Archive pour la catégorie ‘Littérature’

Livre : Gérer la Pression en Compétition

Vendredi 26 février 2010

Regardez-moi bien dans les yeux et répondez-moi franchement. Vous n’avez jamais eu “la pression” – le trac, le stres, la boule au ventre, une envie pressante … – à l’approche ou pendant une compétition sur laquelle vous fondiez de grands espoirs ? Non ? Vous en êtes bien certain ? Peut-être plus maintenant avec votre immense expérience des grands rendez-vous, mais avant ? Ca commence à vous rappeler quelque chose ?

Comment “oublier” cette pression ou comment l’utiliser à bon escient ? C’est à ces questions que répond Marylène Pia, sophrologue du sport (www.marylenepia-formation.com) dans “Gérer la Pression en Compétition” récemment paru aux Editions Amphora (www.ed-amphora.fr). Ouvrage dont je viens d’achever la “lecture”. Pourquoi des guillemets à “lecture” ? Parce que ce livre, au format classeur très pratique, inclut un CD d’exercices, base de … plans d’entraînement à la gestion de la pression. Et oui, on ne sort pas des “plans d’entraînement”, décidément.

Dans une première partie théorique, l’auteur, après avoir précisé ce qu’est justement cette pression et quelles sont ses manifestations, justifie le propos du livre : il FAUT gérer la pression. La deuxième partie insiste sur le “mental” avec cette idée force que si on ne peut pas changer une situation, on peut changer le regard qu’on y porte.

Puis viennent de nombreuses fiches très bien décrites et simples à mettre en oeuvre “sur le terrain” présentant des techniques respiratoires, de relaxation, de visualisation … contribuant à la gestion de la pression. Le CD audio sert de support à ces techniques.

Enfin, la dernière partie est consacrée à l’aspect stratégique : comment combiner ces techniques pour gérer la pression avant, pendant et après une compétition ? Et ce, en fonction du profil et des réponses physiques ou physiques de tout un chacun. L’auteur offre enfin les clés pour bâtir son propre programme d’entraînement sur 6 semaines.

Je n’ai pas l’impression d’être spécialement stressé avant une compétition mais j’ai commencé à mettre en oeuvre certaines des techniques présentées et j’en ressens déjà un certain bien-être. Un livre que je vous conseille donc vivement.


Philippe Paillaud : le marathonien voyageur

Samedi 6 février 2010

Préambule : j’ai la chance d’écrire librement sur Wanarun, de poster en fonction de mes envies, de mes coups de cœur. J’ai la chance de pouvoir échanger avec des personnes toujours prêtes à répondre à mes questions, sympathiques, passionnantes, d’exception… C’est encore une fois le cas avec un coureur qui vit pleinement sa passion. Un nouveau coup de cœur !


Lorsque j’ai réussi à joindre Philippe Paillaud au téléphone (après quelques échanges par mail pour trouver une date) il préparait ses valises : direction Tahiti pour y courir la 22ème édition du marathon de Moorea le 13 février prochain. Une petite place dans tes valises, Philippe ?

Mais au fait, connaissez-vous Philippe Paillaud ?
Si vous êtes des lecteurs fidèles de Wanarun son nom a déjà été cité dans un précédent billet (et si vous êtes un coureur à pied passionné vous devez sans aucun doute le connaître). Précisément, il y a un an déjà, lorsque je vous avais présenté Cécile Bertin. Car Philippe Paillaud est la personne qui a inspiré Cécile pour réaliser son défi : 7 marathons, 7 continents, 80 jours. Philippe avait déjà réalisé cet exploit, mais en 6000 jours précise t-il, et l’avait raconté dans un livre (je vous en reparlerai en peu plus loin). Il devenait ainsi le premier français à intégrer le club très fermé des coureurs ayant achevé 7 marathons sur 7 continents : le Seven Continents Club.

Philippe a commencé la course à pied à 38 ans. Comme toute personne qui débute il a d’abord couru 400 mètres, puis 1km, puis 2… pour faire sa première course sur 12km où un ami, qui vivait à New-York, le chambre un peu et lui lance le défi d’y courir le marathon l’année suivante. Mission accomplie en 1991. Sur le parcours dans Central Park il y rencontrera un certain Bernard Kouchner.

