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Avec la Huawei Watch GT 7 Pro, Huawei poursuit la transformation assez spectaculaire de sa gamme de montres connectées. La marque chinoise n’essaie plus seulement de proposer une smartwatch élégante capable d’enregistrer quelques activités sportives. Génération après génération, elle construit désormais une véritable montre multisport, avec un positionnement de plus en plus crédible face aux références historiques du secteur.
Après plusieurs semaines avec la Huawei Watch GT 7 Pro au poignet, deux éléments sautent immédiatement aux yeux : la qualité de fabrication et la luminosité de l’écran. Mais ce serait presque réducteur de s’arrêter au hardware. Ce qui m’a probablement le plus marqué en passant de la Watch GT 6 Pro à cette nouvelle génération, c’est la vitesse à laquelle Huawei fait progresser son environnement logiciel, ses applications et ses fonctionnalités sportives.
La Watch GT 7 Pro n’est pas encore une montre que je placerais systématiquement face à une Garmin Forerunner 970 pour tous les profils de sportifs, mais l’écart se réduit à une vitesse assez impressionnante.
Avant même de parler de course à pied, il faut commencer par la montre elle-même. Huawei a depuis plusieurs générations pris l’habitude de particulièrement soigner la finition de ses montres et la Watch GT 7 Pro confirme cette orientation.
Sur cette version Pro de 46 mm, Huawei associe une lunette en céramique nanocristalline, un boîtier central en alliage de titane et un verre en saphir synthétique. La montre annonce une épaisseur de 11,2 mm pour un poids de 56 grammes. Elle bénéficie également d’une résistance à l’eau 5 ATM et d’une certification IP69.
En pratique, le résultat est très réussi.
Ce n’est pas simplement une montre sportive que l’on accepte de porter au quotidien : c’est une belle montre qui possède des capacités sportives importantes. La nuance peut sembler subtile, mais elle explique probablement une partie du succès de Huawei sur ce marché.
Les ajustements sont précis, les matériaux donnent immédiatement une impression de qualité et la couronne participe à cette sensation générale de produit premium.
Huawei introduit également son nouveau bracelet EasyCross sur les versions en fluoroélastomère. Son extrémité vient se glisser sous le bracelet plutôt que de rester à l’extérieur. Cela évite qu’elle accroche les vêtements et donne un ensemble particulièrement propre une fois la montre au poignet. Le système est également pensé pour être rapidement manipulé avant ou après une séance.
Ce sont de petits détails, mais sur un produit porté quasiment 24 heures sur 24, ils comptent.
L’autre élément immédiatement perceptible est l’écran. La Huawei Watch GT 7 Pro dispose d’une dalle AMOLED de 1,47 pouce capable d’atteindre 3 000 nits en luminosité maximale.
Sur une fiche technique, 3 000 nits peuvent ressembler à une valeur supplémentaire dans une longue liste de caractéristiques. Sur le terrain, la différence est beaucoup plus concrète.
Pour une montre de sport, la lisibilité en extérieur est fondamentale. Quand on court en plein soleil, on ne veut pas devoir orienter le poignet ou attendre quelques secondes pour distinguer son allure ou sa fréquence cardiaque.
Et sur ce point, l’écran de la GT 7 Pro est excellent.
Les contrastes sont très marqués, les informations sont nettes et l’affichage reste parfaitement lisible lorsque la luminosité extérieure augmente fortement. C’est probablement l’une des premières choses que l’on remarque en passant d’une génération précédente à celle-ci.
Huawei profite aussi intelligemment de cette dalle pour proposer des interfaces très graphiques. Cela participe au côté spectaculaire de la montre, sans nuire à la lecture des données pendant l’effort.
L’amélioration la plus intéressante est peut-être pourtant moins visible sur une fiche technique.
La Huawei Watch GT 7 Pro est particulièrement réactive.
Les menus défilent sans latence perceptible, les applications s’ouvrent rapidement et le passage d’un écran à l’autre est très fluide. Après plusieurs générations de Watch GT, cette impression est importante car elle traduit la maturité croissante de l’écosystème Huawei.
La montre fonctionne ici sous HarmonyOS 6.1.
Sur les premières générations de montres Huawei, l’excellente autonomie et la qualité de fabrication étaient déjà évidentes. L’aspect logiciel pouvait en revanche paraître sensiblement plus limité face aux écosystèmes développés depuis longtemps par Garmin ou Apple.
C’est précisément là que Huawei progresse extrêmement vite.
Entre la Watch GT 6 Pro et cette Watch GT 7 Pro, le nombre de fonctions, la profondeur des applications sportives et la cohérence générale de l’interface donnent l’impression d’avoir avancé de plusieurs étapes.
