Courir avec de la musique, un podcast ou simplement une voix familière dans les oreilles fait partie des petits plaisirs que beaucoup de coureurs ont, un jour ou l’autre, mis de côté. Par flemme de recharger un casque, par inconfort, ou tout simplement par souci de sécurité. Le Huawei FreeClip 2 ambitionne clairement de faire revenir cette habitude, en proposant une approche radicalement différente de l’écoute audio en mouvement : un casque open-ear, ultra léger, qui ne bouche pas les oreilles et se fait littéralement oublier à l’usage.
Après plusieurs sorties de course à pied, dans des contextes variés, voici un test complet du Huawei FreeClip 2, avec un prisme très clair : celui du coureur régulier, attentif à la fois au confort, à la sécurité et au plaisir d’utilisation.
Le Huawei FreeClip 2 repose sur un principe simple, mais encore mal compris par de nombreux sportifs : ne pas obstruer le conduit auditif. Contrairement aux écouteurs intra-auriculaires classiques, ici rien ne vient se loger dans l’oreille. Le son est diffusé à proximité du conduit auditif, laissant l’oreille totalement ouverte.
Sur le terrain, cela change tout. Dès les premières foulées, on conserve une perception naturelle de l’environnement sonore : circulation, cyclistes, autres coureurs, signaux urbains. Pour celles et ceux qui courent en ville, sur piste cyclable ou sur des parcours partagés, c’est un argument majeur, à la fois en termes de sécurité et de confort mental.
Huawei ne se contente pas de proposer un open-ear classique. Le FreeClip 2 adopte une architecture composée de trois éléments distincts : une partie acoustique, un pont flexible et un module de maintien. L’ensemble vient se clipser autour de l’oreille sans jamais exercer de pression directe sur le conduit auditif.
C’est probablement le point qui marque le plus lors des premières minutes d’utilisation : un peu plus de 5 grammes par oreille. Sur le papier, cela peut sembler anecdotique. En pratique, c’est tout simplement bluffant.
On en arrive presque à se demander comment Huawei a réussi un tel niveau de miniaturisation, sans compromis évident sur la solidité ou la restitution sonore. En courant, le casque disparaît totalement. Aucun ballotement, aucune gêne, aucune sensation de masse ajoutée autour de la tête ou des oreilles.
Cette légèreté permet un phénomène intéressant : on cesse très vite de penser au casque. Et c’est précisément ce que l’on attend d’un accessoire destiné à accompagner un effort d’endurance. Que ce soit sur un footing tranquille, une sortie plus longue ou une séance un peu plus rythmée, le FreeClip 2 ne rappelle jamais sa présence.
Sur des oreilles “classiques”, la tenue est excellente. Même en accélérant l’allure, en relançant après un virage ou en courant sur terrain légèrement dégradé, le FreeClip 2 reste parfaitement en place. Le système de maintien, basé sur l’arceau souple, joue pleinement son rôle.
En revanche, il faut être honnête et précis : ce casque n’est pas universel. Lors des tests avec des amis pratiquants le judo et ayant des oreilles marquées (les fameuses “oreilles en chou-fleur”), la tenue devient un peu problématique. Le casque a alors du mal à se fixer correctement et peut manquer de stabilité.
C’est un point essentiel à signaler : le Huawei FreeClip 2 nécessite une morphologie d’oreille relativement standard pour offrir son plein potentiel. Pour la grande majorité des coureurs, cela ne posera aucun souci. Mais il serait trompeur de ne pas mentionner cette limite.
L’un des grands paradoxes de l’open-ear est de proposer une expérience sonore convaincante tout en laissant entrer les bruits extérieurs. Sur ce point, Huawei a fait un réel travail d’ingénierie. Sur le terrain, le résultat est très satisfaisant pour un usage sportif.
Bien sûr, on ne parle pas ici d’une écoute audiophile. Mais pour courir avec un podcast, une playlist d’entraînement ou même de la musique rythmée, le rendu est clair, suffisamment dynamique et surtout constant, même lorsque l’environnement devient plus bruyant.
C’est sans doute l’aspect le plus marquant de ce test. Le Huawei FreeClip 2 réconcilie avec l’écoute en course à pied. J’avais abandonné l’utilisation d’un casque par lassitude (est-ce que c’est chargé ? que vais-je écouter ?). Après ce test, j’ai repris l’habitude de chercher des podcasts à écouter ou des nouveaux albums.
En quelques sorties, on reprend naturellement l’habitude de lancer un podcast avant de partir ou de sélectionner une playlist adaptée à l’allure. Le casque ne devient jamais une contrainte logistique ou mentale.
Cette simplicité d’usage est renforcée par des gestes intuitifs, directement accessibles sur le casque : tapotements pour faire une pause ou passer au suivante et glissement pour ajuster le volume. Tout est pensé pour éviter de sortir le téléphone de la poche, un vrai plus en course.
Avec environ 9 heures d’écoute sur une charge et jusqu’à 38 heures avec le boîtier d’après le constructeur, le Huawei FreeClip 2 se situe très largement au-dessus des besoins d’un coureur classique. Même en préparation marathon, il est difficile de se retrouver à court de batterie. J’ai pris l’habitude de charger le boitier le week-end avant la sortie longue.
Certifié IP57 pour les écouteurs, le FreeClip 2 ne craint ni la pluie, ni la transpiration. Les sorties sous conditions humides ne posent aucun problème C’est un point important pour un casque destiné à accompagner des séances sportives régulières, parfois intenses, parfois longues. On peut l’utiliser sans arrière-pensée, même lorsque les conditions météo sont loin d’être idéales.
Le Huawei FreeClip 2 est avant tout un casque pensé pour les sportifs d’endurance, et en particulier les coureurs qui recherchent :
Il conviendra parfaitement aux coureurs urbains, aux adeptes de sorties longues tranquilles, mais aussi à ceux qui aiment alterner musique et podcasts. En revanche, il faudra être attentif à la morphologie de l’oreille : ce n’est pas un modèle universel.
Le Huawei FreeClip 2 n’est pas simplement une évolution technique. C’est un changement de paradigme dans la façon d’envisager l’écoute audio en course à pied. Ultra léger, confortable, sécurisé et agréable à utiliser, il parvient à faire quelque chose de rare : redonner envie de courir avec un casque, sans contrainte ni compromis majeur.
Pour les coureurs aux oreilles “standard”, c’est une proposition extrêmement séduisante, cohérente et bien pensée. Un accessoire qui ne cherche pas à en faire trop, mais qui réussit l’essentiel : accompagner l’effort, sans jamais le perturber.