Archive pour la catégorie ‘Santé’

Sexe et course à pied

Vendredi 27 août 2010

Revue de Presse ; A la Une de Jogging International et Runner’s world; les réponses des experts a la question clé Sexe ou Course a pied; faut -il choisir?

Commencons d abord par le début, la course a pied améliore-t-elle les performances au lit?

A mon humble envie (rires) oui puisque en tant que coureur, on se fatigue à travailler notre VMA et autre seuil,  tout cela dans le but d’ augmenter son endurance donc si on est plus endurant, à priori on l’ est en toutes circonstances …

Evidemment, les experts nous disent qu’on gagne en confiance grâce à une meilleure relation avec son corps. On gomme petit à petit ses bourrelets et par conséquent on se sent plus attirant et  oups la libido est boostée… et puis il y a nos fameuses endorphines…. et oui cette petite sensation de bien être que l on ressent tous et toutes en courant après 20 minutes (rires) .. et bien oui ceux sont exactement les mêmes endorphines qui nous aident à nous épanouir voire plus le moment venu…

Bref la course à pied aide à nous sculpter un joli corps et à en prendre conscience tout en déployant plus d énergie grâce aux endorphines….

Oui très chère Céline vous me direz…. mais il y a néanmoins un petit bémol! “ne pas être omnibulé par la course et ses conséquences sur notre paraitre et la perception des autres car sinon on risque tout simplement d oublier de partager tout cela avec son partenaire…. et là c’ est le début de la finpas besoin d être expert pour s’ en rendre compte!

Plus intéressant les relations sexuelles avant une compétition sont elles à recommander?

Les 2 journaux nous confirment qu’aucune étude sérieuse a été menée  (doit on faire un appel à des volontaires et faire une large étude parmi nos membres???) mais à priori les femmes arriveraient plus détendues à une compétition et les hommes plus fatigués !

Tiens donc mais pourquoi ca…

En tout cas cela n est peut être pas le moment de vouloir montrer son coté performeur à sa toute nouvelle conquête de la veille  car le sexe aussi demande son temps de récupération et de régénération..

Et puis il y a encore le facteur hormonal avec la fameuse testostérone  de ces messieurs, qui est à son maximum pendant l’amour! La testostérone est responsable de notre esprit de compétition (tout s’éclaire tout d un coup) … alors que chez les femmes faire l amour augmenterait la sécrétion de substance P, celle qui réduit la douleur…

Bref les experts sont unanimes, il ne sert a rien de se priver de dessert surtout si on est gourmand parce qu il y a une course le lendemain; tout est question de dosage et  d’envie

Alors tous à vos baskets!!!!


Trouver chaussure à son pied …

Mardi 27 juillet 2010

Ami pro-running minimaliste, ne lisez pas ce qui suit, c’est un sujet tabou. Pour mon premier article, je vais vous expliquer comment choisir vos chaussures avec des termes qui vont vous donner mal à la tête : pronation, supination, …

Trouver chaussure à son pied n’est pas chose aisée … Avec ces centaines de modèles, tous différents les uns des autres,  certains pour pronateur de plus de 80 kg,  d’autres pour des distances de moins de 10km sans parler des running minimaliste,  un magasin de running peut vite devenir un vrai labyrinthe.  Surtout quand les indications en magasins ne sont pas justes. Ne vous inquiétez pas Ariane m’a fournit le fil (ou devrais-je dire le lacet) pour nous en sortir et si possible avec la bonne paire !

Les différents types de chaussures :

Votre première question consiste à vous demander quel type de chaussure avez-vous besoin ?

  1. Vous avez des envies d’évasions, de chemins boueux, de montagne,  vous préfèrerez une chaussure de trail. De préférence Goretex si vous ne voulez pas avoir les pieds mouillés
  2. Vous voulez une 2eme paire pour les courses ou les séances rapides, orientez-vous vers un modèle racing. Ces chaussures sont légères avec peu d’amorti.
  3. Vous êtes attirés par le barefoot, … alors qu’est ce que vous faites dans un magasin de chaussure, allez plutôt lire les articles sur wanarun ;-)
  4. Vous souhaitez vous entrainer  sur route, dans les parcs,  ou sur tapis roulant, ça tombe bien, la majorité des modèles sont pour vous.

C’est bon vous commencez à voir la sortie et cette belle Ariane ? Détrompez-vous ce n’est qu’un mirage car c’est là que tout se complique.

La pronation : où le thème interdit sur Wanarun

Pour être honnête avec vous, il y a encore un an, j’allais acheter mes chaussures chez D… au moment des soldes avec un seul objectif faire une bonne affaire. Et puis un jour … je me suis vu courir (merci d’ajouter une musique dramatique en fond sonore). Un test en magasin, où on vous demande de courir sur un tapis avec une caméra à l’arrière. Et là quel ne fut pas ma surprise de voir ma cheville rouler et mon pied s’enfoncer vers l’intérieur. Le verdict était tombé, je suis pronateur. Tout cela pour vous dire que la plupart des gens se croit universel mais qu’une grande majorité de personne (on estime à environs 70% à 80% de la population) a une tendance pronatrice.

