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La place des femmes dans les magazines de running

Vendredi 23 juillet 2010

C’est la lecture coup sur coup, à l’occasion de moult déplacements en train, de trois magazines de running que, lasse de lire et relire des articles recyclés, j’avais cessés d’acheter ces dernières années, qui a déclenché chez moi cet irrépressible coup de gueule :

Ce qui m’a fichu en rogne c’est la place dévolue aux femmes dans ce type de magazine ! Certes, elles y sont présentes : elles occupent 99 % de l’iconographie qui illustrent les pages de régime (lesquels occupent maintenant la moitié du volume de votre revue…) et l’on peut y voir des ventres féminins —prétendument— trop ronds, des hanches —prétendument—trop moelleuses, ou des ongles délicatement vernis sur un pèse-personne. Pourtant quand il s’agit de compétitions ces demoiselles disparaissent de la scène !

- Running Attitude n°103, page 58 ; rubrique micro trottoir, sous l’article “Sur la ligne de départ “A quoi pensez-vous ?” sept personnes répondent : sept hommes… pas une seule femme (j’étais tellement estomaquée que j’ai tourné et retourné la page sans oser croire qu’il n’y avait pas de suite à ce défilé exclusivement masculin !

- Running Attitude n°102, page 57; rubrique micro trottoir, sous l’article “Quel souvenir gardez-vous de votre première compétition” six personnes répondent : cinq hommes et une femme ! Sous chaque prénom, figurent leurs meilleurs temps. Les cinq hommes sont des compétiteurs parfaitement honorables. Le meilleur temps de la dame (pas celui de sa première compétition) est de 1 heure 10 au 10km… Je suis très loin d’être une championne mais pour mon premier 10 kilomètre j’avais mis 59 minutes… Je suis la dernière à juger les compétiteurs en fonction de leur résultat et je trouve ce 1 h. 10 parfaitement honorable mais franchement, est-il représentatif des pelotons ?

Et je vous ai gardé la meilleure pour la fin… lisez donc en fin de revue les pages concernant les courses régionales et plus particulièrement les résultats de celles-ci : vous y verrez les noms des trois premiers hommes. Pour les dames, il n’y a que la première dont on livre le nom…

Les autres ne sont-elles bonnes que pour les régimes ?

J’ai vraiment du mal à voir l’esprit sportif d’une telle présentation…


Magnifique soirée au meeting AREVA

Samedi 17 juillet 2010

Un meeting dont le rythme et l’intensité m’ont décidément tenue en haleine toute la soirée. J’avais la chance d’être placée à proximité de la ligne d’arrivée et à proximité du sautoir de la hauteur (et aussi exactement devant Dominique Chauvelier à qui je n’ai cependant pas osé demandé son avis sur la soirée…).

Pour vous dire la vérité dans les compétitions d’Athlé, et alors que je suis bien incapable d’arracher mon séant à l’attraction terrestre, ce sont les concours du saut à la perche et de la hauteur féminine qui me font vibrer ! Hier-soir, malgré des conditions de saut peu propices et notamment des risées de vent que nous avions envie de saisir puis de retenir à bras le corps pour les détourner des champions, je n’ai pas été déçue !

Renaud Lavilennie s’est ainsi envolé vers 5.91m en laissant tous ses concurrents à 5,70m. avant de faire placer la barre à 6.07 m. dans une tentative d’établir la seconde performance mondiale (derrière les 6,14 m du Tsar Bubka). Si la barre est tombée par trois fois, je peux vous dire que ce n’est pas faute d’avoir applaudit en soulevant Lavilennie dans l’air de toute la force de nos encouragements !

A la hauteur le concours s’est très vite transformé en duel entre la cabotine et talentueuse Chaunté Howard-Lowe et la double championne du monde Blanka Vlašić qui a, sous mes yeux ébahis, battu le record du meeting en passant la barre, au premier essai, à 2.02 mètres puis a fait une tentative sous les applaudissements de sa dauphine bonne joueuse de clore le concours d’un 2.04m.


