Vrai Test en double mixte tenues de compression SKINS


 

Ensoleillement parfait et températures idéales en ce moment pour tester des collants longs de compression de couleur noire 🙂 De quoi apporter immédiatement une réponse à la question : peut-on utiliser des tenues de compression en plein été ?

Aurélie, qui souffre de la chaleur, aurait certes préféré tester une version corsaire mais, après un enfilage rendu périlleux par la canicule, a été surprise dès qu’elle s’est mise à courir :  la transpiration est parfaitement évacuée, et l’impression d’être trop couverte cède un peu le terrain à un sentiment d’être « contenue » et un indéniable dynamisme. En plus, pour rajouter un peu de piment au test, Aurélie s’est essayée aux pluies estivales, conditions dans lesquelles elle a également apprécié le comportement du collant.

De mon côté, j’ai essayé de voir le bon côté des choses du matériel prêté par SKINS, un collant long n’étant finalement, en matière de compression, que l’équivalent d’un short et de chaussettes, aux genoux près. Je ne vais pas vous mentir en vous disant que le collant ne tient pas un peu au chaud. De toute façon vous ne me croiriez pas. Mais, en revanche, il ne fait pas du tout suer car le textile évacue remarquablement la sueur et reste sec tout au long de l’effort. Franchement, je n’ai pas été gêné et l’enjeu – si tant est que les vertus supposées de la compression soient prouvées – en vaut bien la chandelle.

Je parle du collant mais nous avons également testé le T-shirt manches courtes associé et pour ma part un collant spécifique de récupération (également recommandé pour éviter le syndrôme de classe éco lors de déplacements aériens).

Réglons le cas du T-shirt de 2 clics de souris. Le mien – de clic – d’abord : autant, sans preuve scientifique à l’appui, je pense que le collant apporte réellement un plus – déjà évoqué dans nos articles sur les tenues BSC – autant je suis toujours aussi dubitatif sur le T-shirt. Certes, il met en valeur nos plastiques – poitrine pour ces dames, pectoraux et abdos pour ces messieurs – ce qui n’est pas rien mais permet-il réellement de maintenir une posture correcte de course et d’empêcher le haut du corps de se tasser sur des sorties longues, je n’en suis toujours pas persuadé. Au marathon de Paris, j’avais un T-shirt de compression mais j’aurais fait le même temps dans les mêmes conditions sans. A noter que, contrairement à d’autres tenues que j’ai essayées, le maillot reste parfaitement en place durant l’effort et ne remonte pas. Ce qui évite d’avoir sans arrêt à le remettre en place.

Le clic d’Aurélie maintenant : un gros bof pour la couleur et son « harmonie » entre le bleu canard et le vert pétard. Très hasardeuse. Une certaine transparence du blanc qui jure avec les soutiens-gorge noirs. Soutien-gorge ? Et oui, il n’y a pas de soutien-gorge intégré au maillot, ce qui constitue un réel plus  car Aurélie n’a pas été obligée de sortir le scalpel pour l’exciser proprement et a gagné 1 minute et 10 contorsions pour l’enfiler … Dèsormais revêtir le haut requiert 3 minutes et 45 sec au lieu des 5 mises initiales … (soit un temps qui reste considérable).

L’un des gros plus des tenues de compression SKINS, selon moi, est leur confort. Elles sont très faciles à enfiler, à positionner et à retirer, elles tiennent bien en place – la ceinture du collant, par exemple, monte assez haut, ce qui évite que le collant ne descende et tirebouchonne en courant – et la matière qui les compose est très agréable au toucher. La compression est censé être à gradient multidirectionnel – degrés de compression différents suivant les zones à solliciter – on ne le perçoit pas ni ne le voit sur le tissu.

Aurélie n’a pas tout à fait le même avis sur le collant : « courir en long et noir par cette chaleur s’est relevé être particulièrement pénible pour moi et pour deux raisons. La première tient à la difficulté à enfiler ce collant ! Difficulté accrue par le fait qu’il colle avec la transpiration rendant son enfilage particulièrement désagréable. A la différence de Fred, j’ai trouvé que le BSC était beaucoup plus facile à enfiler (attention cependant, le BSC que j’ai essayé était un corsaire et le skin un collant long… peut-être que le BSC long est aussi désagréable à enfiler…). Voir mes quadriceps de sprinteuse limaçonne dans ce collant m’a fait songer à un jambon dans son filet … Si vous êtes une grande et callipyge gazelle à longue foulée gracieuse, ce collant vous ira comme un gant ! Si vous avez la cuisse généreuse je trouve le BSC plus seyant … ». De manière curieuse – est-ce lié aux différences de morphologie homme / femme ? -, Aurélie trouve que le collant a tendance à tomber et que la coupe mériterait à son sens 3/4 cm supplémentaires entre la taille et l’entrejambe.

L’efficacité des tenues de compression est évidemment à mesurer sur des séances longues. Sur des séances de type VMA ou des séances courtes, le collant, par exemple, n’apporte pas de gêne mais n’apporte pas d’éléments techniques intéressants non plus. Après, c’est toujours un peu pareil … l’équipementier annonce que, protégeant les muscles, ces tenues évitent les micro-traumatismes mais c’est une assertion difficile à vérifier avec nos petits moyens de Vrai Testeurs. Sur des sorties longues, par contre, on a bien cet effet « défatiguant » annoncé et une sensation de plus grande légèreté des jambes en fin de séance, effets suivis d’une récupération plus rapide et d’une moindre fatigue du lendemain. Pour le T-shirt, vous savez ce que j’en pense … Pas d’effet constaté mais peut-être que les 10 minutes d’abdos quotidiennes que je m’inflige depuis plusieurs années ont finalement payé … et qu’un maintien artificiel complémentaire ne m’apporte rien 🙂

Encore une fois, Aurélie n’est pas d’accord avec moi : « il m’a semble que les qualité de compression étaient plus perceptibles après l’effort que pendant… Pour le collant, le bénéfice en terme de récupération me semble indéniable ; en course, je suis moins certaine de son effet. Alors que je mesure mieux les effets en course du haut (mais je ne passe pas ma vie dans les salle de sport et je souffre peut-être précisément d’un déficit de gainage de ce côté-là…). »

Le cas spécifique du collant de récupération, développé à la base, comme je l’ai déjà dit, pour être porté lors de longs déplacements aériens. Un gros défaut : il est très très très difficile à enfiler et à positionner et de fait, j’ai dû m’y prendre à plusieurs reprises pour des durées totales allant jusqu’à plus de 5 minutes.

Par contre, porté pendant plusieurs heures après une séance difficile, il accélère sans conteste la récupération. Il procure une sensation de fraîcheur très agréable et quand on l’ôte on se sent « très léger ». J’avoue que j’ai tendance à m’en servir souvent.

Ce ne sont là que quelques premières impressions à chaud – au sens propre comme au sens figuré. Il nous reste encore pas mal de choses à voir : résistance au lavage, déformation ou pas dans le temps etc etc etc … la suite au prochain numéro.

Un commentaire sur “Vrai Test en double mixte tenues de compression SKINS”


Posté par Vrai Test tenues de compression SKINS … après 3 mois Le 4 novembre 2010 à 3:01

[…] avec un survêtement de compression et un top manches courtes SKINS. Je vous avais déjà conté mes premières impressions à une certaine époque où je pouvais encore m’adonner à ma passion. Le temps est […]

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