C’est là que tout se complique. En effet, il existe différent degré de pronation et les fabricants ont donc conçu des chaussures avec différents degrés de correction. La meilleure solution est donc de faire un test sur tapis avec différents modèles et de vous faire conseiller par un vendeur.

Supination : et le Supin a peur

Et oui il a peur car il est en minorité. Moins de 10% des coureurs sont supinateurs (le pied roule vers l’extérieur). Et il n’existe pas vraiment de chaussure pour supinateur. Il privilégiera une chaussure neutre et plus souple ou ayant un amorti plus sur l’extérieur.

L’universelle :

Vous êtes universelle ? Vous êtes notre grand gagnant. En effet, vous pouvez faire votre choix parmi les modèles universelles. Votre choix se fera principalement sur le confort de la chaussure. A noter que certaines chaussures, ont un meilleurs amorti pour les personnes courant sur l’avant du pied.

Poids et distance

Personnellement, je pense que le poids et la distance n’ont qu’une importance relative. Si vous ne faites pas plus de 90kg, la plupart des modèles au dessus de 80€ seront adaptés à votre pratique. Mais bon c’est aussi mon intérêt pour le running minimaliste qui ressurgit, je n’aime pas rajouter trop d’amorti.

La taille

Un moyen simple et efficace et de mesurer votre pied et d’y rajouter un centimètre. Certaines marques ont la taille de la chaussure indiquée sur la boite (taille japonaise)

Conclusion :

allez dans un magasin de chaussure (ou chez un podologue), faites analyser votre foulée, faites vous conseiller la paire de chaussure adéquate et expliquer votre type de foulée. Il est bon de noter qu’il est très difficile de modifier notre façon de courir. Une fois que vous aurez trouvé la paire qui vous convient, il vous sera aisé de choisir une nouvelle paire en vous renseignant sur les équivalences dans les autres marques.

La vérité est ailleurs ?

Comme à pu le dire Fred dans son article « la pronation … c’est bidon », certaines personnes pensent que la pronation est « juste un moyen pour ce corps d’absorber l’énergie d’impact ». Alors faut-il corriger la pronation, courir pieds nus, courir sur l’avant du pied, laisser le corps s’adapter …  ? Je n’ai la réponse. Je voulais simplement attirer votre attention et éviter, par exemple, de voir des gens acheter des chaussures pour fort pronateur alors qu’ils n’en ont pas besoin juste parce que D…. fait une promo ou parce que la couleur est sympa.

Et par pitié, si on vous a conseillé une paire de chaussure en magasin et qu’elle ne vous convient pas, retournez-y et faites la changer.

Bon je vous laisse Ariane m’attend.


La pronation … c’est bidon

Jeudi 15 juillet 2010

J’adore ce genre de titre, un brin provoc’, surtout quand, visiblement, on s’attaque au gagne-pain des équipementiers, à la tasse de thé de leur département Marketing, au discours rodés des vendeurs des échoppes spécialisées, bref quand il semblerait qu’on ait l’intention de secouer le Landerneau du monde de la chaussure de running.

J’en entends déjà râler. “Il va encore nous parler de barefoot et de minimalisme”. Et bien figurez-vous que non. D’ailleurs, j’ai déjà tout dit sur le sujet et ne ferai que me répéter. Pour ceux qui n’auraient pas suivi – il doit bien en rester quelques uns – lorsqu’on court barefoot / minimaliste, on ne pose que l’avant / le milieu du pied, partie plane, universelle par définition et qui ne connait ni pronation, ni supination, ni argumentdeventation. Voilà c’est dit. On en reste là pour le barefoot et adressons-nous aux 99% des runners qui courent sur le talon.

En fait, dès le titre de cet article, je vous ai menti :-) La pronation existe ! Arrivé à ce stade, je pense que certains n’y comprennent plus rien. Cool ! … Vous avez le temps de lire et de relire l’article, ce sont les vacances.

Donc la pronation – ainsi que la supination – existe(nt) mais ce n’est pas qu’une affaire de pied contrairement à ce qu’on croit, encore moins un état permanent, inné ou acquis. De fait, on peut même, en fonction des circonstances, être pronateur et supinateur … Diantre !

En fait, si on en croit Steeve D, coach Américain, spécialiste de la méthode MAT (Muscle Activation Technique), la “pronation”, si on peut encore l’appeler comme cela, s’applique à l’ensemble du corps – ou presque – et est juste un moyen pour ce corps d’absorber l’énergie d’impact pour la restituer en énergies élastique et cinétique.

