Rififi dans les ultras



 

C’est à coup de communiqué de presse que les organisateurs d’ultra sont en train de se déchainer. A l’origine de ce différent les points UTMB de Kilian Jornet pour sa participation en 2017 à l’UTMB. Kilian n’ayant pas exactement tous ses points dans les règles exactes de l’UTMB, la direction de courses a choisi de considérer que la Hardrock 100 Endurance Run comme qualificative. Incompréhension ou mauvaise traduction, les ultras américains se liguent contre les organisateurs de l’UTMB et les responsable de l’ITRA car ils ne veulent pas payer l’adhésion à l’ITRA.

Si la Hardrock 100 n’avait pas été comptée comme course qualificative, Kilian n’aurait pas eu les points nécessaires pour l’UTMB. Ok et alors ? Est-ce que dans le monde, il y a un traileur qui va refuser à Kilian la possibilité de ne pas participer à un ultra ? Il a tout de même gagné 3 fois l’UTMB, c’est peut être là la limite du système de points qualificatifs de l’UTMB : un énorme champion pourrait ne pas pouvoir participer car il n’a pas forcément fait des courses qualificatives. Les organisateurs de l’UTMB aurait tout de même pu prévoir un système de wildcard pour ce genre de cas.

Effectivement, il y a eu traitement de faveur mais honnêtement qui se plaindra de se traitement de faveur, si il ne devait y avoir qu’une personne avec ce traitement c’est bien lui.

Par contre, je trouve l’attaque des organisateurs américains un peu facile et on sent une pointe de jalousie. j’ai travaillé pendant plusieurs années avec Michel et Catherine Poletti sur l’organisation de l’UTMB dans le cadre d’un partenariat. Je peux vous assurer que l’organisation d’une telle épreuve est très complexe et si ils n’étaient pas passionnés, ils auraient déjà abandonné cette idée. Il est tellement plus simple d’organiser une course à obstacles ou un marathon dans une grande ville pour vraiment gagner beaucoup d’argent.

Il faut se mettre dans le contexte, les organisateurs de l’UTMB sont limités par le nombre d’inscriptions (il est vrai que les organisateurs américains le sont encore plus quand ils sont localisés dans des parcs nationaux). Les moyens logistiques de l’organisation sont exponentielles en montagne : amener les ravitaillements en haut des cols, gérer des moyens de communications sur plusieurs pays, évacuer des blessés en pleine montagne. Dès qu’il y a quelque chose, il faut tout de suite utiliser un hélicoptère.

Je peux vous assurer que si vous voulez gagner beaucoup d’argent comme les organisateurs américains le disent, je vous conseille de faire autre chose que d’organiser un trail en haute montagne… vous aurez beaucoup moins de soucis…

 

4 commentaires sur “Rififi dans les ultras”


Posté par nicolas Le 5 juillet 2017 à 14:27

Il ne s’agit pas du tout d’une pointe de jalousie… Faire payer pour que les épreuves soient qualificatives est du pur racket (ça aussi c’est de la passion ? ). Si les courses ont le profil pour être qualificatives, et bien elles l’ont et c’est tout ! Pourquoi faire payer ?

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Posté par manu Le 8 juillet 2017 à 16:13

Une double ascension de l’Everest, si ça c’est pas une course qualificative!

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    Posté par Bigthebig Le 8 juillet 2017 à 18:01

    Tu m’étonnes, certaines critiques devraient rester au fond d’un placard. On peut même pas parler de légitimité en la matière.


Posté par Ce qui fait le succès de l'UTMB ! - u-Trail Le 11 juillet 2017 à 16:04

[…] Faivre, le webmaster de wanarun, un des premiers sites de running en France en parle aussi en termes élogieux “j’ai […]

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