Augmenter ses performances grâce à votre séjour au ski


 

La période des vacances en famille en ski ne va pas tarder et si vous refusez en bloc ces vacances sous prétexte que vous ne pouvez pas modifier votre plan d’entrainement. Alors vous devriez lire les lignes qui suivent et ainsi profiter au mieux de cette semaine en altitude.

« La montagne ça vous gagne » si vous vous souvenez de la publicité qui tournait en boucle sur les différentes chaines de télévision il y a quelques années alors l’argument aurait du être « La montagne va vous faire gagner »…

En effet, une semaine en montagne (en altitude plus généralement) peut vous aider à améliorer vos performances de manière significative.

Le principe est simple en altitude, l’oxygène est plus rare. Lors de la semaine en altitude, votre taux d’hématocrite (le nombre de globules rouges) va augmenter pour améliorer le transport de l’oxygène vers les muscles jusqu’à s’adapter au taux d’oxygène ambiant pour satisfaire votre corps. Durant cette période en altitude, il est généralement conseillé d’abandonner votre plan d’entrainement et de faire uniquement des séances d’endurance tranquille (la première risque d’être un peu éprouvante car vous aurez le souffle court).

A votre retour, après une période d’acclimatation de quelques jours, vous devriez ressentir une période de performance (équivalente à la durée de votre séjour en altitude).

Vous comprendrez désormai pour les athlètes font des stages en altitude avant les grandes échéances, sur les haut plateaux au Kenya ou plus près de nous à Font-Romeu dans les Pyrénées…

4 commentaires sur “Augmenter ses performances grâce à votre séjour au ski”


Posté par Tess Le 2 janvier 2012 à 23:05

Je suis très d’accord! En plus de l’altitude, je sens que mes muscles travaillent pas mal…skier avec des petits enfants c’est physique ;-). Salutations des montagnes suisse!

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Posté par Christophe Geloni Le 3 janvier 2012 à 23:36

Désole mais je vais contredire cette idée qui visiblement fait partie des légendes urbaines…(une de plus…) Je tiens mes sources d’un livre excellent sur l’entrainement que je recommande fortement : « sports d’endurance, entrainement & performance » de Guy Thibault édite par Amphora. Je cite: « …en Altitude l’apport en oxygène est réduit car la pression barométrique diminue a mesure que l’on grimpe. Donc diffusion réduite de l’oxigene de l’air (dans les alvéoles pulmonaires) vers le sang, d’ou la diminution de l’aptitude aérobie, comme en témoigne la réduction de la consommation maximale d’oxigene (VO2max) de 3% par tranche de 300m après 1200m. Si vous passez quelques jours en haute montagne l’apport réduit en oxygène déclenchera toute une série de réaction physiologiques qui ameliorereront après quelques jours votre aptitude a faire de l’exercice a cette altitude. Vos reins et votre foie secrèteront plus d’erythropoietine (EPO) une hormone qui stimule la production de globules rouge donc qui aura pour effet d’augmenter le volume d’oxigene que peut transporter votre sang. Voila pourquoi tant d’athlètes et entraineur croient qu’un stage en altitude augmente le VO2max. Il est vrai que pour une compétition en altitude il est fortement conseille de s’acclimater en séjournant a cette altitude quelques semaines. Un examen rigoureux des recherches scientifiques mène a la conclusion que l’altitude n’augmente pas plus le VO2max et n’ameliore pas plus la performance dans une compétition tenu au niveau de la mer qu’un stage au niveau de la mer. Des chercheurs australien ont suivi 8 cyclistes de très haut niveau qui se sont entrainés à une altitude de 2690m pendant 31j. Ils n’ont trouvé aucune augmentation du VO2max, il avait même diminue en passant du 81,4 à 79,3 ml/kg/min. Quand a la quantité d’hémoglobine elle n’avais pas augmenté non plus. Si s’entrainer en altitude n’ameliore pas les aptitudes au niveau de la mer c’est principalement parce que l’apport amoindri en oxygène impose une réduction de l’intensité d’entrainement… » Je passe sur les chapitres suivants qui traitent des recherches d’un texan B.D Levine ou de Come Desrochers (ex-entraineur de l’équipe canadienne de ski de fond) sur les tentes Hypoxiques… En espérant avoir mis de l’eau a votre moulin…;)

