Trail des lumières 2014 : Quel plaisir !



 

trail-des-lumieres-2014C’est l’une de ces dates qu’on programme chaque année (préparé ou pas), mais cette année je veux tenter le parcours le plus long 32 km et 800m de dénivelé positif. Je connais bien une partie du parcours car j’ai déjà fait plusieurs la version 20 km. Même si la nuit cela ne sert pas à grand chose… Psychologiquement, le fait d’avoir déjà fait les 8 derniers kilomètres me rassure même si je sais que ce n’est pas la partie la plus facile : boue, single en lacets, grosse montée,…

J’étais plutôt en forme, une semi-marathon dernièrement, de nombreuses sorties sur le plateau près de chez moi. J’ai progressé dans les montées, j’ai pu le constater sur mes temps sur certaines montées (Merci Strava). 3 semaines avant la course, je décide de m’inscrire sur la distance la plus longue.

La particularité de ce trail c’est qu’il se pratique en partie de nuit à la frontale. J’avoue que si c’est la première fois, je me suis posé des questions, j’ai vite compris que c’était une expérience unique. l’ensemble du parcours est très bien balisé avec des éléments réfléchissants, à chaque tournant du parcours, un membre de la sécurité de la course est présent.

Bien sûr, il faut être autonome, j’embarque donc un sac avec une poche à eau de 2 litres, deux flasques souples pour la boisson isotonique, des barres de céréales, des pâtes de fruits. Et une fois n’est pas coutume, je prends mon téléphone et mes oreillettes pour écouter de la musique.

Comme chaque année, un imbécile passe son samedi matin a dé-balisé une partie du parcours… L’organisation a l’habitude et ils refont une dernier passage avant les coureurs. Le départ est donné. La première montée passe bien et j’attends tranquillement mon deuxième souffle mais après quelques kilomètres, les écarts s’agrandissent et je suis déjà seul (un groupe devant et un groupe derrière). Tout va bien, je m’alimente tranquillement pour ne pas être pris de court. Après une trentaine de minutes je décide de mettre la musique. le téléphone est bien placé dans le sac avec la sortie pour les écouteurs. C’est parfait ça ne bouge pas.

Le soleil devient rasant, il fait super beau c’est plaisant…. la lumière commence à baisser. Je rentre dans un single dans la forêt, il est temps de mettre la frontale et c’est reparti. j’arrive au 15ème kilomètre. Je dépasse deux gars qui ne me semblent pas trop bien équipé (ils n’ont pas de sac, pas de frontales,… ils sont avec des gens équipés… je ne sais pas si ils savent ce qui les attends…) Voilà le ravitaillement (un peu avant la mi-parcours). Je m’arrête, je mange des chips (une envie de sel soudaine), je bois une soupe chaude et je repars. Je suis toujours bien, je rentre dans les bois et je me retrouve sur une petit single au bord d’un petit ravin, c’est technique mais plaisant.

ça remonte assez fort et on se retrouve sur le grand plateau, je regarde mon dénivelé cumulé, je sais qu’au niveau là le plus gros est passé. Le deuxième ravitaillement arrive, je décide que je vais changer de tee-shirt et mettre ma veste en gore-tex pour couper l’humidité qui va tomber. Je pose le sac, je me change et je repars aussi tôt. Je n’ai pas trop faim et j’ai largement ce qu’il faut pour faire les 10 derniers kilomètres. Je suis en mode diesel, je ne peux plus accélérer, je déroule… Je remonte quelques coureurs. Crampes, petits bobos, je me renseigne pour voir si je peux les aider.

Je me retrouve avec 3 coureurs et je constate qu’ils sont tous les trois avec des Hoka One One aux pieds. je leur fais la remarque « c’est le gang des Hoka ! » Ils rigolent et me disent « Quand on y a gouter …. ». Les derniers kilomètres arrivent, il me paraisse long, les derniers morceaux de descentes sont techniques, j’essaye de rester debout…. un petit passage dans une rivière mais je reste les pieds au sec ! c’est parfait ! je termine au ralenti mais je suis proche de la fin. Je passe la ligne en mode zombie… je suis sur un nuage, fatigué mais heureux d’avoir fini.

Bravo à l’organisation et aux nombreux bénévoles tout au long du parcours ! C’est toujours un plaisir !

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