Running, Trail, Fitness
 

Trail L’Auddaninca à Aullène, Corse



 

Comme l’an dernier, je passe une partie de mes vacances d’été sur l’île de beauté, tout près de Bonifacio. Lorsque je pars en congés, ma valise comprend toujours le nécessaire pour effectuer quelques sorties d’entretien. Mais cette fois, je n’ai emporté que le strict minimum : short, t-shirt, chaussettes, Running, casquette et ceinture avec bidon de 500mL, faute de place suffisante dans mon véhicule. Il faut bien caser la tente et compagnie, les jeux des enfants, etc!

Un peu par hasard, j’effectue une recherche des courses à venir dans la région. Je trouve le Trail L’Auddaninca à Aullène au cœur de l’Alta Rocca (1h30 environ au nord en montagne) organisé le 21 juillet. L’événement comprend trois épreuves 20km avec 1200m D+, 10km avec 550m D+ et une marche de 9km. Un coup d’œil sur les modalités d’inscription montre que la course est festive et modeste. 150 participants sont prévus au maximum sur le 20km et repas à l’arrivée.

Un dilemme se pose alors à moi, rater l’occasion d’effectuer un Trail en montagne Corse serait dommage mais mon équipement est rudimentaire. Je n’ai pas mes chaussures de Trail, pas mon sac d’hydratation, je n’ai pas les manchons de compression…Après vérification auprès des organisateurs, quatre ravitaillements sont prévus sur le parcours, mon bidon suffit! J’hésite un peu, beaucoup même, mais mes Adidas Supernova feront l’affaire, je me lance sur le 20km.

Aullène est un petit village Corse facilement accessible et très joli. A l’arrivée sur les lieux, l’organisation est rodée et j’obtiens mon dossard rapidement. Le briefing nous présente le parcours et les difficultés, l’organisateur (et coureur) nous avertit des dangers avec bienveillance, l’objectif n’est pas de se blesser!

C’est parti, le départ est assez roulant ce qui permet de s’échauffer sans problème. Je prévois quand même de partir rapidement pour ne pas être bloqué dans la montée qui s’annonce, « un mur » de presque 500m D+ avec des portions à plus 15%. Après cette première difficulté que je passe sans trop y laisser de plumes, on surplombe la zone depuis Punta a Giuvianna, c’est SUPERBE. La vue est magnifique et on court sur des rochers et au milieu de la végétation locale. Mes manchons m’ont manqué, mes tibias sont bien égratignés par les plantes bordant les sentiers. J’ai vite compris aussi que la toile des chaussures de route ne protégeait pas des épines!

Ensuite quelques montées et descentes sont encore au rendez-vous avant d’effectuer un belle descente vers un chemin carrossable. Là, c’est très technique, les pierres, les racines, la poussière et les bords du sentier rendent cette portion du parcours assez difficile, je continue de courir, double quelques personnes mais reste extrêmement vigilant, pas question de me blesser.

Le deuxième ravitaillement passé, la seconde difficulté du parcours arrive avec environ 300m D+ à gravir. C’est un peu plus dur, les concurrents ralentissent un peu par rapport à la première montée, la course est bien étirée, je ne vois que 2 ou 3 coureurs autour de moi.

Arrivé au sommet « Punta du Poggio Grosso », c’est toujours aussi beau, rien à dire, j’ai eu raison de m’inscrire! Je ne regrette pas! Pour la suite du parcours je suis seul, les chemins de transhumance défilent ensuite mais c’est le retour, on descend. Les sentiers restent encore très techniques surtout sur la fin. Le retour au village d’Aullène est agréable, on est encouragé par les spectateurs et je retrouve ma famille qui m’attend depuis presque 3h pour ce moment. Merci à eux. Je finis sur la ligne d’arrivée avec mes enfants. C’est fini ou presque, reste le réconfort de l’après course !

Sur le parcours, le balisage était parfait. Les sentiers ne sont pas toujours visibles dans les rochers mais quelque soit l’endroit où l’on se trouve seul ou pas, il suffit de lever les yeux pour apercevoir une marque, bravo aux organisateurs.

Si vous êtes en Corse du sud en Juillet, n’hésitez pas à faire un crochet par l’Alta Rocca et Aullène, pour visiter la région et participer à cette course. Elle mérite de perdurer pour son tracé, ses organisateurs et ses bénévoles dévoués.

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