celle d’EMA (20′ / 15′ / 10′ à 85% de VMA quand même), donc a priori, ces gels permettent bien de maintenir un niveau énergétique satisfaisant à moins que je ne sois devenu, sans le savoir, un super cador … ce qui m’étonnerait malgré mes sensationnelles Newton :-)   (là c’est un clin d’oeil à quelques grincheux).

Passons maintenant à la boisson isotonique SPORTS DRINK.

Conditions du test : sortie longue (2h10) matinale. Prise de la boisson en attente (mais seulement 1h30), à l’effort (toutes les 20 minutes par gorgées comme recommandé) et en récupération post-effort.

Goût : les trois parfums présentent un goût de fruit très correct et qui n’apparaît pas trop artificiel. Par contre, la boisson, contrairement au gel est un peu trop sucrée en bouche et laisse donc une sensation de sucré permanente après ingestion, qui a tendance à assécher la muqueuse, il est donc impératif de boire tous les quarts d’heure / vingt minutes. Cet effet de “sucré” est assez persistant : j’ai espacé deux prises d’une demi-heure et j’ai pendant tout ce temps perçu ce goût dans la bouche.

Facilité d’utilisation : rien à dire ! Sachets pré-dosés à diluer dans de l’eau. Contrairement au gel, il n’y a pas besoin, pour l’aspect hydratation, de boire en plus … de l’eau :-)

Effets secondaires : pas de douleurs gastriques ou intestinales ni pendant, ni après l’effort.

Effets sur l’effort : assez efficace. Maintien d’un niveau de performance constant durant toute la durée de la séance. Je peux comparer par rapport à ma SL de dimanche où j’avais couru “tout nu”, sans liquide, ni solide et dont j’avais trouvé la fin un peu laborieuse. Récupération rapide (mais j’ai couru avec mon bas BSC qui contribue lui aussi à la récup). Donc pour la partie récup, je réserverais, compte tenu des circonstances mon jugement, d’autant qu’a priori une boisson de récup devrait être légèrement différente d’une boisson de l’effort.

Conclusion : deux produits agréables au goût, digestes et dont l’efficacité semble avérée à l’effort en tout cas. La boisson est cependant trop sucrée à mon goût et surtout laisse persister cette sensation en bouche. A noter, car je sais que certains y sont attachés, que je n’ai pas eu par contre la détail de la composition exacte, ni du gel, ni de la boisson. L’étiquette fait mention de quantité en g d’hydrates de carbone, les liste, mais n’indique pas la proportion respective de chaque sucre.

Par ailleurs, on note dans la boisson, la présence du colorant E160a dont la provenance peut-être tantôt naturelle tantôt de synthèse. La version utilisée n’est pas précisée. De manière générale, et ce n’est pas spécifique à W-CUP, on ne voit pas très bien l’intérêt de colorant dans les boissons de l’effort dans la mesure où avec nos gourdes de runner opaques, on se moque un peu de la couleur du produit, qu’il soit transparent, jaune, vert, bleu … alors pourquoi diable rajouter une substance chimique tout à fait inutile ?


Vrai Test Mixte tenues de compression BSC – Premières impressions

Jeudi 25 février 2010

Voici déjà venu le temps des premières impressions de notre duo de testeurs Aurélie et Fred.

Impressions à chaud avant d’approfondir la chose sur plusieurs séances d’entraînement. Je rappelle qu’Aurélie teste un cabri (corsaire) et un débardeur tandis que Fred teste un survêt long et un T-shirt manches longues (on se croirait dans un magazine féminin … “Aurélie est habillée par …”) .

Petite précision : Aurélie a juste fait un petit test d’une demi-heure avec la tenue alors que Fred a déjà effectué trois séances de son plan d’entraînement au MDP 2010 (VMA, EMA et EF, toutes trois d’une durée d’1h). Honneur aux dames :

La parole à Aurélie :
* pour le corsaire BSC
Il convient d’indiquer, pour être parfaitement honnête que j’ai déjà utilisé un vêtement de compression dans le passé puisque je possède un collant Skin que j’ai porté sur trois courses consécutives et avec lequel j’ai effectué un certain nombre d’entraînements (notamment dans les suite du seul marathon que j’ai couru et à l’issue duquel j’ai souffert durant de longues semaines de douleurs à la mobilisation des quadriceps…), matériel que je ne porte plus désormais qu’en guise de récupération.

Je vais être très franche : je suis bien mieux dans le BSC que dans le Skin. Cela tient peut-être à ma morphologie (j’ai le quadriceps généreux et la hanche effacée) ou aux coutures du BSC mais il est indéniable que le second ne tombe pas (quand le premier connaît une très nette tendance à fuir vers le sol, ce qui m’a même contrainte sur une course à m’arrêter pour me remaillotter). Il est indéniable également que la compression du BSC semble moins contraindre mes mouvements (contraintes qui m’avaient conduites à porter le Skin dorénavant uniquement pour ses qualités de récupération après l’effort — et non plus pendant celui-ci).

Après un test in situ, je confirme que la coupe est parfaite et qu’il ne se carapate pas vers le plancher des vaches ! En revanche, je m’aperçois immédiatement que la taille au dessus s’impose, l’effet compressif est trop prononcé. moralité si le tableau des tailles trace une ligne verticale à 55 kilos, il faut lui faire confiance, même pour le petit kilo supplémentaire (voire surnuméraire mais c’est une autre histoire…)

* pour le débardeur :
Là on oublie le kilo surnuméraire : la plus petite taille me convient parfaitement ! Je dois concéder que la première idée qui m’est venue est de me munir d’une paire de ciseaux de couture pour retirer le soutien gorge intégré (de la même façon que je procède avec mes débardeurs Falke dont je suis une grande adepte mais seulement après m’être débarrassée du système de maintien qui me coupe la cage thoracique et — quand bien même je n’aurais pas répugné à prendre dans icelui une partie du kilo surnuméraire précédemment abordé — soutient beaucoup moins que tout soutien-gorge de sport qui se respecte !). A dire vrai, j’ai reposé les lames qui ne demandaient qu’à attaquer le tissu après avoir constaté que le débardeur BSC restait parfaitement confortable malgré ce dispositif intégré.

Après un court essai en entraînement et deux ou trois essayages pour vérifier avec ou sans soutif, avec ou sans cardiofréquencemètre, je le porte avec mon soutien gorge habituel (et un cardio qui ne se se ballade pas et ne frotte pas sur la peau) mais j’ai laissé le soutif intégré qui ne me dérange pas trop et dont j’aurais peut-être l’usage aux beaux-jours (ce peut-être une solution bienvenue pour ne pas superposer les épaisseurs par grande chaleur…).

Bon, et puis après tous ces essayages et toutes ces interminables considérations sur la conception du vêtement (“pfff… les filles…”), je dois quand venir à l’essentiel et constater que l’effet compressif au niveau du tronc est immédiatement perceptible et tout à fait appréciable : je trouve que ma posture en course s’en trouve grandement améliorée. Effet auquel je ne m’attendais d’ailleurs pas du tout et qui m’a plutôt surprise puisque j’étais surtout attentive à mes sensations à l’étage inférieur… Bref le débardeur m’a déjà conquise !

Hep ! Fred, c’est à toi maintenant :

Pour moi, c’est une grande première, je n’ai jamais utilisé de tenues de compression. Je suis donc parti pour juger autant le principe en soi que les produits BSC, qui a été le premier et c’est tout à son honneur, à me proposer de réaliser un test grandeur nature.

Séquence “c’est quoi ma taille ?” : du S !!! Malgré mes 1m85 … du S !!! Moi qui ne prends du S que pour mon débardeur de salle de muscu quand je fais du développé couché et que mes admiratrices sont présentes. Le choc ! On se sent tout petit par rapport au mâle Australien de base.

Séquence enfilage : pour le survêt RAS. Evidemment, il faut faire un peu attention et prendre son temps mais pas de difficulté particulière – pas besoin de vous rouler dans votre lit comme votre petite soeur pour mettre son jean dans les années 80 – et après quelques ajustements, le survêt est parfaitement en place et on se sent à l’aise. Compression ciblée et multi-directionnelle aidant, il n’y a pas d’endroit ou “ça tire un peu trop”. Pour le T-shirt manches longues, c’est une autre histoire ! Franchement pas facile à mettre et surtout à enlever ! Waow, une vraie prouesse physique et il faut être capable d’aller chercher le maillot avec sa main au milieu de son dos pour pouvoir réussir à l’ôter. J’y arrive … mais d’ici quelques années quand je serai perclus d’arthrose et souple comme un manche à balai quid ? Et je trouve qu’au bout de 3 entraînements, le col s’est déjà un peu distendu.

