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Test Chaussures Trail HOKA ONE ONE MAFATE Low – Premières impressions

Lundi 30 août 2010

Quoi de mieux pour clore en beauté ma collaboration avec le site Wanarun – et oui je quitte le navire … mais celui-ci voguant par mer d’huile sous vents très porteurs, ne me voyez pas comme un … rat de mauvaise augure LOL – que de consacrer mes trois dernières séries d’articles à ce qui fut ma GRANDE “spécialité” : les Vrais Tests :-)

Et pour que cette beauté soit encore plus étincelante – quel vantard ! -, que diriez-vous si, pour une fois, COCORICO, nous restions dans notre hexagone franco-français et vraitestions du made – well, at least designed and maybe sadly made elsewhere – in France ?

Quoi ! vous ne saviez pas que nous avions des équipementiers dans notre pays ? Ne me dîtes pas que vous ne connaissez pas au moins LE “gros” équipementier héxagonal ? Je parle de Kalenji évidemment.

Et bien, rien que pour vous contrarier, pas de gros aujourd’hui – ça viendra – car nous allons commencer par le … petit … nouveau HOKA ONE ONE et, honneur aux trailers, sa révolutionnaire MAFATE LOW.

(note : sur les photos “comparatives”, la seconde chaussure est une Inov-8 FlyRoc310)

“Votre mission, camarade Fred, si vous l’acceptez : tester en 10 jours – durée du prêt – les MAFATE LOW tout en continuant votre préparation pour le Marathon Seine et Eure en Vibram Five Fingers sur la base de votre plan Bruno Heubi en 9 semaines (www.brunoheubi.com).  Ce message s’auto-détruira dans 10 secondes.”

Vous l’aurez compris, je n’ai pas beaucoup de temps pour VraiTester les MAFATE LOW. Alors, allons directement à l’essentiel et zappons gaiement la présentation du produit. Les fidèles du site se rappelleront que je l’ai déjà faite avant les vacances. Les néo-convertis cliqueront avec bonheur sur le lien suivant : http://www.wanarun.net/blog/hoka-one-one-le-trail-autrement-5982.html et pour les fainéants où ceux qui ne savent pas ce que cliquer veut dire, un extrait de la substantifique moelle de cet article à propos du concept Hubbles :

“HUBBLES c’est une semelle radicalement différente de ce qui existe sur le marché. D’ailleurs, plutôt que de semelle, les concepteurs préfèrent parler d’interface pied-terrain, taillée comme un … surf d’eau : surface au sol augmentée de 50% pour favoriser la stabilité, volume triplé par rapport à une semelle classique, donc un amorti similaire à celui d’un VTT tout-suspendu, un profil permettant un déroulé naturel du pied et surtout un poids plume pour une chaussure de trail.”

Ayant zappé allégrement la présentation, j’ai donc sauté de suite à la case Premières Impressions – je dis ça pour ceux qui ne suivent pas … Vous connaissez le topo habituel du Vrai Test : un petit coup de statique, un petit coup de dynamique, un peu de baratin super enthousiaste avant un deuxième article plus circonstancié et parfois moins … chaud.

Pour un utilisateur de Vibram Five Fingers, le “statique” HOKA est une phase plutôt surprenante surtout lorsque l’on revient d’une sortie longue en VFF de 25 km, que le livreur de TNT vous attend devant votre portail pour vous remettre vos MAFATE LOW et que consciencieusement vous les chaussez de suite, alors que vous êtes quand même un peu fatigué mais c’est cela le dévouement à vos lecteurs. Du ras du bitume à la cime des arbres … ou presque. Ma famille ne m’avait jamais vu aussi grand – il faut dire que je leur ‘ai caché mon passé drag queen … non, je plaisante.

Vues de haut, ces MAFATE LOW ressemblent à des chaussures de djeuns, un brin larges – pour ne pas citer de marque, ça ressemble un peu à des VANS, à des chaussures de skate – très larges même. Niveau confort, rien à dire, c’est douillet de chez douillet et léger, léger, léger. Pas facile à enfiler cependant car un peu “raides” de partout. Raideur qui disparaît dès que le pied est dans l’habitacle.

Par contre et j’avoue que cela me change des mes INOV-8 FlyRoc 310, des chaussures de trail que j’adore, la semelle n’est que très peu flexible sur l’avant du pied … diable ! Vais-je réussir à courir ?

Autre remarque : on sent sous le pied, surtout sur la partie arrière, une ligne de cassure point haut de la semelle (désolé, je n’ai pas trouvé plus simple). Est-ce dû à l’effet “surf d’eau” ? On a l’impression d’être sur une espèce de coussin d’air juste au milieu du pied, sur la partie postérieure. Je vous rassure tout de suite, ce n’est pas mortel et il faut appuyer un tout petit peu pour le sentir.

