Dopage mécanique : le cyclisme en exemple…



 

pause-veloComme vous peut être dimanche dernier, j’ai regardé avec attention le reportage de Stade 2 sur le dopage mécanique. Bien sûr, comme moi vous aviez déjà sans doute vu certaines vidéos sur Youtube : les roues qui tournent toutes seules, les watts qui s’envolent dans les montées,… En fait, on apprend que peut-être Froome, que peut-être Amstrong,… mais surtout peut être le coureur du dimanche… Alors oui des suppositions mais les témoignages sont là…

Exemple Mr Martin (cet exemple est purement fictif), 50 ans a bien réussi dans la vie, le dimanche quand il va faire du vélo avec ses potes, il faut pas être ridicule. Alors quand c’est pas trop le forme, au lieu de faire un petit régime et de s’entrainer un peu plus, Mr Martin met 10000 euros dans le moteur pour le vélo tout carbone, histoire d’être plus à l’aise.

Finalement on apprend que le milieu cycliste a trouvé un nouveau moyen de tricher, le pire étant que cela ferait plus de 15 ans que ce genre de produits est disponible. Ce qui me dérange le plus, c’est les non-tricheurs, tous ces sportifs qui s’entrainent dur, qui finissent aux places d’honneur et qui n’auront jamais la gloire qui leur est due.

Pour moi, peu importe la méthode, tout cela s’appelle la triche. Si il y a des hommes et des femmes, qui acceptent de gagner en trichant, qu’ils aient bien conscience qu’ils finiront sûrement par être démasqués et qu’ils passeront pour de sales tricheurs. Alors bien sûr ils vivront la gloire mais en ayant à l’esprit qu’ils ont triché.

Est-ce que la course à pied pourrait subir un dopage de ce type ?

Je pourrais dire sans doute, il suffit de se remémorer le lancement de Boost il y a 3 ans, lors de l’interview d’Haile Gebreselassie il avait lancé un « is it legal ? » (est-ce légal ?)… Bien sûr, dans certains disciplines le matériel est fondamental comme dans le cyclisme. C’est le règlement qui va limiter l’action du matériel comme pour le javelot où en 1984, le règlement a déplacé volontairement le centre de gravité du javelot pour limiter son champ d’action (En effet, il aurait fallu agrandir les stades pour continuer à accueillir les lancers).

Le coté rebondissant d’une semelle pourrait un jour devenir trop important et peut être trop dangereux dans son contrôle pour que le règlement viennent s’immiscer en le déclarant illégal. Mais on reste dans un sport ou l’apport matériel est minime, l’effet Boost sur les coureurs kenyans leur a permis de battre des records mais pas de les exploser.

Notre sport reste tout de même relativement peu dirigé par l’argent, si l’on compare avec le foot (étrangement peu de cas de dopage…), le tennis, le cyclisme,… Cela reste un sport populaire mais tout cela n’empêchera Mr Martin de prendre quelques médicaments pour ne pas avoir mal aux jambes le lendemain d’une course.

Il y aura toujours des tricheurs, peut être faudrait il être un peu plus exemplaire sur les sportifs qui sont pris la main dans le sac : sanctions pécuniaires hors norme, interdiction à vie de se présenter à une épreuve sportive,…

6 commentaires sur “Dopage mécanique : le cyclisme en exemple…”


Posté par Julie Le 20 avril 2016 à 21:18

Le dopage mécanique commence à envahir la course à pied comme en témoigne la commercialisation de chaussures de running à ressort, chaussures françaises de surplus (marque enko).

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Posté par Jeremy Le 20 avril 2016 à 21:39

Le « dopage » mécanique ou physiologique n’est qu’un moyen d’accéder à la performance. Nous ne sommes plus à l’âge de pierre où chacun travaille et font dès compétition le dimanche. C’est leur métier et l’objectif est de pousser au maximum le corps et le matériel pour avoir un temps minimum sur une compétition. Pour cela, des entraînements spécifiques (calibrés avec des capteurs de puissances) des nutritionnistes (avec des régimes très spéciaux pour être le maigre possible) Des physiologistes (qui définissent des entraînements à jeun) des ingénieurs des matériaux (pour la légèreté et la rigidité) psychologues (pour aider à dépasser la souffrance et à mieux gérer la douleur) et j’en passe sont venus aider les sportifs à atteindre la meilleure performance. Tout ceci n’est pourtant pas du dopage car la société bien pensante dit que s’entraîner sans manger qu’aller dormir sans manger apres 7h d’entraînement que de faire des stages hypoxique, que de développer un vélo qui a un meilleur rendement, plus rigide, avec une meilleure pénétration n’est pas du dopage. Je suis d’accord. Mais avoir un medecin ou un ingénieur en mécanique qui intègre d’autres moyen de développer (médicamenteux ou mécanique) la performance est il du dopage? Si c’est un soucis d’équité financière, c’est sur que des capteurs de puissance, le développement de velo rigide et aérodynamique, des stages hypoxique, des stages en soufflerie, des psychologues et nutritionnistes dans une équipe sont à la porte de tous et ne coûte rien!!!! Je ne défends personne mais je ne comprends pas ceux qui les critiques.