Séquence miroir : miroir, mon beau miroir, dis-moi à quoi je ressemble ? Sûrement pas aux mecs des photos institutionnelles de BSC. Pfffft ! La déception ! Moi qui pensait mettre la tenue sous mon maillot de bain cet été à Biarritz … Et pourtant, je fais de la muscu tous les jours. Les jambes, c’est pas si mal, les muscles saillent, effet esthétique garanti, on sent le sportif – merci les squats du midi. Mais le haut et surtout les hanches qui ressortent trop, bof, bof, bof … Heureusement que je mets mon coupe-vent au-dessus.

Séquence confort : après 3 séances variées (VMA, EMA et EF) d’une heure chacune, j’ai déjà un peu de recul pour juger du confort de la bête. Le tissu est très agréable et dès la tenue enfilée, on a immédiatement une agréable sensation de fraîcheur qui monte dans les jambes. Sensation qui perdure durant l’effort. Question confort, le survêt c’est le pied ! Il se comporte comme une seconde peau avec les mêmes caractéristiques de flexion, extension et ne gêne en aucune façon le mouvement, bien au contraire, je dirai même qu’il l’accompagne. Par contre, le T-shirt manches longues me laisse un peu sur ma faim. Certes, il finit pas se faire oublier en courant mais a tendance, d’une part à remonter à partir des hanches – peut-être suis-je mal fichu ? – et à nécessiter d’être remis en place, d’autre part, à trop comprimer les avant-bras (marques très visibles).

Séquence “c’est efficace ou pas c’t'affaire ?” : vous êtes maintenant habitués, on va couper la poire en deux … Le bas, c’est … GENIAL ! et j’ai bien pesé le mot avant de l’écrire – je connais mes lecteurs ! – il apporte une réelle sensation de légèreté pendant l’effort, même en VMA, l’impression que les jambes pèsent 10 kilos en moins et une moins grande fatigue pendant et surtout après la séance. J’ai dû, exceptionnellement, enchaîner ma SL dominicale de 2h05 effectuée sans hydratation ni ravitaillement, oubli de ma part, donc très éprouvante sur le plan physique, avec une séance de VMA le lundi. J’avais les jambes lourdes dans la journée et bien, le survêt BSC que j’étrennais à cette occasion à totalement gommé cet effet et j’ai pu réaliser mes perfs habituelles comme si je venais de naître, avec des jambes toutes neuves. Les 2 autres séances, enchaînées elles-aussi, se sont passées dans des conditions identiques : oubli de la fatigue et super récupération derrière.
Le T-shirt … là, honnêtement, je ne sais pas quoi dire. Je n’ai pas, habituellement, de fatigue particulière du haut du corps ou des bras en courant, donc je n’ai pas pu sentir d’effet anti-fatigue ou de récup facilitée. Le T-shirt ne présente pas, au contraire de la techno Inner Muscle d’Asics par exemple, de maintien du haut du dos et ne contribue donc pas à une meilleure posture. Il élimine bien la sueur, c’est clair mais à part cela, pour l’instant, je suis encore dubitatif. On verra ce soir sur ma Sortie Longue (2h10) s’il y a matière à compléter mon jugement ou pas. Peut-être que l’essai d’une taille supérieure ne serait pas du luxe ?

Premières impressions globalement positives donc pour nos deux testeurs, à l’exception du T-shirt manches longues homme qui mérite un examen un peu plus poussé. Le principe de la compression semble apporter un réel bénéfice au niveau des jambes : moindre fatigue à l’effort, légèreté, récupération facilitée.

Ce ne sont là que des réactions à chaud, d’ailleurs Aurélie n’a même pas encore vraiment couru avec la tenue, si on excepte cette demi-heure d’essai. Un peu d’eau va devoir maintenant couler sous les ponts, quelques séances d’entraînement, avant de donner un avis définitif d’ici deux-trois semaines.




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