Pour un coureur, il y a un autre détail qui compte beaucoup plus que certaines fonctions spectaculaires : le temps nécessaire pour obtenir le GPS avant de partir.
Et c’est l’une des très bonnes surprises de ce test.
Lors de mes sorties, la localisation a été obtenue très rapidement. On lance l’activité, on attend le positionnement et on peut partir presque immédiatement. C’est exactement ce que l’on attend d’une montre moderne.
Huawei utilise son système de positionnement Sunflower, associé ici à un positionnement double fréquence et six systèmes satellites ainsi qu’à un nouvel algorithme AI-XDR.
Il faudra évidemment beaucoup plus de sorties, sur des parcours difficiles, en forêt, entre des immeubles ou en montagne pour juger précisément de la qualité absolue des traces GPS. Un positionnement rapide au départ ne garantit pas à lui seul une trace parfaite pendant deux heures.
Mais en termes d’expérience utilisateur, Huawei marque clairement des points : on ne reste pas planté plusieurs dizaines de secondes devant chez soi à attendre que la montre soit prête.
La Watch GT 7 Pro propose évidemment les données que l’on attend désormais d’une montre sportive : allure, distance, fréquence cardiaque, données d’entraînement, navigation et suivi de la charge.
Huawei met également en avant un tableau de données d’entraînement pour la course, ainsi que son analyse des séances.
Une fonctionnalité que j’ai pu découvrir sur une séance de fractionnés, je ne connai pas le nom mais je la nommerais : le double lap. Quand on fait du fractionné , on perd le système de lap automatique tous les kilomètres puisqu’un changement d’intervalles remet à 0. Huawei combine les 2 systèmes, la première fois je me suis demandé ce qu’il se passait et quand j’ai compris, je me suis dit : Génail.
Huawei semble désormais avoir compris qu’une bonne montre de course à pied ne doit pas seulement accumuler des capteurs. Elle doit réussir à transformer les données en informations utilisables.
C’est exactement la direction prise avec les nouvelles fonctions Health Insights et surtout le Physical Readiness Score.
Le principe est désormais bien connu chez les fabricants de montres sportives : combiner plusieurs informations enregistrées pendant la journée et la nuit pour essayer d’estimer l’état de récupération du sportif.
Chez Huawei, le score prend notamment en compte la qualité du sommeil, la variabilité de la fréquence cardiaque, l’activité et d’autres indicateurs pour attribuer chaque matin un niveau de préparation physique. Cinq niveaux sont proposés, allant d’un état nécessitant davantage de récupération à une très bonne disponibilité physique.
Pour le coureur, ce type de donnée est potentiellement beaucoup plus intéressant qu’un énième graphique isolé. L’objectif n’est pas d’obtenir davantage de chiffres, mais de savoir si ces chiffres peuvent aider à décider s’il est pertinent de réaliser une séance intensive ou de privilégier une récupération.
C’est probablement le changement stratégique le plus évident sur cette génération. Huawei veut désormais que la gamme Watch GT soit considérée comme une véritable montre outdoor multisport.
Le vélo bénéficie ainsi d’un travail particulièrement important.
Il est possible d’importer un itinéraire depuis Huawei Health et de l’envoyer vers la montre. La Watch GT 7 peut alors analyser les ascensions du parcours avant le départ, puis afficher pendant l’effort la pente, le dénivelé réalisé et ce qu’il reste à gravir. Une fonction d’alerte pour les virages serrés apparaît également : sur un itinéraire importé, la montre peut avertir le cycliste par vibration ou indication vocale lorsqu’un virage potentiellement dangereux approche à vitesse élevée.
On retrouve ici une évolution importante : Huawei ne se contente plus d’enregistrer une sortie vélo après coup. La montre commence à accompagner réellement le sportif pendant son activité.
C’est exactement le genre de fonctionnalités qui rapproche progressivement Huawei des acteurs historiques de la montre GPS sportive.
Huawei insiste énormément sur le ski pour cette Watch GT 7.
La montre propose désormais des modes pour le ski alpin et le snowboard, aussi bien en extérieur qu’en indoor. Les fonctions annoncées sont particulièrement poussées : distinction entre les descentes et les remontées mécaniques, nombre et type de virages, fréquence des virages, mesure de la force G ou encore suivi du dénivelé.
Huawei annonce également l’accès à plus de 3 000 cartes de stations de ski dans le monde, avec indication du niveau des pistes. Une fonction de groupe permet par ailleurs de partager la position des participants.
Sur le papier, c’est clairement l’une des nouveautés majeures de cette génération.