19 ans plus tard Philippe compte 20 marathons à son compteur. Seulement deux en France (Paris et le Médoc) mais beaucoup de destinations qui font rêver : la Norvège, l’Australie, la Chine…

L’emploi du temps professionnel très chargé de Philippe ne l’autorise pas à préparer de façon très « pointue » ses marathons. De toute façon la performance n’est pas recherchée (il a tout de même un record en 3h36 minutes à Dubaï en 2001). Son but : finir en prenant du plaisir. « Et puis les marathons sont de fabuleux prétextes pour découvrir de nouveaux pays, d’autres cultures, d’autres peuples » me confie Philippe. D’ailleurs il s’arrange pour arriver peu de temps avant la course pour ainsi profiter pleinement du pays après pendant plusieurs jours.

A la question, quel est pour toi ton plus beau souvenir, Philippe répond sans hésiter l’Antarctique à King George Island. « Je l’ai couru en 2007, c’est le seul pour lequel j’ai été obligé de trouver des sponsors pour financer l’aventure. 10 jours de bateau dont 3 pour l’aller-retour entre Ushuaïa et l’Antarctique et un séjour de rêve au milieu de la banquise parmi les baleines, les phoques, les manchots… Quant à la course, il s’agissait plutôt d’ un trail de 42km sur neige et glace que d’un marathon « ordinaire », car il n’y avait pas le moindre centimètre de bitume. Nous étions environ 150 coureurs à prendre le départ. En 2007, le temps était glacial et le vent très fort. Ceux qui l’ont couru en 2008 et 2009 ont connu des difficultés différentes puisqu’il s’agissait de deux années un peu plus chaudes, et donc un sol moins gelé, mais avec beaucoup de boue très collante ! ».

Les projets de Philippe se vivent maintenant au jour le jour. Après Tahiti il avisera. De petits soucis à un genou ne lui permettent pas de programmer trop longtemps à l’avance son prochain marathon-voyage, ou voyage-marathon devrais-je dire.

Je vous ai livré ici seulement quelques minutes d’échanges téléphoniques avec Philippe. Je vous invite à mieux le découvrir au travers de son livre «Le marathour du monde en sept continents». Livre qu’il a écrit pour raconter les marathons courus pour ce challenge des 7 continents mais également pour tous les autres : Irlande, Turquie, Grande-Bretagne… J’ai d’ailleurs commencé son livre en lisant le récit de son marathon couru à Rotterdam en 1992 car dans moins de dix semaines je serai sur la ligne de départ.

Le marathour du monde

Dans le préambule de ce billet je vous disais que j’avais la chance d’échanger avec des personnes d’exception. Sans flagornerie aucune (ce n’est pas du tout mon genre) c’est le cas de Philippe.

Il a réussi à être le premier français à intégrer un club qui ne compte que 200 coureurs environ sur la planète, il écrit un livre pour nous raconter son aventure et il reverse intégralement tous les bénéfices de ses ventes à la ligue nationale contre le cancer !

Le site internet de Philippe Paillaud.
Le lien pour commander son livre (13,50 euros + 2 euros de frais de port).


Livre COURIR LONGTEMPS – Bruno Heubi

Dimanche 24 janvier 2010

En général, les livres qui prétendent vous apprendre à courir sont – priorité ou choix selon vos préférences – 1) rébarbatifs 2) un peu trop doctoraux 3) pas pratiques 4) carrément ch… à lire 5) très typé “je suis la science infuse et je m’adresse à un demeuré” – rayer ou pas la ou les mentions inutiles.

Et bien, figurez-vous que j’en ai trouvé un 1) remarquable 2) bien écrit 3) exhaustif 4) bien présenté 5) agréable à lire 6) qui vous explique sans vous imposer et ne vous prend pas pour un neuneu. J’ai nommé Courir Longtemps de Bruno Heubi.

Que le titre ne vous effraie pas ! Bruno, grand spécialiste des longues distances – il a quand même gagné Millau en 2005 et a été sélectionné dans l’Equipe de France des 24h en 2009 – n’a surtout pas l’intention, ni la prétention de vous – ou moi, chêvre de base – faire courir Millau ou l’UTMB. Longtemps, ça peut être, tout bêtement et en fonction de vos capacités : 20 minutes, 5 km, 10 km, 20 km, 42.195 km, 100 km, 24 h, 3 jours, 6 mois … – peut-être pas 6 mois finalement.

