Mon premier marathon : le marathon de Paris 2010



 

deuxième article de la série « Les amis de Wanarun sur Facebook parlent.. » avec Corinne. Si vous avez aimez et que vous voulez donner la chance a Corinne de gagner une tenue de running complète, cliquez sur le « J’aime » Facebook.

L’avant -course :
Après une nuit bien agitée, et un petit déjeuner bien matinal pris à l’hôtel vers 6 h, nous voilà dans le bus, prêts à partir pour l’Arc de triomphe. Il y a quelques mètres qui me séparent du bus et en les parcourant, je sens mes jambes qui chancellent un peu, le stress est réellement là. Les derniers jours, je ne suis pas au top de ma forme et j’ai l’impression d’avoir perdu de l’énergie depuis ma gastro à J-8. Mais Chut ! J’ai décidé de faire comme si tout était normal et de positiver. Ce matin, pourtant, j’ai vraiment peur.
Le bus arrive à l’Arc de Triomphe. Les pompiers de Thionville nous ont offert de beaux tee-shirts et nous allons faire une photo de groupe pour l’occasion. J’ai rendez-vous aussi avec les filles du site “courir au féminin” pour prendre une photo de groupe. Je vais y faire la connaissance de plusieurs filles, je suis heureuse d’être à ce rendez vous même si le stress fait que nous ne sommes pas très très bavardes. En plus, nous avons froid et grelotons.
Après plusieurs photos, Delphine, Chantal et moi décidons de nous rendre dans les sas. Chantal est vraiment rayonnante avec sa tenue rose et son bronzage de Thaïlande. Je suis la “bleue” donc je suis simplement le mouvement. Nous nous faufilons dans la foule pour avoir moins froid, elle fait barrage au vent. Nous sommes très loin derrière la ligne de départ. Dans le sas des 4 h 30, c’est comme je me l’étais imaginé et comme on me l’avait décrit. L’heure avance très vite et nous discutons de tout et de rien. Le stress a totalement disparu. Nous entendons de loin l’homme au micro mais vraiment de loin… Et la musique arrive, c’est bien Black eyed peas, j’étais déjà déçue en l’apprenant il y a quelques jours. J’aurais préféré le titre des Chariots de feu qui cadre mieux avec l’évènement il me semble. Et là, alors que j’avais parfois les larmes aux yeux en regardant sur internet le départ de parfaits étrangers, je ne ressens aucune émotion pour mon propre marathon. Les copines non plus d’ailleurs. C’est à cause de la musique !
Bref, nous commençons à piétiner et au fur et à mesure que nous nous approchons du speaker, je m’imprègne de l’ambiance, j’ai envie de danser, la musique devient très cool. Le sol est plein de déchets de toutes sortes, il faut faire attention.