Il faut bien avoir en tête que lorsque le pied touche le sol, il est complétement passif, ce n’est pas lui qui initie le mouvement mais toute la chaîne musculaire qui part du bas du corps jusqu’au niveau des hanches et au-delà. En ce sens, ce pied ne peut être ni pronateur, ni supinateur tout seul et ce n’est donc pas une semelle, toute aussi technologique qu’elle soit qui va y changer quoi que ce soit. Au contraire ! La semelle ne va que diminuer les capacités du corps à s’adapter.

Prenons l’exemple d’une “pronation” excessive. Elle peut avoir pour cause une ceinture abdominale trop faible qui ne permet pas un contrôle correct du mouvement excentrique des hanches. Dans ce cas, plutôt que d’aller chercher le modèle hyperpronateur de la mort qui tue de chez Azuno, il serait bien plus pertinent de se procurer un tapis d’abdos chez Decathlon :-)

Intéressante théorie, n’est-il pas ?


Mes copines et leur régime :-)

Jeudi 8 juillet 2010

Pas mal de mes copines, en me voyant devenir plus mince au fil des mois ont eu envie de se mettre à la course à pied. Non pas que je sois jalouse et que je veuille rester la plus mince du groupe, non pas que j’ai peur d’être rejointe et dépassée par l’une d’entre elle lors d’une course, je calme toujours leurs ardeurs…

Parce que… pour mes copines très très en surpoids, voire obèses, je leur suggère d’aller consulter un médecin. En effet, avec du mauvais cholesterol, un taux de triglycérides élevé, méfiance, car même si à terme le cholestérol diminue avec la pratique régulière de la course à pied, il ne faut pas oublier qu’un coureur de fond en pleine forme sur 10000 décède chaque année au cours d’un effort…
Cela concerne principalement les coureurs entre 35 et 55 ans, le plus souvent c’est à cause d’une plaque d’athérome jeune donc fraîche et souple qui se détache et bouche une artère (après 60 ans, les plaques sont moins souples donc moins mobiles).

Le risque aussi quand on prend de bonnes résolutions, c’est que parfois on veut en faire trop, et comme dirait mon medecin anglophone “on coupe tout”. Mes copines qui veulent maigrir se mettent à courir, courir, courir et ne plus manger. Or quand on court, on a besoin d’un minimum de carburant, c’est à dire :
- 55% de glucides (dont au maximum 10% de sucres rapides)
- 30% de lipides
- 15% de protéines

Il y a celles aussi qui courent sans changer leur alimentation et là, je ne peux m’empêcher de prendre mon air sévère désapprobateur... “non, le nutella tu n’y as pas le droit, même si tu cours.”

Bien que mes copines soient sympa et bon esprit, elles aiment me narguer en courant vite vite alors que moi qui court depuis plusieurs mois, je me traine, je me traine… et là je les rattrape car après 20 minutes elles sont cuites. J’en profite alors pour leur dire que 1/ si elles couraient moins vite, elles tiendraient plus longtemps, que 2/ courir vite ne fait pas vraiment maigrir. Pour puiser dans les graisses, il faut courir à faible intensité cardiaque, c’est à dire courir en pouvant tenir une conversation sans être essouflée.

Là, vous allez penser que je veux rester seule et que je n’a qu’une envie, décourager mes cops’ mais pour celles très en surpoids, la course à pied étant assez traumatisante pour les tendons et les ligaments, je leur conseille parfois de se mettre à la natation avant de courir… vouloir porter le bikini ça motive aussi… en plus, c’est l’été…

Sinon mon ptit truc à moi que je veux bien partager avec vous, c’est de courir de temps en temps à jeun… radical !

Allez…j’ai encore 5 ou 6 kgs à perdre ;-) Et vous ? Vous en êtes où ?


Tendinites… Êtes-vous prêts à tout pour vous soigner ?

Mardi 6 juillet 2010

Chers amis coureurs, savez-vous que pour éviter les tendinites il y a quelques précautions à prendre ?

Pour ne pas les nommer, vous devez :
- éviter d’augmenter la charge de travail trop brusquement,
- faire un tour régulièrement chez votre dentiste,
- améliorer votre alimentation (moins acide, plus basique, voir les articles de Fred à ce sujet, cliquer ici ou ),
- avoir des chaussures adaptées à votre posture,
- boire, boire, boire… de l’eau ;-)

Si malgré tout cela la tendinite vous rattrape, vous pouvez toujours tenter les pièges à gogo…

et si les 136 euros dépensés ne produisent pas l’effet escompté, vous aurez toujours la possibilité de…

Bonne chance à vous :-)

Julie
ps : je dédicace ce petit billet à Stef Runnerfou qui m’aura bien fait rire.