Côté course à pied, le meeting de Saint-Denis a marqué la saison de la qualité des performances établies. Je vous narrerai bien par le menu, et le record de France de Hind Dehiba-Chahyd au 1.500m féminin (3′59″76), et la beauté de celles qui courent —plus vite que moi— en ne posant qu’un de leurs pieds au sol ou les meilleures performance de l’année (14′27″41) de Vivian Cheruyot championne du monde du 5.000 mètres et au 3.000 steeple celle (8′00”90) du champion olympique Brimin Kiprop Kipruto et… et… une scène de tournage d’un film (la ligne droite) où des acteurs ont fait les athlètes pendant que le public faisait… le public, vous comprendrez la richesse de cette soirée !


Quelques mots enfin pour vous parler de Bolt évidemment dont on saisit à la rapidité de son départ et son attitude face à la caméra qu’il est une vé-ri-ta-ble star. Je dois vous avouer cependant que moins de 10 secondes c’est très court pour savourer un spectacle !

Non, moi celui qui m’a terriblement impressionnée c’est Jeremy Wariner. Jeremy Wariner, c’est l’homme qui boucle son 400 mètres en dominant toute la course de son aisance et établit en 44″49 la meilleure performance de l’année, qui trottine après la ligne d’arrivée quand tous ses concurrents récupérèrent allongés sur le tartan puis se retrouve 10 minutes après dans les gradins (à deux mètres de moi !) pour regarder tout simplement la suite de compétition et encourager les autres athlètes… Si je vous dis qu’en plus il signe avec gentillesse les autographes des minots (comme d’ailleurs Christophe Lemaître) et se laisse photographier en m’accordant un grand sourire, je vais vous dire le fond de ma pensée c’est que le grand champion de cette soirée, c’est bien Jeremy Wariner ! J’ai décidément passé une magnifique soirée !


Les réponses du Concours Meeting Areva

Jeudi 8 juillet 2010

Si j’en crois les réponses que j’ai reçues, mes questions ne vous ont pas tout à fait inspirées. Personne n’a trouvé la totalité des réponses qui sont :
1- Quel animal à sang chaud et évoluant sous toutes les latitudes boit plus de neuf litres d’eau par jour ? –> Serge Girard

2 – Vers qui ou vers quoi Manu glisse-il les mots doux : “After I go for a certain amount of time” ? —-> Vers son Garmin

3 – Que Fred serre-t-il dans ses bras lorsqu’il danse le mango tango ? —-> une Mulebar

4- Lorsque l’on rompt Nucefera coule son eau et avec elle celui dont le numéro atomique est 25. Qui suis-je ? —-> La noix de coco

5- Quelle épreuve de course à pied est née d’un haut fait de Philippidès relaté par Hérodote ? —-> le Spartathlon

6- Quel membre de l’équipe de Wanarun vous a avoué aimer porter des couleurs vives à ses pieds mais non du rose et gris dans son dos ? —-> Mathieu

7- Lequel d’entre nous porte aux mains ce que vous portez pour la plupart aux pieds ? —-> Stéphane

Bravo à Marc, Tristan et Maud qui remporte chacun deux places et surtout : BONNE SOIREE !


Le concours Meeting AREVA : les questions

Mardi 29 juin 2010

Voici donc les questions auxquelles il vous faut répondre pour gagner deux places au meeting AREVA (enfin, vous pouvez jouer dans tous les cas, simplement précisez-le moi dans vos réponses pour que les places aillent à ceux qui pourront s’y rendre !). Ainsi que je l’ai d’ores et déjà indiqué, vous trouverez les solutions bien davantage dans le site wanarun qu’en lorgnant sur wikipédia ou en grattouillant google…

Je vous propose de ne pas mettre les résultats en commentaires (pour que chacun prenne le temps de jouer plutôt que de recopier les réponses de son voisin) mais par e-mail à cette adresse : wanarun.jeux@gmail.com (mais vous avez le droit de signaler votre participation en commentaire !)