Je préfère cependant rester prudent sur ce point : je n’ai pas eu l’occasion de tester la Watch GT 7 Pro sur les pistes. Difficile donc de juger la pertinence de la détection des virages, le comportement du GPS en montagne ou la lisibilité de la cartographie avec des gants.
Huawei conserve par ailleurs l’un de ses avantages historiques : l’autonomie.
Le constructeur annonce jusqu’à 21 jours en utilisation légère pour la Watch GT 7 Pro et jusqu’à 12 jours dans un usage typique. Avec l’affichage permanent AOD activé, l’autonomie annoncée descend à 7 jours. Huawei annonce également jusqu’à 51 heures en mode sport outdoor dans ses conditions de laboratoire.
Comme toujours, ces chiffres varient énormément en fonction du nombre d’entraînements GPS, de la luminosité, des notifications et des fonctions de suivi activées.
Mais cela place la montre dans une logique très différente d’une smartwatch que l’on doit remettre sur son chargeur quotidiennement.
Pour un coureur, c’est un vrai avantage. On peut suivre plusieurs nuits de sommeil, enchaîner les entraînements et partir pour un week-end de course sans organiser sa vie autour du chargeur.
Pour ma part, je fais toujours pareil : mon chargeur est dans la salle de bains et je dépose la montre pour mettre une chargement largement suffisante en quelques minutes.
Autre nouveauté intéressante : Curve Pay arrive sur la série Watch GT 7, avec une disponibilité annoncée en France.
Cela permet de payer directement depuis la montre sans avoir son téléphone sur soi.
Cela peut sembler accessoire face au GPS ou aux fonctions d’entraînement, mais pour un coureur c’est exactement le genre de détail pratique qui rend une montre plus autonome.
Partir courir sans téléphone, s’arrêter acheter une bouteille d’eau ou quelque chose à manger et payer simplement avec son poignet est une fonction dont on comprend très vite l’intérêt une fois qu’on l’a utilisée.
Et là encore, elle illustre le travail réalisé par Huawei pour combler progressivement les petits manques qui pouvaient subsister dans son écosystème.
La Watch GT 7 Pro ne révolutionne pas visuellement la montre connectée. Huawei reste fidèle à une recette désormais bien identifiée : un boîtier rond, des matériaux particulièrement soignés, une énorme autonomie et un écran AMOLED spectaculaire.
Mais cette génération est plus importante qu’un simple changement esthétique.
Ce qui me marque principalement après ces premiers jours d’utilisation, c’est la vitesse de progression de Huawei.
L’écran de 3 000 nits est superbe. La finition en titane, céramique et saphir positionne immédiatement la GT 7 Pro comme une montre premium. L’interface est extrêmement fluide et la rapidité d’acquisition du GPS rend le lancement d’une activité presque instantané.
Mais c’est surtout derrière l’écran que les progrès sont les plus significatifs.
Analyse de la récupération, navigation, gestion des ascensions à vélo, nouveaux outils outdoor, ski, applications tierces, paiement sans contact : l’écosystème se densifie très rapidement.
Avec la GT 6 Pro, Huawei avait déjà une excellente montre connectée capable d’être utilisée sérieusement pour le sport. Avec cette Watch GT 7 Pro, la marque donne davantage l’impression de construire une véritable plateforme sportive.
Il reste évidemment des domaines dans lesquels les spécialistes historiques disposent d’un écosystème plus mature, notamment lorsqu’on pousse très loin l’analyse et la programmation de l’entraînement. Mais Huawei avance vite. Très vite même.
Et c’est probablement la principale conclusion de ce test.
La Huawei Watch GT 7 Pro 46 mm est annoncée en France à 429,99 €, avec des bracelets en fluoroélastomère jaune, vert ou noir. La Watch GT 7 classique est proposée à partir de 299,99 € en 46 ou 41 mm, tandis qu’une version 41 mm avec bracelet blanc et lunette en céramique est affichée à 319,99 €. La commercialisation française débute le 2 septembre 2026.
À ce tarif, la GT 7 Pro se retrouve sur un positionnement intéressant. Elle reste sensiblement moins chère que certaines montres outdoor haut de gamme tout en proposant des matériaux particulièrement premium et une autonomie qui constitue toujours l’un de ses arguments majeurs.
Après ces premières semaines, la Huawei Watch GT 7 Pro me paraît surtout être la démonstration que Huawei n’est plus très loin de jouer dans la même cour que les grands spécialistes historiques de la montre de sport. Et compte tenu du rythme auquel la marque enrichit ses montres depuis quelques générations, la suite risque d’être particulièrement intéressante.