Assez de blabla statique et place à une première sortie très light en forêt avec quelques petites cotes et descentes bien senties (bois de St Cucufa à Rueil-Malmaison pour ceux qui connaissent). Un bon terrain de jeu pour une chaussure censée “donner des ailes en montée et permettre de voler dans les descentes”, dixit Hoka. C’est parti !

Je vous épargne la partie “route” entre ma maison et la forêt car les HOKA ne sont pas du tout faites pour le macadam, je confirme !  Encore que … j’ai réussi vaguement à courir sur l’avant du pied comme je le fais habituellement – très vaguement en fait – mais on s’en f… un peu non ? Je ne vais pas les mettre sur le Marathon Seine et Eure, alors … Pour la route, je suis et demeure “minimaliste” – surtout depuis que je suis passé sur BFM TV avec mes Vibram :-)

Allez, ouste, dans les bois … Sur le plat, rien de bien particulier à dire pour l’instant, on oublie qu’on est haut perché :-) et cela ne gêne pas du tout pour courir.

Par contre et là ça devient carrément bluffant et j’ai pesé mon mot, les montées – bien caillouteuses et bien … pentues -, s’avalent comme si on était sur … du plat. Les jambes ne tirent pas comme c’est le cas avec des chaussures classiques. Réellement étonnant … à tel point que je me suis demandé, la première fois, si j’étais bien sur une montée et à tel point que j’en ai cherché d’autres plus difficiles pour confirmer le phénomène. A chaque fois, bingo !!! Facilité déconcertante pour grimper. On a l’impression d’être propulsé vers l’avant. Et vous n’avez encore rien vu car le plus impressionnant ce sont les …

… descentes ! Au départ, un peu frileux, j’y suis allé prudemment, comme à mon habitude en trail mais j’ai tout de suite senti que je “tenais” la route alors j’ai accéléré et accéléré et accéléré et accéléré et augmenté la difficulté – pente et revêtement – et continué à accélérer. Quelles sensations ! Pouvoir dévaler une pente avec la certitude que rien ne peut vous arriver et que vous pouvez “tartiner” comme sur une piste de ski, même sur des surfaces mouvantes bien caillouteuses. J’en suis resté baba. En plus, c’est fun. Ne me dîtes pas que quand vous étiez gamin, vous n’avez jamais dévalé des pentes à toute berzingue …

Question cailloux, tiens, pendant que j’y pense : la semelle étant tellement épaisse qu’on ne sent absolument rien des aspérités du sol et le pied reste bien dans l’axe, impossible de se tordre la cheville.

Cette semelle “HUBBLES” est donc vraiment une évolution majeure – une révolution … Ses propriétés supposées en montée et en descente me semblent avérées : donner des ailes en montées – gommer la pente – et voler en descente – surfer sur la piste.

Mais et c’est ce qu’il faut que j’examine en détail maintenant, peut-on, une fois qu’on a fini de faire mumuse cinq minutes sur des pentes, courir régulièrement avec ces chaussures sur un vrai parcours de trail et sur des distances conséquentes ? That’s the question ! Si la réponse est négative, ces HOKA ne seraient alors qu’un vague gadget amusant, à réserver pour des concours de “descentes en folie” en club de vacances – a gadou dou dou, pousse ta … – et être certain de gagner la bise de la G.O. face aux concurrents en tongues.

Superbe cliffhanger pour clore cet article non ?

Pour le savoir : la suite au prochain numéro.

une petite vidéo pas géniale de moi en train de descendre DSCF0015


Vrai Test Chaussettes techniques THYO – Le verdict !

Lundi 26 juillet 2010

Mon dernier article avant de très très longues vacances hors du monde virtuel …

Quand je dis “mon dernier article”, c’est très prétentieux de ma part et très égoïste car nous nous sommes mis à 3 pour l’écrire, plus exactement pour réaliser un Vrai Test des chaussettes techniques anti-transpirantes Thyo : Julie, Vincent, en mode trail et moi, en mode route. Et le verdict est absolument … UNANIME ! Super produit !

