Métier du running : responsable de rayon



 

metier-running-responsable-rayonL’homme qui aimait les défis !

Nous avons rencontré Jérémy alors qu’il venait juste d’intégrer ses nouvelles fonctions de responsable de rayon au Décathlon de Colomiers. C’est qui gère en effet tout ce qui touche à la course à pied et à la marche depuis la fin du mois de novembre dans cette grande surface proche de Toulouse. Il se disait heureux, prêt à relever ce nouveau défi qui s’offre à lui. Nous avons donc pris quelques minutes pour mieux cerner le personnage. Véritable passionné de course s’il en est !

Bonjour Jérémy, avant toute chose, peux‐tu te présenter rapidement à nos lecteurs ? D’où tu viens ? Quel est ton cursus ?
Et bien je suis originaire et natif d’Ariège. Plus précisément d’un petit village qui se nomme Saint‐Jean du Falga près de Pamiers. J’ai passé toute ma jeunesse à jouer au football. D’abord dans les catégories jeunes et puis jusqu’en régional. Je viens d’une famille de footeux. J’ai baigné dedans jusqu’à mes 17 ans. Ensuite j’ai débarqué à Toulouse pour commencer mes études à la fac de médecine… C’est plus tard seulement que je vais découvrir le monde de la course à pied.

Justement quel est ton premier rapport à la course, si je puis dire ?

Quand j’ai commencé mes études, j’ai carrément tout arrêté au niveau sport. J’ai même réussi à prendre dix kilos et quand j’allais faire un petit footing avec mon père, une fois par semaine en gros, je souffrais le martyr. Et puis j’ai intégré une école d’ostéos et lors d’un stage, on s’est retrouvé à quelques uns à faire des soins aux coureurs lors du Trail des Citadelles. Pour moi cela a été le déclic. Ce devait être en 2009. Je me suis dit que j’étais capable de le faire aussi. Et on a parié avec qu’un copain qu’on le finirait l’année suivante. Je parle bien évidemment de la petite distance. Ce fut mon premier défi. Et de là j’ai commencé à m’entraîner plus régulièrement.

Du coup depuis cette première expérience, on peut dire que tu es monté en puissance année après année ?

Oui, c’est devenu une passion. L’année qui a suivi ce stage d’ostéos, je me suis donc inscrit au 20km des Citadelles et pour m’y préparer j’ai participé au Forest Trail. Ce fut une première aventure pour moi et véritablement un excellent souvenir. Je finis pas trop mal, 31ème je crois bien en moins de deux heures. En fait je m’étais perdu cette nuit‐là et puis du coup ensuite j’ai jamais voulu perdre le contact avec celui qui me précédait et j’ai serré les dents pour rester dans sa foulée de peur de me repaumer.

Et j’ai tenu le choc ainsi. Puis il y eut donc les Citadelles mais avec le dénivelé et le peu d’entrainement que j’avais en montagne, ce fut vraiment dur. Et depuis, c’est vrai que je me suis pris au jeu et j’en fais de plus en plus…Je suis sur de nombreuses épreuves de la région.
Parallèlement à cela, tu termines aussi tes études d’ostéopathe, c’est cela ?
Oui, enfin, pas tout à fait puisque dans le même temps, j’ai cherché un autre boulot pour pouvoir subvenir à mes besoins. Et c’est là, où, en envoyant des CV ici et là, j’ai été embauché chez Décathlon Escalquens. J’ai donc débuté par un mi‐temps, d’emblée, au rayon running. Et j’ai été emballé presqu’aussitôt. Je faisais de la mise en rayon mais aussi pas mal de conseils et de rencontrer ainsi des gens, de parler, d’échanger, ça m’a emballé… Sans parler que dans le magasin, on est entouré de pas mal d’autres sportifs véritablement passionnés et ça permet de tisser des liens d’amitié qui font beaucoup de bien. Enfin c’est mon avis. Du coup, j’ai obtenu mon diplôme d’ostéo en 2011 et j’ai monté mon cabinet en Ariège dans la foulée tout en gardant mon poste chez Décathlon où je pouvais justement assez facilement choisir mes horaires de boulot.

Donc pour toi, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes non ? Et pourtant…

Oui je peux dire que la situation m’allait bien car je faisais pas mal de compétitions en plus du boulot et surtout que j’arrivais à progresser. J’ai eu pas mal de satisfactions avec notamment un podium à Entre Save et Galop où à la base j’y suis allé juste pour accompagner ma compagne et où j’ai décidé au tout dernier moment de la faire à fond ou encore au trail des Novis où avec Nicolas, mon chef de rayon, on s’est aussi retrouvé sur le podium en relais… Mais bon, ce qui n’était pas évident pour moi, c’est que j’avais mon cabinet en Ariège et que je devais  tout le temps faire les trajets en voiture… Aussi comme chez Décathlon, on est très à l’écoute des envies et des volontés de chacun, que l’on peut aussi facilement évoluer et progresser au sein même de l’entreprise, on est arrivé à cette proposition de devenir chef de rayon, à mon tour, du Décathlon de Colomiers. J’ai donc bien réfléchi et j’ai décidé de vendre carrément mon cabinet. Je trouvais de toute façon le marché un peu trop saturé dans cette profession et vue l’écoute et l’attention que j’ai reçu chez Décathlon, j’ai pensé qu’il était mieux pour moi d’accepter cette proposition. C’est un nouveau défi. Encore un. J’espère juste, au fond de moi, arriver à trouver encore assez de temps pour pouvoir m’entraîner…

Une sacrée décision donc. Et pour finir, dis nous juste le meilleur moment que tu as vécu en trail et puis aussi quel sportif tu admires plus que les autres ?

Pour ce qui est d’une image forte que j’ai pu vivre jusqu’à présent et bien sans hésitation, je pense aux derniers kilomètres lors du Marathon des Causses de l’année passée. On revient sur Millau et on surplombe la vallée à un moment…Là j’ai entendu la voix du speaker au loin et je savais que c’était presque fini. Du coup j’ai ressenti quelque chose de bizarre comme un mélange de soulagement de savoir que j’allais bientôt en finir et puis un malaise de savoir aussi que c’était déjà fini et que la fête était du coup terminée elle aussi. Bizarre sensation. Pour ce qui du sportif et bien je pense aussitôt à un footballeur : Carles Puyol, le défenseur du Barça. Pour moi c’est l’exemple même du gars qui a une volonté de fer, qui arrive à se surpasser pour les autres. Il n’a pas des qualités phénoménales, à mon avis, et pourtant il a tout gagné en foot, de la Coupe du Monde, en passant par la Ligue des Champions et l’Europe… J’adore !

Merci en tout cas pour ces réponses et on te retrouve où ?

Et bien j’aimerais bien faire un trail un peu plus long. Pour le moment, je me suis arrêté au 65km du Montcalm l’an passé et j’ai bien terminé ; assez frais, même si la descente fut périlleuse à mes yeux. Là je tenterais bien le GRP 80km ou même un poil plus long, pourquoi pas… pour voir et toujours me lancer de nouveaux défis !

Un commentaire sur “Métier du running : responsable de rayon”


Posté par Stéphane Boniol Le 17 février 2015 à 18:02

Bonjour, Trés intéressant cette rubrique sur les métiers du running. A prolonger, avec les métiers que l’on retrouve chez les équipementiers !! Merci

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