Compex Wireless, une séance découverte… Ou l’électrosimulation pour les débutants!


 

Heureux bénéficiaire d’un Compex Wireless en prêt pendant un mois , j’allais enfin pouvoir essayer la stimulation électrique à travers ce qui est présenté comme la Rolls des appareils de stimulation.

Tout commence par la réception d’un colis que je déballe comme un enfant le soir de Noël. Dans le carton, une boite noire laquée au look très design, c’est la station d’accueil. Je l’ouvre et découvre une télécommande et 4 modules de stimulation. Chaque module est composé de 2 cylindres avec un « snap » pour les connecter à l’électrode. Les 2 cylindres, dont l’un avec le bouton de mise en marche, sont reliés par un fil. Plusieurs sachets d’électrodes, dont certains d’une taille plus grande avec une double connexion. Un cable USB pour relier la télécommande à votre ordinateur  et un chargeur complètent le carton. Premier constat, tout cela à un côté très nouvelle technologie. C’est mon premier contact avec un appareil de stimulation électrique. J avais une image un peu médicale de ces produits, celle d’appareils avec plein de fils,  réservés à des applications pour la rééducation, alors que là,  je suis en présence d’un produit Hight Tech que je n’hésite pas à laisser bien en évidence dans mon salon.

Avant toute forme d’essai, il est nécessaire de synchroniser la télécommande  avec le logiciel  et lui intégrer les objectifs que vous souhaitez atteindre ainsi que les programmes adaptés à ces objectifs. Je réalise la connexion au site Compex, je crée un compte et met en place un agenda des séances d’utilisation. Comme j’ai la machine pour une durée d’un mois et que je suis à 3 semaines des Templiers, je choisis 3 objectifs pour préparer cette course. Le choix des objectifs peut être affiné en fonction du type de sport pratiqué (vélo, différents mode de CAP, fitness, etc..) et de la zone du corps que l’on souhaite stimuler. Mon choix s’est tourné vers entrainement trail 5 séances par semaine, prévention entorse de la cheville (j’ai une cheville fragile depuis plusieurs semaines) et renforcement musculaire (gainage et abdos). Je choisis également un 4ème objectif,  récupération active  pour la semaine post course des Templiers. Lorsque vous avez effectué vos choix, le logiciel vous propose pour chaque objectif un certain nombre de programmes. Ces programmes sont adaptés selon les zones du corps que vous souhaitez stimuler (de la nuque à la cheville). Une fois cette programmation mis en place (dates de démarrage et de fin) on synchronise tout cela dans la télécommande. Après avoir mis votre tenue de sportif d’intérieur, vous pouvez rejoindre votre canapé avec les électrodes et la télécommande, c’est parti pour une séance.

Je commence par le programme endurance au niveau des quadris. Je colle donc les électrodes sur mes cuisses en suivant le modèle présenté sur le site . Je fais un essai pour les enlever et je constate que même si cela tire un peu, ma pilosité ne repart pas avec l’autocollant. Il n’est donc pas nécessaire de se raser sur les parties ou vous installez les électrodes. Ensuite je branche les 4 modules de stimulation(2 par 2 relié par un fil)sur les électrodes par les « snaps » . Malgré mon statut de  novice dans l’électrosimulation, je constate déjà le côté pratique et confortable de n’avoir aucun fil qui nous rattache à la console et qui permet de s’installer confortablement à n’importe quel endroit.C’est comme le Wifi pour internet, dès le départ ça donne déjà plus envie que lorsque vous vous retrouvez confiné dans un coin obscur de la maison pour cause de branchement sauvage dénaturant la décoration patiemment mis en place par votre épouse dans le salon… Malgré  le fait que j’apparait un peu comme un individu expérimental: en petite tenue,  affalé dans le canapé, avec des électrodes collées sur le corps on est loin du patient en pleine séance de rééducation chez le kiné (ma seule expérience d’éléctro stimulation).

Sur la télécommande, je cherche mon objectif (entrainement trail) puis le programme associé (endurance) , tout cela est très simple et convivial d’utilisation. La télécommande vous indique qu’il faut mettre en marche les modules et vous confirme leur mise en route. Un écran vous rappelle qu’il est conseillé de s’échauffer, car éléctro stimulation ou pas nous sommes dans un travail d’exercice et notre corps doit être échauffé. Je zappe cette étape car comme j’ai les électrodes collées avec les modules fixés, l’échauffement est un peu compliqué. L’avantage d’avoir des électrodes qui ne vous arrachent pas la peau quand vous les enlevez amène l’inconvénient qu’il se détache dès que vous faites des mouvements trop brusques. Je n’ai jamais utilisé le Compex en pratiquant un autre exercice (home trainer, vélo, course en extérieur), mais je doute de l’assurance du bon maintien des électrodes durant une séance mouvementée. L’étape suivante (Mi) consiste en un controle par les modules de la zone à stimuler. Après avoir validez cette fonction (facultatif), vous ressentez donc une lègère impulsion sur la zone ou est collé l’électrode. Le but est de fournir des informations sur l’état de la zone que vous souhaitez travailler ( mes quadris en l’occurrence)  à la machine. Fonction qui me semble essentielle car cela va permettre d’avoir une stimulation personnalisée et adaptée à votre morphologie. Le controle se fait sur chaque électrodes, puis cette opération effectuée, vous voilà prêt pour démarrer l’éléctrostimulation.