Bon alors, le livre ? Déjà, il est très très bien présenté : aéré, des couleurs spécifiques à chaque chapitre pour s’y retrouver facilement, illustré, documenté, une excellente mise en page. Cà c’est pour la forme. La lecture est très agréable, comme quoi on peut être professeur d’EPS et savoir écrire, avec une facilité à expliquer de façon simple les choses complexes. Comme quoi, ce qui se conçoit bien (peut) s’énonce(r) clairement.

Quant au contenu, il est d’une rare exhaustivité. Les 350 pages couvrent un panel impressionnant du tout ce qu’il y a à savoir : les notions de base, les paramètres physiques, les caractéristiques spécifiques des individus, les saisons, la diététique, le mental, le cross training, l’approche du jour J, la course, les longues distances … j’en passe … beaucoup !

Et ce qui est le plus appréciable, c’est que Bruno Heubi n’est pas tombé dans la facilité qui aurait consisté à balancer des plans d’entraînement standards. Au contraire. Comme il s’adresse à des gens intelligents – souvenez-vous de l’un de mes articles “la course à pied rend-elle intelligente ?” – il leur donne non pas du travail pré-mâché, mais les bases nécessaires à leur propre construction d’entraînements efficaces.  

Je vous invite vivement à vous procurer cet ouvrage, une véritable mine d’informations qu’on lit, non pas par obligation, mais par plaisir. Rendez-vous sur le site de Bruno Heubi pour les commandes : www.brunoheubi.com


Littérature – Cimetière de pianos

Samedi 28 novembre 2009

peixoOù parfois le marathon vient se nicher là où on ne l’attend pas …

Cimetière de Pianos, du jeune romancier portugais Jose Luis Peixoto (Ed Grasset 2008), n’est pas un livre dédié à la course à pied. Loin de là. C’est le très beau récit à deux voix de la vie d’une famille portugaise du début du XXe siècle, famille désertée par la joie et plongée dans un deuil quasi-permanent. Récit énigmatique, difficile à suivre et qui ne se dévoile que très très progressivement après avoir parfois égaré le lecteur.  Mais, pourquoi donc parler de cet ouvrage sur Wanarun et quel est le rapport avec la course à pied ?

Francisco Lazaro, voilà le rapport ! Vous ne voyez toujours pas ? Vous n’avez pas de mémoire ou quoi ? Francisco Lazaro, c’est ce coureur portugais, l’un des favoris de l’épreuve, qui s’effondra mort au 30e kilomètre du marathon des JO de Stockholm en 1912. Et bien Francisco est l’une des voix du narrateur et le roman s’articule, non pas autour de chapitres, mais autour des funestes kilomètres que parcourut le malheureux marathonien.

Dans le roman, Jose Luis Peixoto, imagine un Francisco qui pense avoir trouvé la Martingale, avec un grand M, en s’enduisant le corps d’une graisse qui facilite sa pénétration dans l’air. Et effectivement, les premiers kilomètres lui donnent raison mais il fait chaud ce jour-là en Suède, très chaud …

Page 262 : “Des groupes de coureurs me dépassent. Je ne sais quel vent les porte.” … “je suis plus fort, plus fort et plus grand que la fatigue. Il y a longtemps que je connais l’instant où le corps dit : arrête, arrête. Mes jambes ne s’arrêtent pas. Arrête, arrête. Mais je continue à balancer les bras de part et d’autre de mon torse, comme si je donnais des coups de poing à l’air, comme si je luttais avec l’air et le rendais toujours plus faible, toujours plus proche de céder.”


Vous voulez quoi au juste ?

Samedi 7 novembre 2009

Je viens juste de terminer l’excellent livre de François Dufour “Les journalistes Français sont-ils mauvais ?”. De cet opuscule, il ressort, entre autre, que les journalistes Français, au contraire de leurs homologues Anglo-saxons, sont très éloignés des préoccupations de leurs lecteurs. En gros, qu’ils écrivent, pour écrire et se faire plaisir. Nombril, nombril, quand tu nous tiens …

C’est évidemment, une généralisation qui autorise des exceptions, d’ailleurs l’auteur l’admet volontiers. Aussi, à Wanarun, avons-nous décidé de faire partie de ces exceptions, même si nous ne sommes pas journalistes, mais peu importe :-)

Alors, pour répondre aux préoccupations de nos lecteurs, quoi de mieux que de leur demander ?

