Hiphiphoura pour nous aussi



 

Aujourd’hui j’ai envie d’écrire pour tous les coureurs et les coureuses comme moi, les débutants, les moins rapides, les pas sportifs qui s’y sont mis sur le tard…

On applaudit, on admire souvent ceux qui montent sur le podium, ceux qui courent un marathon en moins de 3h ou qui se collent à des ultra avec succès…. mais il y a nous aussi, qui avons commencé par un 10 km, fini en plus d’une heure, un semi-marathon en plus de 2h, 2h30… et il nous en faut du courage pour nous lancer !

C’est quand même difficile d’arriver au pointage le matin, avec notre silhouette de monsieur et de madame tout le monde, de pointer à côté des stars locales.
C’est quand même difficile aussi quand le top départ retenti d’être immédiatement dépassé, dur pour le moral de faire parti systématiquement du peloton de fin sur les petites courses. D’arriver aux ravitos, de voir tous les verres renversés, prendre conscience matériellement que tous les coureurs sont déjà passés loin devant nous, demander rapidement si on est encore dans les temps… et se remotiver jusqu’au prochain pointage pour rester dans la course.

Parfois on arrive tard, plus personne, à part quelques amis gentils, nous attend, les organisateurs sont parfois en train de démonter les portiques et pourtant  nous l’avons fait, nous sommes arrivés au bout, au bout de la course, au bout de nous même, de notre objectif et nous pouvons être fier de nous. Nous ne cherchons pas une reconnaissance particulière, nous courons pour nous, pour aller au bout de nous même et nous pouvons nous applaudir, être fiers de chaque course terminée 🙂

petit HS : On répondait à un de mes com’ hier que pour courir plus vite il fallait s’entrainer plus (ou mieux)… ce en quoi je répondais que non, que si c’était le cas, chacun serait champion olympique dans sa spécialité. S’entrainer permet d’optimiser ses performances mais il y a des physiologies et des prédispositions différentes.

12 commentaires sur “Hiphiphoura pour nous aussi”


Posté par Tom Le 21 octobre 2010 à 7:13

Je suis bien d’accord avec toi, Julie ! Parce que chacun court avec ses capacités, tenir une même intensité d’effort plus longtemps est beaucoup plus méritoire : un(e) marathonien(ne) en moins de 3 h, c’est impressionnant, mais un(e) marathonien(ne) en 4 h 30 dont le coeur et les jambes travaillent tout aussi dur, ça vaut deux médailles ! En fait, notre échelle de valeurs est inversée.

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Posté par Chinaski Le 21 octobre 2010 à 7:40

Je pensais à ça dimanche à l’arrivée du semi de St Denis. Quand je suis parti, il y avait justement ceux qui vont 2h20/2h30 qui en finissait. Il fait vraiment du courage pour tenir surtout avec le froid et le vent qu’il y avait. Si un jour je dois finir un semi en plus de 2h, je n’aurais pas la force morale pour tenir, j’abonnerais avant. Je ne sais plus quel champion (Haile Gebreselassie je crois) disait qu’il était admiratif devant les coureurs qui font plus de 4h au marathon, et que lui serait incapable de le faire. Et nous sommes tous des champions à notre niveau, pas besoin de monter sur un podium pour ça, il suffit d’aller au bout de ce que l’on a decidé.

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Posté par KATHY Le 21 octobre 2010 à 9:41

BRAVO,BRAVO, BRAVO POUR TON TEMOIGNAGE, POUR LE DEPASSEMENT DE CHACUN POUR TOUT CES DEFIS PERSOS,DEFIS PROPRES SELON SES CAPACITES ,SES ENVIES,… TOUTE PERSONNE EST UNIQUE…CHACUNE EST VAINQUEUR ,QUE SE SOIT SUR UN TEMPS, SUR UNE DISTANCE, SUR SOI MEME… MERCI ET RESPECT POUR TOUS , DU PREMIER AU DERNIER!!!!! POUR MA PART JE MOTIVE MON AMIE POUR QU’ELLE OSE DEPASSER LA PEUR D’ETRE « RIDICULE, DE NE PAS Y ARRIVER, D’ETRE LA DERNIERE….. » ET ENFIN PARTICIPE AU PLAISIR D’ UNE COURSE , OSER, OSER SE LANCER SON PROPRE DEFI AUPRES D’ELLE POUR LA RASSURER ET L’ACCOMPAGNER DANS SES FOULEES DU DEPART A L’ARRIV

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Posté par KATHY Le 21 octobre 2010 à 9:46

SUITE….A L’ARRIVEE!!!! ALORS PETIT CLIN D’OEIL POUR TOUT CEUX QUI, COMME ELLE, N’OSE PAS!!! COURAGE, PERSONNE N’EST LA POUR VOUS JUGER MAIS TOUS POUR VOUS ENCOURAGER!!!!

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Posté par manu Le 21 octobre 2010 à 11:19

merci pour nous! J’ai souvent envie de faire un 10kms, mais quitte à arriver le dernier, je choisis toujours mes courses en fonction du nombre de partants! J’ai moins l’impression d’être le dernier car sur des courses de plus de 1500 personnes en 1h ou un peu plus on se sent moins seul. Le 10kilo de nice en même temps que le semi, au moment où je finis mon 10, les organisateurs me font me ranger pour que je laisse passer un surmutant qui finissait son semi en 1.00. Cela laisse rêveur. Mais en tant que V1 et proche v2, je sais que je ne gagnerai pas beaucoup de vitesse et pourtant je m’inscris, je suis super « excité » au moment du départ pour finir……..dans les premiers! Petite réflexion on dit toujours je finis dans les derniers (à quelques places prés) on peut donc tout aussi bien dire que l’on finit premier (à quelques places prés également)!

