Archive pour la catégorie ‘Entrainement’

La course sans fin …

Dimanche 29 août 2010

Vendredi dernier, 15h12, et une envie pressante … d’aller courir (oui cela reste quand même un site sur la course à pied, vous vous attendiez à quoi ? :-) ). Après quelques minutes de réflexion sur le type de séance à effectuer, je décide qu’une petite sortie avec du fractionné me ferait le plus grand bien. Le choix est fait : ce sera une séance de type R2PH de Véronique Billat. Je dois avouer qu’en ce moment, je n’ai plus d’objectif donc je cours selon mes envies du moment.

Pour ceux qui ne connaissent pas, V.Billat a mis en place un protocole pour développer sa VO2max qui , par conséquent, permettra d’améliorer toutes les allures. Comme le dit le site : « Cette nouvelle façon de travailler  la VO2MAX permet un temps de travail en continu à VO2MAX de 15 à 30′ » Une des séances consiste à courir 30’’ à difficulté maximale, 4’ très dur, 4’ assez dur, 4’ à difficulté moyenne puis de nouveau 2’ très dur avec vos propres sensations

Et tout s’écroula en une seconde …

Je m’habille, prends ma montre et là horreur ! Plus de pile ! D’un coup tout vous tombe sur la tête, c’est limite si je n’ai pas vu ma vie de coureur défiler devant mes yeux. Mon cher polar qui me suit depuis de nombreuses années, qui me donne ma vitesse, ma distance, mes pulsations et qui tout simplement me sert aussi de chrono (fonction de base qu’on oubli mais qui s’avère être la plus utile). Impossible de fractionner sans ce précieux outil. Que faire ??? Footing … pas l’envie, rester à la maison, … j’hésite. Après tergiversation, je choisi d’aller essayer mon nouvel abonnement à la salle de gym. Moi qui m’étais promis de ne jamais faire de vraies séances sur tapis. Impossible de courir 40 minutes en salle pour moi, j’aime trop découvrir de nouveaux endroits, l’air frais sur ma peau, les chiens qui me courent après.

Métro, boulot,  … salle de gym

Me voila donc sur mon tapis, l’échauffement se passe bien ; 15 minutes. Je regarde les gens sur les autres tapis : cette demoiselle juste en face de moi qui me donne l’impression que ses chevilles vont se casser à chaque pas tellement elles « roulent » vers l’intérieur, ce jeune homme « un peu » enveloppé qui marche juste à coté de moi et qui semble avoir de grande difficulté. L’atmosphère d’une salle de sport est vraiment spéciale. Tous ces gens courent les un à coté des autres dans la même direction (vers les tv… faut-il y voir une explication philosophique ?) sans se regarder, se parler. On se croirait dans le métro. Chacun est dans sa bulle. C’est étrange pour moi car le sport à toujours permis de rencontrer des gens, discuter et partager. Je me résigne et regarde aussi les télés mais je n’ai pas pris mes écouteurs donc je n’ai pas le son.

Le temps passe moins vite qu’une sortie en extérieur, mais me voila à la fin de l’échauffement. La première fraction sera à 16km/h, ca va tout se passe bien. 15km/h, 14km/h, 13,5km/h puis de nouveau 15,7km/h et enfin le retour au calme 10 minutes à 11km/h.

Bilan :

Il fait très chaud et on transpire énormément. J’ai enclenché le ventilateur présent sur le tapis à la fin de l’échauffement mais rien n’y a fait même avec la clim. Je pense qu’on peut vite se sentir mal avec la chaleur. D’ailleurs quand j’ai marché après 40 minutes, j’avais l’impression d’avoir la tête qui tournait. Autre constat, il est compliqué de régler une vitesse. En effet, ma crainte était de mettre une trop grande vitesse et de me faire emporter par le tapis donc je pense que je n’ai pas fait la première fraction aussi vite que dehors. Par contre j’ai vraiment aimé le fait de savoir que l’on coure à une vitesse précise. J’entends par la que sur la première fraction de 4 minutes, je ne me sentais pas bien après 2’30 mais je me suis motivé pour continuer, sur route j’aurais surement diminué l’allure.

Pour autant un point me gène, la course sur tapis est-elle similaire à la course sur route ? Tout ce qui suit n’est que supputation, si quelqu’un à une réponse précise je suis preneur. Lorsqu’on coure, on attaque avec le pied puis on pousse ( ??? ) sur la jambe d’appuis pour avancer. J’ai bon ? Sur tapis, on pousse aussi mais le sol glisse aussi vers l’arrière donc le mouvement n’est-il pas facilité ? Les sensations pendant la séance ont été une moindre fatigue musculaire mais un plus grand essoufflement ce qui pourrait confirmer ma thèse. Un peu comme en cyclisme : quand vous mettez une petite vitesse vous êtes essoufflé plus vite, avec un grand développement la respiration est plus facile mais c’est musculairement plus compliqué.

A la conquête de nouvelles machines

Cette sortie à la salle de gym m’a quand même donné envie de tester de nouvelles choses. J’ai, en effet, pu remarquer les vélos elliptiques qui pourraient être un complément intéressant, le steppeur, le rameur, et plein d’autres machines qui ressemblent plus à des instruments de tortures :-)

Et vous avez-vous déjà exploré cet étrange endroit qu’est la salle de sport ? Qu’en avez-vous pensé ? Y êtes-vous retourné ? Pour quelles raisons ? Quel appareil utilisez-vous ? Que cela vous apporte-t-il ? Dites nous tous en commentaire.

Note : après quelques recherches sur internet : il s’avère en effet que le tapis entraine votre pied. J’ai aussi pu lire que la résistance à l’air (et au vent) étant inexistant, cela pouvait faciliter votre charge de travail de 2% à 10%. Il était donc conseillé de maintenir une pente d’au moins 1% pour compenser. Il faut aussi faire attention à ne pas devenir « feignant ». Le tapis entrainant votre pied, certaines personnes ont tendance à garder inconsciemment la phase d’appuis plus longue. Il est donc conseillé de compter ses pas et de rester au minimum à 85 -95 pas par minutes.