Quelle ligne éditoriale souhaitez-vous que nous donnions à ce merveilleux site qu’est le nôtre ? Pour faire plus simple : de quoi voulez-vous qu’on cause ? Et surtout, comment voulez-vous qu’on en cause ? Sérieux voire académique ? Distrayant ? Trash ? Vous voulez du plan d’entraînement (le 2,34 km en moins de 4 minutes), des essais (le dernier Marcel en superlycraboum de chez Azuno), des récits de courses (j’ai participé aux 14,345 km de Mézouquilay-le-chéri), des billets d’humeur, un feuilleton, le courrier des lecteurs, la rubrique shopping, la rubrique mode, la … STOP !!!!!!

Mesdames, Messieurs les runne(use)rs, à vos claviers … Exprimez-vous en commentant cet article.


Le livre de la mort qui tue … JOGGING

Vendredi 30 octobre 2009

Alors que je triais une vieille bibliothèque datant de mes années SciFi et Heroic Fantasy à la recherche d’un vieux Bradbury – j’ai dit vieille bibliothèque ? Il serait sans doute plus approprié de dire “très vieille” -, coincé entre PolterGeist et The Thing, j’eus la surprise de retrouver JOGGING de Brooks Stanwood.

Vous pensez bien que, par le titre alléché, titre dont je ne me souvenais d’ailleurs et je l’avoue humblement, ni de l’existence, ni du contenu, ni même de l’avoir lu à l’époque – certes très reculée, ceci pouvant expliquer cela … – je cessai immédiatement mes fouilles archéologiques pour me plonger dans une lecture – rapide – de cet opuscule.

JOGGINGAmes sensibles, s’abstenir ! JOGGING, vu sa date de sortie, 1980, n’est pas un guide pratique décryptant, ce qui à l’époque, était en train de devenir un phénomène de mode – un buzz, pour les plus jeunes. JOGGING n’est pas non plus un abécédaire du comment courir mieux, plus efficacement, gagner des minutes en se fatiguant moins etc etc etc à l’usage des millions de nouveaux pratiquants qui découvraient les vertus fabuleuses de notre sport favori.

JOGGING dont le titre porte en lui-même le teasing, surtout au seuil des 80’s, est en fait un roman d’épouvante comme il s’en faisait beaucoup en cette période et qui finissaient généralement en films de plus ou moins bonne qualité ou l’inverse – j’ai déjà parlé de PolterGeist, de The Thing, on pourrait aussi évoquer les Dents de la Mer, Carrie … – dont les premiers chapitres parlent effectivement de course à pied … sauf qu’après ça dégénère grave … mais, je vous laisse le découvrir, le livre étant assez facile à trouver en occase sur le web. Evidemment le scenario est plus qu’improbable et, sans dévoiler l’intrigue, les gentils ont quand même des chances de gagner à la fin, mais ça se laisse franchement lire !


Concours : un exemplaire gratuit de ZATOPEK, ça vous tente ?

Jeudi 29 octobre 2009

Il y a deux jours, je vous disais tout le bien que je pensais de la revue ZATOPEK, si différente de ses concurrentes et si intelligente dans son approche de la course à pied. Ayant eu vent – il y a du vent sur le web ? buzzzzzzzzz – de cet article, la rédac du magazine m’a proposé un deal. En gros, chaque fois que je cite Zatopek sur Wanarun, je touche … ah non ? Ce n’est pas ça le deal ? Mince, j’ai dû mal comprendre alors :-) Va falloir que je supprime les 500 occurences du mot que j’avais insérées dans mes 2 prochains articles, notamment celui sur mes parcours d’entraînement préférés (400 occurences).

En fait, le deal c’est pour vous, mes chers et fidèles lecteurs – il y en a ? – qu’il a été proposé – quelle magnanimité de ma part, quel désintéressement ! – Et ce deal c’est … roulement de tambour, ratatatatatam : en échange de … rien du tout, un exemplaire gratuit de la revue aux 20 premiers qui m’enverront leur adresse postale (par mail : fredbros@free.fr).

