Comme un petit problème de fondement …



 

Comme tous les jours que Dieu fait, s’il existe bien sûr, je m’en vais trottiner un peu du côté de chez moi. Pas loin de Toulouse donc. Cela commence par un peu de ville ou de cité si vous préférez avec quelques habitations de plein pied et puis on débouche sur une zone de sports et loisirs avec un petit lac au milieu. C’est en fait l’endroit le plus près pour rompre un peu avec la ville et ses voitures. Un petit bout de campagne à même pas cinq cent mètres de la maison : une aubaine pour un citadin! Bref, me voilà lancé sur un chemin puis un sentier, la fleur au fusil comme on dit. Heureux aussi de couper avec les tracas quotidiens…

Je ne sais pas trop pour vous, mais moi en début de saison, quand je ne suis pas encore trop affûté et que j’ai quelques kilos superflus, j’ai une légère tendance à me soulager en cours de route. La course accélère la digestion et l’estomac malmené ne peut pas soutenir la cadence. C’est à ce moment aussi que je pense à ce que cela va entraîner et que je me dis que j’aurais peut-être dû emmener avec moi quelques feuilles de papier toilette ou même un paquet de kleenex. Avec le sachet plastique autour qui trouve dès lors sa véritable utilité. Je sens donc quelques légères douleurs dans le ventre et par expérience, je sais qu’il ne va pas falloir trop lutter, que d’une manière ou d’une autre je vais devoir m’arrêter et que jamais je n’aurai le temps matériel de rejoindre mon domicile pourtant pas si loin. Même si en allant plus vite, on peut imaginer que ça recule un peu l’échéance et que du coup je serai plus vite rentré… Le calcul est vite fait aujourd’hui, même s’il mérite toujours d’être fait dans ces cas-là… Je cherche d’un œil les endroits qui me semblent propices à l’acte à venir. Connaissant très bien le parcours, pour ne pas dire les yeux fermés, je me dirige donc en contrebas du sentier, près du petit ruisseau et derrière un arbre pas si gros que ça. A priori, je suis bien caché. Et quand ça presse, ça ne prend pas des heures de toute façon. Pas le temps de lire le dernier numéro de Jogging par exemple. Malheureusement, je n’ai pas vu que de l’autre côté du ruisseau, deux randonneurs, un couple pour être précis, arrivent dans ma direction, tranquillement. Je me dépêche donc de finir ma besogne et arrache vite fait quelques morceaux d’herbe… Quelques feuilles assez duveteuses me semblent comme tombées du ciel. Ni vu, ni connu, quand les deux tourtereaux sont là, j’ai déjà repris mon footing. Oui, mais voilà, je ne suis pas herboriste. Aussi si j’avais bien fait gaffe de prendre le bon côté des feuilles, le plus doux au demeurant, cela ne sera pas suffisant cette fois. J’ai les fondements en feu mais, optimiste à souhait, je me dis que ça va passer en quelques foulées. J’ai dû y aller un peu fort. Et si c’était une plante urticante? J’ai pu à peu près terminer ma séance, mais je ne vous dis pas les quelques jours qui suivirent, une fois que tout avait refroidi. Si je puis dire ! Pommade à gogo, position de sommeil légèrement sur le côté, bref j’avais le « trou de balle » complètement laminé. Moralité, j’y regarderai à deux fois avant de me lâcher. Là où il y a de la gène, y a pas de plaisir !

Retrouvez toutes mes anecdotes de courses, dans l’ouvrage « Course à pied et courtes pensées » aux Editions Edilivre.


Un commentaire sur “Comme un petit problème de fondement …”


Posté par couriraorleans Le 12 avril 2012 à 8:39

pas mal et marrant !
sur le sujet du fondement j’avais écrit cela :

http://couriraorleans.wordpress.com/2011/03/10/courir-a-cheverny-le-marathon-2/


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