Trouver chaussure à son pied …

Mardi 27 juillet 2010

Ami pro-running minimaliste, ne lisez pas ce qui suit, c’est un sujet tabou. Pour mon premier article, je vais vous expliquer comment choisir vos chaussures avec des termes qui vont vous donner mal à la tête : pronation, supination, …

Trouver chaussure à son pied n’est pas chose aisée … Avec ces centaines de modèles, tous différents les uns des autres,  certains pour pronateur de plus de 80 kg,  d’autres pour des distances de moins de 10km sans parler des running minimaliste,  un magasin de running peut vite devenir un vrai labyrinthe.  Surtout quand les indications en magasins ne sont pas justes. Ne vous inquiétez pas Ariane m’a fournit le fil (ou devrais-je dire le lacet) pour nous en sortir et si possible avec la bonne paire !

Les différents types de chaussures :

Votre première question consiste à vous demander quel type de chaussure avez-vous besoin ?

  1. Vous avez des envies d’évasions, de chemins boueux, de montagne,  vous préfèrerez une chaussure de trail. De préférence Goretex si vous ne voulez pas avoir les pieds mouillés
  2. Vous voulez une 2eme paire pour les courses ou les séances rapides, orientez-vous vers un modèle racing. Ces chaussures sont légères avec peu d’amorti.
  3. Vous êtes attirés par le barefoot, … alors qu’est ce que vous faites dans un magasin de chaussure, allez plutôt lire les articles sur wanarun ;-)
  4. Vous souhaitez vous entrainer  sur route, dans les parcs,  ou sur tapis roulant, ça tombe bien, la majorité des modèles sont pour vous.

C’est bon vous commencez à voir la sortie et cette belle Ariane ? Détrompez-vous ce n’est qu’un mirage car c’est là que tout se complique.

La pronation : où le thème interdit sur Wanarun

Pour être honnête avec vous, il y a encore un an, j’allais acheter mes chaussures chez D… au moment des soldes avec un seul objectif faire une bonne affaire. Et puis un jour … je me suis vu courir (merci d’ajouter une musique dramatique en fond sonore). Un test en magasin, où on vous demande de courir sur un tapis avec une caméra à l’arrière. Et là quel ne fut pas ma surprise de voir ma cheville rouler et mon pied s’enfoncer vers l’intérieur. Le verdict était tombé, je suis pronateur. Tout cela pour vous dire que la plupart des gens se croit universel mais qu’une grande majorité de personne (on estime à environs 70% à 80% de la population) a une tendance pronatrice.

C’est là que tout se complique. En effet, il existe différent degré de pronation et les fabricants ont donc conçu des chaussures avec différents degrés de correction. La meilleure solution est donc de faire un test sur tapis avec différents modèles et de vous faire conseiller par un vendeur.

Supination : et le Supin a peur

Et oui il a peur car il est en minorité. Moins de 10% des coureurs sont supinateurs (le pied roule vers l’extérieur). Et il n’existe pas vraiment de chaussure pour supinateur. Il privilégiera une chaussure neutre et plus souple ou ayant un amorti plus sur l’extérieur.

L’universelle :

Vous êtes universelle ? Vous êtes notre grand gagnant. En effet, vous pouvez faire votre choix parmi les modèles universelles. Votre choix se fera principalement sur le confort de la chaussure. A noter que certaines chaussures, ont un meilleurs amorti pour les personnes courant sur l’avant du pied.

Poids et distance

Personnellement, je pense que le poids et la distance n’ont qu’une importance relative. Si vous ne faites pas plus de 90kg, la plupart des modèles au dessus de 80€ seront adaptés à votre pratique. Mais bon c’est aussi mon intérêt pour le running minimaliste qui ressurgit, je n’aime pas rajouter trop d’amorti.

La taille

Un moyen simple et efficace et de mesurer votre pied et d’y rajouter un centimètre. Certaines marques ont la taille de la chaussure indiquée sur la boite (taille japonaise)

Conclusion :

allez dans un magasin de chaussure (ou chez un podologue), faites analyser votre foulée, faites vous conseiller la paire de chaussure adéquate et expliquer votre type de foulée. Il est bon de noter qu’il est très difficile de modifier notre façon de courir. Une fois que vous aurez trouvé la paire qui vous convient, il vous sera aisé de choisir une nouvelle paire en vous renseignant sur les équivalences dans les autres marques.

La vérité est ailleurs ?

Comme à pu le dire Fred dans son article « la pronation … c’est bidon », certaines personnes pensent que la pronation est « juste un moyen pour ce corps d’absorber l’énergie d’impact ». Alors faut-il corriger la pronation, courir pieds nus, courir sur l’avant du pied, laisser le corps s’adapter …  ? Je n’ai la réponse. Je voulais simplement attirer votre attention et éviter, par exemple, de voir des gens acheter des chaussures pour fort pronateur alors qu’ils n’en ont pas besoin juste parce que D…. fait une promo ou parce que la couleur est sympa.

Et par pitié, si on vous a conseillé une paire de chaussure en magasin et qu’elle ne vous convient pas, retournez-y et faites la changer.

Bon je vous laisse Ariane m’attend.


Quand Harry rencontre Lassy

Mercredi 21 juillet 2010

Un article rédigé par Nicolas, l’un de nos fidèles visiteurs … Vous aussi vous pouvez nous transmettre votre prose ! N’hésitez pas …

Voilà l’été, enfin l’été, enfin l’été-é-é…
J’adore courir sur le lieu de mes vacances… à moi les plages, les routes et les chemins inconnus. Mais il m’arrive souvent lors de ces sorties de croiser des chiens errants, je ne me suis jamais vraiment inquiété car souvent les chiens sont joueurs et m’accompagnent sur quelques mètres, jusqu’à ce week-end… Je découvrais la région d’Avignon lors d’un footing matinal lorsque deux chiens (un berger allemand et un lévrier) ont fondu sur moi de façon très agressive. Fort heureusement et comme vous vous en doutez, vu que je vous écris aujourd’hui, je suis sorti indemne de cette rencontre.