Honneur aux dames, à toi Julie :

“Dans ma courte vie de runneuse, j’ai essayé 4 marques de chaussettes de trail running :
- des Lafuma en trail qui sont ma fois très très épaisses, qui tiennent bien trop chaud et avec lesquelles l’eau ne s’évachue pas.
- des Kalenji de base : orange ou vert fluo, c’est fun, j’aime bien, assez épaisse mais ont de la tenue, tiennent bien, n’ont pas bougé en un an après de multiples lavages mais sont définitivement trop épaisses pour courir en été ou dans les pays chauds.
- des Mizuno : elles étaient à 10 euros les 3 paires, pour des chaussettes techniques, avouez que c’était tentant. Je ne sais pas où ça cloche, malgré la maille ajourée pour évacuer la chaleur, ça chauffe, malgré la la partie élastiquée, ça glisse et le pompon, en 35/38 alors que je fais du 38 elles sont trop grandes et après une seule utilisation, elles n’ont plus aucune tenue (c’est rare que je dise du mal de mizuno)

Quand j’ai dit que j’allais tester des chaussettes de running pour wanarun, imaginez comme je suis faite chambrer “ah ben tu testes des chaussettes… génial”.
Quand j’ai reçu et ouvert l’enveloppe contenant ces “pody air run” pour femme, mon entourage et moi-même avons spontanément dit quelque chose comme “wouahhh elles sont belles”. Premier point, oui, elles sont belles, mais pas que ça…. Quelques jours plus tard, je me rends dans une célèbre boutique de running marseillaise, le vendeur me demande si j’ai des chaussettes pour essayer des chaussures. Je sors timidement mes pody’air de mon sac. Je suis alors gratifiée d’un “excellent choix mademoiselle, excellentes chaussettes, ce sont les meilleures du marché”. Je me redresse sur ma chaise “ouais ouais je sais, je m’y connais qu’est ce que vous croyez…”

Allez blague à part, je les ai testées lors de séances de vélo (je suis interdite de course à pied, le temps que ma tendinite soit définitivement guérie), je n’ai pas souffert de transpiration, elles n’ont pas glissées, une tenue parfaite malgré leur finesse, je vous les recommande. Je vais d’ailleurs me prendre une paire de trail pour remplacer mes Lafuma car vous avez remarqué… elles sont roses !!!! “

Parole à ces messieurs maintenant, qui eux ont … couru avec leurs chaussettes ! Vincent, consciencieux, comme ce n’est pas permis, a même poussé le vice jusqu’à courir avec une Thyo Pody Air Trail à un pied et une X à l’autre pour comparer. C’est dire …

Lui aussi a apprécié le look et le confort du modèle trail, notamment l’efficacité des renforts au talon et sur l’avant du pied. Mais ce qui l’a le plus impressionné, bluffé même, est la réelle efficacité du système anti-transpiration. Des sorties de 15 km et pas la moindre amorce d’un zeste de transpiration !

De mon côté, j’ai testé le modèle route. Non, vous ne rêvez pas, j’ai mis des chaussettes … et je n’ai couru ni en Vibram ni en Zoot. J’ai ressorti mes adizero adios pour l’occasion et ai attendu une bonne grosse chaleur pour réaliser l’essai sur une sortie d’une vingtaine de kilomètres.

Je ne vais pas être très original … Design sympa, confort parfait et rare efficacité du système anti-transpiration. Pieds secs après 20k, même pas besoin de les laver :-) Enfin, j’exagère un peu.

Conclusion : vous avez besoin d’une chaussette technique pour être à l’aise dans vos baskets ? Ne cherchez plus : THYO ! www.autourdespieds.com


Vrai Test – Chaussettes techniques THYO : Présentation

Lundi 19 juillet 2010

Cette fois, Wanarun va se mettre en quatre pour réaliser ce nouveau Vrai Test. Enfin, quand je dis quatre, c’est au sens figuré car nous serons en fait … trois à essayer, pour vous, les chaussettes et socquettes techniques THYO : Julie, Vincent et votre serviteur, Fred, qui traîne toujours dans tous les bons coups :-)

A l’origine des produits testés, PODY CONCEPT, SARL fondée par deux podologues fondus de sport (trail, triathlon …), qui a fait de la recherche et du développement de chaussettes techniques sa raison d’être. Les deux fondateurs se sont associés avec un industriel pour la fabrication des produits sous la marque THYO. Ils assurent, également, sur leur site web http://www.autourdespieds.com/ la distribution e-commerce.

A noter que les modèles proposés à la vente ne concernent pas que la course à pied (route ou trail) mais également le ski et le trek.

Au coeur de tous ces modèles, une technologie commune : le concept PODY AIR. Des canaux disposés judicieusement sur et à l’intérieur de la chaussette, permettant, d’une part une évacuation maximale de la transpiration, d’autre part une forte limitation des échauffements locaux, sources potentielles d’ampoules.

Julie, Vincent et moi allons donc tester ces modèles en conditions réelles d’utilisation. Pour Julie, ce sera du trail et de la route. Pour Vincent, du trail et pour moi … il faut encore que je réfléchisse car comme sur route, je cours pieds nus, que ce soit avec mes VFF ou mes Zoot, je les testerai sans doute plutôt en trail avec mes Inov-8 Flyroc 310. Cela dit, j’ai le choix puisque j’ai reçu un modèle route (Pody Air Run) et un modèle trail (Pody Air Trail) et je peux toujours ressortir mes adizero adios :-)

Le modèle route Pody Air Run :

Le modèle Trail femme Pody Air Trail


SONDAGE Express – quelle chaussure voudriez-vous que nous testions ?

Dimanche 18 juillet 2010

Un petit sondage rapide – déjà en cours sur notre page Facebook – afin d’orienter nos prochains Vrais Tests Chaussures – et accessoirement faire, amicalement s’entend, “pression” sur les équipementiers pour qu’ils consentent à nous prêter le ou les modèles qui vous tentent.

Alors, exprimez-vous, pas de censure … Ensuite, ce sera à nous de jouer et d’être assez convaincants :-)


La pronation … c’est bidon

Jeudi 15 juillet 2010

J’adore ce genre de titre, un brin provoc’, surtout quand, visiblement, on s’attaque au gagne-pain des équipementiers, à la tasse de thé de leur département Marketing, au discours rodés des vendeurs des échoppes spécialisées, bref quand il semblerait qu’on ait l’intention de secouer le Landerneau du monde de la chaussure de running.

J’en entends déjà râler. “Il va encore nous parler de barefoot et de minimalisme”. Et bien figurez-vous que non. D’ailleurs, j’ai déjà tout dit sur le sujet et ne ferai que me répéter. Pour ceux qui n’auraient pas suivi – il doit bien en rester quelques uns – lorsqu’on court barefoot / minimaliste, on ne pose que l’avant / le milieu du pied, partie plane, universelle par définition et qui ne connait ni pronation, ni supination, ni argumentdeventation. Voilà c’est dit. On en reste là pour le barefoot et adressons-nous aux 99% des runners qui courent sur le talon.

En fait, dès le titre de cet article, je vous ai menti :-) La pronation existe ! Arrivé à ce stade, je pense que certains n’y comprennent plus rien. Cool ! … Vous avez le temps de lire et de relire l’article, ce sont les vacances.

Donc la pronation – ainsi que la supination – existe(nt) mais ce n’est pas qu’une affaire de pied contrairement à ce qu’on croit, encore moins un état permanent, inné ou acquis. De fait, on peut même, en fonction des circonstances, être pronateur et supinateur … Diantre !

En fait, si on en croit Steeve D, coach Américain, spécialiste de la méthode MAT (Muscle Activation Technique), la “pronation”, si on peut encore l’appeler comme cela, s’applique à l’ensemble du corps – ou presque – et est juste un moyen pour ce corps d’absorber l’énergie d’impact pour la restituer en énergies élastique et cinétique.

Il faut bien avoir en tête que lorsque le pied touche le sol, il est complétement passif, ce n’est pas lui qui initie le mouvement mais toute la chaîne musculaire qui part du bas du corps jusqu’au niveau des hanches et au-delà. En ce sens, ce pied ne peut être ni pronateur, ni supinateur tout seul et ce n’est donc pas une semelle, toute aussi technologique qu’elle soit qui va y changer quoi que ce soit. Au contraire ! La semelle ne va que diminuer les capacités du corps à s’adapter.

Prenons l’exemple d’une “pronation” excessive. Elle peut avoir pour cause une ceinture abdominale trop faible qui ne permet pas un contrôle correct du mouvement excentrique des hanches. Dans ce cas, plutôt que d’aller chercher le modèle hyperpronateur de la mort qui tue de chez Azuno, il serait bien plus pertinent de se procurer un tapis d’abdos chez Decathlon :-)

Intéressante théorie, n’est-il pas ?


C’est quoi l’EMA ?

Mercredi 14 juillet 2010

Dans mes comptes rendus de Vrais Tests, en particulier lorsque je décris les entraînements réalisés avec les chaussures, j’emploie souvent – puisque j’en fais systématiquement une séance par semaine – l’acronyme EMA pour Endurance Maximale Aérobie. Je viens de m’apercevoir – mieux vaut tard que jamais – que je n’avais jamais expliqué de quoi il s’agissait.

J’ai découvert l’EMA en préparant mon Marathon de Paris avec Bruno Heubi (http://www.brunoheubi.com). En aparté, sachez que pour réussir votre marathon dans le temps que vous vous êtes imparti, il n’y a rien de tel que de suivre un plan concocté par Bruno, directement ou à partir de son excellent livre “Courir Longtemps” – pour ceux qui suivent les plans des revues, ça va leur faire tout drôle mais ….

Alors une séance EMA c’est quoi ? Un copier / coller sauvage de “Courir Longtemps” nous indique qu’il s’agit d’une vitesse de course qui sollicite un certain pourcentage de la VMA (entraînement fractionné ou continu de courses courues à des intensités allant de 80 à 90% de la VMA) afin d’améliorer la capacité d’utiliser le “moteur” du coureur en fonction de la course qu’il prépare. Diable … Soyons un peu plus clair : L’Endurance Maximale Aérobie est la vitesse correspondant à la  plus grande fraction d’utilisation possible de la VMA en fonction de la durée de l’effort. Pour résumer : vous voulez courir 20 minutes “à fond” et bien ce sera à une vitesse égale à votre EMA.

Le même copier/coller sauvage de “Courir Longtemps” nous apprend que pour déterminer l’EMA, il faut d’abord calculer votre Indice d’Endurance (IE). Pour information, le numéro de juillet de ZATOPEK y consacre une pleine page. Dans “Courir Longtemps”, Bruno Heubi nous en donne la définition suivante : c’est la pente de la droite qui donne le pourcentage de VMA en fonction du logarithme du temps de course. Waow ! C’est donc un chiffre négatif car plus on court longtemps moins on court vite (si, si).

Pour calculer votre IE, vous prenez donc votre meilleur résultat sur une compétition (un 10km par exemple) ainsi que votre VMA, mesurée par un test normalisé ou sur un demi-Cooper – très simple à faire tout seul mais moins précis : courir 6 minutes à fond et calculer la vitesse moyenne sur le parcours. Vous transformez votre vitesse moyenne sur la compétition de référence en pourcentage de votre VMA (vitesse / VMA x100). Appelons ce nombre %VMA … On obtient IE de la façon suivante : IE = (%VMA-100)/Ln (temps de votre compétition/6).  Ouf ! Beaucoup plus simple : vous pouvez utiliser ce petit calculateur on-line : http://sportech.online.fr/sptc_idx.php?pge=spfr_ese.html

Cet Indice d’Endurance, permet de déterminer la durée maximale d’effort que vous pouvez tenir en continu à des vitesses comprises entre 80 et 90% de VMA, à l’entraînement. Par exemple, avec un Indice d’Endurance de -4 vous devez pouvoir tenir 111 minutes à 80% de VMA et 92 minutes à 85%. Par contre, si vous avez un “mauvais” Indice d’Endurance, prenons l’exemple de -10, vous pourrez tenir : 31 minutes à 80% et 20 minutes à 85%. Plus votre indice d’endurance est éloigné de zéro, plus vous devez donc privilégier ces séances afin d’améliorer vos capacités à tenir des efforts longs. Vous trouverez des tableaux donnant ces durées dans le livre “Courir Longtemps” ou sur le site de Bruno Heubi. Un extrait :

Avec ces valeurs, vous pouvez maintenant construire votre séance “hebdo” EMA (tous les 5 jours en prévision de compétition, tous les 8 à 10 jours en entretien) en sachant que vous pouvez soit courir ces durées en continu (en limitant cependant la durée d’effort, récup comprises, entre 40 minutes et 1h), soit les fractionner, dans ce cas vous pouvez légèrement les allonger tout en restant dans un total maximum d’une heure. Le temps de récupération préconisé par Bruno Heubi est de la moitié de la durée de l’effort pour des efforts inférieurs à la minute et d’un quart de la durée de l’effort pour des efforts supérieurs à la minute.

Deux exemples de séances tirées de “Courir Longtemps” :

Pour un 10 km :
- 6*4 à 5’ à 90% de la VMA (rec: 1’30) ou 6*1000m
- 5*5 à 6’ à 90% de la VMA (rec: 1’45) ou  5*1500m
- 4*7’ à 8’ à 90% de la VMA (rec: 2’) ou 4*2000m

Pour un marathon :
- 3*20’ à 80% de la VMA (rec: 1’)
- 5*10’ ou 5*3000m à 80% de la VMA (rec: 2’30)
- 4*15’  ou 3*4000m à 80% de la VMA (rec: 2’30)
- 3*20’ ou 3*5000m à 80% de la VMA (rec: 2’30)


URGENT !!! CASTING Qui veut jouer dans “Courir” ?

Mardi 13 juillet 2010

Vous êtes … Un Homme, désolé Mesdames.

Vous avez … Entre 30 et 40 ans, désolé Junior, désolé les vétérans.

Vous êtes … Un coureur de fond expérimenté, désolé les débutants.

Vous êtes … Disponible fin octobre / début novembre dans la région de Dreux.

Vous voulez … Devenir une star et tenir le haut de l’affiche du film “Courir” que va réaliser Maud Alpi ?

Si c’est le cas, envoyez d’urgence vos coordonnées ainsi que 2 photos (portrait et en action) à courirlefilm@gmail.com avec la référence WANARUN.


