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Trail des lumières 2018 : noir c’est noir



 

Pas d’objectif vraiment précis en cette fin d’année 2018, c’est donc l’occasion de faire des courses près de chez moi et une que j’apprécie particulièrement : Le Trail des lumières. Depuis 2009, j’ai participé à un certain nombre d’éditions, j’ai testé tous les formats : 12 km, 20 km et 35 km. Vous vous en doutez le concept est simple : courir de nuit dans les bois qui est trouve à l’Ouest de la métropole Nancéienne à la frontale. On trouve des chemins blancs assez larges mais aussi des petits singles, quelques pierriers et aussi du dénivelé. Nancy se trouve dans un creux et sur les abords il peut y avoir des belles pentes. Cette année, ce sera le 35 km.

Avec l’été indien, le temps est au beau fixe, j’opte pour un départ en short et en tee-shirt mais je prévois un tee-shirt long et une veste coupe-vent pour finir la course. Au niveau du matériel, il faut au minimum de quoi boire et manger et bien sûr une lampe frontale. Je prend par habitude une couverture de survie au cas où il arrive quelque chose et que tu dois attendre dans le froid. Ce n’est pas très lourd mais ça peut toujours servir. Au niveau de l’alimentation, je prends quelques gels de la marque Gu Ultra Endurance qui me conviennent plutôt bien et des effervescents pour recharger un des deux flasques lors des ravitaillements (13 km et 25 km). 

Le départ est donné vers 17h30. A ce moment là, la frontale est rangée et le groupe court plutôt vite tout le monde a la même idée : faire un maximum de distance avant la tombée de la nuit, le nombre a été bien calibré par rapport au parcours, on arrive dans les premiers singles sans ralentir. Entre les duos et les coureurs seuls, il y a environ 300 coureurs.

Plus on s’enfonce dans la forêt et plus le soleil descend sur l’horizon, l’espace entre les coureurs commence à augmenter, je décide de mettre mon casque et d’écouter la musique.

Comme nous nous dirigeons vers l’Ouest nous avons la chance de voir une magnifique coucher de soleil un peu avant le premier ravitaillement. Je suis mon plan et je mange un gel toutes les 45 minutes et entre temps je bois de l’eau et de la boisson isotonique.

Avant le ravitaillement, j’installe ma frontale. Tout va bien, il fait bon mais la fraicheur commence à tomber, je pense au prochain ravitaillement, remplir mes 2 gourdes et mettre un effervescent dans l’une des deux et prendre un gel, cela sera bon dans le timing. Je prend mon temps au ravitaillement, on se fait doubler par les coureurs du 20 km qui sont partis plus tard mais qui changent de parcours juste après le ravitaillement. Après la bifurcation, je me retrouve quasiment seul, devant ou derrière, je vois rarement une frontale, mais je me retrouve assez vite derrière un coureur, je le suis d’assez près pendant un bon kilomètre, on arrive sur un chemin blanc et je le sens qui peine, je décide de le doubler et de passer devant. Quelques minutes, je me dis en regardant les faisceaux des frontales qu’il n’est plus derrière moi et effectivement j’ai du le pousser en sur-régime en le suivant de près et il est peut être aller un peu trop vite.

A ce moment-là je suis vraiment bien. La fraicheur commence à se faire sentir et je décide qu’au deuxième ravitaillement je changerai mon tee-shirt pour un long et je mettrai ma veste pour ne pas subir l’humidité. Nous voilà au pied d’une des difficultés : un véritable mur (près de 50% d’après les données que j’ai pu voir sur Strava après la course). J’ai les pieds en canard et je suis parfois obligé de poser les mains pour garder l’équilibre mais je suis content j’ai boulé 2 personnes sur le début de la montée. Difficile de recourir juste après cette montée… Je reprend à peine la course que nous voilà dans une pente quasi-identique mais en descente. Les traileurs se tiennent aux arbres et certains glissent sur les fesses… J’essaye de pas trop réfléchir et je fais un peu de ski de descente et cela se passe pas trop mal.

Après cette descente épique, un gros faux plat montant qui casse bien les pattes où j’alterne course et marche. Nous voilà au ravitaillement, je mets mon tee-shirt sec et la veste, je range l’autre dans mon sac, je recharge mes gourdes et je mange un peu de salé. On dépasse les 3 heures de course pour 25 kilomètres, je suis assez content. Je repars mais j’ai une douleur à l’intérieur du pied. Je m’arrête c’est juste un caillou qui s’est glissé dans ma chaussure. il ne me reste plus que 9 kilomètres, il fait nuit noir, je ne vois pas de frontales devant. J’aurais du suivre le groupe qui est parti avant moi au ravitaillement mais c’est pas grave. Je dois rester attentif au balisage même si j’ai le parcours sur mon montre au cas où… on ne sait jamais.

Je vais faire comme ça plusieurs kilomètres sans voir un autre coureur, juste les bénévoles qui sont à des endroits stratégiques. Je crois reconnaître une partie du parcours et effectivement j’arrive au pied d’un autre mur, le sol est sec mais ça glisse, le sable, la terre, les petits cailloux s’échappent sous les pieds. Je prends mon dernier gel après cette montée et cela devrait être le dernier.

j’arrive sur le plateau final avant la descente et l’arrivée. Je dépasse un autre coureur alors que je n’en ai pas vu depuis 3 kilomètres au moins. Il a l’air d’accuser le coup mais moins ça va je ne m’attarde pas et je continue. Je passe la ligne en 4h15 mais le chronométreur m’alerte mon dossard n’est pas passé… effectivement il est plié en 8 dans une poche de mon sac… Je lui donne et il l’enregistre.

Par rapport à la dernière fois, le parcours fait 2,5 kilomètres de plus, j’ai mis 5 minutes de moins et j’ai pris des pauses non négligeables puisque j’ai 19 minutes d’arrêt aux ravitaillements. Donc le bilan est positif et cela valide que je n’ai pas de coup de fatigue quand je suis bien ma nutrition.

Un bel événement qui affiche complet d’année en année, qui reste très accessible (seulement 22 euros d’inscription pour 35 kilomètres) avec le tee-shirt et une médaille de finisher (la médaille est simple mais elle fait plaisir après 4 heures d’effort), 3 ravitaillements si on compte celui de l’arrivée. Et surtout un photographe qui était sur place pour prendre des photos et qui les rend disponible sur internet. Bravo à Courir sur des légendes pour l’organisation et au photographe L’impala.

Un équivalent sur le plateau de Malzéville, ça serait tout de même assez sympa !

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