CONCOURS TERMINE. J’AI LES NOMS !!! IL ME MANQUE JUSTE UNE ADRESSE. MERCI A TOUS LES PARTICIPANTS !

zatopek

Par contre, il ne s’agit pas du N°12 dont je vous ai parlé l’autre jour, celui-là, vous irez l’acheter en kiosque et en courant – ça rend plus intelligent, si si – mais du N°9. Mais je suis certain que le sujet principal, qu’illustre d’ailleurs à merveille la couverture, va en intéresser plus d’un ou d’une …


Un peu de lecture pour mieux comprendre votre Suunto T6C

Samedi 17 octobre 2009

Comme moi, vous avez déballé votre belle boite Suunto T6C multisport pack et vous avez découvert quelques guides à lire pour savoir ce que permet votre nouveau joujou. Vous avez donc eu le choix de commencer par le Guide éclair ou le Guide d’utilisation de votre Suunto T6C, ou pour le pack multisport par le User’s Guide du GPS POD.

Personnellement, je suis un peu resté sur ma faim. Ok, le fonctionnement de la montre et du pod sont bien expliqués, on apprend donc facilement où trouver telle fonction, comment changer tel paramètre… En revanche, rien ne nous explique vraiment le sens de certains de ces paramètres. On nous parle de MET, d’EPOC, de TE, de R-R, bref je suis juste perdu ! Le guide de la montre nous donne tout de même quelques indications sur ce qui se cache derrière ces sigles mais cela reste pour moi un peu trop vague.

La valeur MET est votre niveau d’activité physique et est corrélée avec votre VO2 max. Pour connaitre votre valeur, vous pouvez vous baser sur la conversion suivante : 1 MET = 3,5 ml/min/kg.

EPOC représente la consommation d’oxygène post-exercice excessive (c’est clair non ?), c’est à dire le volume d’oxygène nécessaire au corps pour récupérer après un entrainement. Plus l’effort sera intense, plus votre besoin en oxygène sera important.

TE, ou Training Effect, est parait-il une fonction unique de Suunto T6C qui mesure l’effet de l’entrainement sur la condition physique. Il se mesure de 1 à 5, 1 représentant une activité faible, genre de récupération, alors que 5 représente une intensité élevée améliorant les performances aérobies mais qui nécessite des séances de récupération.

R-R est l’intervalle de fréquence cardiaque (temps entre 2 battements).

Mais si vous souhaitez avoir quelques précisions supplémentaires, je vous conseille de jeter un œil au Suunto T6C Running Guide, par Eddie Fletcher, mais en anglais uniquement. Cela fournit des indications sur comment définir son profil sportif pour bien régler sa montre et le chapitre 6. Glossary revient sur les paramètres cités plus haut.

Bonne lecture !


e-saga de l’été – Episodes 14 et 15/15

Vendredi 28 août 2009

Grande Soirée Spéciale e-saga aujourd’hui et, en prime time pour achever l’été en beauté : 2 épisodes en un ou un double si vous préférez, comme pour la dernière d’Urgences sur France 2 dimanche dernier. Un grand ouf de soulagement pour certains ! Enfin terminé ! Wanarun va retrouver sa vraie nature ! Pour les autres, espérons que la fin proposée leur plaira, sinon ils peuvent toujours faire comme ce grand amateur de littérature qui, systématiquement ne lit pas les derniers chapitres des ouvrages et imagine sa propre fin idéale pour ne pas être déçu. Tiens, j’ai une meilleure idée : vous pouvez vous-mêmes proposer une autre fin dans la rubrique commentaires. La meilleure proposition recevra un cadeau de la part de Wanarun. Ah ? On me dit que j’aurais dû demander avant à Manu, c’est lui le big boss du site, et que ce n’est pas possible. Désolé. Dans ce cas, la meilleure proposition aura droit uniquement à mes félicitations, ce n’est déjà pas si mal :-)

Résumé de l’épisode précédent : tout notre petit monde, à l’exception a priori de la mère de Steeve, qui, et de loin, semble continuer à préférer le bridge avec ses copines à la course à pied, tout notre petit monde, donc, revenons à nos moutons, est en train de courir, ou presque, dans le parc. A 20h04, la situation semble très claire. Les positions en course reflètent parfaitement les places sur la grille de départ : Priscilla et Steeve sont au coude à coude, au sens propre comme au sens figuré. Brad suit légèrement derrière avec une tendance subreptice à parfois visiter  les bas-côtés pour disparaître temporairement d’une vue toujours possible. Sharon est sortie de piste dès le premier tour mais reste sur le circuit. Positions figées donc, quand soudain à 20h04 … (pour mémoire, c’est la dernière phrase de l’épisode précédent).