Confidences entre filles

Vendredi 2 juillet 2010

Si vous êtes un homme, ne lisez pas ce qui suit, je ne tiens pas  ce que la Terre entière soit au courant de mon intimité :-)

Donc, je poursuis pour le seul auditoire féminin …

Lors de mon premier semi, la semaine dernière, mon amie V. qui le courait en relais (elle est complètement débutante), me rejoint du 10ème au 15ème kilomètre environ. Elle me demande comment je me sens, et là, au lieu de parler du semi, je lâche ce que j’ai sur le coeur “écoute V, je crois que je suis enceinte, c’est la cata”.

Bien sûr, il n’en est rien et, moi qui débarque dans le monde du sport, de la course à pied, je découvre que cette aménorrhée, cette absence de règles, est liée la pratique du sport ! Youpi !

On apprend sur le site gyneweb que “les athlètes de haut niveau, réalisant des efforts physiques intenses, prolongés et répétés, sont particulièrement exposés aux troubles du cycle, qui affectent 10 à 30 % des sportives de compétition. Le mécanisme des perturbations de la sécrétion du GnRH est complexe, faisant intervenir des facteurs aussi différents que le stress, une réduction importante de la masse graisseuse, aussi bien qu’un facteur personnel. Les troubles du cycle apparaissent plutôt chez les femmes déjà mal réglées. Toutes les activités sportives sont concernées, mais c’est la course à pied qui est le plus souvent en cause, la fréquence des perturbations menstruelles étant par ailleurs directement fonction de la distance hebdomadaire parcourue . La réduction ou l’interruption des efforts physiques intenses, entraîne généralement une disparition spontanée de ces perturbations.”
Et c’est vrai, mes règles sont revenues après le semi, lors de l’interruption de la course à pied en phase de récupération.

Pour élargir le sujet, j’ai regardé une émission de “allo docteur” consacrée aux conséquences de la pratique intensive d’un sport sur le cycle des règles.
Je n’ai jamais été particulièrement gênée par mes règles mais c’est vrai que certaines femmes vivent mal cette période, notamment la période prémenstruelle. Oui, cela ne doit pas être agréable de courir avec une tension mammaire, une prise de poids (parfois +3kgs), et des troubles digestifs…

Alors, dans l’émission “Allo Docteur”, on y apprend que les gynécologues conseillent aux athlètes, pour ne pas qu’elles soient gênées par leurs règles pendant une compétition, de prendre deux plaquettes de pilules successivement (après tout les règles sous pilule sont artificielles et on prend sa plaquette 21 jours avec un arrêt pour simuler les règles artificiellement)

On entend dans le même reportage, Phara Anacharsis (championne de France et d’Europe du 400m, spécialiste du sprint), raconter qu’elle ne prend pas la pilule car malgré différentes formulations, elle prend du poids avec, donc elle court même si elle est raplapla.

Sinon, il existe différents remèdes de grand-mère, comme prendre de l’huile d’onagre, des omega3, des fleurs de bach, manger moins de sucres, moins de viande, etc. Bref, nous les femmes, qui courons en plus de notre vie de famille, de notre boulot, nous sommes bien méritantes !

Et vous, comment faites-vous ?


test de l’orthèse : Zamst JK-2

Lundi 28 juin 2010

ZamstDifficile de trouver des conditions réelles pour tester ce type de produit, quand j’ai été contacté pour réaliser un test j’étais un peu perplexe car chez Wanarun on ne fait pas les tests à moitié. Donc j’ai un peu réfléchi et comme entre temps j’ai repris la course a pied (après ma double fracture), je me suis rendu compte que mon ligament patellaire n’étais pas ressorti indemne de cette mésaventure.

En effet, lors de ma fracture mon genou a en partie vrillé mais mon adversaire s’est ensuite écrasé sur ma jambe et le choc a fracturé mon tibia et mon péroné. Lors de l’osthéosynthèse (placement d’une tige en Inox dans le tibia pour le renforcer), le chirurgien écarte le ligament patellaire (plus communément appeler tendon rotulien) pour faire passer la tige.

Dès mes premières séances de kiné, j’ai remarqué cette douleur lors des flexions, c’est mon kiné qui m’a expliqué le principe de l’opération et l’impact que cela peut avoir sur le ligament rotulien.

Force est de constater, qu’après plusieurs mois, les os sont bien réparés mais malheureusement le tendon est toujours douloureux.

J’ai longuement échangé avec les équipes de Zamst pour trouver des vrais problématiques et chercher de vrais solutions.

Zamst m’a alors conseillé la genouillère : Zamst JK-2.