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Posté par fred0 Le 21 octobre 2010 à 15:55

Y’a une différence entre être champion olympique et finir un marathon en moins de 5h…

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Posté par elwood Le 22 octobre 2010 à 5:04

Je suis entièrement d’accord ! J’ai énormément d’admiration pour les gens que j’ai vu sur le 20km de Paris au bout de 2h (et qui étaient loin d’être arrivés !).Ils ont BEAUCOUP plus de mérite que moi, pour qui il n’y a pas de réel challenge, très peu de doutes sur le résultat. Tout est dit dans le reste de l’article : mais les « lièvres » ne sont pas insensibles aux « tortues » 🙂

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Posté par Greg Le 22 octobre 2010 à 9:47

Très beau partage d’expérience! On parle souvent de chrono, mais le vrai défi est soi-même, garder le mental, les jambes, etc. Bravo pour cet article!

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Posté par Picth Le 22 octobre 2010 à 9:50

je vais être honnête avec vous, bien que je respecte les moins bon (je suis un coureur « moyen » type 40′ au 10km, 1h30 semi, maintenant je fait des trails jusqu’à 60-80km) je n’ai pas plus d’admiration que ça pour eux. au contraire j’en ai moins, ce que j’admire le plus c’est la performance, c’est les sportifs de haut niveau capable de tenir des intensités élevé pendant longtemps a ne plus pouvoir marcher le lendemain, des sportifs capable d’être dans une bulle pendant plusieurs mois pour préparer un évènement, des sportifs capable de se privé tous les jours niveau familiale et vie privée, des sportifs capable de se lever a 5h00 pour aller courir aller au travail ensuite et repartir courir a midi, des sportifs capable de se construire un scénario de courses ou tout est calculé (ravitos, équipements…) pour chasser le moindre gramme superflus, voilà ce que j’admire et respecte le plus. je ne dénigre aucun niveau, chacun a le sien et c’est très bien, chacun a ses objectif, qu’il soit olympique ou locaux, mais de la à vous admirer, non désolé pas a ce point, car ça ne m’impressionne pas. en espérant n’avoir blessé personne.

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Posté par julie Le 22 octobre 2010 à 13:06

@Pitch : je comprends tout à fait ce que tu dis et j’ai beaucoup d’admiration pour les athlètes :-))) mon propos n’était pas d’opposer les moins rapides au athlètes 🙂

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Posté par Fred Le 24 octobre 2010 à 12:19

Bonjour Julie et tous ….. Je suis aussi un coureur moyen et l’important à ne pas perdre de vue et le niveau de plaisir que tu retires de ta pratique sportive !!!! On cours tous pour ressentir cette émotion…et même si l’entrainnement est parfois rébarbatif, il ne faut pas perdre cette envie de satisfaction. C’est vraiment pendant les épreuves organisées, que chacun fait SA compétition !!! Et c’est pendant celle ci que sa satisfaction atteindra son apogée si le résultat est là… 200, 1500 ou 10000 compétitions en même temps c’est ça le top de la course à pied … C’est quand même presque le seul sport ou tu peux courir avec des ‘Pro’, les voir, les toucher, échanger qq mots amical ….(sur la ligne de départ…) N’oublie jamais qu’il y a toujours plus faible et que l’important c’est TA course !! Sportivement. Fred.

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Posté par DUCOIN Cathy Le 25 octobre 2010 à 10:44

Bonnjour très chers amis, Les commentaires de chacun d’entre vous sont explicites. Nous avons tous un point en commun cette passion qui nous pousse à exceller dans cettte discipline. C’est un facteur « très important ». Chacun d’entre nous savons pertinemment que nous sommes motivés avant tout par le courage, la force, la pugnacité et l’endurance. Nous avons le privilège de partager des moments d’exhaltatation, de plaisir et de partage. J’ai toujours admirer tous les adeptes hors du commun, toutes disciplines sportives confondues, n’ayant qu’un seul objectif être : le « Winner ». Pour la plupart d’entre eux, ce sont des professionnels qualifiés nationalement, à voir internationalement. Il ne faut omettre le fait que ces « athlètes hors du commun » sont assujettis de façon permanente à un régime alimentaire très sévère sans faire référence à leur mode de vie très « pointilleuse et très rigoureuse ». Tout cela n’est guère facile à gérer. Très sincèrement, cela demande beaucoup de « sacrifices » pour devenir un « champion ». Je possédais un esprit de « compétition » durant ma jeunesse. Je cours depuis plus de ans et je vais prendre 49 ans mercredi prochain. Je suis une passionnée du « running » et je suis toujours partante lorsqu’il s’agit de participer à diverses compétitions, quelque soit son degré de difficulté. Mais le surpassement de moi même est reléguer au second plan. Je recherche avant tout l’osmose avec moi même (le bonheur intense d’avoir le privilège de madonner à cette forme de « liberté ») et qui me conduit vers une régénération constante « physiquement » et « psychologiquement », faire communiquer et partager ma passion avec d’autres adeptes du running avec enthousiasme et beaucoup de plaisir. L’essentiel est d’assouvir ses propres désirs et d’atteindre ses propres objectifs sans souffrance et sans contrainte, selon ses propres besoins. Tu es « libre » d’agir en fonction de ton propre potentiel. Nous sommes tous de valeureux compétiteurs quelque soit notre rythme. Sportivement et amicalement, cathy.

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