Je vous rappelle que trois lots de deux places sont en jeux. Chaque lot sera attribué à celle ou celui qui aura le plus de réponses justes. Si plus de trois gagnants peuvent y prétendre, un tirage au sort sera organisé.

Voilà, c’est à vous :

1- Quel animal à sang chaud et évoluant sous toutes les latitudes boit plus de neuf litres d’eau par jour ?

2 – Vers qui ou vers quoi Manu glisse-il les mots doux : “After I go for a certain amount of time” ?

3 – Que Fred serre-t-il dans ses bras lorsqu’il danse le mango tango ?

4- Lorsque l’on rompt Nucefera coule son eau et avec elle celui dont le numéro atomique est 25. Qui suis-je ?

5- Quelle épreuve de course à pied est née d’un haut fait de Philippidès relaté par Hérodote ?

6- Quel membre de l’équipe de Wanarun vous a avoué aimer porter des couleurs vives à ses pieds mais non du rose et gris dans son dos ?

7- Lequel d’entre nous porte aux mains ce que vous portez pour la plupart aux pieds ?


Grand jeu Meeting AREVA, qu’on se le dise !

Mardi 29 juin 2010

Oyez Oyez gens de la course, du trail ou du tartan, que vous soyez les pieds chaussés ou va-nu-pieds, le temps du jeu est maintenant venu !

Votre trophée ? : Assister le 16 juillet prochain au Meeting Areva au Stade de France ! Et voir dans ce haut lieu le meilleur de l’athlétisme mondial. On y attend Teddy TAMGHO, Leslie DJHONE, Christophe LEMAITRE, Renaud LAVILLENIE, Romain MESNIL (tout nu ? oh oui ! oh oui !), Asafa POWELL, Blanka VLASIC, ainsi que l’homme le plus rapide du monde, l’extraterrestre jamaïcain Usain BOLT — et moi et moi, mais dans les gradins !

Pour gagner il vous faudra d’abord être majeur ! Oui oui oui ! J’ai fait mon droit ! Mais ne désespérez pas , vous les minots qui rêvez devant ces stars mondiales, et bien pour venir les admirer de visu il vous suffit de tirer par la main Maman ou Papa devant cet écran et les convaincre de jouer avec nous. Puisque chaque gagnant emporte deux places, ils pourront alors vous y emmener !

Ce n’est pas tout ! Pour pouvoir remporter ce trophée, il vous faudra me montrer combien vous êtes fan de ladite manifestation et m’apporter la preuve de votre engouement sur cette page : http://meetingareva.lafanpage.com/

Enfin, et c’est le plus difficile… il vous faudra répondre à un certain nombre de questions que j’ai mitonnées rien que pour vous ! Et n’allez pas farfouiller dans le giron de Google ou regarder au dessus de l’épaule de Wikipédia, vous n’y trouverez pas grand chose qui vaille ! Que nenni : toutes les réponses sont toutes sur le site wanarun et pas ailleurs.

Si à ces trois conditions vous satisfaites alors peut-être emporterez-vous l’un des trois lots de deux places pour assister au meeting, car au delà de trois gagnants ce sera le sort qui vous désignera, ou du moins ma main guidée par des yeux bandés et sous le contrôle d’un homme de loi dument assermenté ! (sans blague !).

Quant à tous ceux que mon esprit — voire ma main— sadique aura écartés de cette belle soirée, vous aurez toujours la possibilité de venir nous y rejoindre en passant par cette porte là : http://www.diamondleague-paris.com/Billetterie/

Alors vous jouez toujours ?


Philippidès, celui que l’on respecte pour un exploit dont il aurait rougit…

Lundi 14 juin 2010

Un premier podcast pour vous narrer l’histoire de l’homme qui — en sandale ! — est passé à la postérité pour une prouesse que non seulement il n’a pas accomplie mais, qui plus est, au regard de son palmarès lui aurait fait honte… :

Si vous souhaitez télécharger ce podcast, en voici le lien : Philippidès, celui que l’on respecte pour un exploit dont il aurait rougit…


Comment j’ai jeté mes semelles aux orties

Dimanche 13 juin 2010

Selon la minutieuse comptabilité de mon logiciel préféré, c’est exactement 97 kilomètres que j’ai parcourus nus pieds. 97 kilomètres c’est peu mais c’est déjà beaucoup et à ce terme, j’ai cru utile de détailler par quel cheminement j’en suis arrivée à ne plus chausser mes runnings qu’à contrecœur.