La course :
Nous piétinons plus de 20 minutes lorsque nous passons l’arche. Top, c’est parti, les montres se mettent en route. Delphine pense à son mari qui a déjà parcouru quelques kms. Nous commençons enfin à courir et à descendre la plus belle avenue du monde. Et je suis là. Nous discutons, l’ambiance est à la bonne humeur. JP, le mari de Chantal, a rejoint ma famille et ils devraient être à trois endroits sur le parcours. Ils seront nos supporters. J’ai décidé de partir à 9,5 km/h environ J’ai choisi de ne pas faire apparaître mes pulsations sur mon cardio/gps. 9,6 Km = 144 pulsations soit 80 % de ma FCM. Je me suis entraînée sur ces bases.
L’ambiance est vraiment sympa et je ne suis pas mécontente d’avoir choisi Paris finalement. Il y a beaucoup de spectateurs. Je ne me préoccupe pas des ballons. Parfois, mes deux acolytes sont un peu rapides alors je reste derrière, puis elles ralentissent ou je les rattrape. Bref, nous ne sommes pas trop éparpillées la plupart du temps.
Au niveau ravitaillement, j’ai une bouteille à la main et mes deux gourdes soit pour environ 2 heures de course. Je n’ai donc pas de stress quand arrivent les premiers ravitaillements. Je ne m’arrête pas au 5ème. Je regarde de temps en temps mon gps, ça va, même si on est un peu vite par moment.
Les kms passent dans la bonne humeur et l’ambiance parisienne. Finalement, ça avance bien et je n’ai pas besoin de slalomer. Vers le 9ème, je commence à guetter mes supporters sur la droite, ils ne devraient pas être loin à présent. Quand je les vois, je commence à lancer un petit cri de guerre, cri qui le sera pendant tout le marathon.
Tout va bien pour l’instant, JP trouve qu’on est un peu rapide mais non, finalement, arrivées à l’arche des 10 kms, nous sommes pile poil sur les bases de 4 h 30.
Je commence à avoir envie de pipi et Chantal s’arrêtera avec moi. A ce moment, nous perdons Delphine que nous n’arriverons plus à remonter. Au 15,6 kms, nous voyons la troupe de gilles75 et les gens de “courir le monde”, ils sont trop rigolos avec leurs costumes, ils nous encouragent gaiement.
Nous parcourons également quelques kilomètres en compagnie de Panda. Le semi ne va pas tarder à arriver. L’ambiance est décontractée. Nous nous trouvons très souvent à côté du petit gars en échasses. Nous apprenons qu’il a un grand projet, parcourir le route 66 en Amérique.
Il a un vif succès et les gens l’applaudissent, il faut le faire ! Chantal m’annonce qu’au 21ème, Maryse doit nous rejoindre. Elle doit courir le 2ème semi avec elle.
Peu avant le semi, nous avons à nouveau droit aux encouragements de nos supporters, ça fait vraiment du bien et chaud au cœur. Ils nous prennent en photo.
Et hop, nous prenons Maryse au passage. La discussion va bon train et nous arrivons aux quais. Je sais que c’est l’endroit redouté avec les tunnels et les toboggans. Il y a énormément de monde et il faut bien le dire, la ville de Paris est magnifique. Les gens nous encouragent, nous appellent par nos prénoms, nous tapent dans la main, il y a une vraie ambiance. Dans le tunnel, les gens crient et font du bruit. Je m’attendais à une lourdeur mais non, il y fait même un peu frais je trouve. Je suis agréablement surprise. Ce sera surement pour le prochain me dis-je. Chantal et Maryse sont derrière moi mais si je me retourne, je les aperçois. Elles vont me rattraper quand elles pourront doubler. Je continue.
Je me retourne plusieurs fois mais je ne vois plus la tenue rose de Chantal. Je profite qu’enfin la voie soit plus dégagée et large pour ralentir, m’arrêter et scruter l’horizon. Plus de copines en vue. Que faire ? Et si elles m’avaient doublée sans que je le voie. Bref, je décide de continuer. (Je le regrette à présent).
Les kilomètres passent, je passe à un endroit où des gens se font masser. Pour moi, ça va. Je poursuis ma route. Je ne sais pas à quel endroit ma famille m’attend. Vers le 30ème, j’aperçois mes supporters. Ils me confirment que Chantal n’est pas passée mais que la Delphine est devant. JP est rassuré en apprenant que Chantal est avec Maryse.
A ce moment, je n’ai plus de ravitaillement et j’attends le prochain stand. De plus en plus de coureurs marchent, je remonte des centaines et des centaines de personnes. Mon allure est régulière. Bien sûr, je tends le dos, je me dis qu’il va surement arriver un moment où le mur me frappera mais aujourd’hui, j’aimerais tenir le rôle du passe-muraille., je me rappelle alors de l’affiche du film. Je sens la fatigue et bien sûr, je décompte les kilomètres. Mon pied droit me fait mal, sans doute mon ongle. Il y a des jets d’eau et je passe dessous. Zut, ma chaussure est mouillée maintenant ! J’attends avec impatience le stand. Ouf, le voilà, un verre et une bouteille qui m’amèneront jusqu’à l’arrivée. J’avance et ne faiblis pas. Je sais que ces kilomètres vont être déterminants. En distance, ça ne représente guère plus qu’un footing en forêt, allez même pas mon tour habituel. J’imagine les chiens Anice et Banzaï devant moi, comme à la maison. Je me renferme un peu plus sur moi même. Certains passages sont plus étroits. De plus en plus de coureurs marchent. Ca devient difficile de passer parfois. Je me sens forte, je ne me suis jamais sentie aussi forte, j’y crois. Allez 40, 41. Je ne sais plus dans quel ordre ils sont apparus : à nouveau le groupe de “courir le monde” qui encouragent puis la surprise avec ma famille que je n’attendais plus. Quelle chance, les voir simplement me rebooste et je reprends de l’allure. Les deux derniers kilomètres étaient longs avec cette ligne droite et pour la première fois le vent de face. Je sais que j’arriverai au bout à présent. Je ne ralentis pas. J’entends l’homme au micro, ça y est, j’arrive. Ou sont les photographes ? Je passe la ligne d’arrivée en 4 h 30 43’’ sur mon gps pour 42,97 kilomètres, un peu de rab sur la distance.
Je suis marathonienne !

3 commentaires sur “Mon premier marathon : le marathon de Paris 2010”


Posté par man Le 26 octobre 2010 à 20:10

Désolé Manu… désolé Corinne… mais notre amie Nathou, coureuse émérite et intervenante régulière (en com’) sur WANARUN vient d’être victime d’une bévue administrative qui risque de l’évincer des championnats de France de semi-marathon qui auront lieu ce dimanche! Alors mobilisons-nous pour que Nathou puisse courir après son rêve et que la fédération française d’athlétisme accepte de l’inscrire tardivement! ce serait dommage qu’elle ne puisse pas y participer tout simplement parce que son club a oublié de l’inscrire ! Merci de votre attention, la lutte est à suivre ici : http://www.malinmaligne.com/2010/10/26/il-faut-sauver-le-soldat-nathou/ Et encore désolé pour l’intrusion intempestive.

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Posté par Laurent Le 26 octobre 2010 à 21:11

Je reprendrai que ta conclusion : Tu es marathonienne !!! Felicitation pour ton parcour et pour ton récit

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Posté par Geoffrey Le 27 octobre 2010 à 6:25

Félicitations, superbe parcours et récit!

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