COURIR SANS CHAUSSURES : LES RAISONS D’UNE CONVERSION, LES MYTHES, LES CONSEQUENCES, LES CONCLUSIONS.


 

Je devais me présenter, le moment est venu. Je suis donc kiné, ostéopathe, j’ai 61 ans, plus de 35 ans de métier et encore plus de course à pied !… J’ai cette particularité de courir depuis longtemps pieds nus, bien plus rarement en chaussures minimalistes (non par rejet, mais en raison de leur absence dans mes débuts, et donc par simples manques de besoin et d’habitude !).

POURQUOI JE COURS SANS CHAUSSURES ?

Pour deux raisons presque entremêlées dans le temps. D’abord mes études : dans les « 70’s », l’ostéopathie était encore une discipline peu répandue (« interdite » même aux kinés par les textes de loi de l’époque) et ma formation m’a conduit à réfléchir sur la biomécanique du corps, du sportif et du coureur en particulier. A l’époque, j’étais licencié en athlétisme à Paris (Paris Université Club, puis UCBB). Abebe Bikila aux JO de Rome 1960, Zola Budd multiple recordwoman, etc… Si l’on peut être champion, boucler un marathon ou battre des records sur piste, en courant pieds nus, pourquoi pas moi (pieds nus, pas les records !!!), j’ai décidé d’essayer… Et à ce moment, un accident de la route, un pied entre autre très abîmé (je cohabite toujours avec des broches et des vis…), un chirurgien pessimiste quant au sport, l’impossibilité de me chausser « normalement », un entraîneur qui me défie (« avec tes bons chronos, tu voulais déjà courir sans tes pompes, eh bien vas-y ! »…), la rage de reprendre la course (en particulier le fond et le « hors stade »), je me suis propulsé « barefoot runner », à une époque où on ne parlait pas de mode, de « tendance », ni de buzz, sans autre support de conversion que mes connaissances physiologiques, mes sensations (ça, j’en ai appris des choses sur le tas…), mon chrono personnel (on me laissait un peu me débrouiller avec mes « two bare feet »). Voilà, une histoire finalement ordinaire, un chemin…

Oui, mais voilà… Cela marchait ! Cela courait même, et pas trop mal… Je n’ai jamais fait d’exploit, mais j’ai amélioré mes temps sur piste, ça, c’était incontestable. Avec ma « drôle de foulée », un tiers plus courte mais bien plus rapide, je progressais. Sur route, je me débrouillais assez bien : en près de deux ans (eh oui, il en faut, de la patience et du temps, nous y reviendrons) mes « semelles étaient faites », je m’adaptais aux terrains, je disais toujours que je n’avais jamais couru sur les mêmes parcours d’entraînement extérieurs deux fois avec les mêmes sensations, toujours différentes car je « sentais » des nuances, insoupçonnables dans une chaussure, et je m’adaptais à chaque instant à ces nuances. Les yeux fermés, j’aurais pu donner le nom de la rue (du Braille podologique…) !

Aujourd’hui, des coureurs ne comprennent pas (ils ne peuvent souvent même pas l’imaginer) ce que nous ressentons au contact du sol : la sensorialité du pied est un sens identique aux autres, et si l’on a la satisfaction de pouvoir regarder son chrono, entendre les encouragements, boire agréablement, on peut éprouver la même satisfaction à percevoir sous sa peau les nuances du sol sur lequel on court. Cela fait partie du plaisir de courir, comme le reste, et on finit par en avoir besoin. C’est aussi simple que cela, et c’est finalement, uniquement pour cela que j’ai continué à courir, et que je cours aujourd’hui encore, pieds nus… Même mes VFFs me gênent, si je les chausse parce qu’il pleut.

C’est toujours ma réponse à ceux qui évoquent les modes, les tendances, les marchés de l’équipement, l’époque hippie de Woodstock, le désir de se démarquer, j’en passe… Je ne suis pas un intégriste du pieds nus/minimalisme, je respecte les choix de chacun, je comprends les hésitations, je ne critique pas les rejets « a priori » (même si les raisons sont très souvent liées à la pensée unique bien connue dans d’autres domaines) : le coureur à pied a encore la liberté de décider de ce qu’il fait de son corps ! J’essaie simplement d’expliquer, d’argumenter, sans marteler une vérité qui n’existe pas là plus qu’ailleurs, de conseiller les hésitants (car s’ils hésitent, c’est qu’ils ont une intention mais sont très mal informés…). J’accompagne toujours mes « patients » sportifs, notamment ceux qui ont été blessés ou des curieux interrogatifs lors de mes entraînements en ville, désireux « d’essayer avec quelqu’un » : tous n’ont pas au final franchi le pas de la transition, c’était leur choix, mais très honnêtement, ils ne sont pas majoritaires et de loin. Si j’ai pu leur rendre service, je les remercie simplement de leur confiance et, pour reprendre les paroles d’un coach sportif minimaliste, « voir le sourire spontané et quasi unanime s’afficher sur les visages après quelques centaines de mètres de foulées pieds nus », c’est tout ce j’en attends personnellement. Et s’ils ont pu, par eux même, continuer, alors j’ai réussi pour leur bien-être…

Et c’est souvent là qu’il faut tempérer les ardeurs car, si au fond, ça n’est « pas si difficile que ça », tout est à faire, c’est long et c’est là la phase transitionnelle qu’il ne faut surtout pas rater ! Mais c’est un point tellement important que cela sortirait de cette simple présentation.

POURQUOI JE CONSEILLE DE COURIR PIEDS NUS OU EN CHAUSSURES MINIMALISTES ?

Les travaux scientifiques sont nombreux, surtout depuis ces dix dernières années. Le Web regorge de publications et surtout de vidéos expérimentales ou de terrain, et j’encourage tous les coureurs intéressés à les consulter. Je ne veux ni promouvoir ni oublier personne, donc je citerais pèle-mêle les travaux les plus connus de médecins spécialistes : D. Liebermann (Harvard), et plus récemment J. Stoxen (« Team Doctors » médecine du sport – Chicago). Pour les réfractaires à la langue de Shakespeare (bien que les vidéos, même en anglais, soient suffisamment démonstratives), le site remarquable de mon homonyme et confrère québécois Blaise Dubois (mais sans aucun lien de parenté !), directeur de la « Clinique du Coureur ». Les travaux, enfin, axés sur le pied, et que je partage régulièrement sur ma page facebook, sont également la spécialité d’un médecin, N. Campitelli (Podiatric Medicine and Surgery – Ohio).

Je me garderais bien de commenter ces travaux : tout y est, la compétence de leurs auteurs est bien plus importante que la mienne puisque c’est leur principal sujet de travail. Le côté médical n’est qu’un support scientifique, certes incontestable au vu des images et des observations. Ma propre vocation médicale m’impose aussi l’honnêteté : celle de souligner qu’il ne s’agit pas là de preuves scientifiques validées, mais d’observations compilées, expliquées, démontrées, et confirmées par les constatations cliniques et de terrain. Elles restent donc parfaitement discutables, et les tenants de la « pensée unique » que j’évoquais tout à l’heure sont tout à fait en droit de pratiquer le négationnisme absolu !

Je préfère pour toutes ces raisons conseiller la lecture d’un certain nombre d’ouvrages (hélas en anglais…) : le plus connu « Barefoot Running Step by Step » du précurseur Ken Bob Saxton, « The Barefoot Running Book » de Jason Robillard, « Barefoot running » de Michaël Sandler. Les livres ne manquent pas, les approches sont toutes un peu différentes, mais leur gros intérêt est d’être le fruit de l’expérience sportive et la description des phases de progression est sensiblement la même… Je pense que c’est à consulter absolument avant toute pratique de transition. Les auteurs ont tous également leur propre site internet et page facebook, et on peut y trouver déjà des éléments très utiles.

Pour ne parler que de mon expérience personnelle et des raisons qui motivent ce choix de la course pieds nus/minimaliste, la démarche est extrêmement simple : laisser ou redonner au corps ses droits de fonctionner de la façon la plus naturelle qui soit et pour laquelle il a été conçu, et aussi la faculté de se protéger tout seul. Bien sur, j’entends déjà parler de retour à l’âge des cavernes, de la bougie, au mieux du moyen-âge,… Non, il s’agit simplement de reconnaître une erreur ou, tout au moins, une piste erronée. L’actualité médicale nous montre régulièrement -hélas- des exemples de recul pour cause de fausse piste ou surtout d’effets secondaires imprévus sur certaines thérapeutiques. On n’accuse pas pour autant les laboratoires d’empoisonneurs inconscients et patentés, ils sauvent aussi des vies au quotidien !

Le même parallèle est fait à présent par rapport aux chaussures à amorti, et un récent article publié par mon confrère Blaise Dubois compare d’ailleurs fort pertinemment ladite chaussure aux médicaments anti-cholestérol (je lui laisse la responsabilité de cette comparaison) : empêcher des pathologies vasculaires graves, c’est bien, mais mettre les consommateurs en fauteuil roulant, l’est nettement moins… alors, et si déjà on mangeait autrement ? Grand débat !… Et puisqu’il est avéré que les chaussures à amorti génèrent des pathologies en ayant voulu, en toute bonne foi, le bien du coureur (ce que je ne conteste absolument pas même si je n’ai jamais partagé ces arguments)… alors, si… on courait autrement ? Vous supportez le médicament anti-cholestérol, sans effets secondaires : prenez-le ! Vous supportez les chaussures à amorti et votre squelette va bien : gardez-les ! Happy ! Sinon, besoin ou curiosité, on continue à parler…

LES CONSÉQUENCES DE LA COURSE PIEDS NUS /MINIMALISTE : RISQUES, LIMITES, CONTRE-INDICATIONS

Les avantages sont là : équilibrer notre squelette, prévenir la survenue ou la récidive de certaines blessures, communiquer avec son corps et son environnement, trouver de nouvelles sensations positives, les buts sont donc là aussi, nous aurons l’occasion de les développer.

Être objectif, c’est évoquer aussi les problèmes et les risques générés par l’abandon des ses chaussures (complètement, ou par passage au minimalisme, nous verrons qu’il y a en fait peut de différences entre les deux modes).

Le risque de blessures, directe ou non : on ne peut pas le nier, surtout lors de la course pieds nus stricte. Nous verrons que les cas sont beaucoup moins fréquents et surtout beaucoup moins sérieux qu’on ne pourrait le craindre… En balance, il faut évoquer l’impossibilité presque absolue d’entorse de cheville (le pied ne peut pas en même temps écraser son arche interne et faire une bascule en sens contraire !) Pas d’ampoules par frottement non plus (qui n’a pas boité quelques jours à cause de cela…), ni tendinites directes, ni fasciites… Pas d’ongle noir, pas de mycoses ni de pied de sportif non plus. Il faut donc tout relativiser et ne pas mettre le risque de blessure en avant : pourquoi toujours chercher à faire peur ? La fameuse fracture de fatigue, enfin (stress fracture) : oui elle existe, mais elle ne se produirait quasiment pas si on ne faisait pas n’importe quoi…

Les limites existent aussi : déjà, quelque en soient les motifs, on essaie, si on n’aime pas, on n’aime pas, point ! Courir un marathon pieds nus, nous sommes un certain nombre à l’avoir fait (le premier à Paris en 98 en ce qui me concerne) : si l’on cherche une performance de temps, ce n’est certes pas la meilleur formule, mais on n’est jamais le dernier non plus et valoir (un peu !) moins de quatre heures, il y a de quoi être content et… susciter la curiosité à l’arrivée… Les distances inférieures ne posent aucun problème avec l’entraînement. Un certain nombre de coureurs actuellement s’alignent, évidemment en chaussures minimalistes, sur les trails notamment et les fabricants s’intéressent maintenant de près à ces nouveaux clients. En résumé, les limites sont celles que l’on se fixe, sans chaussures du tout, ou avec une autre formule, au feeling…

Les contre-indications : il n’en existe qu’une absolue, c’est le diabète. Autant cette maladie n’est plus aujourd’hui un motif d’exclusion du sport, au contraire, mais rajouter un risque, même minime, au niveau cicatrisation serait stupide. En dehors de cela, les idées reçues sont nombreuses : choc talonnier et mal de dos (non, la seule zone du pied qui ne frappe pas le sol, c’est justement le talon !), tendinites (faux, les tendons n’ont jamais été aussi peu contrariés), etc… Certains diront connaître des collègues ayant abandonné le pieds nus/minimalisme à cause de problèmes musculo-squelettiques. C’est vrai, mais l’explication est très simple : ils sont allés trop vite, trop tôt, ont été mal coachés, ont sur-utilisé leur mécanique corporelle : on ne va pas les accabler, mais vouloir passer de la conduite d’une berline de série au prototype automobile de course, juste en changeant de véhicule d’une heure à l’autre, qui l’imaginerait sans risque ?… Là aussi, côté progression, il y a certainement le plus à dire.

EN CONCLUSION… ET A SUIVRE

Le sujet est vaste, les auteurs de livres en ont écrit des centaines de pages. Mon objectif est de poser aussi clairement, objectivement et rationnellement que possible la question de la course pieds nus et/ou en chaussure minimaliste en essayant d’aborder chaque point qui mériterait des éclaircissements et répondrait aux attentes des lecteurs de Wanarun…

Je voudrais juste terminer en partageant une pensée pour Stéphane, qui connaissait si bien ce sujet : je ne regrette qu’une chose, c’est de n’avoir jamais eu l’occasion de le rencontrer, nous avions encore tellement de choses à nous dire, notamment sur la réflexologie du pied… Mais je suis sur que de l’autre côté du miroir, on doit forcément continuer à courir, avec… ou sans runnings !!

64 commentaires sur “COURIR SANS CHAUSSURES : LES RAISONS D’UNE CONVERSION, LES MYTHES, LES CONSEQUENCES, LES CONCLUSIONS.”


Posté par Girith Le 18 juin 2011 à 17:48

merci pour cet article 😉 un coureur en pleine transition vers le « moins de chaussure »

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Posté par daniel Le 18 juin 2011 à 19:37

Merci à toi ! Si tu souhaites des précisions ou voir traiter un problème particulier, susceptible de t’aider (et donc d’autres coureurs aussi) n’hésites pas à questionner… Bonne chance pour ta période de transition !

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Posté par Thomas Le 18 juin 2011 à 22:26

Bonjour Daniel, Concernant la reflexologie du pied, ma femme pratique cela sur moi de temps en temps (elle est naturophate) et on est assez étonné de ne quasi pas trouver de zone sensible alors que à vue d’oeil je dois avoir certains probleme. Quelle est ton expérience entre reflexologie et course à pied? Est-ce que la course à pied « désensibilise » le pied en quelque sorte? Thomas.

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Posté par daniel Le 18 juin 2011 à 23:39

Bonjour Thomas, Il est certain que tout ce qui peut provoquer un épaississement des tissus intermédiaires entre la peau et les plans profonds isole les récepteurs sensitifs et atténue donc ton propre ressenti par rapport aux stimulations du massage. Et les pressions dues à la CAP en font évidemment partie. Par contre, même si tu sens moins les manœuvres de réflexologie effectuées, celle-ci gardent toute leur efficacité car l’action des doigts est toujours la même en profondeur… Ta naturopathe préférée peut donc continuer efficacement son précieux travail !! 😉

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Posté par arlerond Le 19 juin 2011 à 0:45

félicitations pour l’article en cap de toutes manières il ne faut pas brûler les étapes pieds nus , minimaliste ou avec chaussures normal. Pour apporter ma pierre à l’edifice et sans jouer le miraculé de lourde depuis que je cours et marche avec mes vffs et bien je n’ai plus du tout mal à ma fasciites plantaire avec mes on clouds ma douleur au fascia plantaire avait deja grandement diminué mais c’est tellement du bonheur avec mes vffs que je ne les quittes plus. Pour revenir au sujet des fractures de fatigues surtout pour ceux qui commencent, il est impératif d’être à l’écoute de son corps et savoir faire la différence subtil mais importante entre la douleur lié à l’exercie même et la douleur qui est la pour tiré la sonnette d’alarme. Mais la pas de miracle c’est chacun son feeling donc pour palier à cette difficultés il faut être progressif , laisse le temps à son corps de s’habituer au changement comme le préconise Daniel. Et ne pas hésité à demander les conseils et l’aide de personne comme Daniel. Voila encore merci Daniel Et pour finir écoutez votre corps que ce soit chaussures ou pas , amortis prioproception minimaliste etc … Le plus important c’est de trouver « chaussure » à son pied , le marché actuelle nous offre de quoi nous satisfaire , l’important c’est de se faire plaisir en courant p.s1: progressif car bon, on change pas les habitudes d’un pied qui est resté « prisonnier » d’une chaussure (dites normal) pendant plus de 10 ans ^^ p.s2: oubliez pas c’est pas parce qu’on a un amorti qu’il faut courir comme un boeuf. la foulée souple , fluide et légère :p

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Posté par daniel Le 19 juin 2011 à 6:16

Merci ! Ton témoignage n’a pas besoin de commentaire : c’est ton vécu et je partage toutes tes remarques ! Il n’y a qu’une façon de courir : la sienne ! Écouter son corps en est le moteur logique, il nous informe et est capable d’assurer ainsi sa propre protection, à condition… d’en tenir compte ! Tu as senti la différence avec tes VFFs, tu as eu la démarche de la progressivité et tu es content : tout est parfait ! Bonne continuation à toi !

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Posté par Manu79 Le 19 juin 2011 à 10:03

Très bon article Daniel, tout est dit !!!

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Posté par Maria Le 19 juin 2011 à 10:58

Superbe article!! Ai-je déjà dit que j’ADORE te lire?? si non, voilà c’est dit ! et PROGRESSION.. je pense qu’il n’en serait pas inutile d’en parler et d’y consacrer un article entier.. le bien-être, le bonheur qu’on retrouve en courant pieds-nus nous fait oublier que malgré tout il ne faut pas doser le même nombre de séances… et surtout il faut se retenir de faire des séances VMA tout en début… car les os et les pieds ne sont pas encore prêts.. PROGRESSION ! le mot d’ordre… Bref, un SUPERBE article que je ferai suivre à ceux qui me posent tant des questions…

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Posté par daniel Le 19 juin 2011 à 12:32

@ Manu : merci, et venant de toi, marathonien, cela me fait d’autant plus plaisir !! Tu illustres bien ce que l’on peut faire sans rien du tout aux pieds !! @ Maria : merci également ! Toi aussi, tu illustres bien l’article : tu viens de connaître tes limites, avec heureusement pas de casse, et c’est ce genre d’expérience qui me motive dans ma démarche ici ! Je connais ta motivation à toi, tu vas persévérer, car le minimalisme n’est pas dangereux… mais risqué, ça oui !!! Plus de VMA avant d’avoir respecté les sensations qui l’autorisent… Mais en octobre, ça ira 😉 !

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Posté par Tom Le 20 juin 2011 à 17:14

Bonjour Daniel et merci pour ce superbe article plein de sagesse. En ce qui me concerne, j’ai tenté l’expérience en chaussures minimalistes et n’ai rencontré qu’un obstacle : des douleurs insupportables aux… talons (talons écrasés). Comment expliquer cela ? J’ai l’impression que pour trottiner, c’est ok, mais dès qu’on ajoute de la vitesse, les talons trinquent… Merci de tes éclaircissements.

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Posté par daniel Le 20 juin 2011 à 17:39

Tom : difficile à affirmer sans t’avoir vu courir, mais d’après ta description, la première explication qui vient à l’esprit, c’est que tu as continué sans doute à « talonner », même légèrement. La foulée minimaliste, c’est réception sur l’avant pied et amorti par le pied lui même et la musculature du membre portant. Le talon ne fait souvent que frôler le sol, et, comme la foulée est plus courte et plus rapide, elle fait en sorte que le talon ne le touche même souvent pas… Ce qui est le contraire exact de ton impression… Si c’est le cas, il faut revoir la foulée, lever les genoux de manière à diminuer le temps de contact des pieds au sol (ce que l’on fait pieds nus, c’est pour cela qu’on sent à peine les cailloux !!) et le problème douloureux devrait disparaître… L’autre possibilité est la raideur, voire la rétraction de ton fascia plantaire (la prolongation sous le pied de ton tendon d’Achille), souvent d’ailleurs secondaire à une ancienne fasciite (« épine calcanéenne »). Là, la difficulté est toute autre, il faudrait « allonger » ce tissu tendineux, et je n’en connais pas le moyen.. Tu peux bien sur consulter un médecin du sport, mais je crains que comme beaucoup, il ne te reçoive à coup de fourche en te disant que « le minimalisme est mauvais…, la preuve !!! ».

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Posté par Tom Le 20 juin 2011 à 17:50

Merci pour cette réponse rapide ! Si je mets de côté la seconde hypothèse, il me reste ce que je craignais : la nécessité de devoir changer de foulée, travailler la gestuelle… ce qui est incompatible avec une pratique assidue dans le but de préparer des courses (10 km, semis, marathons). J’ai l’impression qu’il faudrait consacrer des mois, voire des années à transformer tout cela ! Ce qui rend la philosophie du barefoot moins accessible à la plupart des coureurs…

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Posté par daniel Le 20 juin 2011 à 19:45

Nous sommes tout à fait d’accord ! Des mois, c’est certain. On peut difficilement donner une durée, tellement de facteurs individuels entrant en ligne de compte… Pour accéder aux distances supérieures à 20km, je dirais qu’il faut tabler sur 12 mois au moins pour une transition en toute sécurité et retrouver, voire améliorer (cela a déjà été réalisé) ses performances antérieures… C’est une décision à prendre, c’est sur. Pareil pour le trail, mais des témoignages récents confirment la parfaite compatibilité du minimalisme et des courses en conditions difficiles. Conclusion : c’est un choix, mais c’est possible !!

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Posté par Tapa Le 21 juin 2011 à 0:04

Salut Merci pour ce long article. Je suis passe aux VFF récemment en ayant je l’admet un peu peur que mon surpoids (78-79kg pour 1m73) ne soit pas compatible. Et puis je suis fortement pronateur ayant eu des semelles orthopédiques sur mes vieilles new balance. Cela fait maintenant 3 mois que j’alterne VFF et new balance pour y passer en douce. Il y a 3 semaines j’ai fais un 20km et ce weekend un semi marathon avec. Bon, il est clair que je coure moins vite avec! Au début je pensais que c’était mon manque d’entrainement couple a une reprise de poids (3-4kg de plus qu’en fin 2010) mais finalement je pense que je ne pourrais courir a la même vitesse. Le prochain objectif est le marathon du Médoc. Je compte bien le faire en VFF mais ton commentaire sur les distances longues me laisse perplexe (12 mois de préparation). Bon, cela dit, le Médoc je le fais avec une vingtaine d’arrêts obligatoires pour faire honneur aux nectars locaux. Il faudra peut être que je fasse plus de sorties longues pour ma préparation. Blague mise a part, j’ai l’impression que cela tire plus sur mes mollets et j’ai plus de sensation de fatigue musculaire qu’avant. Mais je n’ai pas de douleur particuliere. J’espere bien ne pas en avoir! Pour le moment je suis content de mon choix!

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Posté par olivier Aberlin Le 21 juin 2011 à 4:05

Merci Daniel pour cet article et ce sujet qui m’attire et m’interpelle depuis longtemps…. Je cours très régulièrement des semi et ai courus 3 marathons. Je m’entraine actuellement pour un semi IM. J’hésite un peu à faire le grand saut car j’ai deux fibromatoses plantaires (non génantes) sous chacun de mes pieds… y a t il un inconvénient quelconque à courir pieds nus avec ce genre de soucis? Merci d’avance et encore bravo pour cet article.

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Posté par daniel Le 21 juin 2011 à 6:39

@ Tapa : courir à la même vitesse, très honnêtement, je ne pourrais pas te répondre car nous manquons encore de recul pour être affirmatif. Une chose semble par contre se confirmer, c’est la progression en vitesse… avec le temps, comme s’il fallait effectivement que le corps retrouve son potentiel en repartant d’un niveau inférieur après transition minimaliste. Toujours le même dilemme : est-ce que je veux courir différemment pour me protéger au risque de courir moins vite, ou dois-je continuer « comme avant » et accepter les risques potentiels ?? Cruel la vie de coureur à pied !! Et ne t’inquiète pas pour tes muscles ! On y reviendra, mais à eux aussi il leur faut du temps pour s’adapter à leur nouvelle vie… @ Olivier : je ne crois pas qu’il y ait un inconvénient quelconque, puisqu’au stade de la fibrose, la lésion est « calée », et n’évoluera plus dans aucun sens. Par contre, ce phénomène s’accompagne souvent d’une légère rétraction, un petit raccourcissement du fascia plantaire : cela n’est pas une contre-indication, il n’y a guère de risque de sur-lésion, mais cela peut « tirer » sous tes pieds au début ou ces derniers vont devoir supporter un amorti pour lequel ils vont peut-être manquer d’élasticité… Je te conseille d’essayer, pieds nus, sur une piste d’athlé ou, à défaut sur un sol dur et très lisse, quelques minutes (pas plus de 5 maxi) et… de sentir les réactions… Je ne peux pas te dire plus à ce stade là : essaie, sois prudent, TRÈS progressif et recontactes moi pour les résultats (quels qu’ils soient, je suis toujours intéressé par ces commentaires !).

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Posté par bolt Le 21 juin 2011 à 8:20

Bonjour Daniel et merci pour cet article. Je vais passer au minimalisme et pour la transition j’envisage d’alterner chaussure classique et chaussure minimaliste en augmentant progressivement les distances avec la minimaliste. Cette façon de faire est-elle valide ou vaut-il mieux abandonner la chaussure classique et commencer avec la minimaliste par de petites distances en augmentant progressivement sans revenir à la chaussure classique. Cela m’interpelle car je voudrais conserver mon potentiel physique acquis avec mes chaussures classiques…. J’aimerais avoir plus de conseils sur la méthode de transition « idéale ». Merci

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Posté par daniel Le 21 juin 2011 à 11:31

@ Bolt : Il n’y a actuellement bien sur aucune règle absolue en matière de transition. Pour moi, la méthode la meilleure me paraît la logique : on veut changer radicalement de chaussure, avec toute l’implication corporelle que cela entraîne, il faut le faire radicalement ! Il est mauvais de changer continuellement de type de foulée alors qu’on doit en changer une fois pour toute : le squelette va dérailler !!! Je pense que c’est : minimaliste à 100% du temps , mais… TRES progressivement ! (je rabâche, je sais ;-)). Quant à ton « potentiel », là aussi je crois qu’il faut être précis. Tes capacités physiques ne changeront en aucun cas (heureusement !). Par contre, tes performances vont temporairement s’en ressentir… Je le disais, on ne change pas radicalement de foulée en lui demandant d’être la même tout en étant complètement opposée, du jour au lendemain !!! Encore une fois, tous les incidents et/ou abandons viennent de là… Mais tu pourras aussi progresser une fois le minimalisme intégré !! En conclusion : la transition « idéale » (en tous cas de bon sens) c’est : chaussure minimaliste d’emblée et continuité de l’entraînement, en acceptant juste la neutralisation d’une période quant aux performances. A titre d’encouragement, on voit des coureurs performer en minimalistes, sur de grandes distances et même sur trails…

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Posté par Manu79 Le 21 juin 2011 à 12:08

Oui, je confirme qu’une fois la transition intégrée (course pieds nus pour moi), on retrouve le même niveau et on peut même l’améliorer. Par exemple, mes records perso pieds nus (sur la piste et marathon) et en VFF (sur un 10km) établis tout récemment sont meilleurs qu’à l’époque où je courais en chaussures (jusqu’à il y a 6 ans). Par contre, il faut être patient, et je comprends bien que ce n’est pas facile…

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Posté par atchoum Le 21 juin 2011 à 12:52

@daniel merci pour cet article intelligent qui fait réfléchir évidemment et qui est agréablement nuancé, sans affirmation péremptoire. Je pense que j’essaierai effectivement cette migration l’année prochaine (après avoir fait le marathon du médoc moi aussi @Tapa) car je ne trouve aucun plaisir à faire du « score de temps » (j’ai passé l’âge à plus de 40 ans) et que la course est pour moi un plaisir sportif secondaire (je travaille d’habitude pied nu pour les arts martiaux). Je suis plus nuancé pour la reflexologie plantaire mais il s’agit certainement d’un a priori culturel : je me méfie énormément des « naturopathes » et autres « pathes » qui en veulent justement aux miennes de pattes car là les publications sont finalement nettement moins pertinentes que celles de la course pied nu. Bref, merci.

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Posté par daniel Le 21 juin 2011 à 14:10

@ atchoum : en matière de réflexologie plantaire, il faut surtout aujourd’hui se méfier apparemment des élus locaux … ;-( désolé, c’est la faute aux médias depuis quelques jours…. Plus sérieusement, c’est une méthode qui fait partie de l’arsenal des « méthodes réflexes », qui n’offre elle non plus aucune garantie scientifique, mais qui a ses partisans. Sur un plan plus anatomique, on trouve au niveau du pied les terminaisons de nos enveloppes internes (les fameux fascias) et il est vrai que des manipulations peuvent soulager des maux de tête, de dos, etc… mais cela n’est plus du « réflexe », c’est de la thérapie manuelle directe. Merci d’avoir souligné le ton anti-polémiste de mon texte, et si tu veux tenter l’expérience du minimalisme, c’est l’intention qui compte et ton corps saura te dire si tu as fait un bon choix !! Dans tous les cas n’hésite pas à me le faire savoir.

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Posté par daniel Le 21 juin 2011 à 14:47

@ manu : ton témoignage confirme la parfaite possibilité de progresser avec le passage minimalisme. Il s’ajoute aux expériences enregistrées à ce jour. On peut au moins dire qu’avec le temps nécessaire, le retour au moins aux performances antérieures semble tout à fait possible ! Soulignons que, comme moi, tu cours pieds nus, et que ce qui est réalisable sans chaussures minimalistes l’est aussi avec !! C’est dire à quel point elles laissent s’exprimer librement la mécanique humaine !

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Posté par Erwann Le 21 juin 2011 à 20:22

Très bel article plein de bon sens, de respect et d’ouverture d’esprit. En ce qui me concerne c’est le minimalisme qui m’a réconcilié avec la CAP après plus de 10 ans de désamour. Un peu plus de 2 mois que je me suis remis à courir, directement en chaussures minimalistes (VFF), les sorties longues en trail (plus de 30kms) font déjà partie de mon entrainement, et ce WE j’attaque les 56 kms du trail du Morbihan, que du bonheur.

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Posté par daniel Le 21 juin 2011 à 22:23

@ Erwann : merci ! Dans ton cas, on ne peut pas parler de transition, après 10 ans d’interruption,mais plutôt de véritable démarrage dans le minimalisme ! Ton exemple est justement frappant : je pense que si tu avais dû opérer une vraie transition, ton adaptation aux VFF aurait surement été beaucoup plus longue… Tu es d’emblée capable, en très peu de temps, de retrouver ton potentiel ancien et d’effectuer des sorties longues, et dans une discipline qui ne fait pas de cadeaux… On verse ton « cas » dans le dossier des capacités de notre corps à utiliser très rapidement… simplement ses propres ressources quand on le laisse libre de s’exprimer ! Bonnes courses et fais connaître ton exemple !

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Posté par chris64 Le 23 juin 2011 à 14:01

Bonjour à tous, dites, une question comme ça, dans ce débat passionné et passionnant et ces retours d’expérience enrichissants : en gros le débat consiste à se demander s’il est plus traumatisant sur le long terme de courir « minimaliste », voire carrément bare-foot, ou en runnings. A cette question, j’ai mon avis, comme chacun d’entre vous, certainement. Mais puisque Daniel fait référence à ses chronos, et cite même en exemple Zola Budd et Abebe Bikila, ma question à moi est plus ciblée « performance » : Daniel semble convaincu d’être plus performant pieds nus qu’il ne le serait chaussé, qu’il me corrige si je l’interprète mal. Une manière simple de vérifier cela serait de comparer sa VMA avec celle des coureurs qui ont la même VO2 max que lui. De la même manière, pour extrapoler ces résultats, il faudrait comparer le ratio VMA/VO2 max des coureurs entrainés et habitués à courir depuis longtemps en bare-foot ou minimaliste, avec ceux des coureurs chaussés de runnings. On devrait se rendre compte que l’économie de course, la « rentabilité » de la course minimaliste est nettement supérieure, pour une VO2 MAX identique, et ainsi démontrer que si les meilleurs coureurs du monde, y compris les kényans et éthiopiens, portent des chaussures, ce n’est pas pour gagner des courses, mais pour gagner de l’argent de leurs sponsors, et ne pas « casser » le marché mondial juteux des ventes de runnings en démontrant de manière trop évidente que pour courir vraiment efficacement, il faut courir pieds nus !… Allez, je vous l’avoue, pour être tout à fait franc, je ne suis pas archi-convaincu que Bikila chaussé d’Adistars Adizero aurait couru son marathon moins vite, et je ne suis pas sûr que Zola Budd aurait été moins performante en étant chaussée (d’ailleurs elle a rapidement opté pour les chaussures, … mais encore une fois, était-ce pour gagner en performance, ou plutôt pour gagner des sous de ses sponsors, quitte à y perdre en valeur sportive… le débat n’est pas tranché, faudrait le lui demander …) mais par contre, vraiment, je ne demande qu’à être convaincu par des données chiffrées pour démontrer irréfutablement qu’à potentiel aérobie identique la course pied nus (même, et surtout, sur longue distance, où la notion de traumatisme intervient encore davantage que sur piste) est plus efficace qu’avec la technologie moderne des runnings … qu’en pensez-vous, et auriez-vous des chiffres pour étayer ce débat de passionnés ?

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Posté par Tom Le 23 juin 2011 à 14:16

Voilà une contribution intéressante car je me demandais, comme tout le monde, pourquoi les athlètes kenyans et éthiopiens couraient chaussés si, effectivement, il est plus efficace de courir pieds nus ou en chaussures très réduites. Je me souviens avoir lu que l’entraîneur de Bikila s’était rendu compte, avant les jeux de Rome, qu’il courait plus vite pieds nus que chaussé… D’où ce fameux marathon de 1960 pieds nus. 4 ans plus tard, Bikila était chaussé par Asics… qui a remporté le jackpot car forcément, les objectifs des appareils photo et des caméras se sont focalisés sur ses pieds… Rien ne dit en effet qu’il n’aurait pas réalisé le même temps pieds nus cette année-là…

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Posté par daniel Le 23 juin 2011 à 14:39

Reprenons point par point : D’abord, je n’ai pas dit que j’étais « plus performant » pieds nus : j’étais seulement et personnellement convaincu que j’allais pouvoir continuer à courir, et en évitant des lésions imputables aux chaussures (convictions ostéopathiques et impossibilité de me chausser), avec comme exemple les champions cités en référence. Les performances, je n’y pensais pas vraiment, surtout au début. Cela méritait d’être parfaitement précisé. Il existe actuellement une étude (menée en milieu expérimental, sur tapis ergométrique) portant sur la mesure de consommation d’oxygène des coureurs, dans des conditions strictement identiques, chaussées et pieds nus. Les tout premiers résultats, provisoires et non validées, montreraient une diminution moyenne de l’ordre de 5% de cette consommation d’O² lorsque l’athlète court pieds nus… 5%, c’est toujours bon à prendre, mais quel serait l’impact sur une compétition de fond ? A suivre… D’autre part, lorsque j’écris que mes performances ont évolué lors de ma reprise post-traumatique, pieds nus, je ne dis pas que je ne les aurais pas améliorées… de toutes façons ! Et je pense même fortement que j’aurais progressé, même chaussé, mais c’est toujours la question de ma biomécanique et des lésions, mes vraies motivations… On a dit de Bikila que, certes il avait remporté un marathon olympique pieds nus, mais qu’il avait amélioré son temps par la suite… parce qu’on « l’avait chaussé »… Rien n’est moins discutable ! On ne peut apporter aucune preuve, dans un sens ou l’autre ! Je pense personnellement que sa progression est surtout et avant tout due à… son entraînement !! Il n’est malheureusement plus là pour nous éclairer… Je pense que l’on a chaussé ces champions surtout pour attacher à leur image celle d’une marque (Zola Budd n’a jamais démenti !), plus que dans le souci de leur permettre d’être encore meilleurs… mais je ne veux faire aucun procès d’intention ! Quant aux « limites » du minimalisme, nous avons encore beaucoup à découvrir : je viens de visionner des images du Marathon du Mont Blanc 2010, couru et terminé par un coureur en VFFs.. Il n’est certes pas arrivé premier, mais sa performance est belle quant on voit les difficultés de cette épreuve. Voilà, il manque juste l’essentiel : des données chiffrées et randomisées, elles ne sont pas pour tout de suite, et rien ne nous empêche donc de continuer à confronter les expériences et d’en discuter, sans passion et en attendant mieux !…

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Posté par daniel Le 23 juin 2011 à 14:45

@ Tom : désolé nos posts se sont croisés, mais tu trouveras je pense dans ma réponse des arguments partagés !! Une chose est sure, aujourd’hui, en ce qui me concerne : sur route, je suis sensiblement plus rapide, et en tous cas beaucoup plus à l’aise dans ma foulée (la seconde remarque doit expliquer la première…), pieds nus que dans des chaussures à amorti, c’est très clair. Mais je ne suis pas un sujet d’étude… 😉 Mon ami Manu a déjà dit la même chose, donc nous sommes à ce jour au moins 2 à en témoigner !!!

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Posté par Tom Le 23 juin 2011 à 14:50

Absolument Daniel. Je partage ton sentiment sur la sensation de liberté dans la foulée que j’ai ressentie en Asics Piranha. J’ajoute pour ma part, mais c’est un constat très personnel, que j’ai senti une très nette diminution de la fatigue musculaire des jambes avec ces chaussures, sur 10 km comme sur semi.

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Posté par chris64 Le 23 juin 2011 à 15:18

Merci à toi Daniel pour ta réactivité et à Tom également, voilà qui fait avancer le débat ! Je pense exactement comme toi, Daniel, que tu aurais probablement amélioré tes chronos, même en étant chaussé. Jje pense surtout d’une manière générale que tout bare-foot runner est forcément plus attentif aux détails, plus pointu sur sa pratique, plus rigoureux dans sa préparation, que tout autre runner chaussé de niveau comparable, car justement il est à la fois influencé par le « prétendu » risque qu’il prend, et se doit donc d’être plus précis sur ses gestes, et d’autre part il est peut-être parfois plus « motivé » qu’un coureur chaussé comme tous les autres, puisqu’il se fait souvent un « devoir » de démontrer par ses performances que ce dont il est convaincu intérieurement se vérifie sur le terrain : tout cela le rend peut-être aussi plus performant, tout simplement ! mais que ce soit ce supplément d’âme relevant du « dopage motivationnel », un entrainement plus pointu et raisonné qu’un coureur traditionnel, ou vraiment la biomécanique de son geste sportif, si les résultats sont meilleurs sans chaussures, il aurait tort de s’en priver, et c’est la conclusions qu’il faudrait tirer ! Je mets juste un bémol sur ce qu’on pourrait presque appeler la « théorie du complot » des grandes marques de chaussures qui mettent la main sur toutes les stars naissantes de la course (Zola Budd, Abebe Bikila, et d’autres sûrement moins connues), pourtant c’est moi qui l’ai évoquée !… non, en fait je n’y crois pas trop, parce qu’on rencontre tous les dimanches, oui tous les dimanches, de braves kényans 10 fois plus performants que nous, du niveau de 1h02 à 1h04 au semi, qui sont bien loin derrière l’élite de leur pays, qui tourne en 59 minutes, mais nettement devant les meilleurs coureurs régionaux et largement de taille à lutter avec les meilleurs français… eux, ils ne se font pas payer leurs chaussures par des sponsors richissimes qui vont voir leurs couleurs hissées très haut, ils font simplement partie de groupes d’entrainement chapeautés par des coachs qui ne me semblent pas gagner énormément d’argent sur leur dos (on n’est pas dans le foot, pas du tout les mêmes sommes), et pour eux, par contre, gagner la course, à tout prix, c’est vraiment une question de survie, car pour manger à la fin du mois, ils leur FAUT la victoire … vous en avez sûrement vus, de ces coureurs, ils arpentent les courses à label régional et national (pas international, car la concurrence est un peu trop rude pour eux, ce ne sont pas les même kényans qui s’alignent au MDP, par exemple ! …) Hé bien, eux, ils courent chaussés … est-ce par souci de performance ?… est-ce par naïveté, manque de force de conviction auprès de leurs coachs pour les persuader qu’ils y gagneraient en performance ?.. par souci de préserver leur corps pour enchainer les courses semaine après semaine durant toute l’année ?… J’aimerais bien savoir … Je ne sais que penser, je serai attentif aux résultats des essais comparatifs dont tu parles Daniel, et si les 5% d’écart « d’économie d’energie » se confirment entre pieds nus et chaussés, ça aura forcément un certain retentissement ! A quand un coureur de haut niveau suffisamment courageux pour se détacher des grandes marques, quitte à s’adjoindre un sponsor « équitable » avec une campagne sur le thème de la course respectueuse du corps tel qu’il a été conçu ? (je pense à la campagne de Romain Mesnil pour d’autres raisons, qui avait porté ses fruits pour son cas personnel, et fait le buzz) J’avoue que j’adorerais qu’on me prouve que tout le monde se fourvoie depuis si longtemps, je serais hyper content de me moquer de moi-même et de ma crédulité !!… mais bon sang, pour l’instant, y a pas encore assez de preuves… pfff ça serait trop facile si c’était une évidence !

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Posté par Manu79 Le 23 juin 2011 à 16:43

On spécule beaucoup, et moi le premier, sur la réponse à la question « si courir pieds nus c’est si bien que ça, pourquoi les bons coureurs africains qui plus jeunes devaient courir pieds nus (ndlr : attention, préjugé !!) ne continuent pas à le faire ? Hein petit malin, ça t’en bouche un coin, hein ? Hein ??? ». C’est en effet une bonne question. Il suffit de leur demander lorsqu’on les croise sur les petites courses à petites primes où en général il est plus facile de les aborder. Moi, je suis timide, je n’ai malheureusement jamais osé de peur qu’ils ne parlent pas le français ou l’anglais (ce dernier étant en plus très approximatif chez moi), mais à chaque fois que j’en aurai l’occasion, j’essaierai maintenant de le faire pour mieux comprendre. Alors, puisque moi aussi je suis un être humain et que j’aime donner une opinion même si au fond je ne sais pas grand chose, je dirai que, comme beaucoup encore une fois, je suppose que le fait d’afficher une marque, ça y joue en effet. Je pense que même les plus modestes des Kenyans courant en 1h04′-05′ ont un petit contrat avec un équipementier ou un petit magasin de sport puisque je rencontre des coureurs beaucoup moins performants qu’eux en avoir, mais je me trompe peut-être. Mais évidemment, ça ne peut pas être que cela. Moi qui cours et aime courir pieds nus, à quelle occasion je remettrais des chaussures ? Si je sentais le besoin de me protéger le dessous de mes pieds, tout simplement ! Quoi qu’on en dise, les chaussures sont avant tout faites pour se protéger. Si ces coureurs couraient pieds nus étant jeunes et que l’on suppose qu’à aucun moment ils n’aient été influencés par un quelconque entraineur ou sponsor (ça reste à voir…), ils ont dû à un moment ou à un autre ressentir le besoin de se protéger d’éventuelles petites coupures qui les retarderaient dans leurs préparations. Car oui, même quand on est habitué, il peut arriver que l’on se coupe, ce n’est pas bien grave mais ça peut empêcher de courir quelques jours. Idem, sur des chemins pierreux, courir en chaussures leur permet évidemment d’aller plus vite. Donc, au risque de perdre un peu d’efficacité en ayant à soulever 2 petits poids à chaque foulé, ils estiment nécessaire de courir chaussés pour avoir de la continuité dans leurs entrainements ou ne pas avoir besoin de s’arrêter au milieu d’une épreuve, pour éviter les petites coupures, pour courir sur des terrains variés, etc. Pourquoi alors ne pas courir en minimalistes dans ce cas là ? Je ne voudrais pas y mettre ma main à couper (j’y tiens trop !), mais je pense bien que si, comme c’est la tendance, les grands fabricants orientent le développement des chaussures vers le minimaliste, on verra la plupart courir avec ces dernières dans les prochaines années. D’ailleurs, ne courent-ils pas tous déjà avec les modèles compet de leurs sponsors ? Peut-être pas sur les pubs ou pendant leurs entrainements devant la presse, mais on sait tous ce que ces faux moments de vérité valent… Enfin, ce ne sont que des suppositions, j’espère pouvoir en discuter un jour avec ces coureurs. Après, il est vrai que je suis plus performant pieds nus alors que je m’entrainais encore plus en chaussures, mais je reconnais qu’il n’y a peut-être pas de lien de cause à effet, même si dans le feu de l’action je peux être amené à dire que oui. J’ai 31 ans, un bon âge pour la course de fond, je cours depuis 13 ans plus ou moins régulièrement, c’est peut-être pour cela que je cours plus vite en ce moment. Ce que je sais, c’est que je me sens mieux en courant pieds nus, je ressens plus de plaisir. Même si j’aime bien me donner à fond et tester mes limites chronométriques, c’est pour moi l’essentiel donc, que j’aille plus vite ou que je régresse, je continuerai comme ainsi !

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Posté par daniel Le 23 juin 2011 à 18:04

Je vous lis les uns et les autres avec beaucoup d’intérêt !! Chacun apporte son expérience et ses réflexions (au demeurant fortement argumentées !) et cela montre bien à quel point, dans le domaine de la course pieds nus / minimaliste, il y a des choses à dire et des questions à (se) poser… Je suis en tous cas très heureux d’avoir déclenché tout cela, et encore plus que les échanges se fassent dans un climat convivial et dépassionné ! Pour en revenir au « chaussage » des compétiteurs africains, je pense qu’effectivement la notion de protection en est certainement la principale raison (laissons le business de côté !). J’ai chez moi un jeune voisin d’origine rwandaise, né en Europe, qui se distingue très bien en trail : il court ses épreuves en Merrell Glove, après avoir abandonné très tôt les chaussures à amorti, mais nous nous croisons souvent pendant ses entraînements sur les routes, je l’ai toujours vu courir pieds nus (il avait d’ailleurs été très surpris de me voir également ainsi la première fois !!!) Ah, la couleur de peau… Le naturel et l’intuitif d’un côté, le sécuritaire et le « productif » de l’autre, c’est ce qui était dit dans vos posts. Ce que je peux dire, et je sais pour en avoir déjà parlé avec lui, que Manu sera surement de mon avis : courir pieds nus, c’est effectivement avoir une rigueur, une écoute de soi, la recherche du performant plus à travers les sensations que par le chrono tout seul (l’un n’empêchant pas l’autre…), chercher à perfectionner son geste effectivement de façon « pointue », non pas sur un rythme de métronome, mais au contraire sur une adaptation permanente de sa foulée à la nature du terrain, les reliefs, etc… On ne court pas,… on joue à courir vite (j’aime bien cette formule !!). C’est une autre façon de courir, on y trouve son bonheur ou pas, comme dit Laspalès : »c’est vous qui voyez !! ». Pour moi le choix est fait, mais j’ai un respect sportif pour ceux qui n’ont pas fait le même.

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Posté par chris64 Le 23 juin 2011 à 19:04

Daniel, Manu, Tom, épousez-moi ! lol ! Non, je plaisante, mais vraiment en quelques échanges j’ai appris énormément, emmagasiné arguments, contre-arguments, et contre-contre-arguments tous étayés de concret, et ça, ça vaut de l’or ! Bref, ton dernier post Daniel, qui résume assez bien l’ensemble de nos derniers échanges, m’a réellement éclairé, franchement ça fait du bien d’avoir l’impression d’avoir avancé dans ses propres convictions ! Je pense donc que s’orienter vers des chaussures typées compétition (pour les plus frileux et/ou les plus « formatés » marketing d’entre nous) , voire vers des chaussures résolument minimalistes type VFFs, voire même vers le « pieds nus » pour les plus convaincus et courageux (je n’ai pas dit intégristes ;-)) sont toutes des solutions de nature à nous faire avancer dans notre pratique, qu’elle soit orientée vers la recherche de vitesse et d’efficacité, ou simplement par l’envie de tutoyer ce caractère naturel, animal, ancestral, du geste de la course, ces deux orientations se rejoignant d’ailleurs souvent. Les principes de base étant la progressivité dans tous les cas, qui sera proportionnelle à la radicalité du changement opéré et inversement proportionnelle à la qualité technique de douceur d’appuis de chaque candidat au changement à l’instant t. Pour mon cas précis, j’opterai pour la solution « je suis peureux et j’assume, MAIS je veux savoir !! », en m’offrant très prochainement des chaussures nettement moins fournies en amorti que celles qu’on nous conseille si souvent, avec la conviction qu’en effet désormais c’est quasi-évident dans mon esprit, les résultats et les sensations ne se feront pas attendre … cependant je prendrai les précautions nécessaires bien qu’étant pratiquant régulier et léger. En tout cas, ce débat m’aura bien plus rapidement convaincu que bien des lectures ne l’avait fait avant … la pertinence des arguments et la cordialité des échanges n’y sont certainement pas pour rien c’est certain ! Merci encore à vous

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Posté par daniel Le 23 juin 2011 à 20:18

Très content de voir que, d’emblée, mon projet trouve de l’écho et dans des conditions particulièrement conviviales ! Comme tu le dis, nous avons la chance de pratiquer une discipline ouverte, variée, où chacun, du jogging de loisir à l’ultra-trail, peut trouver son bonheur et évoluer à sa guise et selon ses possibilités physiques. Nous sommes libres de nos choix, encore faut-il qu’ils soient éclairés aussi objectivement que possible. Comme je le disais en conclusion, j’ai des convictions d’ordre biomécaniques, j’essaie de les partager en en montrant l’intérêt : si ceux qui décident d’opérer cette transition le réalisent dans de bonnes conditions, j’aurais réalisé mon souhait en sachant qu’ils ne le regretteront pas ! Les autres sont tout aussi respectables, peut-être le feront-ils plus tard, je souhaite simplement, pour en avoir connu beaucoup, qu’ils ne se blesseront pas trop….

