Vrai Test NEWTON RUNNING – 100 KM


 

Après mes dythirambes initiales, que certains – des jaloux qui n’ont pas la chance de courir en Newton peut-être ? – ont jugées déplacées ou tout au moins précoces et mon enthousiasme de la découverte par trop communicatif, j’ai laissé un peu d’eau couler sous les ponts avant de reprendre le fil de ce VRAI TEST des Newton Running Stability Trainer. Que les grincheux passent ici et tout de suite leur chemin sans aller plus loin, car, malheureusement pour eux, une fois encore, je vais jouer le thuriféraire.

Oui, après 2 grosses semaines d’utilisation intensive, incluant les 4 premières séances de mon plan d’entraînement Bruno Heubi pour le Marathon de Paris, je n’ai pas perdu une once d’enthousiasme, bien au contraire, celui-ci s’est encore accru.

Vite fait, la liste des 10 séances effectuées depuis mon dernier article sur le sujet : 12x200m VMA sur route, 1h endurance fondamentale sur route, 1h récup, 8x800m sur piste, 26km à allure marathon sur route, 5×250/5×200/5×150 VMA sur route, 3×12 min à 90% de VMA sur route, 1h récup, 1h endurance fondamentale sur route et une sortie longue de 2h sur route dont 30 min à allure marathon. Que celui qui estime qu’après ces séances variées, je n’ai toujours pas acquis le droit de donner un avis circonstancié, lève le doigt … que je puisse l’ajuster plus facilement 🙂

Oui, je me répète, je suis toujours aussi satisfait de ces Stability Trainer. Sans forcer ni faire d’effort particulier – surtout, ne pas essayer de courir sur l’avant en exagérant le mouvement mais laisser faire les chaussures ! – ni me faire souffrir d’une quelconque douleur aux mollets ou aux cuisses, ma foulée lourde et « talonneuse » s’est progressivement modifiée pour adopter une attaque de l’avant du pied, bien plus efficace et surtout source d’une  agréable sensation de légèreté en course. Sensation qui se traduit dans les faits par une fatigue nettement moindre. Mes 26 km à 13,5 km/h m’en ont semblé deux fois moins ou presque 🙂  

Ne nous méprenons pas ! Je ne cours quand même pas comme Bolt en finale des Mondiaux, sur les pointes. Ce qui serait d’ailleurs prodigieusement inefficace sur un marathon. C’est juste qu’au lieu de frapper la route avec le talon en premier, je pose aujourd’hui d’abord l’avant du pied, ce qui au niveau énergétique est bien plus efficace en terme de reprise d’effort. Ma foulée s’est également raccourcie et sollicite moins les muscles des jambes : plus énergique, plus efficace, plus légère.

La Rémanence de l’Effet Newton : ce qui est prodigieux – c’est de l’enthousiasme, remplacez le terme par « sympa », « bien », « intéressant » si cela vous chante et que vous pensez toujours que j’ai été payé -, c’est que cette nouvelle foulée, acquise avec une facilité déconcertante car naturellement, est maintenant « permanente ». Juste avant de rédiger cet article, j’ai ré-enfilé dimanche soir ma paire précédente, pour une sortie test d’une demi-heure et je me suis rendu compte que j’attaquais toujours avec l’avant du pied, chose que je ne faisais jamais auparavant avec ces chaussures. Je les ai même découvertes sous un nouveau jour.

Certains ont émis des doutes, dans les commentaires liés à mes articles précédents, sur la durabilité de la semelle. Après une centaine de kilomètres sur route, revêtement très abrasif s’il en est, les « patins » situés sous la semelle ne sont que très très légèrement arrondis sur le bord d’attaque (voir photo) mais rien de bien méchant a priori et sans évolution depuis de nombreux kilomètres. A part cette minuscule zone, aucune usure n’est constatée. On a coutume de dire qu’une paire de chaussures doit être changée tous les 800 km. Je pense que la Stability Trainer les atteindra sans problème.