Au commencement, il y avait le néant : je n’avais aucun avis sur la question. Curieuse de nature, je ne méprisais pas ceux qui couraient nus pieds pas plus que je ne ressentais d’attirance particulière pour cette pratique qui me semblait totalement étrange… Et puis au cours de ma préparation marathon (ci-devant détaillée au sein de la marathon’ac) il m’est apparu évident que ma foulée méritait, par l’ampleur de ses défauts, de tenter de remédier à ceux-ci. C’est dans cette optique et parce que je disposais d’un tapis de course que j’ai fait mes premiers pas sans chaussures. Sans celui que j’appelle mon tapis volant, il est vraisemblable que, jamais au grand jamais, je n’aurais ôté mes chaussettes pour exposer ma blanche et fragile plante de pieds à la rigueur de la rue !

Courir nus pieds même sur un tapis est une expérience très déroutante pour les “Toutantalon” dont je suis… La première évidence c’est qu’il est impossible, même avec l’amorti du tapis, d’attaquer par le talon, c’est physiologiquement impossible, et même si depuis des années, j’enfonce allégrement mon talon dans le sol, ce mouvement disparaît instantanément ; nus pieds, sans difficulté ni attention particulière, je pose l’avant pied d’abord !

M’est venue ensuite le constat qu’il était nécessaire de contrôler son équilibre latéral, équilibre dont on perd totalement le sens en courant avec des chaussures, enfin et c’est sans doute le plus saisissant, j’ai ressenti une joie animale et intense à courir nus pieds. Je ne m’attendais pas franchement à cela et explique certainement pourquoi la suite est une exhortation à la prudence.

La suite c’est la blessure. Et même si d’après mon médecin celle-ci ne s’explique pas par ma nouvelle pratique, je sais bien qu’elle en est le résultat. Sans entrer dans les détails (qui ont par ailleurs été relatés en d’autres endroits), j’indiquerai que mon enthousiasme a été si grand que j’ai totalement et brutalement changé de foulée en plein milieu d’une préparation marathon : je faisais alors toutes mes séances de VMA nus pieds sur tapis et les autres sorties en extérieur avec mes adidas (à l’exception deux petits 50 mètres totalement nus pieds en ville qui ne m’avaient pas convaincue de poursuivre l’expérience). Je dois avouer que j’apportais bien plus de soin à suivre à la lettre mon plan d’entraînement qu’à écouter la douleur de mes vieux os…

Un beau jour, en revenant d’une sortie de 21 bornes, j’ai senti l’un deux bouger sous mon lacet : c’était l’articulation du Lisfranc qui venait de lâcher et de se fissurer “façon Faille de San Andreas” (la métaphore est de mon radiologue…). L’IRM mettait également en évidence des lésions d’hyperpression sous l’avant pied qui bien que sans gravité à ce stade, démontraient que je n’y étais pas aller de “main” morte… Aucun médecin n’a rapporté cette fissure stricto sensu à la course nus pieds (à l’inverse des lésions d’hyperpression). A rebours, je suis pourtant tout à fait persuadée qu’elle en est le résultat, serait-il indirect : la modification radicale de ma foulée au beau milieu d’une préparation marathon et la sollicitation totalement modifiée des articulations de mon pied droit est évidemment à l’origine de cette blessure. De surcroît, j’avais le nez dans le guidon et j’ai négligé les signes d’alerte manifestes : la douleur au premier chef. La sanction a été sévère, je crois que que la blessure m’a mille fois moins fait souffrir que de devoir abandonner tout espoir de prendre le départ du MDP…