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Posté par duhamel Le 24 juin 2011 à 8:08

bonjour, Je suis depuis quelques temps les divers discussions autour du sujet barefoot et minimalisme car c’est une expérience que je compte commencer bientôt. Et comme je n’ai pas envie de faire n’importe quoi je préfere me renseigner avant, je trouve que vous aborder bien le sujet et que l’on peut se faire une opinion rapidement sans tomber dans l’extrémisme pro ou non barefoot. Pour ma part je vais débuter par des petites sorties pieds nus de temps en temps entre mes sorties habituelles, pour ensuite progresser tranquillement vers de plus en plus de sorties pieds nus. Je vous tiendrais informé sur se forum. Par contre j’ai réflechie sur le manque de retours et d’experiences sur le long terme de coureurs barefoot, que pensez vous d’aller voir pour information, les joueurs et joueuses de beach-volley et de beach-foot qui eux s’entrainent depuis longtemps et toute l’année pieds nus. Bon ok c’est sur du sable mais les appuis se font comme nous sur les deux pieds, non? Merci.

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Posté par daniel Le 24 juin 2011 à 10:36

Je pense que tu vas bien démarrer dans le pieds nus/minimalisme puisque tu as presque prononcé le mot magique : progressivité ! Si on veut résumer en quelques mots les conditions de cette transition : – quitter ses chaussures à amorti (complètement = progression en reprenant les séances « de zéro » afin de devenir barefooteur tout de suite, ou séquentiellement = poursuite de l’activité présente, transition « en douceur », mais plus longue… au choix) – démarrer selon les critères de temps progressifs : soit pieds nus pour bien « sentir » et décider de continuer ainsi (ce que je conseille personnellement, pour un feeling optimal) ou de passer à la chaussure minimaliste soit directement chaussé si tel est le choix (sachant que dans ce cas on ne prépare pas vraiment sa peau et que tout sera à faire en cas de passage finalement au pieds nus…) à voir… – puis voir ensuite le sens que l’on veut donner à sa course : on peut, comme je l’ai fait, rester définitivement pieds nus, sachant que les limites sont à fixer à titre personnel (encore une fois, même le marathon est possible), soit alterner ou passer au passer au minimalisme, avec la même remarque… – en conclusion, on l’a beaucoup évoqué ici : sentir, réagir, adapter, re-sentir, etc.. Concernant le sable, plusieurs remarques : c’est mou, donc agréable mais les muscles doivent effectuer un travail beaucoup plus important de ce fait. C’est un « abrasif » et stimulant naturel, très intéressant pour la préparation de la peau (les amis californiens ont un cuir plantaire idéal comme nous, mais acquis très vite !). Par contre, il n’apportera rien en matière d’éducation du pied au « dur » du bitume… Et puis, entre course et beach-volley, le travail est évidemment très différent ! Mais courir sur le sable humide et dur, c’est un compromis que j’aime bien à l’occasion !!

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Posté par Thomas Le 30 juin 2011 à 21:54

Daniel, suite à ton dernier commentaire j’ai décidé d’abandonner mes minimalistes (VFF Bikila) et continué ma progression pieds nus. J’ai donc fait une petite sortie 5km en terrain varié (bitume, trotoire, terre, bois, cailloux, copeaux de bois, herbes, piste athle) et j’ai terminé avec une énorme cloche sous le gros orteille! Jamais eu ca en minimaliste et du coup je m’inquiete que ma foulée n’est pas correcte.. que je glisse quand j’atteris ou que je pousse quand je bondis, d’où l’échauffement sous l’orteille. Tu as déjà entendu quelque chose de semblable? Une idée de correction? Ou est-ce simplement le cours normal des choses? Concernant le sable, je suis assez perplexe sur tes propos. J’ai suivi une formation ChiRunning et le test absolu pour voir si tu as une bonne foulée est le test du sable. En résumé tu dois courir dans le sable et observer une emprunte plate (pas d’appuis sur le talon ni de poussée de l’avant du pied). Le sable serait donc l’endroit de reve pour s’exercer à avoir une bonne foulée et a fortiori une bonne foulée sur bitume. De plus, en ChiRunning on utilise pas le sol pour se projeter en avant, c’est la pesenteur qui nous tire vers l’avant et les jambe ne font que retenir la chute. Quand je cours je n’utilise pas mes mollets (ou en tout cas j’ai l’impression) et je ne sautie pas… je leve simplement une jambe, puis l’autre, très rapidement. Je sais que ca parrait conceptuel comme ca mais je ne peux l’expliquer autrement. Au plaisir. Thomas.

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Posté par daniel Le 30 juin 2011 à 23:29

L’ampoule est due à un frottement, parfois accentué par l’humidité. C’est un phénomène douloureux, mais anodin et peu durable. A mon avis, une première sortie de 5 km était sans doute un peu longue pour une peau non habituée au contact direct du sol, mais rien de grave. Tu as sans doute en plus un peu « graspé », agrippé le sol rugueux, d’où cette petite blessure (comme dit mon ami Christian, il faut courir sans orteils !…) Les quelques réserves que j’émettais sur le sable concernaient les tendons, qui sont hyper-utilisés sur ce terrain (tendinopathies d’Achille souvent observées). Elles ne remettent pas en cause l’intérêt du sable pour les tests que tu mentionnes, et même comme élément de changement occasionnel pour les entraînements. Enfin tout à fait d’accord ave toi sur les notions de Chi Running, et en particulier la nécessaire absence de « propulsion en force » (ce que je traduis aussi souvent par « courir léger »…). D’ailleurs, les courbatures des mollets souvent ressenties au début de la course pieds nus sont bien plus dues au travail d’amorti lors de la phase de prise d’appui au sol, qu’à celui de propulsion, puisque le corps n’est plus « en avant » des pieds… Et comme tu le fais remarquer, lever les genoux dans un mouvement rapide, c’est le but (et Ken Bob Saxton insiste d’ailleurs bien sur ce fait !)

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Posté par Duhamel Le 1 juillet 2011 à 10:31

Merci Daniel pour tous tes conseils, j’ai terminé 2 des mes derniers entraînements pieds nus, bonne sensation mais dur dur les petits cailloux, je n’ai pas encore la corne nécessaire pour ne plus les ressentir, mais ça viendra. J’ai fais 10 minutes à chaque fois après mon travail avec chaussure, ça m’a fais du bien de les enlever et d’avoir l’impression que mes pieds respirent. Je suis aussi aller chez mon podologue pour une visite de contrôle de mes semelles que je porte depuis 6 mois(pas pour courir, juste en ville), outre le fait qu’elles travaillent dans le bon sens au rétablissement des mes problèmes plantaires, il n’a pas trouvé de contres indications à ce que je cours de temps en temps pieds nus. Il parle de mode mais n’y trouve aucunes objections, juste d’y aller doucement et progressivement. Je prends ça positivement pour la suite de ma progression. Bonne journée.

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Posté par Julien Le 1 juillet 2011 à 17:04

Bonjour Daniel, merci pour l’article. J’ai un spondylolysthesis et ai arrêté la course pour cette raison. Après avoir repris de la marche avec des fivefingers pour ne pas les nommer, j’ai l’impression de retrouver mes capacités physiques et je suis tenté de courir à nouveau pieds nus ou avec des chaussures minimalistes. Est-ce que recourrir à nouveau est jouable et sain ? A la lumière de tes lectures, la course est elle préférable à la marche pour se soigner ? Merci encore pour le témoignage !

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Posté par daniel Le 1 juillet 2011 à 23:19

Bonjour Julien, Le principal ennemi du spondylolisthésis, c’est la vieillissement du disque concerné. Soit il se tient tranquille, soit il évolue progressivement vers une dégénérescence qui peut conduire, assez rarement, à la chirurgie, mais ça n’est pas plus le sport que les activités quotidiennes ou le travail qui peut en être responsable… D’après ton évolution, je pense que tu te situes dans les « bons cas » !! Dans le sport, l’un des facteurs néfastes sont les chocs de « tassement » du disque en question. En abandonnant les chaussures à amorti, tu as supprimé l’une de ces causes. Dommage que tu ai abandonné la course aussi, car justement, l’adoption de chaussures minimalistes est à mon avis une des meilleures attitudes à adopter ! Donc : cours pieds nus, ou en minimalistes, c’est toi qui choisit, mais l’un comme l’autre ne peuvent que t’apporter tout le bonheur sportif que je te souhaite !!!

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Posté par daniel Le 1 juillet 2011 à 23:30

@ Duhamel : Très content de tes sensations positives, malgré les cailloux !! En fait, cela n’est pas de la corne qui va se former (contrairement à l’idée reçue : elle ne se forme en fait qu’à partir de pressions constantes et sont donc l’apanage des… pieds chaussés !!). C’est l’épaississement des capitons profonds qui vont isoler ta peau des plans profonds et sensibles, d’où cette sensation progressive de douleur qui « disparaît »… En même temps, la pea

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Posté par daniel Le 1 juillet 2011 à 23:34

désolé…le doigt a dérapé !!! … la peau se tanne et devient un peu comme du cuir souple, qui permet souvent d’éviter les blessures par corps étrangers, ou en diminuent tout au moins l’impact lésionnel !! Quant à ton podologue, surtout… garde-le !! Il a l’esprit ouvert, même s’il prône la prudence… mais c’est un thérapeute !! Bon courage à toi, continue dans ce sens, tu ne peux qu’y trouver de bonnes choses !

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Posté par Julien Le 2 juillet 2011 à 12:04

Daniel merci beaucoup de ta réponse et du ton positif dans tes commentaires. Mes petites analyses et mon expérience pour gagner sur cette histoire de spndylo donnent ça et s’appliquent à mon sens à la course : – la théorie du parangon de mézières s’applique au pied : les vff redonnent au pied leur forme et permette de corriger la statique en général. Dans mon cas c’est spéctaculaire, je pense que cela s’applique à n’importe qui et permet un gain physique certain. – l’allongement des chaines musculaires est certain avec la marche, ce qui à mon sens est beucoup moins sur avec la course, bien que je caresse l’espoir que cela soit..