… surgissent, en bout de ligne droite, comme venus de nulle part et en tous les cas bien malvenus, Pat et Matt Dugenou. “M…. !” est le premier mot qui vient naturellement à l’esprit de Priscilla et avec un M majuscule qui plus est. Impossible de les éviter à moins de réaliser un rapide 180° sur place suivi d’une bonne séquence de VMA bien longue mais après bonjour la réputation que les Dugenou ne manqueraient pas alors de lui faire sur les prochaines courses – courage fuyons … Déjà qu’ils s’étaient bien gargarisés en long, en large et en travers, de leur victoire au dernier Run and Bike, une plaie toujours pas refermée. L’affrontement semble donc inévitable mais il peut sans doute être retardé le temps de fourbir quelques armes.

Ralentissement général donc, à la grande surprise de Steeve qui commençait quand même à tirer la langue et qui, l’espace d’un bref instant, eut l’impression d’avoir des ailes avant qu’il ne se rende compte que c’était le rythme de sa partenaire qui avait baissé. Surprise aussi pour Brad, d’autant qu’ évidemment les quelques secondes nécessaires à ses neurones pour la bonne appréciation du phénomène le rapproche nt dangeureusement du duo et qui ne doit alors son salut qu’à un gros buisson heureusement et judicieusement placé là par un jardinier consciencieux. Surprise aussi pour Sharon, encore toute étonnée de voir les habitants de son buisson doubler brutalement et friser la surpopulation.

Attardons-nous un instant sur ce buisson pour ne pas avoir à y revenir par la suite. Du genre hydrangéa, en pleine floraison, bien entretenu et bien taillé par notre jardinier consciencieux, il offre une cachette idéale, aux yeux des promeneurs, à deux adultes raisonnablement constitués, sans nécessiter de trop grande promiscuité. Oui mais, comme vous le savez si vous avez eu le courage de lire l’ensemble des chapitres de cette e-saga, Brad est plus que raisonnablement constitué, le fruit d’innombrables heures de travail en salle de musculation. Sharon n’est pas spécialement obèse, bien au contraire, c’est une belle et grande brune, très sympa qui plus est, mais dans notre cas d’espèce, la promiscuité n’en devient pas moins une nécessité qui s’impose naturellement.

Priscilla a donc ralenti, ce qui n’est pas son habitude et se demande quelle attitude adopter face à ces fringants Dugenou dont elle devine de loin le sourire mielleux et entend déjà les remarques acerbes qui surgiront derrière d’inévitables paroles de circonstances. “Tiens, Priscilla, tu t’entraînes ce soir ? Tu n’aurais pas un peu grossi ? Tu as changé de partenaire ? … et patati et patata.” Le pire serait, évidemment, qu’ils s’incrustent et s’entraînent avec elle. Une idée lui vient à l’esprit. Elle pourrait s’arrêter, embrasser Steeve langoureusement, le temps que les Dugenou passent. Ils n’oseraient quand même pas s’arrêter et attendre ? Bof, pas géniale comme idée. Et en plus, cela pourrait donner quelque espoir mal conçu à l’autre pseudo-runner. Plus que 50 mètres …

Un détour par notre buisson où il se passe bien des choses que l’auteur ne peut passer sous silence. Après quelques instants d’embarassement réciproque bien compréhensibles, les langues commencent à se délier. “Euh ! Bjour” dit Brad. “Euh ! Bonjour” répond Sharon. “Fait beau ce soir non ?” dit Brad. “Oui, pas mal, ils avaient annoncé de la pluie mais ça tient” répond Sharon. “Ah ouais” dit Brad. “Oui” répond Sharon. Un dialogue entâmé donc sur les chapeaux de roue. “Il est bien taillé ce buisson, vous ne trouvez pas ?” dit … Sharon (je vous ai eu !). “Ah ouais” répond Brad.

Plus que 50 m donc entre le duo Priscilla / Steeve et les Dugenou et toujours pas de positionnement stratégique clairement défini. Le baiser langoureux, abandonné. Simuler un lacet défait ? Pas beaucoup mieux.

