Salomon Speed Cross 3 Gore-Tex : la reine de la boue

Cela fait 2 mois que je travaille en mode trail pour 2 objectifs le GNUT et le Forest Trail. Maintenant que ces deux événements sont passés, il est temps pour moi de faire un bilan sur l’utilisation des Salomon Speed Cross 3 Gore tex. Pour le GNUT, je ne savais pas si j’allais les utiliser dans la mesure où je ne connaissais pas la nature du terrain, en me renseignant auprès de certaines personnes qui avaient reconnu le terrain, je suis parti sur un modèle route car les quelques parties techniques étaient gérables sans chaussures de trail. Par contre, pour le Forest Trail et vu les conditions météorologiques dans le sud-ouest. Le choix était évident, il restait à confirmer que la Speed Cross était à la hauteur de sa réputation…

Mon entrainement des dernières semaines me confirmaient que ce modèle était dynamique, légère et surtout une excellente accroche. Avec la plupart des chemins forestiers qui se sont transformés en single track boueux, j’étais confiant sur l’utilisation en milieu boueux.

A l’occasion d’un petit passage à Chamonix, j’avais pris les Salomon Speedcross dans ma valise et je n’avais pas regretté. Dans les chemins de randonnée du massif du Mont-Blanc, la chaussures est rudement efficace : grip, dynamisme, légèreté, maintien,… on peut envoyer en descente. Plus le temps avançait plus j’ai pu prendre confiance avec ce modèle et particulièrement dans les descentes.

Samedi dernier lors du départ du Forest Trail, un rapide coup d’oeil sur les chaussures des autres coureurs me donne raison : la Speed Cross est largement représentée ! La suite des événements confirmera largement ce choix. Après une mise en jambe sur la route qui permettra d’étirer le peloton pour rentrer dans le vif du sujet : boue, herbes mouillées, descente très technique,… La boue est omniprésente est sur les 19 kilomètres de parcours, je n’ai pas chuté une seule fois et pourtant je peux vous assurer que j’ai vu de nombreuses chutes des coureurs qui se trouvaient devant moi.

Ce modèle Gore-Tex m’a permis de rester au sec sur les 5 premiers kilomètres sans problème. C’est donc totalement efficace par rapport aux conditions extrêmes. Mais au cinquième kilomètre, je me retrouve devant un ruisseau de 2 mètres de large, impossible de le contourner ou de la sauter, je suis obligé de mettre les pieds dans l’eau jusqu’au genou… autant dire que cette fois ci, l’eau est rentrée dans la chaussure.

Au final, la speed cross 3 confirme largement son rang et sa réputation. Une excellente accroche et une structure de semelle qui permet de ne pas avoir 3 kilos de boue sur chaque pied. Une membrane Gore-Tex rudement efficace si l’eau ne déborde pas dans la chaussure… Juste un conseil, évitez au maximum l’utilisation sur route (cela arrive parfois dans des transitions entre 2 parties trail) pour ne pas user trop vite la semelle.

Voilà le modèle lorsqu’il est propre :