En voilà quelques photos :

A première vue, je constate 2 points importants :

  • aucun élément en plastique ou en métal : c’est important pour moi car je compte également l’utiliser au Judo et les orthèses doivent être 100% textile.
  • une qualité de réalisation impressionnante : des coutures très bien réalisés et un ajustement au millimètre (5 tailles sont disponible en fonction de la circonférence de votre cuisse)

Après avoir ajuster l’orthèse avec les différents scratchs, j’ai bien senti le renfort sous le genou a l’endroit du tendon rotulien. Au lieu de commencer par une sortie en course à pied, j’ai enfilé le Kimono (emploi du temps oblige) et j’ai pu pour la première fois refaire une séance de Judo complète.

L’orthèse maintient vraiment très bien mon genou et ne sollicite pas mon tendon. j’ai senti une grande aise et aucune gêne. J’ai pu faire des mouvements que je n’avais pas fait depuis plusieurs mois sans appréhension. Le premier test est très concluant…

Ensuite, j’ai été courir dès que j’ai pu pour confirmer mes premières impressions… Et le surprise fut grande : Depuis ma reprise, je n’ai pas fait une sortie sans avoir cette petite douleur permanente. Une douleur largement supportable mais qui fait réfléchir et elle avait disparu…

Même lors des accélérations, alors que normalement le tendon est plus douloureux, là toujours rien !

Et depuis je ne la quitte plus : au judo, à la salle de sport, sur le bitume…

En plus de ce test, Zamst m’a confié une ZK-7 spécialement conçu pour les problème de ligaments croisés. J’ai contacté une amie judoka avec qui je cours de temps en temps et qui a essayé depuis 10 ans tous types de genouillères… On vous en parlera un peu plus tard… A suivre


Solutions miracles contre les courbatures

Dimanche 27 juin 2010
“Le sportif courbaturé n’est pas immobilisé et impotent, il ne ressent pas intensément la douleur” (voilà ce que j’ai trouvé en surfant ici et là sur Internet suite à la question du jour de Wanarun sur Facebook, qui pour moi, tombait à pic !) Ah bon ?? Ben moi si… même si cen’est pas le cas de tout le monde, et notamment de Fred, ce  ”petit vantard” qui n’ a “Jamais de courbature !” nous dit-il …
Bon … Les courbatures, si vous pensiez qu’elles étaient dues à l’acide lactique, vous avez tout faux car pour une fois, l’ensemble de lacommunauté scientifico-sportive semble d’accord pour nous dire que  l’acide lactique – et plus précisément le lactate, le sel de l’acide lactique – est éliminé dans les minutes qui suivent un exercice et ne s’accumule donc pas dans les tissus musculaires. De plus, le concept dulactate comme un des facteurs de la fatigue musculaire est de plus en plus controversé dans la littérature scientifique. (voir les écrits de Perronnet & Thibeault, 2005)
En fait, les causes des courbatures sont les suivantes :
- des petits épanchements de sang provoqués par rupture des capillaires sanguins
- des micro-traumatismes entraînant une lyse des cellules musculaires3.
- Une accumulation de déchets dans le muscle
OK mais même si elles disparaissent spontanément en 3 à 5 jours, voire une semaine pour les plus malchanceux, ce n’est guère agréable alors comment les éviter et s’en débarrasser ? A ce sujet, vous avez tous vos trucs et astuces que voilà :
EN PREVENTIF
* boire beaucoup… pas de chance, vous allez devoir vous arrêter de nombreuses fois faire pipi pendant votre course…
* faire des étirements
* et s’entrainer sérieusement … ben oui, on l’a déjà dit, on n’est pas des amateurs nous !!!

… ET QUAND C’EST TROP TARD :

* utilisation de potions magiques à base de divers ingrédients non moins magiques, arnica, camphre, huiles essentielles
* massages par un délicieux masseur (désolée messieurs)
* si pas de masseur, une bonne douche froide en jets ou se frotter avec des glaçons… pas cool, pour le réconfort, on repassera ! Ah, mais paraîtrait qu’une séance de sauna fonctionnerait aussi, c’est déjà plus sympa.
* port de chaussettes ou de manchons de compression … déjà qu’on a pas l’air bien malin à marcher comme robocop…
PAR VOIE INTERNE
* ingestion d’eaux aux vertus également magiques, San Pelegrino, St Yorre, Hépar, eau de coco … mais pas n’importe comment… en petitesquantités et par petites gorgées s’il vous plait !
EN COMPLEMENT ALIMENTAIRE
* magnesium à gogo
* on a vu sur la page de wanarun certains se shooter au whisky
* antalgiques comme doliprane ou aspirine mais là … demandez donc conseil à votre médecin ou votre pharmacien, ça serait dommage de faire une hemorragie alors que vous avez évité le malaise cardiaque pendant votre marathon !

Vrai Test Electrostimulateur Sporecup Xtr2 : prise en main

Samedi 26 juin 2010

Bon, ben c’est parti … Je me suis lancé dans l’électro-stimulation.

Premier bon point pour l’Xtr2, il est livré dans une valisette compartimentée. Chouette, je n’aurai pas à retourner tous mes tiroirs pour retrouver le chargeur – entre 2 paires de chaussettes – les câbles de connexion aux électrodes – avec les couverts – ou les électrodes elles-mêmes – entre un courrier du percepteur et une facture d’électricité. La dite valisette comprend donc : le boîtier de commande, le chargeur d’accus, les câbles de connexion aux électrodes, 8 électrodes et deux dispositifs d’accroche : l’un pour fixer le boîtier sur une ceinture de pantalon par exemple, l’autre pour le mettre autour de son cou.

Deuxième bon point pour l’Xtr2, il est tout petit et tout léger. Vous pouvez l’emmener partout. Au boulot, tiens en voilà une bonne idée ! Imaginez … Votre chef en train de vous engueuler comme à son habitude et vous, stoïque et détendu pendant qu’Xtr2 vous distille là où ça fait du bien son petit programme P10 (Relaxation – Massage Dynamic Lent). Sympa non ? Ou encore, en soirée chez les Durant-Dupont, des amis d’amis, chiantissimes au possible. Alors que la conversation s’englue dans le marécage des taux de change comparés de la couronne Ouzbeke et du szizvoni Urpalais, vos pectoraux se développent à la vitesse de l’éclair avec le programme P21 (Hypertrophie).

Troisième bon point pour l’Xtr2, il passe allégrement le test du “Ma Grand-Mère peut-elle l’utiliser ?”. Test redouté par tous les concepteurs de matériels électroniques. Le mode d’emploi, en Français de France écrit par un Français et non en FrancoChinois traduit par un Kazakh délocalisé à Bangalore, est très bien fait et permet une prise en main rapide de la bête. En plus, avec ses 5 boutons, pas un de plus, pas de prise de tête inutile.

Quatrième bon point pour l’Xtr2, la recharge est très rapide : 3h pour une première. J’ai omis de préciser, mais vous l’aviez compris, qu’il fonctionne sur accus.

Cinquième bon point pour l’Xtr2, le mode d’emploi précise bien le positionnement des électrodes, photos à l’appui, en fonction de la zone que vous voulez stimuler. Les différents programmes et leurs effets supposés sont également bien décrits.

Un petit point d’inquiétude, les électrodes auto-collantes. Quelle est leur durée de vie ? Un aspect que je suivrai de près durant mon Vrai Test. Après chaque utilisation, on doit les refixer sur leur support mais continueront-elles à coller ad vitam aeternam ? That’s a good question ! Dans le mode d’emploi, elles sont données pour 30 à 60 utilisations (un aeternam assez court somme toute). Il faut ensuite les remplacer (10 Euros les 4 électrodes carré par exemple). Une donnée à intégrer à votre budget électrostimulation.

Un point qui m’interpelle un peu : le réglage des intensités dans certains programmes. Je cite “régler les intensités jusqu’au seuil douloureux, puis les diminuer juste en-dessous”. Sans doute n’y a-t-il pas d’autre moyen d’être efficace mais avouez que présenté comme cela, ça surprend un peu. J’imagine qu’on doit vite s’habituer. Après tout, en salle de muscu, pour progresser, on est parfois obligé de charger alors pourquoi pas faire de même en matière d’électricité.

Un point qui risque d’en gêner plus un, il n’y a pas à proprement parler de “plan d’entraînement” dans le mode d’emploi. J’entends par là, par exemple, que si votre ambition est de devenir un superbe athlète à mon image – la dite image forgée par 4 ans à 5 séances de muscu par semaine, en salle avec des poids – c’est à vous de bâtir vos scenarii d’utilisation d’Xtr2 : tel groupe de muscles tel jour pendant tant de temps … Pour ce faire, vous pouvez demander conseil à un kiné, piocher quelques informations sur le site de Sporecup (http://www.sporecup.fr) ou surfer le web.

Une petite conclusion sur la “Prise en Main” : d’une simplicité enfantine … Bon et bien maintenant, il va falloir que je m’en serve. Je commence par quoi ? Récup, Muscu, Relaxation ?


Barefoot Running / Running Minimaliste Un autre son de cloche

Mercredi 9 juin 2010

Vu de notre beau pays, de ses bien trop creuses revues spécialisées, de ses quelques sites webs de passionnés, le barefoot running et le running minimaliste peuvent sembler d’aimables marottes pour quelques illuminés. Aux USA, la situation est radicalement différente et ces nouvelles approches de la course à pied suscitent un véritable débat d’idées, y compris dans les pages des revues spécialisées – loin d’être creuses celles-là.

Et quand je dis débat d’idées, c’est plutôt de croisades d’évangélisation dont je devrais parler, chacun se sentant investi d’une mission quasi-divine pour faire valoir son point de vue. Jusqu’à présent, tant dans mes articles généraux sur le sujet, qu’au travers de mes tests (Vibram, Terra Plana), je vous ai surtout présenté les “bons côtés” du minimalisme. Dans un souci d’équité et d’honnêteté, j’ai souhaité vous présenter aujourd’hui un point de vue différent.

Ce point de vue c’est celui d’un spécialiste en biomécanique, coureur à ses heures perdues – donc quelqu’un qui sait de quoi il parle -, fondateur du site http://www.runningbarefootisbad.com dont l’adresse URL résume à elle seule le contenu éditorial. Vous ne connaîtrez pas le nom de cette personne. Compte tenu du nombre élevé de “hate mails” qu’il – ou elle – a reçu depuis l’ouverture de son site, il – ou elle – a souhaité dorénavant garder l’anonymat le plus complet et a supprimé la possibilité de commenter ses articles. Néanmoins, pour www.wanarun.net, il ou elle a accepté de répondre à quelques questions. Je souhaitais l’en remercier.

1) La première question est évidente : pourquoi avoir créé ce site Running Barefoot is Bad ?

En tant que biomécanicien et coureur, les déclarations exagérées faites par certains membres de la communauté barefoot ont fini par m’exaspérer. On est dans une véritable phase d’évangélisation, “L’Eglise du Barefoot” en croisade. Au départ, j’ai voulu mettre en évidence, en postant des commentaires sur les blogs et forums dédiés au barefoot, que certaines interprétations des résultats de recherche étaient erronées, ou que ceux-ci étaient utilisées à mauvais escient. Quasiment aucun de mes commentaires n’a pu franchir la barrière du modérateur. Alors j’ai décidé de créer mon propre site avec dans l’idée de mettre en exergue une certaine crédulité de cette catégorie de la population qui prenait au pied de la lettre le contenu fictionnel de Born to Run, l’ouvrage de Christopher Mc Dougall.

2) Vu de France, l’intensité du “débat” qui règne aux USA sur le sujet paraît surréaliste. Diriez-vous qu’il s’agit d’une véritable guerre avec des conflits d’intérêt en jeu ? Qu’en pensez-vous ?

Personnellement, je n’ai rien contre le running barefoot. Mon souci, en tant que scientifique, c’est de rétablir une certaine vérité face aux détournements qui sont faits par les fanatiques du barefoot de résultats de recherche (citations partielles, incompréhensions, approximations …). Malheureusement, il est complètement impossible d’essayer d’avoir une discussion rationnelle avec les grands prêtres du minimalisme. Dès que vous pointez du doigt que tel résultat de recherche ne s’interprète pas forcément comme ils le prétendent, leur seule réaction est de vous attaquer en tant que personne. J’ai reçu un nombre invraisemblable de mails d’insultes mais aucun de ces mails ne proposait d’échanger avec moi sur les questions posées. Cela illustre bien le fanatisme que j’évoquais précédemment.

3) Les tenants du barefoot / minimalisme évoquent comme une mantra des résultats de recherche scientifique qui abonderaient dans leur sens (par exemple l’étude Lieberman). Qu’en pensez-vous ?

Il n’y a strictement AUCUNE évidence scientifique mettant en évidence, dans la pratique de la course à pied, les bienfaits du port de chaussures ou au contraire ceux du barefoot. Encore une fois, les partisans du barefoot ont une fâcheuse tendance à la ré-interprétation. Prenons le cas de l’étude Lieberman. Celle-ci n’avait pas pour objet de lister les bénéfices liés à la pratique du barefoot mais juste de comparer des manières de courir : barefoot ou chaussé. Qui plus est, l’échantillon étudié était peu représentatif car quantitativement pas assez nombreux et surtout avec des différences d’âge importantes entre les deux groupes. D’ailleurs, le protocole et la méthode employés ont été sévèrement critiqués voire jugés invalides par la communauté des biomécaniciens. Et pourtant, c’est sur cette étude que les promoteurs du barefoot ont bâti leurs prêchés. Il faut savoir que Lieberman, lui-même, a publié sur son site un encart précisant qu’il réfutait les interprétations faites par certains de ses recherches. Voir ici : http://www.runningbarefootisbad.com/another-study/73/
Un autre exemple de ré-interprétation est celui de l’étude Kerrigan. La communauté barefoot prétend que cette recherche affirme le lien causal entre le port de chaussures de running et l’arthrose. Mais ce n’était même pas le sujet de l’étude ! Voir l’article que j’ai rédigé sur le sujet : http://www.runningbarefootisbad.com/hook-line-and-sinker/26/

4) Pensez-vous qu’il existe une “foulée idéale” que tout le monde devrait adopter ? Et si tant est qu’elle existe, ne doit-elle pas conduite à une chaussure elle aussi “idéale” ?