Vrai Test Chaussures de Trail Inov-8 Flyroc 310 – CONCLUSION

Lundi 12 juillet 2010

Chose promise, chose due … Dans mon article précédent , j’avais écrit que je transposerais mon plan d’entraînement route en cours (en l’occurrence le plan 306 du site athlete-endurance.com) et que je réaliserais toutes les séances dans la vallonnée forêt de Saint Cucufa, Inov-8 Flyroc 310 aux pieds en lieu et place de mes Vibram. Et bien, c’est ce que j’ai fait … et même plus, le tout sous des chaleurs écrasantes (36°C).

Une petite séance de VMA pour commencer : 12×200m sur un sentier très sinueux en faux-plat, sol mi-dur, mi-sablonneux et très sec. Résultat : une vitesse de 17,9 km/h sur les fractionnés, très légèrement inférieure à ce que je réalise sur route avec mes Vibram, mes adizero ou mes Zoot. Excellentes sensations grâce au système Meta-Flex qui permet à la semelle de se plier complètement au niveau des métatarses (voir photo ci-contre). Cette souplesse de la semelle, me permet de courir sur l’avant du pied comme je le fais habituellement et donc, en VMA, de bien griffer le sol, même sur les parties molles du sentier où les crampons situés sous la semelle évitent de “patiner”. Excellent maintien du pied et pas de torsion de la cheville en passant sur des racines.

Une séance d’endurance fondamentale d’une heure pour continuer, sur tous types de chemins : sol dur, sol sablonneux, cailloux, gravillons, macadam … secs et avec pas mal de montées / descentes. J’ai bien apprécié la relative légèreté de la chaussure, la souplesse de la semelle toujours évidemment ainsi que l’excellente accroche en montée et en descente.

Une séance de fractionné long (6×3 minutes à 90% de VMA avec 1′30 de récup) assez difficile compte tenu de la chaleur et du parcours – très fourni en dénivelées successives sur la fin. Là encore, j’ai apprécié la souplesse de la semelle qui, contrairement à la vaste majorité des chaussures de trail présentes sur le marché, permet de courir sur l’avant/milieu du pied et donc d’offrir un dynamisme exceptionnel à la Flyroc 310 lors des séances techniques rapides.

Et pour terminer la semaine en beauté, une sortie longue matinale de 2h30. Je peux vous dire que, maintenant, plus aucun sentier de St Cucufa ne m’est inconnu. Je ne reviens pas sur la souplesse de la semelle, la légèreté de la chaussure, l’excellente accroche, le très bon maintien du pied et la liberté qui lui est offerte dans le chausson. Juste un petit mot pour vous dire que, malgré la chaleur, mes pieds n’ont subi ni échauffement particulier ni sudation excessive. Les Flyroc 310 sont le modèle longue distance de la gamme Inov-8, ceci explique sans doute cela.

Une petite anecdote avant de conclure : comme il n’a pas plu cette semaine et que je voulais, malgré tout, tester l’étanchéité de la chaussure, je l’ai trempée abondamment au tuyau d’arrosage. Et bien, mes pieds sont restés quasiment au sec.

Je vais vous faire un aveu : l’Inov-8 Flyroc 310 m’a fait – presque – apprécié le trail ! Alors que jusqu’à présent, tous les essais que j’avais pu faire ne m’avaient pas franchement convaincu (les semelles beaucoup trop raides !), j’ai trouvé ici chaussures à mon pied et surtout à ma foulée (foulétus minimalistus sur l’avant du pied). Ces Inov-8 Flyroc 310 ont tout pour – me – plaire : légèreté, souplesse de la semelle au niveau des métatarses, confort, dynamisme, dimensionnement pour les sorties longues … Je les recommande donc vivement !


Vrai Test en double mixte tenues de compression SKINS

Vendredi 9 juillet 2010

Ensoleillement parfait et températures idéales en ce moment pour tester des collants longs de compression de couleur noire :-) De quoi apporter immédiatement une réponse à la question : peut-on utiliser des tenues de compression en plein été ?

Aurélie, qui souffre de la chaleur, aurait certes préféré tester une version corsaire mais, après un enfilage rendu périlleux par la canicule, a été surprise dès qu’elle s’est mise à courir :  la transpiration est parfaitement évacuée, et l’impression d’être trop couverte cède un peu le terrain à un sentiment d’être “contenue” et un indéniable dynamisme. En plus, pour rajouter un peu de piment au test, Aurélie s’est essayée aux pluies estivales, conditions dans lesquelles elle a également apprécié le comportement du collant.

De mon côté, j’ai essayé de voir le bon côté des choses du matériel prêté par SKINS, un collant long n’étant finalement, en matière de compression, que l’équivalent d’un short et de chaussettes, aux genoux près. Je ne vais pas vous mentir en vous disant que le collant ne tient pas un peu au chaud. De toute façon vous ne me croiriez pas. Mais, en revanche, il ne fait pas du tout suer car le textile évacue remarquablement la sueur et reste sec tout au long de l’effort. Franchement, je n’ai pas été gêné et l’enjeu – si tant est que les vertus supposées de la compression soient prouvées – en vaut bien la chandelle.

