Les 27ème courses de Pechbusque : photos et compte-rendus



 

Moreau et Miquel aiment les côtes

Un peu moins de 300 coureurs au départ des courses de Pechbusque cette année. Ce n’est
pas le record en l’occurrence mais pas si mal au vue de toutes les épreuves organisées dans
la coin le même jour… En tout cas les tenants du titre, Moreau et Masson se sont imposés
sur le semi et Nico a fait parler la foudre sur le 10,6 km…

Changement d’organisateur pour les courses de Pechbusque. Laurent Charnot a pris les
commandes à la place de Gilles Frayssinet qui était là depuis quelques années déjà. Mais l’équipe est sensiblement la même et l’on n’est donc pas perdu à Pechbusque. Loin s’en faut. Les habitants du secteur se mobilisent toujours pour que perdure ce rendez-vous si convivial. Le parcours, lui non plus, n’a guère changé. Et avec lui ses nombreux kilomètres de côtes, rendus encore plus rude cette année peut-être avec le soleil omniprésent malgré soi-disant l’automne enfin arrivé. Du moins officiellement.

Le départ déjà est en léger faux plat montant. Ensuite seulement il y a une petite descente, très légère qui nous permet de tourner à droite et d’attaquer déjà après un autre virage à droite sur une première bute… Mais les deux plus grosses difficultés restent tout de même les ascensions de Vieille Toulouse et Pechbusque. Là l’effort dure beaucoup plus longtemps. 1,2 km pour la première et 1,6 km pour la deuxième. Bref pour ce qui avait choisi l’option des deux tours, et bien ce ne sont pas moins de six kilomètres de montée ininterrompue… Aussi ce n’est pas un hasard si Pechbusque accueille le plus souvent son lot d’habitués. Quelques coureurs ne rateraient le rendez-vous pour rien au monde.

Les deux tenants du titre, Thomas Moreau et Myriam Masson n’auraient jamais imaginé une seule
seconde ne pas être de la fête. Et ce, malgré une blessure de Thomas qui l’a tenu éloigné du bitume pas mal de temps et qui, logiquement ne lui autorisait pas de prendre part au semi. « C’est vrai que mon toubib n’était pas trop pour » explique l’intéressé après coup. « Mais bon mon genou a bien tenu. J’avais peur dans les descentes et pourtant je me suis lâché. J’ai le moral donc ! »

Et Thomas a donc une nouvelle fois remporté la mise. Il a choisi de prendre la roue de Nicolas
Miquel qui est parti comme une balle, inscrit lui sur le court. Ce dernier, très en forme donc en ce moment et donc on ne compte plus les victoires dans le coin, avait même pris d’emblée une petite centaine de mètres d’avance. Mais Thomas tenait absolument à raccrocher avant la fin du premier tour. Une petite fierté sûrement. Qu’il paiera donc un peu plus tard, car comme il le concèdera lui- même, il aura du mal à terminer son parcours. Il gère don son avance dans le deuxième tour et derrière lui, un homme, ne lésine pas sur ses efforts non plus. Il s’agit d’Aurélien Jean. Lui qui vient de réaliser 1h18′ au semi de Toulouse, en pleine préparation pour le marathon de Montpellier, est parti beaucoup plus prudemment. Il lâche après le premier tour son compagnon de route russe. Il est alors troisième et revient finalement sur Stéphane Ginestet dans les derniers kilomètres. Il finit beau deuxième pas si loin donc de Thomas. Chez les féminines, Myriam Masson a de nouveau fait parler la poudre sur ce parcours qu’elle affectionne tout particulièrement. Elle réalise cette année 1h43′ soit deux minutes de mieux qu’en 2010. Thomas lui, soit dit en passant, est resté à 1h24′ contre 1h20′ l’an passé.
Sur la petite distance de 10,6 km, Christianne Jeannin, la vétérane, a bien résisté au retour de la jeune espoir Marie Maalem.

Nicolas Miquel est donc vainqueur sur cette distance, mais Frédérick Lauze n’est pas si loin. A une vingtaine de secondes et Jhonny Bordaz complète le podium. Jean-Michel Lopez est premier vétéran.

Alors que sur le semi, c’est Rémy Jégard qui finit à cette place de leader vétéran, en quatrième place aussi…. S’en suivait au soleil la traditionnelle remise des prix. Bouteilles de vin et trophée à gagner. Et un peu plus tard pour les bénévoles un bon petit repas qui ressoude les liens. Courir à Pechbusque, c’est dur mais bon, on aime ça non?

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