Souhaitant tirer un enseignement de cette confrontation et n’étant pas certain que je m’étais comporté comme il le fallait je me suis adressé à une spécialise des relations Hommes/Chiens (http://www.agnesv-comportementaliste.com/) et voilà ses conseils :

« L’attitude à avoir dépendra du comportement du chien rencontré :

· S’il semble vous ignorer, faites en autant : « passez votre chemin » : ne le regardez pas (pas même un regard, c’est important), et poursuivez votre jogging dans le calme.

· Si au contraire, il semble vouloir vous approcher par curiosité ou agressivité, arrêtez vous tranquillement de courir, ne bougez plus, regardez ailleurs et ne dites rien : dans cette situation ou le chien peut réagir agressivement parce qu’il a peur, il faut à tout prix éviter de le regarder ou fuir en courant ! En effet, courir risque d’éveiller l’instinct de prédation du chien agressif, et là, même le meilleur sprinteur du monde ne pourra pas le distancer !

· Si le chien vous approche malgré tout, ce ne sera généralement que pour vous flairer.
Une fois fait, il poursuivra très probablement sa route sans vous prêter plus d’attention, si vous-même ne faites pas attention à lui.

Rassurez vous, il est exceptionnel, autant pour les personnes que les chiens se promenant, de rencontrer un chien qui veuille vraiment « en découdre » avec vous au point de vous agresser véritablement par morsure sans avoir auparavant grogner ou montrer des signes préventifs d’attaques.

En résumé, plus vous banaliserez la rencontre avec un chien errant ou en liberté en l’ignorant : pas un regard, pas un geste, pas un mot, moins vous aurez de difficulté avec celui-ci. »

Je saurai dorénavant comment appréhender ces rencontres et vous aussi ;-)

Passez de bonnes vacances et courez bien !


La pronation … c’est bidon

Jeudi 15 juillet 2010

J’adore ce genre de titre, un brin provoc’, surtout quand, visiblement, on s’attaque au gagne-pain des équipementiers, à la tasse de thé de leur département Marketing, au discours rodés des vendeurs des échoppes spécialisées, bref quand il semblerait qu’on ait l’intention de secouer le Landerneau du monde de la chaussure de running.

J’en entends déjà râler. “Il va encore nous parler de barefoot et de minimalisme”. Et bien figurez-vous que non. D’ailleurs, j’ai déjà tout dit sur le sujet et ne ferai que me répéter. Pour ceux qui n’auraient pas suivi – il doit bien en rester quelques uns – lorsqu’on court barefoot / minimaliste, on ne pose que l’avant / le milieu du pied, partie plane, universelle par définition et qui ne connait ni pronation, ni supination, ni argumentdeventation. Voilà c’est dit. On en reste là pour le barefoot et adressons-nous aux 99% des runners qui courent sur le talon.

En fait, dès le titre de cet article, je vous ai menti :-) La pronation existe ! Arrivé à ce stade, je pense que certains n’y comprennent plus rien. Cool ! … Vous avez le temps de lire et de relire l’article, ce sont les vacances.

Donc la pronation – ainsi que la supination – existe(nt) mais ce n’est pas qu’une affaire de pied contrairement à ce qu’on croit, encore moins un état permanent, inné ou acquis. De fait, on peut même, en fonction des circonstances, être pronateur et supinateur … Diantre !

En fait, si on en croit Steeve D, coach Américain, spécialiste de la méthode MAT (Muscle Activation Technique), la “pronation”, si on peut encore l’appeler comme cela, s’applique à l’ensemble du corps – ou presque – et est juste un moyen pour ce corps d’absorber l’énergie d’impact pour la restituer en énergies élastique et cinétique.

Il faut bien avoir en tête que lorsque le pied touche le sol, il est complétement passif, ce n’est pas lui qui initie le mouvement mais toute la chaîne musculaire qui part du bas du corps jusqu’au niveau des hanches et au-delà. En ce sens, ce pied ne peut être ni pronateur, ni supinateur tout seul et ce n’est donc pas une semelle, toute aussi technologique qu’elle soit qui va y changer quoi que ce soit. Au contraire ! La semelle ne va que diminuer les capacités du corps à s’adapter.

Prenons l’exemple d’une “pronation” excessive. Elle peut avoir pour cause une ceinture abdominale trop faible qui ne permet pas un contrôle correct du mouvement excentrique des hanches. Dans ce cas, plutôt que d’aller chercher le modèle hyperpronateur de la mort qui tue de chez Azuno, il serait bien plus pertinent de se procurer un tapis d’abdos chez Decathlon :-)

Intéressante théorie, n’est-il pas ?


C’est quoi l’EMA ?

Mercredi 14 juillet 2010

Dans mes comptes rendus de Vrais Tests, en particulier lorsque je décris les entraînements réalisés avec les chaussures, j’emploie souvent – puisque j’en fais systématiquement une séance par semaine – l’acronyme EMA pour Endurance Maximale Aérobie. Je viens de m’apercevoir – mieux vaut tard que jamais – que je n’avais jamais expliqué de quoi il s’agissait.

J’ai découvert l’EMA en préparant mon Marathon de Paris avec Bruno Heubi (http://www.brunoheubi.com). En aparté, sachez que pour réussir votre marathon dans le temps que vous vous êtes imparti, il n’y a rien de tel que de suivre un plan concocté par Bruno, directement ou à partir de son excellent livre “Courir Longtemps” – pour ceux qui suivent les plans des revues, ça va leur faire tout drôle mais ….