Une fois les béquilles tombées et la douleur envolée, je n’avais pourtant envie que d’une seule chose : recommencer à cavaler… et sans chaussures ! Courir sur tapis me faisant l’effet de cavaler dans une roue façon hamster, je me suis évidemment tournée vers les Vibram ! Sans même avoir repris le temps d’enfiler mes adidas me voilà donc chaussée de rose fluo à découvrir la dureté du pavé parisien. Doucement et précautionneusement. Avec des sensations assez proches que de celles que j’avais ressenties nus pieds. Et puis un jour, la faute à une ampoule, j’ai enlevé mes Vibram et j’ai continué nus pieds… Un moment particulier où j’ai réalisé qu’il m’était bien plus agréable de courir nus pieds qu’en vibram – différences que je détaillerai dans un billet ultérieur. Désormais, je ne chausse celles-ci que pour aller courir en forêt (j’envie Steph dont la plante des pieds supporte tous les terrains !). Je continue à être très prudente et demeure attentive tant aux lésions d’hyperpression qu’aux douleurs osseuses, levant le pied à la moindre alerte. Pourtant s’il est quelque chose qui m’est particulièrement pénible, c’est… de remettre des chaussures !

En prenant un peu de recul par rapport à mon cheminement, j’en ai tiré quelques enseignements :

- Les pieds et les mollets sont les deux parties du corps qui vous font mesurer combien courir nus pieds est différent de courir chaussé de running. Je n’ai pas évoqué cet aspect mais en courant nus pieds, c’est le mollet qui fait le travail de l’amorti, qui contrôle l’appui “en douceur” et je peux vous avouer que j’ai eu plus mal aux mollets en débutant la course nus pieds qu’après mon premier marathon ! Douleurs que je retrouve d’ailleurs depuis ma reprise, preuve s’il en est que je n’avais pas fini mon adaptation. Je cours désormais avec des manchons de compression, le temps que cela se tasse (lors de ma prépa marathon, 10 jours avaient suffit mais je sais bien combien rien n’est jamais immuable et dépend de chacun).

- Etudes scientifiques ou non, en ce qui me concerne je sais parfaitement que les chocs sont bien moindres en courant nus pieds qu’avec des runnings. Je le sais d’autant mieux qu’âgée de 43 ans et mère de trois enfants nés par voie basse, je souffre comme nombre de mes coreligionnaires de troubles du périnée. Troubles qui, en dépit de séances de rééducation périnéales, m’empoisonnaient l’existence ou plus exactement ma vie de coureuse puisque c’est uniquement en pratiquant ce sport que j’avais à en souffrir. Depuis que je cours nus pieds… et bien je suis définitivement guérie ! — en réalité, je n’ai plus à encaisser les chocs de mes sévères talonnades…

- J’ai retrouvé un confort dans la vie que j’avais perdu depuis des années ! : Et oui, depuis des lustres je ne supportais plus de marcher nus pieds, je n’étais “bien” que juchée sur des talons, je glissais des semelles dans toutes mes chaussures de ville, dans mes chaussures de rando et dans mes runnings évidemment. En l’absence de ces orthèses je marchais sur la pointe des pieds avec la sensation que ma voûte s’écrasait contre le sol. Et bien tout cela appartient au passé ! Mes pieds ont retrouvé un tonus et une cambrure qui changent mon quotidien. Je remarche avec des tongs et je peux attendre debout sans passer d’un pied sur l’autre pour soulager l’impression désagréable que m’enfoncer dans le sol ! Qu’il s’agisse de statique ou de posture, je suis guérie aussi !

- En contrepartie, j’ai aussi un pied un peu plus épais, si je n’ai pas changé de pointure, je sens qu’ils sont plus à l’étroit dans mes chaussures et je vois des muscles saillants, là où j’ignorais auparavant qu’ils s’en trouvaient !

