VMA ? Kesako ? Vitesse Maximale Aérobie



 

VMA, quel nom barbare ! Cela ressemble à un sigle de mathématique que seuls les plus experts pourraient connaitre. Du genre « Vers le Milieu de l’Axe » ! Ou bien à un SMS hyper réducteur que s’envoie des ados entre eux et qu’il faut souvent trois plombes à décoder, si on
y arrive… Du genre « Vais Mieux, A plus… » Ou un truc du genre…
Mais bon, pour le coup, il ne s’agit de rien de tout cela. La VMA, c’est plus simplement (si l’on peut dire !), la Vitesse Maximale Aérobie. Bref c’est la vitesse maximale que peut atteindre un coureur sur une distance courte, après laquelle il s’écroule, ou si vous préférez, il craque, ou si vous préférez encore, pour être plus exact, il ne dispose plus assez d’oxygène dans les muscles pour poursuivre son effort. D’où le terme d’aérobie… Au-delà, c’est l’acide lactique qui se fait sentir et l’oxygène qui manque. Le coureur ne peut plus aller plus vite…
Bref cela peut paraître anodin à la première lecture, mais c’est tout de même la base même de tous les schémas d’entrainement modernes à l’heure actuelle.
Sûrement en avez-vous d’ailleurs déjà entendu parler, d’une manière ou d’une autre. Ce n’est pas possible autrement. Que vous soyez dans un club, où là le test VMA est la première chose à laquelle on va vous soumettre d’emblée avant de démarrer quoique ce soit… Ou que vous courriez tout seul dans votre coin mais que vous laissez trainer l’oreille lors des courses auxquelles vous participez. « C’est quoi ta VMA ? Tu t’entraînes à quel pourcentage de ta VMA Max ? » Bref impossible d’y couper !
Pour expliquer simplement, même sans être un expert en la matière, la VMA va se calculer lors d’une séance de course assez courte finalement. Soit sur tapis roulant avec prise de sang instantanée pour mesurer les lactates (et trouver ainsi le seuil où l’acide lactique commence à nous freiner), soit sur une piste où on se sent souvent plus à l’aise. L’exercice consiste à partir à une certaine allure, proche du footing et à augmenter au fil du temps, son rythme de course et donc sa vitesse. Sur tapis par exemple, on peut augmenter automatiquement la vitesse en franchissant des paliers de 1 km/h et en courant deux à trois minutes à la vitesse demandée. Quand on arrive à 16 ou 17 km/h, vous comprendrez que cela commence à coincer pour la plupart d’entre nous. Mais les bons coureurs que l’on croise dans nos régions sont facilement à 20 km/h, sans parler des champions, genre éthiopiens ou kenyans au sommet du monde, qui peuvent atteindre les 23 ou 24 km/h. Et oui !
Bref ensuite, quand vous connaissez donc la vitesse la plus haute à laquelle vous êtes censés pouvoir courir et bien vous pouvez adapter vos entraînements en fonction. Ainsi le but du jeu est bien sûr d’améliorer cette VMA, mais aussi d’en prendre compte pour le travail en endurance. Quand on va vous dire qu’il faut courir 1h30’ à 75% de votre VMA, vous allez pouvoir comprendre à quoi cela correspond et si ça va être dur ou non.
Tout est question de dosage ensuite pour l’entraîneur. Même si deux facteurs seront également primordiaux pour la suite : l’endurance pure et l’efficacité de la foulée !
C’est une autre histoire aussi…

Un commentaire sur “VMA ? Kesako ? Vitesse Maximale Aérobie”


Posté par Aurel Le 30 septembre 2011 à 20:40

Super article. Quelques remarques pour compléter cet exposé: – la VMA est une allure qui peut être maintenue environ 5-6 minutes, jusqu’à 8-9 minutes chez les athlètes les mieux entraînés à ce type d’effort) – la VMA est la vitesse la plus basse, sollicitant le métabolisme aérobie au maximum de sa puissance (consommation maximal d’oxygène ou VO2max) – une intensité plus élevée (105% de VMA, par exemple) permet également d’atteindre sa VO2max, mais si l’intensité est trop élevée, on ne peut poursuivre l’effort assez longtemps pour laisser le temps au métabolisme aérobie d’atteindre sa puissance ou débit maximale (la fameuse VO2max) – à VMA, le métabolisme anaérobie lactique est également sollicité de manière significative (au delà du seuil, plus l’intensité augmente, plus la sollicitation du métabolisme anaérobie lactique augmente) – à VMA, l’accumulation de lactate dans le sang est déjà très importante (conséquence direct du point précédent)

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