Alors une séance EMA c’est quoi ? Un copier / coller sauvage de “Courir Longtemps” nous indique qu’il s’agit d’une vitesse de course qui sollicite un certain pourcentage de la VMA (entraînement fractionné ou continu de courses courues à des intensités allant de 80 à 90% de la VMA) afin d’améliorer la capacité d’utiliser le “moteur” du coureur en fonction de la course qu’il prépare. Diable … Soyons un peu plus clair : L’Endurance Maximale Aérobie est la vitesse correspondant à la  plus grande fraction d’utilisation possible de la VMA en fonction de la durée de l’effort. Pour résumer : vous voulez courir 20 minutes “à fond” et bien ce sera à une vitesse égale à votre EMA.

Le même copier/coller sauvage de “Courir Longtemps” nous apprend que pour déterminer l’EMA, il faut d’abord calculer votre Indice d’Endurance (IE). Pour information, le numéro de juillet de ZATOPEK y consacre une pleine page. Dans “Courir Longtemps”, Bruno Heubi nous en donne la définition suivante : c’est la pente de la droite qui donne le pourcentage de VMA en fonction du logarithme du temps de course. Waow ! C’est donc un chiffre négatif car plus on court longtemps moins on court vite (si, si).

Pour calculer votre IE, vous prenez donc votre meilleur résultat sur une compétition (un 10km par exemple) ainsi que votre VMA, mesurée par un test normalisé ou sur un demi-Cooper – très simple à faire tout seul mais moins précis : courir 6 minutes à fond et calculer la vitesse moyenne sur le parcours. Vous transformez votre vitesse moyenne sur la compétition de référence en pourcentage de votre VMA (vitesse / VMA x100). Appelons ce nombre %VMA … On obtient IE de la façon suivante : IE = (%VMA-100)/Ln (temps de votre compétition/6).  Ouf ! Beaucoup plus simple : vous pouvez utiliser ce petit calculateur on-line : http://sportech.online.fr/sptc_idx.php?pge=spfr_ese.html

Cet Indice d’Endurance, permet de déterminer la durée maximale d’effort que vous pouvez tenir en continu à des vitesses comprises entre 80 et 90% de VMA, à l’entraînement. Par exemple, avec un Indice d’Endurance de -4 vous devez pouvoir tenir 111 minutes à 80% de VMA et 92 minutes à 85%. Par contre, si vous avez un “mauvais” Indice d’Endurance, prenons l’exemple de -10, vous pourrez tenir : 31 minutes à 80% et 20 minutes à 85%. Plus votre indice d’endurance est éloigné de zéro, plus vous devez donc privilégier ces séances afin d’améliorer vos capacités à tenir des efforts longs. Vous trouverez des tableaux donnant ces durées dans le livre “Courir Longtemps” ou sur le site de Bruno Heubi. Un extrait :

Avec ces valeurs, vous pouvez maintenant construire votre séance “hebdo” EMA (tous les 5 jours en prévision de compétition, tous les 8 à 10 jours en entretien) en sachant que vous pouvez soit courir ces durées en continu (en limitant cependant la durée d’effort, récup comprises, entre 40 minutes et 1h), soit les fractionner, dans ce cas vous pouvez légèrement les allonger tout en restant dans un total maximum d’une heure. Le temps de récupération préconisé par Bruno Heubi est de la moitié de la durée de l’effort pour des efforts inférieurs à la minute et d’un quart de la durée de l’effort pour des efforts supérieurs à la minute.

Deux exemples de séances tirées de “Courir Longtemps” :

Pour un 10 km :
- 6*4 à 5’ à 90% de la VMA (rec: 1’30) ou 6*1000m
- 5*5 à 6’ à 90% de la VMA (rec: 1’45) ou  5*1500m
- 4*7’ à 8’ à 90% de la VMA (rec: 2’) ou 4*2000m

Pour un marathon :
- 3*20’ à 80% de la VMA (rec: 1’)
- 5*10’ ou 5*3000m à 80% de la VMA (rec: 2’30)
- 4*15’  ou 3*4000m à 80% de la VMA (rec: 2’30)
- 3*20’ ou 3*5000m à 80% de la VMA (rec: 2’30)


Mes copines et leur régime :-)

Jeudi 8 juillet 2010

Pas mal de mes copines, en me voyant devenir plus mince au fil des mois ont eu envie de se mettre à la course à pied. Non pas que je sois jalouse et que je veuille rester la plus mince du groupe, non pas que j’ai peur d’être rejointe et dépassée par l’une d’entre elle lors d’une course, je calme toujours leurs ardeurs…

Parce que… pour mes copines très très en surpoids, voire obèses, je leur suggère d’aller consulter un médecin. En effet, avec du mauvais cholesterol, un taux de triglycérides élevé, méfiance, car même si à terme le cholestérol diminue avec la pratique régulière de la course à pied, il ne faut pas oublier qu’un coureur de fond en pleine forme sur 10000 décède chaque année au cours d’un effort…
Cela concerne principalement les coureurs entre 35 et 55 ans, le plus souvent c’est à cause d’une plaque d’athérome jeune donc fraîche et souple qui se détache et bouche une artère (après 60 ans, les plaques sont moins souples donc moins mobiles).

Le risque aussi quand on prend de bonnes résolutions, c’est que parfois on veut en faire trop, et comme dirait mon medecin anglophone “on coupe tout”. Mes copines qui veulent maigrir se mettent à courir, courir, courir et ne plus manger. Or quand on court, on a besoin d’un minimum de carburant, c’est à dire :
- 55% de glucides (dont au maximum 10% de sucres rapides)
- 30% de lipides
- 15% de protéines

Il y a celles aussi qui courent sans changer leur alimentation et là, je ne peux m’empêcher de prendre mon air sévère désapprobateur... “non, le nutella tu n’y as pas le droit, même si tu cours.”