On lance la stimulation par le bouton central de la télécommande qui fait également office de pause. Rien ne se passe! C’est à vous, en pressant sur le haut du bouton, de provoquer le démarrage de la stimulation. On arrive là au coeur du principe. C’est à chacun de déterminer le niveau de puissance de la stimulation. Plus vous presser le bouton plus la stimulation est importante. Le niveau envoyé est affiché par des petites barres bleues avec une valeur chiffrée. Selon le mode d’emploi il est conseillé pour une efficacité optimale d’aller jusqu’au stade ou cela devient insupportable??!!! Il est assez difficile dans les premières séances de s’étalonner. Sans expérience,  je ne connais pas mes limites à supporter ces décharges électriques. Durant les premières séances , je vais pas mal tâtonner en montant et redescendant le niveau durant la séance. Il faut tenir compte de l’échauffement de la zone stimulée et de l’accoutumance à la douleur… Au fil des séances, je vais monter en « puissance » et le niveau général de la stimulation augmenteras également tout au long de la période du test. Pour vous rassurer il est indiqué que l’on ne courre aucun risque de blessure, même si l’on dépasse son seuil de tolérance. Comme je découvre l’éléctro simulation, j’avoue que ces premières sensations sont assez surprenantes. La stimulation s’effectue en 2 phases, la première on ressent comme des coups de marteaux sur vos muscles puis ensuite c’est une contraction plus ou moins importante et d’une durée variable selon le niveau que vous réglez sur la télécommande . Voir mes muscles tressautez, puis se contractez est assez étrange au premier abord. Puis au fil des séances et des différents programmes on s’habitue à ce type de ressenti. Les séances durent en moyenne 25 minutes, vous pouvez suivre sur l’écran de la télécommande le décompte du temps et l’enchainement des phases « percussions » « et contractions ». Un bouton pause permet de stopper la stimulation lorsque on veut répondre au téléphone ou calmer le jeu parce que vous avez un peu forcé sur le niveau. A ce sujet faire attention sur les zones ou l’on est plus fragile ou plus sensible à la douleur. Même si effectivement je n’ai pas eu de blessure à déplorer, j’ai plusieurs fois vraiment souffert sur des points sensibles chez moi. Généralement en fin de séance  l’intensité diminue, c’est comme lors d’une sortie quand on passe en mode « retour au calme ». La télécommande vous indique que la séance est validée, c’est terminé vous pouvez décollez les électrodes, dégrafez les modules et les ranger dans la console  avec la télécommande pour que l’ensemble se recharge.

A l’issue de l’essai (4 semaines) et ce quelque ce soit les programmes, « entrainement », « relaxant » ou « récupération », je n’ai pas ressenti de grandes différences dans l’éléctrosimulation proprement dite. Le niveau de puissance n’étant pas dépendant du programme mais de l’utilisateur, on peut très bien se faire un « massage » en ayant choisi la fonction « gainage »… Pour avoir effectué des essais sur plusieurs personnes de mon entourage, il semble plus que l’effet de stimulation ou de relaxation soit plus un ressenti personnel que celui du programme. De la même manière l’objectif et le résultat obtenu son, à mon sens, plus dépendant du niveau de puissance de l’électrosimulation lors de la séance que du choix du programme en soit. D’autres part pour obtenir un résultat probant selon l’objectif choisi il me semble nécessaire de pouvoir suivre le programme dans sa globalité. Cela veut dire des séances sur plusieurs semaines et selon une gestion conforme à l’objectif défini au départ. Dans mon cas, limité par le temps d’essai, j’ai défini plusieurs objectifs et suivi plusieurs programmes durant les 4 semaines du test, alors que ceux ci auraient du être planifiés sur 6 à 8 semaines chacun!!!!

En conclusion, le Compex Wireless est vraiment un produit très intéressant par ses fonctionnalités, sa facilité et sa convivialité d’utilisation. Pouvoir l’utiliser dans n’importe quelle conditions et sans  les contraintes dues à des branchements ou des liaisons avec la console est un vrai plus, surtout pour des utilisateurs novices qui découvrent l’électrostimulation. A moins d’être un usager habituel de ces produits , on peut très vite être rebuter par des machines avec des fils ou des utilisations plus complexes. A ce titre le Compex Wireless me semble être l’idéal pour qui découvre l’éléctro stimulation ou pour ceux (comme moi) qui en ont une image d’un produit destiné au service médical. Après reste mon sentiment sur l’éléctro stimulation comme mode d’entrainement et là j’avoue ne pas avoir été totalement séduit. Pour ceux qui ont un objectif précis de progression ou de prévention et qui s’astreignent à suivre un programme dans sa totalité , le résultat doit être à la hauteur. On est dans un mode ou l’on travaille sur une zone précise dans un exercice très spécifique. C’est une séance d’entrainement physique très localisée que je comparerais à une séance sur un appareil dans une salle de sport. Pour moi la notion de plaisir n’existe pas vraiment avec l’éléctrostimulation. Malgré la présence d’un programme « endorphine »(que j’ai testé) je n’ai jamais ressenti justement cette poussée, ce stimulant, que l’on ressent lors d’une sortie pour aller courir en extérieur. L’utilisation de l’éléctro stimulation doit à mon sens plus convenir à un coureur de haut niveau et cela doit être un excellent complément à son entrainement « traditionnel ».

Frank

http://www.compexnolimits.com/product-info

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