Chroniques Sableuses #16 partie 1


 


Chapitre 16: Le Compte Rendu.

Je vous rassure de suite, à la différence de l’année dernière, il ne sera pas nécessaire de prendre une semaine de vacances pour aller au bout de mon compte rendu du Marathon des Sables 2012.

Partie 1

Comme d’hab, tout commence à l’Ibis d’Orly le jeudi soir ou je rencontre quelques concurrents dont Jalel Somrani (une connaissance de mon ami Nicou qu’il a rencontré au marathon des Oasis en Tunisie). J’ai RVD à 5h30 à l’aéroport pour un vol à 7h30. Après 3h30 d’un vol sans histoire, premier signe positif. Je fais la queue au contrôle passeport, lorsque un employé s’installe dans la guérite voisine. Je me précipite et je passe ainsi le contrôle immédiatement (après bien entendu le coup de tampon et le regard habituel et suspicieux…). Ca continue tout bien pour moi car ma valise est déjà là, me voilà quasiment le premier à sortir de l’aéroport. Je m’installe à l’ombre devant la soute du premier bus de la file. Comme j’ai la mission de réserver la tente cela ne pouvait pas mieux se passer. Départ du bus N°13 (on est vendredi, encore un signe…) ou se trouve Caroline, une « contrôleuse » de l’organisation, rencontrée l’année dernière. Ces « retrouvailles » me confortent dans le sentiment, déjà ressenti depuis la veille à l’hôtel, d’être une sorte d’habitué, un de ceux qui connaît le fonctionnement et le déroulement des opérations d’avant course.

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Dès la sortie de Ouarzazate on nous distribue le road book et une bouteille d’eau (la 1èred’une longue série). Le départ de la course se fera dans les environs de Tazzarine et l’arrivée à la fin de 9 km dans les dunes de Merzouga. Un peu le parcours à l’envers de l’année dernière. 4 heures de route, une prise d’assaut du camion bétaillère, au nez et à la barbe d’Anglais qui attendaient patiemment leur tour et je pose mon sac et ma valise sous la tente 12. C’était celle que je visais (because 2012). Reste à tenir le siège jusqu’ à l’arrivée de mes compagnons. Opération difficile que je gère au mieux, tandis que mon voisin Karim Mosta, profitant de sa notoriété (24 MDS au compteur) assure avec autorité, sa tente habituelle, la 13 ! 2H00 après et m’étant aliéné la moitié des concurrents français, Foued, Gloria et Amandine déboulent. A 4 ça sera plus simple de tenir le camp. Pas de nouvelles de Pascale et de son copain ni des 2 Suisses qui doivent complèter notre tente. Au bout d’un moment, on décide d’inviter à nous rejoindre les 2 garçons rencontrés par Amandine dans l’avion : Geoffroy et José. On sera 6, c’est bien, ça nous fera plus d’’espace et puis voilà, c’est comme ça ! On finira par apprendre que les Suisses ont du rester en territoire Suisse et nous n’aurons jamais de nouvelles de Pascale…

bivouac

Première queue (on fait beaucoup la queue dans un MDS) pour la cantine de l’organisation, j’ai choisi cette année de profiter de tous les repas proposés afin de limiter l’utilisation des lyophilisés, ce qui n’empêche pas de faire attention à ce qu’on mange. Installation pour la nuit et début du processus quotidien, petite toilette, tenue de nuit, gonflage matelas, somnifère, on rentre dans son duvet, on éteint la frontale et Foued ronfle !!! L’avantage avec Foued, c’est qu’il ne lui faut que 5 mn pour se mettre en action et dès le début il est au top du volume et de la cadence. Aucun espoir sur une baisse de régime ou d’un épuisement éventuel. Sa réputation n’est pas usurpée et il n’y a pas que dans les conseils en tant que spécialistes du MDS qu’il est un champion hors pair. Le comble c’est le matin, quand il vous dit qu’il n’a quasiment pas dormi ! Cela voudrait dire qu’il arrive à produire ce niveau de ronflement tout en restant éveillé ! Vraiment exceptionnel.

A suivre

Frank/ Dossard 201

 


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