Bien que mes copines soient sympa et bon esprit, elles aiment me narguer en courant vite vite alors que moi qui court depuis plusieurs mois, je me traine, je me traine… et là je les rattrape car après 20 minutes elles sont cuites. J’en profite alors pour leur dire que 1/ si elles couraient moins vite, elles tiendraient plus longtemps, que 2/ courir vite ne fait pas vraiment maigrir. Pour puiser dans les graisses, il faut courir à faible intensité cardiaque, c’est à dire courir en pouvant tenir une conversation sans être essouflée.

Là, vous allez penser que je veux rester seule et que je n’a qu’une envie, décourager mes cops’ mais pour celles très en surpoids, la course à pied étant assez traumatisante pour les tendons et les ligaments, je leur conseille parfois de se mettre à la natation avant de courir… vouloir porter le bikini ça motive aussi… en plus, c’est l’été…

Sinon mon ptit truc à moi que je veux bien partager avec vous, c’est de courir de temps en temps à jeun… radical !

Allez…j’ai encore 5 ou 6 kgs à perdre ;-) Et vous ? Vous en êtes où ?


Le Marathon de Montpellier … PIEDS NUS !!!

Dimanche 4 juillet 2010

Non vous ne rêvez pas ! Vous avez bien lu PIEDS NUS. Le marathon de Montpellier PIEDS NUS !!!

C’est l’exploit que vont tenter de réaliser deux membres de l’équipe de rédaction de Wanarun. Stef et Aurélie.

Ca se passera le 17 octobre 2010. Vous pourrez suivre toute leur préparation sur le blog http://nuspieds.net

J’ai oublié de préciser qu’en plus il s’agit de promouvoir une bonne cause : http://nuspieds.net/blog/index.php/post/2010/07/04/Le-Marathon-de-Montpellier-en-barefoot-pour-France-Choro%C3%AFd%C3%A9r%C3%A9mie

N’hésitez pas à les encourager et surtout à … donner :-)


Interview : LEIF RUSTVOLD coureur d’ultra … barefoot

Samedi 3 juillet 2010

Maintenant que des revues spécialisées francophones telles que Jogging International ou Zatopek ont ouvert leurs portes au barefoot et au minimalisme, je peux me permettre d’en reparler de temps en temps sur Wanarun, n’en déplaise à certains :-)

Aujourd’hui, pas de grandes théories ni d’avis personnel sur le sujet, mais juste une interview. Dans le rôle de l’interviewé, Leif Rustvold, 35 ans, Américain, de Portland (Oregon) coureur, amateur, d’ultra et adepte combiné du barefoot et du minimalisme. Interview réalisée alors que Leif venait de terminer la très difficile Western States 100 (miles pas kilomètres) en … Vibram Five Fingers KSO – qui a dit que les VFF ne permettait pas de courir sur de longues distances ?. Pour les résultats, c’est ici.

Comment vous définiriez-vous ? Barefoot, minimaliste, les deux à la fois ?

Je crois déjà en l’efficacité générale des principes du minimalisme. Ensuite, chaque fois que je le peux, je cours pieds nus. Ce qui est très facile sur route, même pour un ultra et j’ai aussi couru un peu sur des parcours de trail. Mais il faut être réaliste, courir sur des sentiers de montagne sans aucune protection du pied n’a pas de sens. Aussi, en trail, je cours en Vibram Five Fingers.

Avant de vous lancer dans le barefoot, quel était votre vécu d’athlète ?

Je cours régulièrement depuis mon adolescence et de temps à autre il m’arrivait même de courir un marathon. C’est à partir de 2004 que j’ai commencé à aborder la chose de manière plus sérieuse, notamment en matière d’entraînement. Depuis, je dispute chaque année plusieurs ultra-trails. A l’époque, je courais avec des chaussures pronateur amorties que m’avait conseillées un magasin spécialisé.

Quand avez-vous débuté le barefoot ?

Un peu de barefoot dès 2004 mais j’ai réellement démarré le minimalisme en 2007 et le barefoot compétitif en 2009.

Pourquoi avoir fait ce choix ?

J’ai toujours essayé d’appliquer ce que j’avais appris lors de mes études d’anthropologie à la course à pied. Et, convaincu que l’être humain est, à la base, fait pour courir, j’ai examiné dans le détail son évolution au cours des millénaires pour essayer d’améliorer mes performances.  Et si l’être humain est “fait pour courir”, pourquoi a-t-il besoin de chaussures ? J’ai donc décidé de … tester cette théorie par moi-même.

Au début et sur les conseils d’un centre d’entraînement spécialisé, j’ai commencé par une sortie hebdomadaire assez courte pour renforcer pieds et chevilles. Sur ces sorties, que j’appréciais, il m’arrivait, de temps en temps, d’attraper des ampoules ou de ne pas me sentir vraiment en forme alors régulièrement je retournais à mes chaussures, craignant de me blesser avant ma prochaine course. J’ai acheté ma première paire de Vibram, des Sprint, en 2007. Il n’était plus alors question de retourner à mes anciennes chaussures et avec les VFF, j’ai également pu me lancer dans le trail “barefoot-style”.

Au fur et à mesure, je me suis rendu compte que, d’une part, toutes ces “pré-blessures” tenaces qui me pourrissaient la vie disparaissaient … en même temps que mes chaussures classiques, d’autre part, qu’au final, j’adorais ces nouveaux pieds, plus forts, plus sains et qu’en plus cela n’impactait en rien mes performances, bien au contraire, puisque j’ai établi pas mal de mes personal bests au bout de ma première année en VFF.