Je parle du collant mais nous avons également testé le T-shirt manches courtes associé et pour ma part un collant spécifique de récupération (également recommandé pour éviter le syndrôme de classe éco lors de déplacements aériens).

Réglons le cas du T-shirt de 2 clics de souris. Le mien – de clic – d’abord : autant, sans preuve scientifique à l’appui, je pense que le collant apporte réellement un plus – déjà évoqué dans nos articles sur les tenues BSC – autant je suis toujours aussi dubitatif sur le T-shirt. Certes, il met en valeur nos plastiques – poitrine pour ces dames, pectoraux et abdos pour ces messieurs – ce qui n’est pas rien mais permet-il réellement de maintenir une posture correcte de course et d’empêcher le haut du corps de se tasser sur des sorties longues, je n’en suis toujours pas persuadé. Au marathon de Paris, j’avais un T-shirt de compression mais j’aurais fait le même temps dans les mêmes conditions sans. A noter que, contrairement à d’autres tenues que j’ai essayées, le maillot reste parfaitement en place durant l’effort et ne remonte pas. Ce qui évite d’avoir sans arrêt à le remettre en place.

Le clic d’Aurélie maintenant : un gros bof pour la couleur et son “harmonie” entre le bleu canard et le vert pétard. Très hasardeuse. Une certaine transparence du blanc qui jure avec les soutiens-gorge noirs. Soutien-gorge ? Et oui, il n’y a pas de soutien-gorge intégré au maillot, ce qui constitue un réel plus  car Aurélie n’a pas été obligée de sortir le scalpel pour l’exciser proprement et a gagné 1 minute et 10 contorsions pour l’enfiler … Dèsormais revêtir le haut requiert 3 minutes et 45 sec au lieu des 5 mises initiales … (soit un temps qui reste considérable).

L’un des gros plus des tenues de compression SKINS, selon moi, est leur confort. Elles sont très faciles à enfiler, à positionner et à retirer, elles tiennent bien en place – la ceinture du collant, par exemple, monte assez haut, ce qui évite que le collant ne descende et tirebouchonne en courant – et la matière qui les compose est très agréable au toucher. La compression est censé être à gradient multidirectionnel – degrés de compression différents suivant les zones à solliciter – on ne le perçoit pas ni ne le voit sur le tissu.

Aurélie n’a pas tout à fait le même avis sur le collant : “courir en long et noir par cette chaleur s’est relevé être particulièrement pénible pour moi et pour deux raisons. La première tient à la difficulté à enfiler ce collant ! Difficulté accrue par le fait qu’il colle avec la transpiration rendant son enfilage particulièrement désagréable. A la différence de Fred, j’ai trouvé que le BSC était beaucoup plus facile à enfiler (attention cependant, le BSC que j’ai essayé était un corsaire et le skin un collant long… peut-être que le BSC long est aussi désagréable à enfiler…). Voir mes quadriceps de sprinteuse limaçonne dans ce collant m’a fait songer à un jambon dans son filet … Si vous êtes une grande et callipyge gazelle à longue foulée gracieuse, ce collant vous ira comme un gant ! Si vous avez la cuisse généreuse je trouve le BSC plus seyant …”. De manière curieuse – est-ce lié aux différences de morphologie homme / femme ? -, Aurélie trouve que le collant a tendance à tomber et que la coupe mériterait à son sens 3/4 cm supplémentaires entre la taille et l’entrejambe.

L’efficacité des tenues de compression est évidemment à mesurer sur des séances longues. Sur des séances de type VMA ou des séances courtes, le collant, par exemple, n’apporte pas de gêne mais n’apporte pas d’éléments techniques intéressants non plus. Après, c’est toujours un peu pareil … l’équipementier annonce que, protégeant les muscles, ces tenues évitent les micro-traumatismes mais c’est une assertion difficile à vérifier avec nos petits moyens de Vrai Testeurs. Sur des sorties longues, par contre, on a bien cet effet “défatiguant” annoncé et une sensation de plus grande légèreté des jambes en fin de séance, effets suivis d’une récupération plus rapide et d’une moindre fatigue du lendemain. Pour le T-shirt, vous savez ce que j’en pense … Pas d’effet constaté mais peut-être que les 10 minutes d’abdos quotidiennes que je m’inflige depuis plusieurs années ont finalement payé … et qu’un maintien artificiel complémentaire ne m’apporte rien :-)

Encore une fois, Aurélie n’est pas d’accord avec moi : “il m’a semble que les qualité de compression étaient plus perceptibles après l’effort que pendant… Pour le collant, le bénéfice en terme de récupération me semble indéniable ; en course, je suis moins certaine de son effet. Alors que je mesure mieux les effets en course du haut (mais je ne passe pas ma vie dans les salle de sport et je souffre peut-être précisément d’un déficit de gainage de ce côté-là…).”