- Courir nus pieds vous fait dépendre davantage votre environnement et donc d’être plus proche de lui aussi. On est obligé de courir en confiance (et les rues de paris le sont dans leur immense majorité !) On regarde le sol beaucoup, et puis on commence à oublier de regarder. Souvent maintenant je me rappelle à l’ordre pour prendre garde au verre ou au mégot mal éteint. Cependant, si je lève le nez c’est aussi parce qu’en 97 kilomètres je n’ai eu aucune mauvaise expérience à déplorer (ce qui ne signifie pas non plus que je doive cesser d’être attentive).

- S’élancer la plante à nue, c’est aussi retrouver des sensations anciennes : jouer à la marelle entre les pavés, sauter dans les flaques, glisser à n’en plus finir sur un revêtement que la pluie fait patinoire, sentir la boue s’enfouir entre les orteils… et puis le brûlant du macadam trop noir, le froid du petit matin et bientôt de l’automne. Celui de l’hiver sera trop froid, il me faudra alors rechausser, cela je le sais déjà. Alors peut-être je reprendrais mes Vibram…


Quand les wanarii courent le dimanche

Jeudi 13 mai 2010

On s’écrit, on se parle parfois mais on se voit rarement !
Dimanche matin pourtant, à l’instigation d’un Steph aussi convivial que rassembleur, nous étions quelques uns à nous retrouver dans une belle forêt axonaise. Steph, évidemment, Rémi, l’un de ses amis et moi-même, Aurélie. Au menu : une belle boucle de 8 bornes où les uns pourraient foncer et moi trottiner sans crainte de jouer au Petit Poucet : plus besoin de se remplir les poches de petits cailloux pour revenir à notre point de départ : un chouette tracé GPS ne demandait qu’à se loger dans mon Garmin (outre une belle impression sur papier se glisser dans nos poches) pour que chacun coure à son rythme sans dépendre des autres.
Je vais vous l’avouer tout de suite : rien ne s’est passé comme prévu ! Exactement 2 minutes après le départ, tous occupés que nous étions à papoter nous avons loupé les belles balises jaunes et bleues, la flèche du Garmin et la direction indiquée par le plan :au chapitre de la course d’orientation, l’équipe wanarun est grande perdante ! Qu’à cela ne tienne, cela ne nous a pas empêchés de parcourir la distance au gré du vent et des chemins que nous rencontrions. Voilà pour le décor.
Pour ce qui est de ses participants, la sortie comptait un individu normalement constitué (Rémi), une frileuse (votre serviteur qui a délaissé ses vibram par crainte de réveiller sa récente blessure) et un “extra-terrestre” —enfin, un “supra-terrestre” serait plus juste!— qui coure nus pieds ! Je précise qu’il coure vraiment nus pieds et sur tous les chemins empruntés, herbe, bitume, sous-bois, route gravillonnée et ce malgré une température du sol qui n’avait absolument rien de printanière !
Evidemment, je n’ai pas manqué de l’observer ! La première chose qui crève les yeux c’est la confiance qu’il faut pour courir ainsi. Une confiance autant en soi-même que dans son environnement. En ces temps où l’on se protège d’avantage que l’on s’abandonne, je n’ai pas pu m’empêcher de noter combien cette démarche était à l’opposé de celle dont nous sommes souvent coutumiers (là c’était la minute métaphysique d’Aurélie !) Concrètement, cette sujétion à son environnement a d’évidentes conséquences : une foulée plus courte avec un centre de gravité plus bas et un regard qui se concentre évidemment sur les quelques mètres à venir. Je ne suis pas spécialement spécialiste de la question mais il m’a vraiment semblé que sa foulée était à la fois plus calme et plus réactive à la fois. Malheureusement c’est le jour où mon zoom a décidé de mettre fin à 3 ans de bonheur de sorte que je n’ai qu’une mauvaise photographie pour vous convaincre que Steph lévite ! Une prochaine sortie étant d’ores et déjà programmée, j’essayerai de faire mieux (et je l’espère en vibram) la prochaine fois !


Adidas Supernova Glide Femme, suite et fin

Lundi 10 mai 2010

Adidas Supernova Glide FemmeIl était temps ! Une blessure plus loin et 6 semaines d’arrêt “com-plet” — raccourci subrepticement à 5  sous peine de dépression sévère — voici la suite et la fin du test de l’adidas Supernova Glide femme.