Le vrai barefoot m’a toujours tenté mais y consacrer un temps non négligeable alors que je dispute essentiellement des ultra-trails n’a pas de sens. Comme on dit “entraînez-vous comme vous allez courir”. Cependant, en 2009, j’ai déménagé, et je me suis retrouvé un peu loin de mes sentiers d’entraînement, surtout lors de mes sorties courtes. Alors, je me suis mis à courir sur les trottoirs … barefoot et j’ai complètement accroché. Soudain, courir sur route est redevenu passionnant et j’ai même réintégré des courses sur route à mon programme annuel.

Comment avez-vous vécu la transition vers le minimalisme ?

Je suis un chaud partisan d’une transition lente. Soit en mélangeant chaussures classiques et minimalisme. Soit en retournant à la case départ et en réapprenant à courir depuis le début. La clé du succès réside dans une adaptation progressive des tissus du pied et du bas de la jambe. Avant de songer à accroître ses kilométrages, il faut être capable de bien sentir le renforcement de son pied.

Personnellement, j’ai donc commencé par une sortie tranquille et courte en VFF chaque semaine. J’ai pu rapidement courir une quinzaine de kilomètres sans souci. Par contre, je suis ensuite resté à cette distance maxi pendant plusieurs mois pour que mon corps s’habitue à ces nouvelles sensations. Je n’ai rien changé au reste de mon programme d’entraînement – en chaussure. Ensuite, j’ai réalisé toutes mes sorties courtes en VFF, sachant que le court s’est … allongé au fur et à mesure, jusqu’à … 100 Kmiles (laugh).

Quelle a été votre première compétition minimaliste ?

Peterson Ridge Rumble, en 2008, un 60 Kmiles. Une meilleure perf sur la distance et de super sensations avec mes VFF.

Combien de compétitions depuis ?

35 ultras “minimalistes” et 14 marathons avec ou sans chaussures. J’ai couru 1 ultra et 1 marathon totalement pieds nus ainsi que 4/5 courses plus courtes, tout en poussant un landau avec mes filles dedans.

Sur une compétition, comment faites-vous le choix barefoot ou minimaliste ?

Si c’est faisable pieds nus sans risque, je pars pieds nus. Comme je l’ai dit précédemment, j’ai réalisé mes meilleures perfs durant ma première année minimaliste. Aujourd’hui, avec des enfants en bas-âge, je n’ai plus le temps de travailler ma vitesse aussi je me fixe des objectifs minimalistes que j’essaie d’atteindre.

L’entraînement ?

Difficile en ce moment avec les enfants et le boulot. J’essaie de placer mes sorties courtes dans la semaine, parfois pour me déplacer dans le cadre de mes activités. J’essaie aussi de disputer une course par mois, marathon ou ultra et réalise une ou deux autres sorties longues les week-ends. En matière de cross-training, je fais également du renforcement musculaire et du mono-cycle.

Est-ce que votre conception du barefoot, s’accompagne d’une philosophie de vie ?

Comme je l’ai déjà signalé, je suis très influencé par mes études en anthropologie. En matière d’alimentation, par exemple, j’ai également étudié l’évolution pour optimiser ma façon de manger et bien avant qu’on parle de régime paléo, j’avais déjà élaboré mon propre régime alimentaire. En matière de renforcement musculaire, je ne vais jamais en salle de musculation, tout est basé sur des mouvements naturels, de l’équilibre …

Le barefoot est-il un phénomène de mode tiré par le succès de Born to Run ?

Il y a clairement en ce moment un engouement passager qui va aller en s’essoufflant sous sa forme actuelle mais tant les résultats scientifiques qui tombent régulièrement, qu’une meilleure réceptivité du grand public, me laissent à penser que le minimalisme n’est pas prêt de s’éteindre. Mon idée est que les grands équipementiers vont en adopter les principes et mettre sur le marché des modèles qui rendent au pied sa liberté. Pour ma part, je suis le mouvement actuel et essaie, autant que faire se peut, de dispenser quelques conseils pour bien débuter et éviter les blessures.

Est-ce que vous pensez que le barefoot / minimalisme s’adresse à tout le monde ?

J’ai vu des gens qui n’arrivaient pas à courir confortablement en chaussures, être métamorphosés en … coureurs après les avoir ôtées. D’ailleurs, je ne vois aucune raison pour démarrer la course à pied en chaussures. Si vous pouvez les éviter, évitez-les.

Cela dit, je porte une attention toute particulière aux expériences des uns et des autres pour voir comment les corps réagissent. Cette approche anthropologique me donne à penser que la vaste majorité des runners pourraient courir sans chaussures. Bien entendu, certaines blessures, certains malformations, certaines conditions font que pour quelques uns, utiliser leur corps comme à l’origine de l’humanité, demeurera impossible. Mais toutes les études scientifiques récentes tendent à prouver que pour les autres, il n’y a pas de souci.

Une question qui n’est pas de saison, le barefoot en hiver ?

Courir pieds nus renforce non seulement le pied mais également nos sensations et notre capacité à courir sur tous types de surface sans inconfort. Bien que le thermomètre ne descende pas longtemps en-dessous de zéro dans l’Oregon, il m’est arrivé de courir pieds nus en hiver. Je cours dans la neige avec mes Vibram. Je fais attention, cela va de soi, pour éviter les blessures mais je ne crains pas le froid.

Quels conseils donneriez-vous à nos lecteurs désireux de se lancer dans le barefoot ?

Mettez-vous dans la peau d’un explorateur. Ecoutez votre corps. Progressez lentement, intelligemment, en faisant attention. Soyez prêts à renoncer au cas où. Et surtout, faîtes-vous plaisir !


Vrai Test Electostimulateur Sporecup Xtr2 : Introduction

Mardi 22 juin 2010

Commençons déjà par vous situer mon niveau actuel de nullité absolue en matière d’électrostimulation. J’en suis resté à 1) Lova Moor dans son canapé en maillot de bain – elle doit être retraitée maintenant non ? si quelqu’un a des infos … -, 2) aux encarts publicitaires des France Dimanche que je feuillette chez mon médecin – si, si, la vie éprouvante et édifiante des peoples m’intéresse au plus haut point, enfin surtout lorsque je me rends compte qu’il y a déjà 15 personnes dans la salle d’attente – 3) à des spots de téléachat pour chaîne privée généraliste – pas de nom.