“Le buisson ! Le buisson !” Patience, j’y arrive. Visiblement, à retourner voir Priscilla pour rien, on a loupé pas mal de phases et de phrases du dialogue car en tendant bien l’oreille on en est maintenant à “Finalement, on pourrait peut-être quitter ce buisson et aller dîner quelque part non ?” alors qu’on en était resté précédemment au temps et aux compétences du jardinier … Chose dite, chose faite et nos deux seconds rôles de se lever et de s’en aller discrètement pour voguer vers d’autres aventures.

La rencontre entre Priscilla et les Dugenou est maintenant inévitable. “Matt, tu as vu ? C’est Priscillaaaaaa !”, là c’est Pat qui parle évidemment. “Ah oui, tu as raison ma chérie”, là c’est Matt. “Bonsoir Priscilla. Tu t’entraînes ce soaaar ?”, là c’est en choeur. “Oui”. “Tiens, je ne connais pas ton nouveau partenaire ? Tu ne cours plus avec Brad ?”. “Non”. “Tu ne nous le présentes pas ?”. “Steeve”. “Nous, c’est Pat et Matt Dugenou, Priscilla a dû vous parler de nous ? non ?”. Steeve, qui peine à reprendre son souffle, a à peine le temps de prononcer ”A vrai dire …”, que la réponse à cette question toute rhétorique fuse : ”Nous sommes les derniers vainqueurs du Run and Bike de … devant Priscilla et Brad”.

Priscilla, verte de rage, reprend alors la parole “Il faut qu’on y aille là, Steeve, on a une grosse séance ce soir.” “On peut s’entraîner avec vous ?”.  ”XXXXXX – censuré” pense Priscilla mais ne le dit pas. Steeve, qui voit là, une possible occasion de rendre son calvaire peut-être un peu plus supportable, on se sait jamais, acquiesce. “Alors, vous avez quoi au menu ?” minaude Pat. “14×200m en VMA, 5×6 minutes au seuil, 5×10 minutes à 85% de la VMA”. Un regard Dugenoutien échangé puis “Bon, alors on va vous laisser car nous on fait juste un petit footing de récupération, on se voit dimanche sur le 10 ?”. “Oui”. Et les Dugenou de poursuivre leur chemin très satisfaits de cette rencontre.

Sur ces entrefaites apparaît la mère de Steeve qui a visiblement délaissé un peu plus tôt que d’habitude ses copines de bridge – mauvaise perdante ?. N’y voyez surtout pas de combines entre une mère et son fils, le parc est simplement le chemin le plus court pour aller du club de bridge à la maison, lorsqu’il est ouvert. Apercevant son Steeve chéri, elle ne peut s’empêcher de s’approcher de lui, du couple sportif qu’il forme avec la Superbe. ”Bonsoir, ah ! Vous devez être la fameuse Priscilla, non ?”.

Cette dernière est en train de friser l’exaspération, entre ce boulet qu’elle doit traîner jusqu’à ce qu’il lâche enfin prise (il a tenu 4 minutes quand même pour l’instant, elle aurait pensé moins), les Dugenou qui lui ont définitivement pourri la soirée et maintenant, il ne manquait plus que cela, la mère du boulet qui va bientôt lui demander si elle sait repasser et faire la cuisine. Pitié !!! Il faut quand même qu’elle s’entraîne Priscilla ! Elle a un blason à sérieusement redorer.

Aussi lance-t-elle sans plus attendre son premier 200 m VMA plantant là Steeve et sa mère qui en restent tous les deux coi, Steeve le premier d’ailleurs, avec comme seule perspective pour le reste de la soirée un débat sans doute très animé, autour d’une bonne salade de tofu à l’effeuillée de betterave sur lit de wakame, sur les choix peu judicieux du fiston en matière d’élément féminin.

FIN ?

Non pas encore car c’est sans compter sur les surprenantes capacités d’une mère blessée, surtout lorsqu’elle est nourrie aux algues et autres spécialités bizarroïdes biologiques. Alors certes, elle ignore ce que VMA veut dire mais jamais on aura vu 200 m aussi rapide sur ce bout de ligne droite et jamais Priscilla n’aura vu une adversaire revenir aussi vite sur elle et surtout lui asséner une bonne paire de claques retentissantes suivie d’un tournage de talon d’une surprenante rapidité et d’un retour aussi rapide que l’aller. “Mon garçon, on rentre à la maison, maintenant”.