Le cas spécifique du collant de récupération, développé à la base, comme je l’ai déjà dit, pour être porté lors de longs déplacements aériens. Un gros défaut : il est très très très difficile à enfiler et à positionner et de fait, j’ai dû m’y prendre à plusieurs reprises pour des durées totales allant jusqu’à plus de 5 minutes.

Par contre, porté pendant plusieurs heures après une séance difficile, il accélère sans conteste la récupération. Il procure une sensation de fraîcheur très agréable et quand on l’ôte on se sent “très léger”. J’avoue que j’ai tendance à m’en servir souvent.

Ce ne sont là que quelques premières impressions à chaud – au sens propre comme au sens figuré. Il nous reste encore pas mal de choses à voir : résistance au lavage, déformation ou pas dans le temps etc etc etc … la suite au prochain numéro.


Vrai Test chaussures de trail Inov-8 Flyroc 310 Premières impressions

Lundi 5 juillet 2010

Depuis mon article de présentation des Inov-8 Flyroc 310 la semaine passée, figurez-vous que j’ai fait du trail ! Si si, je vous assure et ce malgré une certaine aversion – que vous connaissez bien – pour la discipline, aversion dont les trois causes sont : 1) la trop grande rigidité des semelles des chaussures de trail qui m’empêche de développer ma foulée sur l’avant du pied 2) – conséquence du 1 – l’impossibilité de m’entraîner comme je le fais sur route avec un rythme soutenu 3) une musculature pas adaptée à la discipline – je n’ai pas de cuisses de footballeur, co

Après 3 séances d’une heure chacune en Inov-8 Flyroc 310, j’ai radicalement changé d’avis. Enfin, quand je dis radicalement, c’est un peu exagéré évidemment, comme à mon habitude. Je n’en suis pas encore à envisager la possibilité d’éventuellement m’inscrire à l’EcoTrail 2011 mais j’ai pris, pour une fois – et c’est sincère – du plaisir à courir en nature :-) Et pourquoi donc ai-je pris du plaisir ? Tout simplement parce qu’avec ces Flyroc 310, j’ai réussi à courir comme je le fais sur la route ! Et hop, cause 1 et cause 2 évaporées … pour les cuisses, on peut sans doute y remédier si je souhaitais poursuivre dans cette voie.

Conçues dans un esprit “minimaliste” - dixit Inov-8 – tout en restant relativement classiques dans la forme, les Flyroc 310 offrent une semelle remarquablement flexible au niveau des métatarses et c’est cette propriété qui m’a permis de courir sur l’avant du pied alors qu’avec d’autres chaussures de trail, j’ai l’impression de courir avec des sabots tellement la semelle est rigide. D’ailleurs, pour tester le degré de minimalisme de la Flyroc 310, j’ai effectué ma première séance de trail … sur route. Je n’ai pas pulvérisé mon meilleur temps sur 100m – crampons sous la semelle obligent – mais j’ai réalisé une belle séance d’endurance à un petit 13 km/h sans aucun souci. Publicité non mensongère donc : “esprit minimaliste es-tu là ?” “Oui !”.

Comme les Flyroc 310 sont quand même des chaussures de trail et que pour la route, j’ai quand même plus efficace dans mon stock, j’ai effectué mes 2 autres séances en sous-bois et sur chemins caillouteux avec pas mal de dénivelé et c’est là où j’ai été bluffé car sur toutes les portions planes ou en montée, j’ai réussi à développer ma foulée sur l’avant du pied, ce qui m’a permis d’atteindre une vitesse de course très intéressante par rapport à mes précédentes expériences dans le domaine et l’impression que finalement, le trail ce n’est pas que se traîner sur des chemins pas faits pour la course à pied.

Minimaliste par sa souplesse, la semelle de la Flyroc 310 n’en assure pas moins une excellente protection du pied. L’accroche est, par ailleurs, parfaite, même en descente sur gravillons. Le chausson est très enveloppant mais laisse au pied une grande liberté de mouvement. A noter que par forte chaleur, il ne cause pas de sudation excessive – bien que pour la première fois depuis des lustres, j’ai dû mettre une paire de chaussettes. Au contraire, il est très respirant tout en étant totalement imperméable. Une fois au pied, la chaussure se laisse complétement oublier tant elle est confortable.

Premières impressions très positives donc, qui demandent à être confirmées. Pour ce faire, je vais d’ailleurs m’entraîner uniquement en trail pendant toute la durée de mon plan 10 km en cours en réalisant mes séances exactement comme je les ferais sur route (VMA, EMA, endurance, SL). La suite au prochain numéro :-)




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