Voilà ce qui s’appelle planter le décor, non ? Et pourquoi donc planter un tel décor ? Parce que, comme le titre de l’article l’indique, je m’apprête à me lancer dans le test longue durée d’un électrostimulateur. Je pars donc de très loin … espérons que j’arriverai quelque part :-)

Bon, on va peut-être arrêter de parler de moi – je ne suis pas un footballeur Français – et laisser la vedette à qui de droit, en l’occurence le modèle Xtr2 de SPORECUP (http://www.scorecup.fr)

SPORECUP est une jeune société Française adossée à la société médicale Schwa-Medico, leader Européen de l’électrostimulation médicale depuis plus de 30 ans. La présence de SPORECUP dans le domaine grand public du sport est relativement récente – 3 ans – et a débuté dans le milieu du triathlon. Une expérience d’ailleurs réussie !

SPORECUP propose toute une gamme d’électrostimulateurs que je vous invite à découvrir sur leur site. Le modèle qui nous intéresse plus particulièrement est donc le Xtr2 typé Sport et Performance.

Si j’en crois Wikipedia, l’électro-stimulation ou “Stimulation Musculaire Electrique (EMS), est le déclenchement de la contraction des muscles en utilisant des impulsions électriques. Les impulsions sont générées par un appareil et délivrées au moyen d’électrodes sur la peau à proximité immédiate de muscles à stimuler. Les impulsions imitent les influx nerveux venant du système nerveux central , provoquant la contraction des muscles. Les électrodes sont généralement des plaquettes qui adhèrent à la peau. EMS est à la fois une forme d’ électrothérapie et d’entraînement musculaire. Cette technique est utilisée comme technique complémentaire pour la formation sportive.”

Que dire de plus, si ce n’est que fort de ce constat, on en déduit qu’en jouant sur les paramètres de stimulation, on peut obtenir des réponses différentes des muscles et donc travailler suivant plusieurs angles : force, réactivité, relaxation …

Et de fait c’est ce que propose Xtr2 avec ses 8 types de programme : Récupération, Relaxation, Anti-Douleur, Musculation, Réhabilitation, Capillarisation, Fitness et Esthétique. Wow !!! Ca va m’en faire des trucs à tester ! Moi qui pensais me contenter de muscler mes abdos en regardant du foot à la télé :-)    Cela dit, c’était mal parti car je ne regarde pas de foot à la télé. Peut-être vais-je me contenter du programme Esthétique alors :-)

Xtr2, vendu au prix de 229 Euros (promotion à 179 en ce moment sur le site de Sporecup), est livré dans une malette de rangement avec 2×4 électrodes, 2 câbles de connexion et un guide pratique de mise en oeuvre et d’utilisation. J’ai parcouru en diagonale le guide, cela n’a pas l’air bien compliqué à faire fonctionner.

Bon, tout ça c’est bien beau mais à quoi ça peut bien servir, dans la vraie vie – la mienne en l’occurence, celle d’un athlète accompli au corps supérieusement et harmonieusement musclé -, un électrostimulateur ?

C’est ce que je me propose de découvrir et de vous faire partager au cours des semaines à venir. J’essaierai, comme à mon habitude d’être aussi exhaustif que possible. Un premier article vite fait d’ici la fin de la semaine pour présenter le côté pratique de la chose – facilité de mise en oeuvre, facilité d’utilisation – puis des articles au fil de l’eau pour vous faire vivre cette nouvelle et passionnante épopée dans laquelle je me lance.


Le maxi-duel des minimalistes : VIBRAM vs TERRA PLANA

Mercredi 16 juin 2010

Le voilà ! L’article que vous attendiez tous avec impatience : LE DUEL DES MINIMALISTES, Vibram Five Fingers contre Terra Plana EVO.

Je pourrais vous la jouer simple, ouvrir l’enveloppe que vient de me remettre Maître Dugenou et vous annoncer, après vous avoir regardé 20 secondes avec des yeux bovins, “Et le gagnant est …”, re 20 secondes avec des yeux bovins : “XXXXX”. Mais, vous savez que la simplicité et moi faisons deux et qu’une telle approche ne saurait refléter que mon avis personnel, ce dont vous n’avez strictement que faire. Je vous le donnerai quand même, mais à la fin.

J’ai donc préféré dresser un palmarès par catégorie. En espérant que chacun y trouvera eau vive pour alimenter le moulin de sa réflexion. Et si à Cannes, on remet des palmes, ici, nous remettrons des Orteils (de pied).

Orteil du développement durable : Terra Plana EVO. Sans conteste ! 50% de matériaux recyclés dans sa composition.

Orteil de la distribution en magasin dans notre merveilleux héxagone : pas de vainqueur pour l’instant, mais avec un léger avantage à l’EVO qui sera au moins distribuée dans les magasins – certes typés “sportswear” – qui vendent déjà les autres modèles, non sportifs, de la gamme. On notera la grande frilosité – ou la grosse pression des équipementiers “classiques” – des magasins spécialisés.

Orteil de l’e-distribution : Vibram car distribuée par un site Français. A noter quand même que les commandes passées sur le site institutionnel de Terra Plana, basé en Grande Bretagne, sont livrées rapidement.

Orteil du prix : Vibram sans opposition. La KSO qui est l’un des modèles les plus chers chez VFF est à 110 Euros là où l’EVO est plutôt aux alentours des 140 Euros.

Orteil de l’originalité : Vibram évidemment. Aucun risque de passer inaperçu avec des VFF aux pieds “dis maman, le Monsieur, il parle notre langue ?”, “Papa, tu crois qu’il est méchant ?”.

