Clubbing or not Clubbing ?



 

Ne rêvez pas, vous n’êtes plus en vacances, le clubbing en question n’a rien à voir avec les dance floors d’Ibiza ! Désolé. Article de circonstance aujourd’hui. En cette période de rentrée, ne serait-il pas pertinent de franchir enfin le pas et de rejoindre l’un des milliers de clubs d’athlétisme affiliés à la FFA ? D’autant qu’il y en a forcément un près de chez vous et que la vaste majorité d’entre eux disposent aujourd’hui d’une section adulte courses hors-stade.

Trois (plus ou moins) mauvaises raisons de ne pas rejoindre un club :

1) Vous n’aimez pas l’uniforme … Vous préférez sans doute vous entraîner ou vous aligner en course avec un T-Shirt sponsorisé par une marque d’apéritif du Sud de la France ou votre maillot collector tout délavé et usé jusqu’à la corde du MDP 1999.

2) Vous n’êtes qu’un(e) vilain(e) individualiste. Votre emploi du temps n’appartient qu’à vous et pas aux autres. Le vestiaire vous rappelle de mauvais souvenirs scolaires. Les vantards, il y en a déjà assez au boulot. Les moqueurs aussi d’ailleurs.

3) Vous n’êtes qu’un(e) trouillard(e) qui a peur de se faire larguer dès les premiers mètres du premier échauffement. La VMA pour vous c’est Viens Manger Aujourd’hui, le seuil, c’est celui de la porte d’entrée.

Trois (plus ou moins) bonnes raisons de rejoindre un club

 1) Vous détestez les formalités administratives. Fournir un certificat médical datant de moins de 3 jours toutes les semaines pour vous inscrire en compétition vous saoûle. Alors la licence est faite pour vous ! Et si vous êtes gentil(le) avec le/la secrétaire du club, il ou elle remplira même les bulletins à votre place. Le pied !

2) Vous n’arrivez pas à dépasser le million d’amis sur Facebook et en cherchez quelques nouveaux qui partagent votre passion de la course à pied avec qui discuter pendant l’échauffement des mérites comparés des slips anti-frottement opposés à l’absence pure et simple du dit élément.

3) Vous êtes fatigué(e) de surfer le web à la recherche de conseils à deux balles ou plus qui vont enfin vous permettre de passer sous les 6h au marathon et vous aimeriez qu’un être de chair et de sang se penche tendrement sur vos misères.

J’espère, ami(e) runner que ces quelques éléments de réflexion que je t’ai amenés vont te permettre de prendre la bonne décision à l’aube de cette saison 2009-2010 que je te souhaite la meilleure possible.

4 commentaires sur “Clubbing or not Clubbing ?”


Posté par Yannick Le 2 septembre 2009 à 23:38

Un peu orienté, ton article, non ?! Juste pour le plaisir d’équilibrer la balance (et sans animosité aucune, mais au contraire le plaisir d’écrire et de contredire en s’amusant !), le parfait contre-pied de ton article, avec le même pourcentage de mauvaise foi que dans le tien ! (surtout le point 3 de la première partie) 😉 Trois (plus ou moins) bonnes raisons de ne pas rejoindre un club : 1) C’est vrai que vous n’aimez pas l’uniforme, pour commencer ! Et entre le T-shirt technique blanc d’une grande surface du sport, (à un prix tellement bas que ça sent le commerce pas équitable du tout) et un maillot aux couleurs criardes et au visuel généralement peu esthétique, c’est vrai qu’on hésite (on sort les photos des clubs, juste pour se moquer ?) ! Par chance, les maillots de course à pied ne sont encore pas les plus moches, car pas trop bardés de logos de sponsors. Il y a toujours pire ailleurs, et pour le coup, ce sont les maillots de cyclistes ! Manquerait plus qu’on doive courir avec le logo de son supermarché local sur la cuisse ! Bon, à la rigueur, le logo d’une bière alsacienne sur le maillot au niveau des abdos, pourquoi pas, la relation cause/conséquence serait au moins évidente ! 2) Parlons d’argent, tiens. La licence et l’équipement tourne autour de la centaine d’euros environ. Je ne dis pas un seul instant que ce ne serait pas justifié, mais pour pratiquer un sport individuel où l’on continuerait tout de même à s’entrainer de son coté, c’est un peu confusant. Du coup, comme seul intérêt, reste la « joie » de porter les couleurs du club, un problème susmentionné. – le gentil et dévoué bénévole (attention, il n’y avait pour une fois dans cette ligne aucune ironie !) : « et pour 100 euros, vous pourrez porter le maillot officiel du club ! » – le coureur, bonne poire mais pas trop con quand même : « ah non, désolé, mais pour que je porte ça, va falloir me donner plus que 100 euros ! » 3) Le temps. Tout le monde n’a pas le même rythme de vie, et la course à pied, c’est la liberté, on t’a dit ! Courir à heures fixes, tiens donc. Et pourquoi pas l’armée, hein ?! Euh, aussi, ils courent ! Et avec un casque et un sac à dos, pour se préparer à l’ultra-trail ! Et puis dans le pire des cas (c’est à dire le mien, et ça, c’est vrai !), le stade de la ville est tellement éloigné que vous devrez faire un quart d’heure de bagnole pour vous y rendre et la même chose pour en revenir, alors que vous avez déja accès à une piste accessible tout au long de l’année ! Notez l’ironie écologique de la situation ! Trois (plus ou moins) mauvaises raisons de rejoindre un club : 1) Vous pensez qu’un club va forcément vous apprendre les subtilités de la VMA, du seuil anaérobie et du negative split. Il y a de grandes chances, c’est sûr, et ça serait bien la moindre des choses. Mais si vous lisez cet article, c’est que vous avez Internet, non ?! 2) Vous croyez que votre entrainement sera personnalisé ? Euh, si vous faites partie de l’élite du club, c’est sûr, mais sinon vous trouverez facilement des témoignages de gens sur les forums (ceux de bonne compagnie, hein, pas ceux de la foire d’empoigne permanente) qui vous expliqueront les séances de VMA courtes en club où ceux qui ont une VMA de 16 sont avec ceux qui sont à 17.5 ! 3) Vous pensez qu’avec votre 44 minutes sur 10 km en trois ans d’entrainement solo à peu près structuré, c’est à dire de l’endurance à la bonne vitesse (ça, tout le monde vous le répète, donc vous avez compris le principe !), un peu de VMA courte et de seuil même de façon empirique, vous passerez grâce à un club sous les 34, fumant Brad et laissant Priscilla sur place ! Eh bien, euh, comment vous expliquer la cruelle vérité… Euh non, rien, je vous laisse vous rendre compte de l’amère vérité tout seul !

