Un petit mot bien… « senti » !



 

Voilà un petit sujet que je n’ai pas souvent vu traiter dans les magazines, ni sur le net. Et pour cause, il s’agit de la puanteur. Et oui je préfère rentrer direct dans le vif. Un coureur à pied, ça
sue et la sueur, ça sent pas bon. Voire même ça pue ! L’autre jour, je pars courir avec un vieux tee-shirt que je prends à la volée dans ma corbeille. Pas un truc en coton tout de même comme il y a trente ans mais bien un truc respirant. Enfin c’est comme cela que je l’ai acheté du moins : « textile respirant et qui ne garde pas la transpiration ». Ca, je vous l’accorde, il ne la garde pas la transpiration, il vous la rend même et avec les intérêts. Bref j’enfile mon truc et me voilà parti… Je sens bien une petite odeur mais rien d’effrayant. Mais du coup après quelques minutes, avec de la nouvelle sueur toute fraîche qui se greffe là-dessus, je me sens plus très frais. Et là je me dis : « ce n’est pas possible, c’est moi qui renifle comme ça ? » Du coup j’ai un peu honte et je ne me sens pas à l’aise. J’essaye de voir de quel côté sens souffle le vent et quand je croise quelqu’un qui vient en sens inverse, je prie pour qu’il ne remarque rien. Je m’écarte un peu même… Il doit
s’imaginer que je fuis la bonne vieille discussion entre coureurs… Allez savoir !

Mais voilà que je rattrape quelqu’un. J’essaye d’aller carrément plus vite pour ne pas trop me faire remarquer. Le vent arrive de face. Aïe, ça ne va pas le faire ! Moi je sens la bonne odeur
de parfum qui émane de la charmante coureuse que je double à fond… mais elle, à quoi elle pense ? Je n’ose imaginer. En tout cas, elle n’aura pas eu le temps de voir mon visage. Juste
une vague odeur sans signature !

Mais comment elle a fait, elle, pour sentir la rose comme ça ? Elle a pris une douche avant de partir ? