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Les Chroniques Sableuses: #6 Le MDS, pourquoi? Parce que j’aime ça..!»
Quand je raconte aux gens que je vais participer au Marathon des Sables, quasiment tout le monde, hormis ceux qui ont déjà couru cette épreuve, me traite de fou et dans une moindre mesure de grand malade. C’est vrai que la description des conditions de course, son environnement, sa durée, bref tout ce qui fait le MDS peut paraître bizarre (euphémisme) à votre entourage et vous catalogue comme un personnage vraiment particulier, genre qui appartient à une secte aux pratiques étranges quand ils apprennent qu’en plus vous êtes près d’un millier à participer à cette épreuve. Quand vous leur rétorquez qu’en fait vous aimez ça, alors là définitivement, votre cas est déclaré incurable.
Pourtant, c’est bien la réalité, même si à la fin de l’étape longue l’année dernière (et même bien avant la fin…) je m’étais juré, durant les quelques instants ou j’avais encore la lucidité pour jurer quoi que ce soit, de ne plus jamais revivre cela, et même d’envisager arrêter la course à pied dès la ligne d’arrivée de l’étape franchie. Le lendemain, jour de «repos», mes douleurs physiques et mentales apaisées, j’étais quand même prêt à reprendre la course. J’allais finalement terminer ce MDS avec quasiment tous mes objectifs atteints (sans blessure, classement très honorable pour mon niveau, etc..). Ceci étant, en rejoignant le bus qui nous ramenait à Ouarzazate, ma médaille de finisher autour du cou, je me disais:» C’est bon tu l’as fait, maintenant il faut passer à autre chose!». 48H00 plus tard, lorsque l’avion atterrissait dans le froid et la grisaille à Orly, déjà un petit sentiment de manque de chaleur, de soleil, de sable, de paysages désertiques se faisait sentir.
Puis après une bonne semaine, sans course à pied, avec de bons petits plats, de bonnes nuits sous la couette douillette et avoir racontés déjà plus de 358 fois les moment les plus épiques de votre épopée à votre entourage, qui lassé ne vous écoute plus, vous vous dites que finalement vous allez reprendre la course à pied. Déjà, parce que vous aimeriez bien savoir si vous pouvez repoussez un peu plus loin vos limites, sachant que sur le MDS vous êtes déjà allé bien au delà de ce que vous imaginiez . Ensuite parce que si vous ne courrez plus, il va falloir trouver de quoi combler cet énorme vide. Enfin, ces rencontres, ces moments d’aventures partagés avec les autres, il n’y a que dans ces courses de fou que vous allez pouvoir ressentir ces émotions.
Bilan de la semaine:32,43 Km pour 4h10 de sortie. 48Km pour 2h15 de vélo intérieur. 4X15′ Gainage/Abdos/Pompes
Frank/ Dossard 201