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Mais pour combien de temps ? Trois, quatre ou sept bornes ? Pourquoi un peu plus tard je vais me remettre à marcher ? Parce que j’ai raté un appui et ça m’a déstabilisé ? Parce qu’un coureur est revenu sur moi et ça m’a foutu un coup au moral ? Parce que c’est le ravito et que j’aimerais bien y rester ? Parce que tout simplement, j’ai baissé les bras et j’ai capitulé…
On a tous des moments durs, des défaillances. Il faut aller au bout. Coûte que coûte. Je vais aller au bout… Parce que j’aime ça. Parce que dans la vie, il faut repousser ses limites. Parce que la vie vaut le coup pour ça justement… Qui sommes-nous finalement pauvres coureurs, appelés traileurs, pour pouvoir choisir quand bon nous semble de nous infliger les pires souffrances ?
Je suis maso, certes, mais je me soigne en continuant à suivre ma thérapie préférée : la pratique du trail bien sûr !!