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Posté par Runner-Life Le 21 avril 2016 à 8:19

C’est bien triste mais dopage mécanique ou dopage de la personne cela existe et existera toujours. Du temps de l’Urss les nageuse avait des relation dans les vestiaires pour avoir des poussé d’hormones, le problème est que certain sport comme le cyclisme sont contrôlé tout comme l’athlé, mais qu’en est-il des autres sport, foot, rugby, voir même certain sport qui demande une concentration extrême le golf, la F1,…. La culture de la gagne est une chose importante mais il ne faut pas que cela se fasse au détriment de la réglementation sportive. Le plus triste c’est que les gens qui se dope lorsqu’il se font prendre sont tellement persuadé que cela semble légal qui nie en bloc. Alors oui aux records, oui au sport mais non à la triche !!!

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Posté par Yves Le 21 avril 2016 à 20:07

La question est où commence le dopage ?? Boissons énergisantes, gels… pendant les courses ! J’en prends aussi, comme madame ou monsieur tout le monde pour finir son marathon, je ne jugerai donc pas, mais où placer le curseur à partir duquel on considère qu’on a franchit le seuil…

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Posté par Ze Coyote Le 24 avril 2016 à 13:43

@Jeremy & @Yves: Que ce soit du point de vue purement réglementaire ou moral, imaginez que l’on projette ce raisonnement à la société civile et au vol: jugeriez vous différemment un employé « empruntant » un crayon pour le ramener à son fils d’un voleur de voiture ? J’espère que oui, c’est d’ailleurs le sens de la justice en France avec la proportionnalité de la peine. On ne peut pas mettre sur un pied d’égalité une alimentation sportive qui correspond à un besoin fondamental de l’athlète et un artefact mécanique ou médicamenteux qui a pour but d’augmenter les performances. D’un point de vue sportif, la version « dopage free » a existé (football américain, sport australien) avec des conséquences dramatiques sur les sportifs (décès prématurés, etc …). Il faut donc bien mettre un limite, et cette limite est réglementaire. Ce point est d’autant plus important que les sportifs, par le statut de héros que nos sociétés leur attribuent, sont un référentiel pour les générations à venir, et cela me semble inquiétant si l’on fait croire à nos enfants qu’il est normal de tricher (réglement) et de se bousiller la santé pour gagner une place dans une compétition. Le monde n’est effectivement pas blanc ou noir, et je vous rejoins sur la nécessité de considérer également ce qu’est une pratique dopante (prendre un aspirine avant une compète ou un tube de guronsan par exemple dans le but d’être plus performant), mais à titre personnel, je ne partage pas votre réserve sur la gravité de la tricherie. Sportivement

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    Posté par Jeremy Le 24 avril 2016 à 15:05

    Il ne faut pas tout confondre. Ici on parle de dopage pour quelqu’un qui en fait son métier. Personne en blâme un médecin qui fait des gardes de 24h au bloc et qui prend de la drogue pour tenir et être plus performant dans sa concentration. Personne ne blâme les étudiants qui prennent des médicaments pour augmenter le temps de révision. Personne ne blâme ces stars de musique qui prennent des drogues euphorisante pour avoir une meilleure performance scénique. Pourtant personne ne respecte la loi (puisque tout est illicite). Actuellement le dopage est la prise de substance (EPO AICAR…) ou le suivi d’une pratique (caisson hypoxique, moteur…) marquée sur une liste. Une liste qui est revue tout les 6mois avec des ajouts et des retraits. C’est comme ça que Sharapova (et pas que) sont passés de clean à dopés. Les ajouts: ok tout évolue, de nouveaux produits je comprends Des retraits: c’est à dire que le règlement est un baromètre pour savoir ce qu’on tolère ou pas. Ok tu peux prendre ça car ça donne du spectacle mais pas ça car plus personne n’y croit. Le dopage (liste des produits dopant) n’est qu’une foutaise des dirigeants pour avoir un contrôle sur une industrie et que tout le monde trouve son compte. En gros, du spectacle pour les spectateurs, une répartition égale des richesses et des dirigeants qui font du profit.


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