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Posté par Julien Le 2 juillet 2011 à 12:14

La théorie de Lieberman va-t-elle dans ce sens (harmonisation du tonus musculaire et des chaines) en règle général. Suite à ton accident tu t’es battu, quels sont tes constatations morphologiques, physiques obtenues selon toi grâce a tes années de course pied nu ? On aimerait profiter de ton expérience de pionnier 🙂

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Posté par Erwann Le 2 juillet 2011 à 20:55

Bonjour, Comme je le disais plus haut, cela fait à peine plus de deux mois que je cours ; le week end dernier j’ai participer à mon premier trail, 56 kms de nuit avec des passages pas évident (chemins côtiers pierreux et pleins de racines piégeuses…). J’ai couru comme à mon habitude avec des VFF alors que la plupart des concurrents étaient généreusement chaussés… Résultat la course s’est super bien passée, comme je l’ai lu plus haut, la foulée s’adapte véritablement au terrain. Même les inconvénients du minimalisme se transforment en avantages, je m’explique, au cours de l’épreuve je me suis « écrasé » la voute plantaire sur une belle racine, à la suite de quoi une douleur est apparue sur le dessus du pied et au niveau de la cheville, et bien j’ai vraiment eu l’impression que le corps s’adapte, sur certains passages chauds j’étais encore beaucoup plus léger au niveau de ma foulée. Je suis persuadé qu’avec une chaussure avec gros amorti les sensations de douleurs auraient été gommées et au final ça aurait été plus « dangereux » (on peut aussi dire qu’avec une grosse chaussure je ne me serait pas fait mal sur la racine 😉 )

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Posté par daniel Le 3 juillet 2011 à 0:12

C’est un fait : rendre aux pieds leur liberté de mouvement va dans un sens très correctif : un témoignage récent faisait état, photos à l’appui, d’un hallux-valgus (« oignon » du gros orteil) corrigé en une année environ d’usage de VFFs ( le stade était il est vrai très débutant, il ne faut pas rêver non plus !!). Et, cette notion de correction va bien au-delà des pieds eux-mêmes, c’est effectivement ce qui est observé au niveau des différentes chaînes musculaires. Les travaux de D. Liebermann, étayés par les études très récentes de J. Stoxen, le démontrent bien. Courir étant une allure de déplacement innée, au même titre que la marche, il n’y a aucune raison a priori pour que les observations ne se rejoignent pas dans ces deux allures. En ce qui concerne ce challenge que j’ai personnellement relevé, courir pieds nus m’a simplement permis de poursuivre mon but en athlétisme, comme d’autres l’avaient fait avant moi. Je n’ai pas l’impression d’avoir de ce fait subi des modifications physiques très particulières. Ce qui m’étonne toujours, c’est cette focalisation des interlocuteurs sur mes pieds, alors qu’à part une musculature interne un petit peu plus développée et des capitons renforcés, c’est surement à bien d’autres niveaux que les modifications se sont produites !! Il faudra peut-être un jour arrêter de réduire le coureur à une simple paire de pieds : cela aurait peut-être évité une surenchère inutile et néfaste au niveau des chaussures… L’essentiel actuellement est de reconsidérer ces critères et de revenir à des considérations naturelles et plus justes, que l’on courre pieds nus ou en chaussures minimalistes !

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Posté par daniel Le 3 juillet 2011 à 0:17

@ Erwann : je partage tout à fait ton point de vue. Le pied est parfaitement capable de réagir tout seul aux incidents de parcours. Nous ne sommes jamais à l’abri de la lésion, mais tu le dis parfaitement bien : pieds nus ou en minimalistes, on court « léger » et cela évite à l’évidence une majoration des problèmes traumatiques, qui supporteraient nettement moins bien une foulée appuyée, et a fortiori frappée !!

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Posté par Véronique Settier Le 4 juillet 2011 à 8:12

Merci Daniel, Je suis attirée par la course pieds nus pour le simple besoin des sens, quand je cours un de mes sens n’est pas satisfait : le toucher Fouler la terre m’apporte une bien être, une énergie libératrice, je ne pratique pas assez car mes terrains de jeux ne sont pas adaptés. Je dois revoir d abord mes parcours, je ne cours pour l’instant qu’un maximum 2 kilomètres en fin de course. Merci pour ta façon de voir les choses et de nous transmettre ton expérience…

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Posté par daniel Le 4 juillet 2011 à 11:40

Véronique, ça n’est pas moi qui te contredirais !! Comme je le disais, quand on commence à prendre goût à sentir le sol, on adopte forcément une autre façon de courir… Nos pieds ont une zone de représentation cérébrale qui met leur sensorialité presque au même niveau que nos mains. Si l’on se servait de ces dernières depuis de longues années à travers des gants épais, imaginons combien les sensations nouvelles seraient déroutantes et même désagréables en travaillant à mains nues… C’est strictement identique au niveau des pieds (avec en plus l’importance des appuis et les sols que l’on ne choisit pas toujours… Par contre, quand on a adopté cette nouvelles façon de « vivre sa course », on ne peut effectivement s’en passer qu’à contre cœur… Tu dois bien sur adapter d’abord le terrain à tes pieds, et ce n’est que plus tard qu tu pourras… envisager l’inverse !! Une fois que ta peau aura accepté ces contraintes nouvelles. Bon courage à toi Véronique !

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Posté par Tom Le 13 juillet 2011 à 17:06

@ Daniel, merci pour tes conseils : je rebondis sur notre premier échange (ci-dessus) pour te dire que ta première hypothèse était la bonne. Je suis passé en chaussures sans amorti (Asics Piranha) du jour au lendemain, et je sais désormais que mes douleurs aux talons provenaient du fait que je continuais à « talonner » comme avec des chaussures classiques… comme le font 83 % des coureurs qui passent d’une chaussure amortie à non amortie selon le professeur Lieberman (http://www.sportsscientists.com/2011/06/barefoot-running-shoes-and-born-to-run.html). En fait, il faut réapprendre à courir et à poser le pied comme nous le faisions naturellement quand on était gosses. Depuis, j’ai donc tout repris à zéro en pensant justement à poser le pied et non à attaquer le sol, à le faire atterrir à plat… et les douleurs au talon ont disparu. Je redécouvre l’Amérique, quoi. Mais c’est passionnant, alors, même si ça demande de la discipline et de la concentration au début, je continue et je trouve ça génial ! Merci encore.

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Posté par Daniel Le 13 juillet 2011 à 19:04

Tom, tu as tout dit !!! S’il y avait une seule vérité dans le minimalisme, on peut la marteler : repartir au ras de zéro pour les appuis et la foulée, et toujours l’éternelle progressivité ! Toi, tu l’as compris, admis et rectifié le tir, c’est parfait. D. Lieberman l’a dit depuis déjà longtemps, mais nous avons le plus grand mal à le faire entendre… Et les accidents auxquels conduisent cet autisme sont pratiquement les seuls responsables de ces bruits négatifs qui circulent encore sur le minimalisme… Merci en tous cas pour ton témoignage aussi enthousiaste !! et bonne continuation à toi !

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Posté par 2 rois Le 3 septembre 2011 à 21:42

Bonsoir je me présente : 43 ans, pratique la cap depuis 3 ans en chaussures traditionnelles ( anti pronation ). J’ai fais quelques courses,dont 4 marathons(meilleur temps 3h15 dublin 2010),aprés avoir lu un article sur le barefoot ,j’ai essayé 2 fois pieds nus ,avec de grosses ampoules sous les 2 pieds la deuxiéme fois ,il faut dire que j’ai fais 25 minutes !!! . J’ai adoré la sensation mais je ne pouvais plus courir pendant un moment ,alors je me suis acheté des minimalistes (asics piranha sp3) et j’ai du en faire également trop car je me suis fais une fracture de fatigue au calcaneum. Il faut absolument que je fasse une transition plus en douceur,combien faudrait il courir au début pieds nus ??? Par contre j’ai lu sur le livre de serge cottereau « bien etre et jogging »que courir de façon prolongé pieds nus sur le goudron pouvez peut etre , etre cancérigéne ! quelq’un a t il des infos là dessus… Je dois faire le marathon d’amsterdam le 16/10/2011 en chaussures classiques et aprés ,je pense que je ne vais plus que courir pieds nus , en espérant ne plus me blesser. Merçi d’avance pour vos réponses et vos conseils.

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Posté par atchoum Le 22 septembre 2011 à 11:10

@daniel Chose promise, chose dûe : le marathon du Médoc terminé (un peu déçu par la lenteur du départ mais content d’avoir fait le parcours sans me blesser ni vraiment me fatiguer), j’ai reçu ce matin ma paire de VFF. J’ai donc remplacé ma VMA courte par une très brève sortie. Incontestablement c’est agréable, et la foulée est naturellement modifiée vers un appui sur l’avant pied. J’avais décidé de m’arrêter à 3km (2x500m de bitume, 2km de chemin en sous bois) et quelques heures plus tard je me dis que j’ai eu bien raison : j’ai les mollets bien tendus! Les sensations étant agréables (je retrouve effectivement les sensations du déplacement sur tatami) et efficaces, je vais continuer doucement quelques km à chaque séance jusqu’à ce que les mollets puissent en supporter davantage.

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Posté par Daniel A. D. Le 23 septembre 2011 à 5:10

Bonjour, et bravo pour ce Marathon du Médoc ! 3 km pour une première séance de transition minimaliste via les VFF, c’est déjà grandement ! La preuve, les sensations, tout à fait physiologiques tant sur leur siège que leur intensité, mais… déjà très informatives sur le déroulement de cette transition. C’est à toi maintenant de diriger cette progression, au feeling et en respectant de façon très rigoureuse les sensations que tu ressens. Courbatures musculaires, oui, douleurs squelettiques, jamais !! Comme tu le soulignes déjà, ces sensations doivent même être agréables, puisque ton corps va te renvoyer des informations positives sur un travail naturel, avec une foulée basique. S’il existait des résonances douloureuses, elles correspondraient vraisemblablement à la révélation de désordres squelettiques et je te conseillerait dans ce cas de consulter pour les évaluer et les traiter… Bonne continuation transitionnelle à toi, reste surtout très progressif, très à l’écoute de ces sensations !!