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Posté par fredbros Le 3 septembre 2009 à 6:12

Ah !!! Si tous les commentaires à mes articles étaient comme celui de Yannick ! Génial ! Je pense que les lecteurs de Wanarun ont maintenant du grain à moudre 🙂 ALors comme cela mon article était orienté ? Comment peut-on oser dire cela à un apôtre de l’impartialité la plus totale comme moi ? Je ne comprends pas … Cela dit, je me reconnais également dans certains de tes points et si tu te rappelles l’article « le boulet » que j’avais écrit il y a un certain temps, tu vois de quoi je parle. Je constate que toi aussi tu dois faire un quart d’heure de voiture pour aller au stade à l’autre bout de la ville. Est-ce que tu te pointes aussi pile à l’heure et que tu es obligé d’attendre pendant une demi-heure que tout le monde soit arrivé ? 🙂

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Posté par Mathieu Le 3 septembre 2009 à 10:53

Ca devient animé par ici ! Pour ajouter mon grain de sel, voici quelques remarques… certainement non objectives 🙂 Il se peut également que tous les clubs ne fonctionnent pas de la même manière mais voilà ce que je constate dans le mien. Le club propose 2 licences : Athle Compétition ou Athle Santé-Loisir option Running. La 1ère coûte plus chère mais donne droit au fameux maillot du club (le rêve de Yannick :p) et le droit de participer aux compétitions officielles (cross régionaux, inter, france, meeting…), les frais d’inscription étant pris en charge par le club. Pour le reste, pas de différence entre les 2 licences au niveau des entrainements : tous ensemble (enfin plus ou moins, on verra pourquoi après), avec au tant de conseils de l’entraineur pour les uns et pour les autres. D’ailleurs oui, l’entraineur, c’est selon moi l’élément clef : peut-être est-ce une perle mais le mien envoie les programmes à l’avance, prépare des entrainements personnalisés, donne des conseils et peut gérer en même temps différentes séances spécifiques : par exemple une pour ceux qui commencent la saison sur piste pour faire des 800m, une pour ceux qui préparent un marathon, une pour un 10km et une autre pour le reste sans objectif précis. Du coup on reconnait facilement l’entraineur avec ses 10 chronos pendus au tour du cou ! Ensuite, c’est chacun son rythme et ses contraintes : pour ceux qui finissent plus tard le boulot, ils peuvent prendre la séance en cours de route (après un échauffement) et la prolonger éventuellement. Et les séances de VMA sont adaptées à chacun : on travaille tous la même durée mais sur des distances différentes. Sur des répétitions de 400m, les meilleurs feront réellement 400m mais les moins bons partiront avec 100 ou 200m d’avance (on est placé en fonction de la VMA tous les 20m). Mais faut être réaliste, comme le dit Yannick, ce n’est pas parce qu’on est en club qu’on va faire exploser tous les chronos ! Au final, pour se décider, le mieux est de rencontrer l’entraineur un soir d’entrainement : cela permet de voir si le courant passe ou pas, de voir comment il gère son entrainement et avoir un aperçu de l’ambiance. En plus il est possible qu’il vous propose de faire quelques entrainements avant de vous inscrire et c’est encore ce qu’il y a de mieux pour signer… ou pas. Personnellement, je suis en club depuis moins d’un an (décembre 08) avec une licence Loisir et cette saison, je resigne avec plaisir mais en passant en licence Compétition (pas spécialement pour le maillot, mais plus pour tester un peu plus la piste).

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    Posté par fredbros Le 3 septembre 2009 à 13:52

    Mathieu nous la joue plus sérieux là 🙂 100% d’accord avec ce que tu as dit.


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