Etat d’urgence : les coureurs en font les frais



 

course-annuleeLa semaine dernière, les organisateurs du semi-marathon du Grand Nancy ont annoncé sur leur site internet, l’annulation de l’épreuve prévue le 2 octobre prochain. Depuis quelques mois maintenant, l’état d’urgence impose un niveau de sécurité maximale pour tous les regroupements de personne.

Soit, sous couvert des terribles attentats et alors que les politiques crient haut et fort que l’on doit continuer de vivre sinon ils auront gagné, je remarque surtout qu’il y a deux poids et deux mesures.  A Nancy, c’est déjà la deuxième course annulée en moins d’un an. Mais par contre, tous les soirs des milliers de personnes s’entassent pour voir le spectacle sur la place Stanislas. La plupart des manifestations culturelles sont maintenues : le livre sur la place, les NJP,…

En plus de tout ça, depuis le mois d’août le club de football est en ligue 1 et pour l’instant je n’ai vu aucun match annulé… Sans doute que la manne financière du football business pese suffisamment pour éviter toute annulation.

Forcément en tant que nancéiens, nous avons l’impression d’être victime de l’état d’urgence alors j’ai un peu enquêté pour voir si d’autres annulations avaient eu lieu.

A Lille, le semi-marathon et le 10 km prévu début septembre ont été annulé mais la braderie a elle aussi été annulée ce même week-end. A Bergerac et pour les mêmes raisons le semi-marathon de Cyrano est également annulé le 2 octobre prochain. Le 16 octobre prochain, c’est le semi-marathon de Meaux qui est annulé.

Le marathon de Tours (support des championnat de France) a été longtemps sur la sellette et aura finalement lieu le 18 septembre comme prévu.

A Toulon, les 3 courses (semi-marathon, 10km t 5 km) prévus le 25 septembre n’auront pas lieu non plus…

Voilà un petit état des lieux, les annulations sont de plus en plus nombreuses et effectivement, les organisateurs de courses se retrouvent avec tout un tas de contraintes qui les obligent à annuler les courses faute de moyens suffisant pour assurer la sécurité.

Doit-on se résigner et faire mourir toutes les petites courses qui n’ont pas les moyens de sécuriser l’intégralité du parcours ?

Je vous rappelle que votre meilleure arme pour exprimer votre mécontentement envers ces décisions politiques est votre bulletin de vote… Loin de moi l’idée de vous donner une orientation politique, je n’ai aucun préférence politique mais je suis un fervent défenseur du droit de vote et je vous signale au passage qu’il est toujours possible de voter blanc.

2 commentaires sur “Etat d’urgence : les coureurs en font les frais”


Posté par SYCA Le 18 septembre 2016 à 11:01

J’irais bien, avec mon T-shirt du Semi de Nancy, manifester mon mécontentement le dimanche 02 Octobre Place Stanislas. Sous couvert de l’état d’urgence, cela n’est qu’une affaire de finance. Pas de problème d’organisation du Livre sur La Place, de la remise du titre de Ligue 2 de football à l’ASNL, du Son et Lumière réunissant des milliers de personnes chaque soir de l’été…. Deux poids, deux mesures. On s’exprime ou l’on subit?

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Posté par Ledgee Le 19 septembre 2016 à 6:27

Que ce soit la droite ou la gauche c’est équivalent, plus le temps passe et plus on a l’impression que l’état d’urgence sera a chaque fois prolongé…

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