Orteil de l’adaptation à votre pointure et à votre morphologie de pied : Terra Plana EVO. Vibram manque de demi-pointures et de modèles adaptés aux pieds grecs. En offrant la place qu’il mérite à leur second orteil, les porteurs de cette particularité de la nature voient leurs autres orteils perdus dans la chaussure, ce qui ne va pas sans causer quelque échauffement cutané à la longue.

Orteil de la polyvalence : Terra Plana EVO, là aussi sans trop d’opposition. L’aspect esthétique de la chaussure a été particulièrement soigné et elle peut être portée partout et dans toutes les situations, même au bureau, si tant est que votre code vestimentaire ce ne soit pas costume gris, chemise blanche et cravate unie bleu marine.

Orteil de la facilité à enfiler : Terra Plana EVO, mais je ne vous surprends guère :-)    Même après plusieurs semaines, je ne sais pas rentrer du premier coup tous mes orteils dans le bon trou sur mes VFF :-)

Orteil du confort : Terra Plana EVO, surtout si vous laissez la semelle de propreté que personnellement j’ai enlevée pour être plus dans l’esprit barefoot.

Orteil du “ressenti barefoot” (i.e. : quelle chaussure offre la sensation la plus proche de la course pieds nus) : Terra Plana EVO sans sa semelle de propreté. Vous êtes surpris ? Pour moi, il n’y a rien d’étonnant car, j’avais tout de suite mis en évidence sur la Vibram Five Fingers KSO l’épaisseur trop importante et la trop grande raideur de la zone d’impact.

Orteil de l’évacuation calorique : léger avantage à l’EVO mais sous de fortes chaleurs aucun des deux modèles ne se distingue réellement par ses capacités à chasser la chaleur.

Orteil de l’échauffement minimum sous le pied : Terra Plana EVO qui se comporte comme une chaussure classique alors que sur de longues distances, la plante de pied s’échauffe en VFF. Faut-il y voir un lien avec la non adaptabilité au pied Grec ?

Orteil du nombre d’ampoules après les premières séances parce qu’on n’est pas habitué : Terra Plana EVO deux seulement au-dessus de mes deuxièmes orteils contre 6 pour les VFF : 2x(1 sous la plante, 1 sur l’avant des petits orteils, 1 sur l’avant des 4e orteils), la faute évidemment à la non adaptation au pied Grec.

Orteil de la chaussure offrant le meilleur positionnement morphologique en course pour un apprenti barefooter : Vibram parce qu’en KSO, on ne peut pas poser le talon en courant vu l’absence totale d’amorti alors que l’EVO présente un léger amorti. Avec la VFF KSO, on est donc “obligé” de courir sur l’avant-milieu du pied et le corps se positionne naturellement.

Orteil de la VMA sur piste : Vibram sans conteste. Sur 100m, j’ai pulvérisé mon record … parce que pour griffer, il n’y a pas mieux que la VFF.

Orteil de la VMA sur route : Terra Plana EVO. Sans doute l’habitude de faire de la VMA sur route avec des chaussures “classiques” (Newton, adizero).

Orteil de l’Endurance Maximale Aérobie : Vibram. Plus on court vite – mais pas à 100% VMA sur route paradoxalement -, plus on est à l’aise en Vibram car la course rapide a naturellement tendance à s’effectuer sur l’avant du pied.

Orteil de l’Endurance Fondamentale : Terra Plana EVO. A vitesse réduite, j’avoue ne pas être à l’aise en VFF où je dois “forcer” le mouvement alors qu’en EVO ma foulée naturelle sur l’avant trouve … chaussure à son pied.

Orteil de la chaussure minimaliste que les podologues ne vouent pas aux gémonies : l’EVO car les podologues estiment dans leur grande majorité que courir avec des orteils séparés n’est pas recommandé. Je ne ferai pas de commentaire, n’ayant pas les compétences idoines pour ce faire.

Orteil de la meilleure chaussure pour se lancer dans le running minimaliste : je vais faire une réponse de Normand. Ca dépend. Ca dépend 1) de votre foulée actuelle 2) de la place que vous voulez accorder au minimalisme au sein de votre entraînement.
Si votre foulée actuelle est une foulée “talon”, les EVO seront sans doute plus adaptées dans un premier temps (en alternance avec des séances de piste pieds nus), vous les utiliserez tranquillement sur des séances d’endurance en conservant vos chaussures actuelles pour les séances techniques. Si, par contre, vous courrez déjà sur l’avant du pied et que vous voulez progresser en vitesse, c’est sans doute plus la VFF KSO qu’il vous faut.

Ai-je été assez exhaustif ? Aurais-je oublié une catégorie ? Si c’est le cas, n’hésitez pas à me le faire savoir !

J’ai évidemment gardé le meilleur pour la fin : MON AVIS PERSONNEL … En fait, c’est plutôt un rêve que je forme. Le rêve d’une chaussure idéale qui prendrait le meilleur des deux modèles. Personnellement, j’aime le concept Vibram des orteils séparés mais je déteste sa semelle trop dure et trop raide alors que la semelle de l’EVO est d’une rare souplesse et permet réellement de dialoguer avec la route. J’aime également le matériau qui couvre le pied sur l’EVO, matériau qui serait pas mal sur une VFF. Vous l’aurez compris, chacune des deux concurrentes possèdent des qualités et des défauts et, à mon sens, n’ont pas la même vocation.

J’envisage de courir le Marathon Seine et Eure (17/10) en Vibram – tout ça pour avoir ma photo dans le journal évidemment – mais au vu de mes Orteils – ceux de l’article – , je ne suis pas certain qu’elles soient les plus adaptées à la chose.

Une petite vidéo montrant les Vibram en situation réelle : cliquer ici http://www.bfmtv.com/video-infos-actualite/detail/fivefingers-la-basket-en-forme-de-gant-360591/

Et pour tout savoir sur les Vibram :




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