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Posté par Aurel Le 5 janvier 2012 à 20:47

@Christophe Geloni On peut avoir une diminution de VO2max chez des athlètes de très haut-niveau (qui ont donc déjà très largement optimisé leur potentiel en plaine), alors que chez des athlètes de niveau moindre ou des sédentaires, VO2max pourrait augmenter. On sait également que la capacité de transport d’O2 dans le sang (qui est amélioré par l’augmentation de l’hématocrite) n’est pas le facteur limitant de VO2max, mais plutôt le débit cardiaque maximal. De plus, la VO2max est loin d’être le seul paramètre impliqué dans la performance. L’augmentation de l’hématocrite aura aussi un effet pour les intensités sous-maximales, en repoussant le seuil d’accumulation du lactate sanguin (comme c’est le cas lors d’injection d’EPO ou d’un de ses précurseurs). La stimulation de la production de globule rouges par l’exposition à l’hypoxie (altitude ou tente hypobare) ou plus généralement peut donc bien avoir des effets bénéfiques sur la performance.

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Posté par Christophe Geloni Le 6 janvier 2012 à 10:36

@Aurel Toutes les études scientifiques sur le sujet vont dans le même sens !!!! Aucune amélioration du à l’altitude !!!! C’est le stage intensif qu’il faut associer à la performance & pas l’altitude… Encore un autre exemple tiré d’un article de Volodalen : « L’entraînement en altitude permet-il d’améliorer les performances des athlètes à leur retour en plaine ? S’il est une question qui fait l’unanimité parmi les athlètes de haut-niveau du monde entier c’est bien celle-ci. En effet, après une période de mise au pilori, l’entraînement en altitude est revenu en grâce au cours de cette dernière décennie. Qu’en disent les scientifiques ? En 1975, Adams et coll ont formé deux groupes de six coureurs de demi-fond bien entraînés. Le groupe A s’entraîna 3 semaines au niveau de la mer puis 3 semaines en haute altitude (2300m). Le groupe B fit l’inverse. La performance à un test de 3,2 kilomètres et la VO2max des sujets furent évaluées régulièrement pendant les deux phases d’entraînement. Résultats : Au cours du séjour en altitude, la VO2max des athlètes a baissé de plus de 17% et la performance de plus de 7%. Ces résultats s’expliquent logiquement par la rareté de l’oxygène. En revanche, ce qui était moins attendu c’est l’absence d’amélioration des performances après le retour en plaine. Loin d’avoir des effets bénéfiques sur l’aptitude aérobie, le séjour en altitude avait même engendré une légère baisse de près de 3% de la VO2max des athlètes. Commentaires : De nombreuses études confirment l’absence d’effets bénéfiques sur la performance en plaine de séjours effectués en altitude. Dès lors, comment expliquer la frénésie d’altitude qui a envahie les athlètes du monde entier ? Difficile à savoir. Deux conjectures peuvent être avancées. La première est que la pratique de l’entraînement a pris de l’avance sur l’orthodoxie scientifique. Ce ne serait pas la première fois que cela arriverait. La seconde hypothèse expliquerait les améliorations observées par les athlètes – et relevées par quelques études scientifiques – par un accroissement de l’intensité de l’entraînement et par une attention plus soutenue aux dispositions favorisant la récupération des efforts fournis. La combinaison des deux facteurs rendrait compte des améliorations pouvant intervenir. De l’expression « stages en altitude », c’est donc le mot « stage » qu’il faudrait associé au mot « performance »… » Voici le lien de l’article complet : http://www.volodalen.com/13physiologie/oxygene5.htm Sportivement. Chris

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