Bizarrement, ce n’est pas tant en VMA – où pourtant j’ai gagné des secondes – ou en EMA, que j’apprécie le plus ces chaussures. Car dans ce type de séances, quelle que soit la chaussure, la tendance est forcément à courir sur l’avant du pied pour aller vite et l’effort à fournir est important, Newton ou pas. En fait, ce sont les sorties longues qui me permettent vraiment de tirer toute la quintessence des Stability Trainer : foulée plus efficace, plus légère, moins gourmande en effort = fatigue moindre, facilité et surtout maintien de la pose avant du pied – puisque c’est la chaussure qui « oblige » à le faire et non un quelconque effort de ma part que je saurais pas maintenir aussi longtemps – pendant toute la séance, donc constance dans la foulée durant 2 heures.

Je suis donc très très confiant pour mon Marathon de Paris que je courrai en Newton, c’est certain ! Et, à l’attention des grincheux, s’ils n’ont pas quitté l’article plus tôt, j’affirme, que cela les chagrine ou pas, qu’au milieu de ce concert de louanges, je n’ai pas – encore – de bémol à émettre. Ces chaussures ont vraiment le truc en plus que les autres n’ont pas.

12 commentaires sur “Vrai Test NEWTON RUNNING – 100 KM”


Posté par Bidédy Le 16 février 2010 à 6:44

Bonjour , Je te rejoins tout à fait dans les bénéfices d’une foulée qui n’attaque pas le sol par le talon et j’explique pourquoi dans cette article . http://www.ultrawayoflife.com/?p=66 Même si je pense que le changement de foulée peut se faire naturellement, il est intéressant de voir une marque de running se pencher sur la question en proposant des modèles de transition. Bipédy

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Posté par fredbros Le 16 février 2010 à 7:02

@Bidédy : article très instructif et très intéressant. Merci pour le lien. Oui, le changement de foulée peut s’acquérir naturellement mais ce n’est pas facile, il faut beaucoup s’entraîner et surtout sur des sorties longues les mauvaises habitudes reviennent vite. L’intérêt des Newton est que le changement se fait naturellement et progressivement et surtout que même en fin de séance, en étant fatigué, on est « obligé » de continuer à courir sur l’avant du pied.

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Posté par kebra Le 18 février 2010 à 21:22

Il fallait pas le prendre mal Fredbros. Le retour que tu faisais de tes chaussures était exceptionnel, il faut bien le dire! Et les éloges pouvaient sembler commerciales avec aussi peu de recul. maintenant continue à nous remonter ton expérience au fur et a mesure des des kilomètres. je suis sûr que cela intéressera plein de monde. Moi en tout cas. A la lecture des tes comptes rendus et des infos proposées par Bidédy( entre autre) j’essaie de corriger ma façon de courir, en attendant de devoir changer mes chaussures si les tiennes tiennent leurs promesses. Un petite question: Tu as opté pour le modèle course! n’est il pas un peu trop dur? J’aurais peur de de me casser par manque d’amorti! a te lire.

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Posté par jeremy_foobar Le 18 février 2010 à 21:25

Quitte à courir sur l’avant du pied autant le faire de la façon la plus naturelle possible, c’est à dire pieds nus ou avec des chaussures plates sans amorti du type fivefingers: http://www.vibramfivefingers.com/barefooting/barefoot_running.cfm D’ailleurs c’est l’objet de l’edition du 28 Janvier dernier de Nature: http://www.nature.com/nature/journal/v463/n7280/index.html

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Posté par fredbros Le 19 février 2010 à 5:33

@Jeremy : sur le principe, je te rejoins. Cela dit, les VFF (Vibram Five Fingers) font autant débat que les Newton, voire plus. Passer directement d’une chaussure à amorti « intégral » à des VFF n’est pas si simple que cela ! Avec de VFF, ta foulée est encore plus modifiée. Je pense que les Newton constituent une bonne transition qui te permet de modifier ta foulée pour lui faire acquérir les automatismes nécessaires. Ensuite, tu peux éventuellement passer aux VFF. Merci pour le lien. Article très instructif. @Kebra : je ne vise personne en particulier 🙂 et j’aime « en rajouter », donc pas d’inquiétude … Le modèle pour lequel j’ai opté n’est effectivement pas celui à recommander à de « simples coureurs ». Ce n’est pas péjoratif de ma part mais personnellement je fais beaucoup de muscu notamment des jambes et en particulier des mollets. Mon adaptation aux Newton est donc facilitée et comme j’avais dans l’idée de les tester sur toute la prépa Marathon de Paris et de faire le MDP, j’ai préféré prendre directement un modèle compet (enfin, disons entraînement+). Pour un coureur moins affûté physiquement, je conseillerais le modèle Sir Isaac qui constitue un premier pas. Une fois habitué, il est alors possible de passer à celle que j’ai.