FIN

Remerciements : à tous ceux qui ont eu le courage de lire cette e-saga, en entier ou partiellement, à tous ceux qui ont commenté ou critiqué ainsi qu’à Claudine et Mauricette, les animatrices d’un estival après-midi atelier d’écriture à Bagnères de Luchon (promesse tenue).


e-saga de l’été – Episode 13/15

Mardi 25 août 2009

Résumé de l’épisode précédent : nous sommes mercredi, il est 20h. Tous les protagonistes de l’histoire, hormis la mère de Steeve, qui préfère et de loin le bridge à la course à pied, sont, à titre plus ou moins officiel, présents dans le Parc où va se dénouer, n’en doutons pas une seconde, l’intrigue. Surtout qu’il ne reste plus que 3 chapitres, y compris celui que vous allez lire maintenant donc il ne s’agit plus de lambiner en route. 18km/h svp.

Flashback … Il est 19h59, Steeve vient d’arriver à la grille d’honneur du Parc et voit s’approcher, toute de jaune vêtue et telle une gazelle ailée – bizarre, il me semblait que les gazelles n’étaient pas jaunes et ne volaient pas … – la Sublime Priscilla. Qu’elle est belle quand elle court, ne manque-t-il pas de se dire. Ben oui, quoi, il faut bien qu’il se dise un truc de ce genre. Il ne va pas juste jeter un regard bovin à l’Apparition, encore un peu lointaine, puis regarder bêtement ses lacets de chaussure ou compter le nombre de barreaux de la grille d’honneur. Brad, s’est posté quelques mètres à gauche de l’entrée, derrière un massif de troënes, Sharon a préféré la droite et les thuyas. Immobiles, tels deux caryatides, les yeux aux aguets, ils observent alternativement la mobile et le statique. La mobile se rapproche de plus en plus du statique. Encore quelques mètres. Ca y est, la jonction s’est opérée.

“Bon, voilà le topo : 10 minutes d’échauffement à 14 km/h, 10*800m à 96% de la VMA, récup 5 minutes, 5*100m VMA, récup 10 minutes. Pas de question ?”, Steeve n’est pas certain d’avoir tout compris, en particulier ce qu’est la VMA. En revanche et malgré ses très maigres connaissances théoriques de la course à pied, il se doute bien qu’un échauffement à 14 km/h, qu’il aura déjà du mal sans doute à supporter, ne peut être suivi que d’une phase plus rapide et que VMA signifiera probablement, pour lui, la fin des haricots : Viens Mourir à l’Agonie ? “Pas mal tes chaussures, des N* ? Tu les as trouvées où ?”. Enfin, un sujet qu’il maîtrise à peu près, il a d’ailleurs bien mémorisé le speech du vendeur et se dit que le rejouer permettrait de retarder la fumeuse échéance de quelques minutes. Mais à peine le nom du magasin prononcé, que la Divine, tout à son entraînement, annonçe le top départ.

Et notre Steeve de commencer à courir, suivi de près par Brad qui devance d’une courte tête Sharon. Celle-ci prend rapidement un chemin de traverse autour du lac afin de rejoindre la petite troupe à mi-chemin. Le rythme s’élève rapidement. Steeve, pour le moment s’accroche mais on sent qu’il est à la limite de la rupture. Il se met en danseuse pour aborder le premier raidillon du parcours (euh ? le Tour c’est fini). Priscilla est quelque peu surprise par la ténacité de Steeve qu’elle estimait bien inférieure et en tous les cas incapable de supporter cette première montée. Subtilement, elle accélère. Steeve s’accroche, toujours suivi par Brad qui maintient l’écart. Sharon est presque arrivée à mi-parcours, normal ! elle a triché ! Steeve est encore plus à la limite de la rupture, mais l’Amour avec un grand A, à moins que ce ne soit la bêtise avec un petit b, semble le porter. On n’est plus seulement à la limite de la rupture, mais aussi à celle du miracle. Dans la descente, Brad, on se demande bien pourquoi, accélère et se rapproche dangeureusement.

Il est 20h04, Steeve court depuis 4 minutes à 14km/h et résiste toujours. Quand soudain …

FIN DE L’EPISODE

Comme on approche de la fin, il faut bien ménager le suspense …




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