Pour tout vous dire, je l’aime beaucoup cette paire de chaussures-là et je n’arrive pas même à lui tenir rigueur d’avoir été celle dans laquelle j’ai senti, juste sous le lacet droit, mon os se fendre au retour d’une sortie longue. Il serait bien ingrat de lui en vouloir : j’avais abandonné mes Mizuno pour ne porter plus qu’elle lors de mes entraînements (quand je n’étais pas nus pieds). Hormis ces considérations sentimentales, je dois  indiquer qu’au long de ce test, j’ai modifié considérablement ma foulée, allant d’une lourde et laide attaque par le talon à un abordage aussi aérien que sémillant sur l’avant pied (vous n’êtes pas obligés de croire tout ce j’écris, hein ?).

Bref, au fil de cette évolution, il m’a semblé évident que les Supernova Glide me convenaient bien mieux que les Mizuno par l’équilibre sur l’avant pied qu’elles me procuraient : la sensation d’avoir le talon surélevé et donc de poser le pied selon un angle ou l’avant-pied s’abat avant le talon m’aidait considérablement à maintenir ma foulée. Attention, il ne s’agit que de sensations personnelles et non d’une visée correctrice dans la conception de cette chaussure (les Newton ou les Vibram induisent par exemple des modifications beaucoup plus importantes). J’ai d’ailleurs remarqué que je peux parfaitement (et sans autre dommage qu’un léger inconfort) adopter mon ancienne foulée et de nouveau attaquer par le talon. Mais dans sa catégorie, ce sont elles que j’avais adoptées également pour leur dynamisme : la sensation d’être projetée en avant concourant à cette réactivité.

Pour tenter d’être complète et méthodique je retiendrais donc il s’agit d’une chaussure parfaitement universelle très confortable et que j’ai trouvée très dynamique pour la coureuse moyenne que je suis.

A porter, je les ai trouvé plutôt légères. Elles sont cependant plus rigides que les autres chaussures et nécessitent que l’on s’habitue à elles pour dépasser la sensation de léger steppage à l’attaque que j’avais noté dans mes premières impressions. Dès que l’on  s’ est accoutumé à son angle d’appui, elles sont très confortables et offre un parfait amorti tout en procurant une aide pour maintenir une foulée dynamique et économe.

Le chaussant féminin est un réel plus ! Adieu les talons fugitifs qui se carapatent hors des chaussures lors des accélérations ! Je pense également que ce chaussant vraiment réussi participe au dynamisme et à la sensation de légèreté.

Elles sont parfaitement universelles (pour les vitesses qui sont les miennes) qu’il s’agisse de sorties longues ou de séances VMA et je les ai même trouvées particulièrement stables lors de ma sortie en foret (quand je dis universelles, je précise que si je coure plus vite avec mes vibram et si mes chaussures de trail accrochent mieux, il n’en demeure pas moins que les Supernova Glide dans des conditions identiques se comportent tout à fait honorablement)

Bref, une chaussure dont je suis ravie alors que j’ai bien conscience que je ne l’aurais jamais choisie sur le seul critère d’un essayage en magasin :  le premier enfilage et les premiers mètres m’avaient tellement déroutée que j’aurais vraisemblablement détourné mes yeux d’icelles… A tort ! Un regret cependant :  la piètre qualité des lacets ! A peine 100 kilomètres et des brins rompus qui s’effilochent, ce n’est pas signe de grande solidité… Gageons que la chaussure est étudiée pour durer plus longtemps !


La chasse aux ampoules

Mardi 23 mars 2010

le bouclier anti-ampoule

Sujette aux ampoules depuis des temps immémoriaux, j’ai élaboré au fil de mes claudications une stratégie à mi chemin entre les recettes de sorcière et les rituels pré-compétitifs . Celle-ci n’est pas, dans sa composition, tout à fait à l’unisson de ce que l’on peut lire sur les forums spécialisés mais est, en ce qui me concerne, parfaitement efficace. Je vous livre ici l’état de mes dernières combines en souhaitant qu’elles fassent disparaître de la surface de quelques épidermes ces vilaines phlyctènes !