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Posté par Tom Le 21 février 2010 à 20:26

Tous ces articles consacrés à Newton donnent envie ! Juste une question à fredbros : comment as-tu découvert la marque et surtout, comment t’es-tu décidé à essayer car acheter des chaussures à ce prix-là sans savoir si elles conviendront, c’est sacrément gonflé ! p.s. : bon courage pour Paris ; en ce qui me concerne, je ferai Lens-Lille en mai avec le même objectif de 3h15.

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Posté par fredbros Le 22 février 2010 à 5:51

@Tom : cela faisait un bout de temps que j’avais entendu parler de Newton, notamment par le buzz créé Outre-Atlantique depuis leur sortie. Dès que j’ai appris leur mise sur le marché chez nous, je me suis précipité 🙂 Un de ces jours, j’aimerais bien aussi faire Lens-Lille (peut-être quand la course reviendra se terminer devant le Louvre), ça me rappellera ma jeunesse (et tous les matchs que j’allais voir à Bollaert). Bon courage !

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Posté par Cécile M Le 28 février 2010 à 9:25

Bonjour Fred, Je commence seulement à lire tes divers compte-rendus. Donc je prends celui-ci un peu en chemin, peut-etre y- a-t-il eu déjà des réponses aux questions que je me pose. Je cours depuis maintenant 16 ans avec 25 marathons à mon actif (entre 3h30′ et 3h04’en 2004, vers 3h20-3h25′ maintenant. Donc tes compte-rendus m’interessent assez car ta perf sur marathon n’est pas trop éloignée de la mienne. Ce que je demande d’abord à une paire de chaussures, c’est de ne pas me blesser sur les longues distances. C’est la raison pour laquelle d’ailleurs il est difficile de changer de modèle quand on a trouvé une paire qui nous convient parfaitement (je suis depuis plusieurs années en Mizuno Wave-Rider et Précision). Après, si un nouveau modèle peut nous apporter un gain dans l’économie de foulée ou autre, tout en n’occasionnant pas de blessure, je serai peut-etre prête à changer. Une question : si on commence à se mettre à courir en Newton, est-on obligé de faire tous ces entrainements en Newton (puisqu’il y a une adaptation nécessaire avec ce modèle) ? Actuellement pour ton entrainement marathon, tu fonctionnes avec combien de paires ? Le prix des Newton est bien sûr un facteur à prendre en compte, même si on comprend que Newton ne joue pas sur le même tableau que les très grands marques et que l’on pourrait etre prêt à soutenir cette nouvelle marque qui se présente avec une sorte de philosophie holistique de la course à pied et avec un certain engagement.

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Posté par fredbros Le 28 février 2010 à 15:06

Personnellement, j’ai choisi de faire toute ma prépa MDP en Newton mais il est tout à fait possible de courir en parallèle avec une autre paire à condition de faire suffisamment de séances en Newton pour acquérir la « bonne » foulée.

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Posté par Fred1325 Le 3 mars 2010 à 14:39

Bonjour Fred, Juste une question: après avoir lu d’autres tests et compte-rendus relatifs au Newton, il semble qu’une usure accélérée se produit aux environs des 500km… ce qui finirait par faire cher au km 🙂 Tiens nous au courant un peu avant le MDP .. histoire d’avoir une petite idée. Merci! Fred

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Posté par fredbros Le 3 mars 2010 à 15:03

Fred à Fred … c’est effectivement un des paramètres que je suis avec attention ! Je referai un point d’ici 15 jours.

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Posté par Muriel Le 4 mars 2010 à 21:59

Pour ma part, je suis en cours de prépa marathon Rotterdam et j’y intégre mes séances VMA avec les Newton Racer et je dois dire que je suis réellement impressionnée par le « rendu » , l’effet de « propulsion ». Maintenant je suis curieuse de voir ce que cela peut donner en course et dimanche, je vais les tester sur un 10 puis sur semi. Par contre je n’ai pas encore décidé de les adopter pour Marathon car je suis trés satisfaites des Mizuno Precision sur cette distance. Cordialement,

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