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Alpsman, Norseman à la française à Annecy



 
alpsman norseman à la francaise

Si le Norseman (triathlon au format ironman en norvège) est devenu une épreuve mythique pour les amateurs de format très long en triathlon. Les français ne sont pas en reste avec l’Alpsman qui se déroule près d’Annecy.

Effectivement, Annecy est devenue une place forte pour de nombreuses épreuves d’endurance, il faut dire que le cadre est tout simplement magique. Si la Maxirace a, cette année, atteint les limites de son succès, il y a largement de quoi faire dans la région.

En ce samedi du mois de juin, il était quelques centaines à venir se défier au bord du Lac d’Annecy, sur la commune de Saint-Jorioz. Au programme, saut dans le lac à 5h30 du matin pour 3800 m de natation. Suivi de 183 km de vélo avec 5 cols à franchir : le Semnoz, le col de Plainpalais, col des près… pour un total de 4500 mètres de dénivelé. Retour sur la plage de Saint-Jorioz pour faire un marathon.

A l’image du Norseman, il y a deux arrivées avec une règle bien spécifique. Si vous arrivez avant les 12 heures de course à passer le 25 ème kilomètre de la partie course à pied, vous pourrez passer le « tournant » et faire sonner une énorme cloche savoyarde pour vous lancer sur une fin de parcours alternative et passer l’arrivée en haut du Semnoz. Avec l’avantage de pouvoir se faire accompagner par un ami sur cette partie qui comporte un gros dénivelé. Votre accompagnateur aura un dossard et fera partie de la course.

Il y aura donc 2 types de finishers : les top finishers et les lake finishers.

Une très belle épreuve qui s’est déroulée sous un soleil magnifique et dans un décor sublime.

C’est dans ce cadre que Suunto et i-Run nous ont invité pour découvrir la nouvelle Suunto 5 en participant au triathlon « petit format » du Alpsman (1200 m de natation, 28 km de vélo avec 600m de D+ et 12 km de course à pied avec un tiers en mode trail).

Le samedi, nous sommes plongés dans une ambiance folle en allant chercher nos dossards. Les premiers triathlètes sonnent la cloche encouragés par une foule de connaisseurs. Ils sont en train de s’élancer dans la montée du Semnoz après plus de 10 heures de course.

L’occasion d’aller goûter l’eau du Lac d’Annecy, bleue, translucide. Nous faisons un petit kilomètre dans l’eau au milieu des montagnes. Je suis rassuré pour la natation de demain… Cependant une ombre s’agite : la météo n’est pas très claire et elle est changeante…

A la différence d’un triathlon classique, cette épreuve comprend 3 départs et les temps de transition ne sont pas comptés. Une bonne façon de tester le triathlon sans se stresser pour les transitions.

Il ne pleut pas encore quand nous nous lançons dans le lac pour la natation. Je ne suis pas gêné mais j’ai du mal à me mettre dans le rythme et je ne suis pas habitué à nager avec autant de vagues (On est loin des grosses vagues en pleine mer mais j’ai l’habitude de nager dans des petits lacs calmes).

La deuxième partie est meilleure car je suis dans le sens des vagues, je sens que je glisse sur les vagues. A la sortie de l’eau, pas de précipitation, nous avons quelques dizaines de minutes pour se sécher et s’équiper pour la partie vélo. Bonne ou mauvaise chose cette attente ? J’avais des doutes mais je trouve que c’est finalement une bonne chose surtout avec la météo compliquée. Cela permet de se ravitailler correctement et tranquillement, et surtout ne rien oublier dans l’air de transition.

A ce moment là, il ne pleut que par intermittence au moment de s’élancer à l’assaut du col de Leschaux suivi d’une belle descente. La montée se passe bien, il y a quelques ondées très limitées et cela me permet d’avoir une belle vue sur le lac. Je monte à mon rythme et au moment d’attaquer la descente, la pluie commence à s’intensifier… Me voilà en pleine descente avec la pluie qui me fouette le visage… Je suis quelques concurrents pour pouvoir anticiper les ralentissements, je sais qu’il y a quelques virages en épingle.

Pas de grosses frayeurs, j’arrive sans encombre à l’espace de transition. Je vais ranger le vélo, changer de chaussures et me sécher un peu. Je mets une casquette pour ne pas trop subir la pluie.

On s’abrite et on se restaure un peu avant de partir pour la partie course à pied. J’ai pris une paire de Salomon Sense Ride 2 Gore-Tex et je vais m’en féliciter tout au long de la course.

Des bonnes sensations tout au long d’un parcours assez sélectif avec de la boue, du bitume, du gravier,… et j’ai sans doute mal estimé les derniers hectomètres et le dernier kilomètre a été plus long que je ne le pensais mais j’ai réussi à tenir le rythme malgré la pluie battante.

Un environnement, une course et une histoire, qui donnent envie un jour de relever ce défi hors norme sur la grande course. Si vous ne vous sentez pas d’attaque, la « petite » course est déjà très sympa.

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