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Posté par atchoum Le 27 septembre 2011 à 6:36

Trois jours de courbatures comme je n’avais pas eu depuis des années : ouch! La moindre marche d’escalier était devenue un obstacle gigantesque 🙂 Je vais reprendre mais très doucement…

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Posté par garcia Le 29 février 2012 à 14:21

Bonjour, comme je vous envie ………..j’ai 74ans je courre depuis 10ans et j’ai opté pour le minimaliste depuis 2 mois en progressant rapidement ( trop peut être ) 8 kms sans problême . Patatras , élongation des mollets ! visite du médecin ostéo , son verdict : musculature raide dû à l’âge , besoin d’amortissement , chaussures minimalistes déconseillèes ! Un rêve qui s’éffondre ……….à moins d’avoir des exemples qui contredisent cette sentence et qui pourraient me venir en aide ? Merci pour une réponse optimiste ?

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Posté par Daniel A. Dubois Le 29 février 2012 à 17:52

Bonjour, En fait la réponse est donnée par vous-même : la transition minimaliste a très certainement été trop rapide… 2 mois, c’est très court, sachant que la progression, guidée par les sensations à chaque séance, peut s’étaler sur bien plus longtemps… Oui, la musculature est naturellement moins souple que celle d’un athlète de vingt ans, mais l’âge n’est pas seul en cause : là encore, la progressivité aurait due être encore plus « soignée », et le « besoin d’amortissement », est très contestable, compte tenu qu’il n’est absolument pas prouvé scientifiquement et que bien des coureurs, même d’âge mûr, ont parfaitement réussi leur transition au minimalisme !! Gardez votre rêve en tête, repartez du « bon pied » cette fois, mais en étant hyper-rigoureux sur la progressivité et le respect absolu de la moindre sensation musculaire douloureuse, et cela devrait se passer sans difficultés…. N’hésitez pas à me recontacter si besoin…. Bon courage !!

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Posté par Stephane Emond Le 11 mars 2012 à 8:42

Wow!!..c’est du lourd de chez lourd que cet article,secondé par tout les commentaires hé bien là! c’est l’apothéose!!..super instructif!.. Je vous raconte mon histoire,j’ai 43 ans et je cours depuis 2 ans et demie,plusieurs 21k a mon actif et 1 seul marathon par contre,j’ai commencé dans le monde du running avec des Asics Cumulus,des chaussures pour coureur a foulé neutre,les mois passent,des mois et des centaines de km a attaquer du talon je contracte une tendinite au tendon d’Achille droit,le coté extérieur du tendons en fait,a force d’aller sur les sites web et de m’informer je me rend naturellement conte que je dois rectifier le tir,donc du jour au lendemain je devient un mid foot runner,la guérison se passe bien et le fait d’avoir changer ma foulé a surement aidé,mais je courait toujours avec des Asics Cumulus super rembourré,toujours est-il que un ans plus tard je contracte cette..merde.. n’ayons pas peur des mots.. Ha oui!! elle se nomme FASCIITE PLANTAIRE..un cauchemar..douleur atroce,en sortant du lit,impossibilité de courir,bref ma vie foutu en l’air pendant près de 3 mois,n’ayant plus la patience d’attendre(javait un marathon en préparation en plus) je vais chez le toubib le suppliant de me faire une injection de cortisone,1 semaine plus tard,plus aucune douleur,je courrai comme avant,bref un miracle,j’ai été voir un podologue qui m’a fait de belle orthèse plantaire pour éviter une récidive,bref pour mettre toutes les chances de mon coté,j’ai donc pu reprendre la CAP et faire mon marathon dans de bonne condition. Les mois passent je ne cours plus sur le talon depuis belle lurette et tout va bien,je me laisse emporter par l’engouement du minimaliste et en octobre dernier (2011) je m’achète des running de type Light Trainer d’Asics,hyper léger,beaucoup moins de rembourrage que mes vielles godasses bref,les premier jours ne sont pas évident car j’ai l’impression de courir presque pied nus,ceux qui connaissent les soulier de type Light Trainer savent que c’est loin d’être des souliers de type minimaliste alors imaginez si j’aurai eu de VRAIE godasses minimalistes!!..toujours est-il que les jours passent et les genoux me font mal ainsi que les chevilles mais ça ne dure pas,et au bout de 2 semaines je ne jure que par mes ASICS Speedstar 5,je fait mon meilleur chrono sous 5 km,10km et 21 km,bref je suis en feu..mais subtilement cette merde refait surface,sournoisement,insidieusement,et rendu a la mi-février je me retrouve a la case départ de voila 1 ans..récidive de fasciite plantaire..j’ai tout de suite blâmé mes light trainer,glaçage,AINS,balle sous le pied,étirement des mollets et du fasciia,bref la petite misère est de retour,aujourd’hui j’ai donc décidé de retourner voir le toubib pour un autre shoot de cortisone,c’est alors que je me suis souvenu d’avoir lu il y a quelques jours sur le web que de courir nu sur un tapis roulant est très bon pour le pied..ici au canada c’est l’hiver,un hiver mordant..mais qu’importe l’hiver quand on a comme moi un énorme tapis roulant !!.. j’embarque dessus sans me faire d’illusion car aujourd’hui la douleur m’a beaucoup agacé ayant lâché mes anti-inflammatoire le quotidien est moins facile,je m’étire donc,fasciia,mollet bref toute la chaine musculaire a partir du bassin jusqu’en bas et je saute sur le tapis,15 minutes plus tard j’exulte de joie!!.. un légère raideur oui mais jamais la douleur atroce d’il y a quelques jours quand je remit mes vieilles asics bien épaisses!!(Je n’ai pas remit les light trainer pensant que c’était elles les responsable).. Donc après mon 15 minute de course nu pied sur le tapis je me met a marcher..la douleur est partie a 95% et je n’ai que couru 15 minutes!!.. un miracle..!!..je ne me fait pas d’illusion demain au réveil j’aurai mal au pied mais j’ai vraiment beaucoup d’espoir..on dirait que j’ai débloqué un nerf ou je ne sais quoi..J’ai juste le goût de courir nu pied a présent..si vous saviez comment j’en ai bavé avec cette fasciite..l’ennui c’est que j’ai un marathon dans 11 semaines,et il n’est évidement pas question de le courir pied nu.. donc un marathon le 27 mai et un autre le 23 septembre..le coup du tapis a été comme une révélation.. je dois vite récupérer..mais ce sera impossible de faire ces 2 marathon en minimaliste..je ne sais plus quoi faire..

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Posté par Stephane Emond Le 11 mars 2012 à 8:47

Impossible de faire ces 2 marathons en minimaliste a cause du peu de temps d’adaptation qu’il me reste..au moins 1 ans a vous lire..

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Posté par Manu79 Le 15 mars 2012 à 19:22

Tu as raison, comme tu as pu le lire plus haut, le maitre mot est la progressivité lorsqu’on commence à courir pieds nus. Bonne chance pour ta reconversion, et aies de la patience, elle en sera récompensée !

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Posté par garcia Le 15 novembre 2012 à 16:20

Bonjour Daniel , je vous ai écrit le 29 février en vous expliquant mes déboires envers mon médecin du sport ; votre réponse m’a conforté , j’ai lu votre livre , suivi vos conseils et ………je suis le plus heureux des  » vieux barefoot runners  » après 10 mois d’entrainement je parcours allègrement 15 km p.n. et 30km en v.f.f.speed . Votre jugement a été le bon , et j’espère courir pieds nus en mars le semi des pyramides de la grande motte . Dommage que vous ne soyez pas à Montpellier , car je crois être seul à y pratiquer , malgré le s.o.s. lancé sur B.R.S. Mais je suis optimiste et l’avenir nous appartient . Je continue à vous lire , merci pour vos conseils , à bientôt

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Posté par Eva Le 26 août 2015 à 16:54

Bonjour Daniel, En recherchant un moyen d’atténuer voire de soigner mes hallux valgus congénitaux (ils ne sont pas prononcés pour l’instant mais voyants, j’ai 24 ans), je suis tombée sur votre article et en parcourant les commentaires je me rends compte que le Barefoot Running avec ou sans port de minimalistes pourrait être une solution étant donné qu’il n’en existe aucune (je préfère ne pas considérer l’opération chirurgicale comme une option). Déjà j’aimerais savoir ce que vous en pensez ? Avez-vous eu d’autres échos d’amélioration voire d’éradication d’hallux valgus pas trop prononcés ? Je souhaiterais aussi savoir si ce principe est aussi, et autant, bénéfique sur de la marche rapide plutôt que de la course ? Je vous remercie.

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Posté par Philippe Prido podologue Le 29 août 2015 à 22:29

Bonjour je vais essayer de répondre à votre interrogation pour ce qui est de votre Hallux valgus débutant Cette pathologie essentiellement féminine est en partie due à deux facteurs une laxité de la première articulation métatarsophalangienne. e et souvent le port de chaussures trop étroites il est évident que la composante héréditaire constitue aussi un élément non négligeable pour lequel on ne pourra pas faire grand chose pour ce qui concerne la pratique du running le bare foot peut être une solution pour l’entraînement ce qui constituera un renforcement musculaire mais si l’articulation est déjà en phase de déformation ça ne suffira pas à limiter l’évolution Il faudra veiller à porter une chaussure qui ne contraignent pas le pied a l avant et envisager le port de semelles Ce qui permet de réaxer la première articulation Il faudra surtout veiller à avoir un chaussage adapté pour le quotidien car c’est dans des conditions habituelles que l’articulation se déforme intervention chirurgicale n’est certainement pas nécessaire a l heure actuelle vu votre âge cependant les techniques opératoires de chirurgie percutanée peuvent aussi être envisagées quand cela est nécessaire N Hésitez pas à consulter un podologues du sport dans votre région qui sera vous donner tous les conseils nécessaires par rapport à votre à Hallux valgus

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