Pour tout vous dire : je n’utilise pas de Nok ! Après avoir vidé consciencieusement deux ou trois tubes de ce produit j’ai constaté qu’il n’était pas plus efficace qu’une crème ordinaire (mais comportait davantage de parabène). Au contraire, la vaseline (dont le coût est bien inférieur) est beaucoup plus radicale pour prévenir les échauffements de mon épiderme. Vaseline dont je dois cependant admettre que sa texture est pour le moins désagréable. Désormais, et après avoir testé le beurre de karité et quelques onguents bio aussi divers que variés mais aussi le cétavlon ou autre spécialités pharmaceutiques, je n’utilise plus que de la crème Epitact  “pieds secs et abimés” qui est aussi lubrifiante que la vaseline mais au contact mille fois plus agréable — outre qu’elle sent bon ! C’est la seule crème avec laquelle je parviens à terminer une épreuve de 10 bornes sans strap et sans ampoule (je sais… vous pouvez m’appeller la princesse au petit pois…) et je m’en oins partout où cela est nécessaire : les pieds mais aussi les aisselles ou même le fond de culotte avant un marathon…

Au delà de 10 bornes, la crème ne suffit plus et je suis obligée de recourir d’abord au tannage, ensuite aux straps et aux pansements préventifs. Pour le tannage, j’utilise du jus de citron (une grosse rondelle) que je mélange à 3 ou 4 gouttes d’huile d’essentielle de camphrier et j’en badigeonne chaque pied tous les soirs. Le matin, si le besoin s’en fait sentir, j’hydrate avec un peu de beurre de karité. Je n’ai pas essayé la lotion Tano (plus coûteuse de mes citrons du marché qui me conviennent parfaitement) je ne saurais donc rien vous dire de son efficacité. Enfin, quatre jours avant l’épreuve je dépose sur la plante de mes pieds une épaisse couche de henné. Puis j’enroule ceux-ci dans du film transparent puis un sac plastique pour préserver la couleur de mes draps : il me faut passer la nuit avec cet onguent. Je ne saurais trop vous conseiller de ne pas inviter, pour cette nuit-ci,  votre amoureux(se) à partager votre couche… déjà usé par vos discours mono-maniaques et la longueur de vos entraînements, il risque de vous surprendre en adoptant une allure de sprinteur pour prendre la poudre d’escampette !

S’agissant des pansements préventifs et du strap, j’y recours donc avant toute épreuve supérieure à 10 km, et je procède de la sorte :
- d’abord un nettoyage minutieux au savon.
- Ensuite,je passe un coton imbibé d’éther sur chaque plante de pied (pour enlever le film d’hydrolipidique afin que les pansements adhèrent mieux : il ne faudrait que votre strap se mette en boule au 30ème kilomètre !
- Je chauffe au sèche-cheveux un pansement préventif anti-ampoule spécial pied diabétique chez Epitact lequel est réutilisable et beaucoup plus efficace que les  compeed et les urgo de tout poil quand il s’agit de prévenir (en revanche, sur des ampoules constituées les compeed sont parfaits )
* Une fois ledit pansement posé, je n’oublie pas de frotter sa face extérieure avec du talc (afin de réussir à le décoller ensuite : il est réutilisable et je ne m’en prive pas, mon premier jeu de pansement a déjà fait une bonne dizaine de course et je l’utilise encore)
*Je recouvre ensuite la plante de mes pieds d’une bande élastoplaste de grande largeur. En en découpant deux tronçons d’une quinzaine de centimètres pour ne pas recouvrir le dessus du pied et être trop à l’étroit dans mes chaussures.

Voilà, j’imagine que ceux qui s’avalent le marathon des sables ou autres joyeusetés pour nos petits pieds délicats doivent avoir également des remèdes encore plus efficaces, je ne désespère pas de leur soutirer un jour…




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