Il n’y a, à ce jour, aucun élément scientifique ou technique définissant “la meilleure façon de courir”. La meilleure façon de courir pour tout un chacun est tout bêtement de courir naturellement, comme cela vient. Changer sa façon de courir nécessite beaucoup d’énergie, or qui dit dépense d’énergie supplémentaire, dit diminution de l’efficacité.
Les runners barefoot aiment à répéter que courir sur l’avant du pied supprime les conséquences des impacts sur le talon. Mais ils oublient de dire que cette façon de courir induit des charges augmentées sur l’avant du pied ainsi que dans le tendon d’Achille. D’ailleurs, aucune étude scientifique n’a prouvé un lien quelconque entre hauteur de la semelle au talon et blessures. Voir ici : http://www.runningbarefootisbad.com/where-are-all-these-impact-injuries-that-runners-are-supposed-be-getting-an-epidemic-of/152/

Il n’y a pas de chaussure “idéale”. Les coureurs ont des façons de courir et des caractéristiques du pied variées et chacune doit être prise en compte dans le choix d’une chaussure. Pour certains, cela peut signifier : pas de chaussure.

5) Les tenants du barefoot avancent comme argument massue la suppression des blessures chroniques liée à leur pratique. Qu’en pensez-vous ?

Encore une fois, AUCUNE étude scientifique n’a établi de lien entre les chaussures de running et les blessures. Contrairement aux affirmations répétées à l’envi, il n’y a strictement AUCUNE donnée sur ce sujet. Bien sûr, on se blesse en chaussure mais les barefooters se blessent aussi ! Certains, effectivement, semblent ne plus souffrir de blessures après s’être lancés dans le barefoot. Mais pour d’autres, la situation est radicalement inverse !
Zola Budd – qui a couru pieds nus aux JO – est souvent citée comme exemple mais on oublie qu’elle dut finalement porter des chaussures suite aux nombreuses blessures dont elle a souffert.

6) La pratique du barefoot / minimalisme peut-elle s’avérer dangeureuse ?

Là non plus, il n’y a pas de données permettant de répondre à cette question. Par contre, en ce qui me concerne, je pense que certaines blessures liées à la course à pied peuvent être amplifiées par la pratique du barefoot. Le principal danger du barefoot réside aussi dans l’environnement, ce sur quoi vous posez les pieds. Les runners barefoot doivent faire preuve d’une attention accrue.

7) Pensez-vous que le barefoot puisse être une composante intéressante d’un plan d’entraînement (sur une séance spécifique) ?

Oui, tout à fait, en guise d’exercice à inclure dans son entraînement hebdomadaire. Beaucoup de coureurs elites le font d’ailleurs mais cela reste un exercice spécifique et ils ne veulent en aucun cas être liés aux idioties proférées par les fanatiques du barefoot.
Je crois d’ailleurs qu’il faut établir une distinction précise entre ceux qui utilisent le barefoot comme outil à l’entraînement et ceux qui le professent comme une “philosophie”. Et c’est bien ceux-là avec qui, j’ai un problème.
Les coureurs élites sont des gens intelligents. Ils cherchent à utiliser au mieux tout “outil” ou méthode leur permettant d’améliorer leurs performances. Le fait qu’aucun d’entre eux ne se lancent à corps perdu dans le barefoot est quand même un signe. Si le barefoot était aussi efficace, ils devraient tous s’y mettre ! Même les Africains courent en chaussures.

8 Quelle est votre opinion sur les modèles minimalistes vendus dans notre pays (Vibram Five Fingers et Terra Plana EVO) ?

On constate un nombre grandissant de fracture de fatigue des métatarses chez les utilisateurs de Vibram Five Fingers. Il y a là matière à réfléchir voire à s’inquiéter. En fait, ce qui m’inquiète plus c’est que la réaction de la communauté barefoot face à ce début d’épidémie est de dire que ce n’est pas la chaussure qui est en cause mais un entraînement inadapté. Par contre, ce qui est intéressant de noter, c’est que lorsqu’un coureur se blesse avec des chaussures classiques, cette même communauté barefoot met en cause, non pas une éventuelle erreur commise à l’entraînement, mais uniquement la chaussure. Ils veulent le beurre et l’argent du beurre en quelque sorte et cela m’énerve au plus haut point.

Merci pour ce point de vue tout à fait intéressant. J’invite tous ceux qui voudraient se lancer dans le barefoot / minimalisme à consulter tant les sites en vantant la pratique que le site de notre interlocuteur afin d’avoir une vue d’ensemble du sujet. Une autre ressource intéressante citée par notre interlocuteur : http://www.podiatry-arena.com/podiatry-forum/showthread.php?t=43282




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