Rencontre avec Thierry Breuil



 

rencontre-thierry-breuilChampion du Monde par équipe de Trail (2011), Vice-champion du Monde par équipe de Trail (2013), 3 fois champion de France de Trail, vainqueur des Templiers (2009) et du Trail de Guerlédan (2013), l’athlète porte, depuis janvier 2013, les couleurs de Kalenji. Un engagement de quatre ans qui lui permet de courir tout en développant la gamme trail de la marque. Inédit, ce partenariat se distingue des contrats de sponsoring classiques puisqu’il s’agit d’un contrat en tant
que chef de produits. Inédit, l’homme l’est aussi. Pour qu’il présente son rôle, la parole est à Thierry.

Mon rôle de co-concepteur de produits et d’athlète

Combien de coureurs, un jour, ne se sont pas mis à la place d’un concepteur de chaussures ou de produits de running ? Je rêvais de tenir ce rôle. Aujourd’hui, Kalenji le rend possible : fort de plus de vingt ans de pratique assidue, je suis en effet venu renforcer « l’équipe Trail » de la marque en tant que chef de produit. Dès ma première semaine au sein de Kalenji, j’ai pu apporter mon oeil de coureur passionné. J’ai été très surpris de l’attente que mes collègues avaient envers moi, mais également du niveau d’écoute qu’ils avaient sur mes remarques et suggestions. J’ai beaucoup appris, moi aussi, tant le lexique propre à l’élaboration des différents procédés que le montage, les collages, les coutures nécessaires à la naissance et à la « mise en vie » d’une chaussure. Mon expérience de coureur exigeant me permet de retranscrire ce que je souhaite retrouver dans les modèles sur lesquels nous travaillons ensemble. Et l’athlète que je suis a cette chance de pouvoir courir avec des chaussures encore à l’état de prototype, afin d’y apporter les modifications et les éprouver dans des conditions assez difficiles. Ma passion est donc devenue mon travail quotidien. J’espère encore longtemps courir de belles courses avec de beaux produits Kalenji.

Ma plus belle victoire de Trailer

Sans aucun doute, ma victoire aux Templiers 2009. Quelques raisons à cela : dans le milieu du trail, les Templiers c’est la référence, « la » course que tout trailer rêve d’inscrire à son palmarès. Tous les meilleurs sont présents à Millau chaque fin d’année. S’imposer ce jour-là, sur ce format de course, c’est avoir su se préparer et être prêt le jour J. Personnellement, après avoir buté lors de mes quatre premières participations, c’était l’aboutissement, et la consécration, enfin, dans une discipline ou l’investissement est total.

Le plus beau parcours

Mon plus beau parcours, je l’ai découvert à Martel, dans le Lot. Avec quelques copains, sur le parcours d’une course VTT entre Brive et Rocamadour, nous sommes partis une heure avant les cyclistes et avons bénéficié du balisage. Nous nous sommes cru en course. Les chemins empruntés, le beau temps dans ce très bel endroit et enfin l’arrivée sous ce joli village nous ont offert une mémorable sortie. Le genre de run qui fait aimer chaque jour un peu plus notre sport.

La plus belle montée

Lors du championnat de France de course de montagne 1997 à Espelette, le jour de mes 25 ans. Il y avait une belle côte, celle du Mondarrain, parcourue en partie dans le brouillard, à suivre une ficelle bleue déroulée à la hâte, tout en devant passer tout prêt de chevaux qui semblaient libres dans la montagne.

La descente la plus rapide

Celle des championnats d’Europe de course de montagne 1996 à Llamberis aux Pays de Galles où je termine second. Le tracé était un aller-retour de 7 K, partant au bord d’un lac. C’était ma première sélection en équipe de France dans cette discipline, et j’ai pris un maximum de risque dans la descente pour garder ma seconde place en individuel. Pour l’anecdote, la peau sous mes talons s’était décollée et je n’ai pu remarcher correctement que quatre jours après !

Ma plus belle rencontre en course

Un garçon dont la gentillesse est connue de tous dans le milieu du trail : Gilles Guichard. C’est une belle amitié en famille que nous vivons depuis avec Gilou. Nous continuons à nous appeler fréquemment et nous nous hébergeons l’un l’autre lors de nos divers déplacements (Gilles habite Saint-Etienne). C’est un modèle, toujours souriant, capable, à plus de 50 ans, de gagner nombre de courses. Il garde encore l’envie d’un cadet.

Mon truc de champion avant la course

Avant une course, je suis un rituel, qui se répète au fil des ans. Celui de la minutie ! Je fais l’effort d’emmagasiner un maximum de renseignements sur le parcours. J’essaye de mener une reconnaissance au préalable. Je simule le temps de course d’un point de ravitaillement à l’autre et je calcule à partir de là mes besoins en barres de céréales et ou pâtes de fruits, et la bonne quantité (minimale) à mettre dans mon sac-à-eau ou mon porte-bidon.

Mon secret de trailer

Je cours afin de réaliser la meilleure place possible, après un gros travail en amont. J’essaye donc d’appliquer au mieux la stratégie de course en fonction de mes adversaires du moment, et de bien gérer l’épreuve pour la vivre du mieux possible. Mon secret serait alors d’aller puiser mentalement la façon dont je dois m’y prendre pour réaliser la course la plus accomplie.

Mon produit Kalenji porte-bonheur

Un produit comme la Kapteren Race (qui est à venir en magasin début 2014). C’est le premier produit sur lequel j’ai planché lors de mon arrivée chez Kalenji et dont j’ai suivi tout le développement. C’est tout à fait le produit que je souhaitais avoir à mes pieds pour «m’éclater» sur les chemins. Un produit souple, dynamique, doté d’une super accroche. Une chaussure vraiment réussie pour aller chercher des performances !

Un commentaire sur “Rencontre avec Thierry Breuil”


Posté par Matt Le 11 juillet 2014 à 19:50

chouette article. Par contre le point commun qu’ on tous ces coureurs, c ‘est que dés que les résultats ne suivront plus, ils ne seront plus sur le circuit… L’ amour du gain plutôt que le sport.

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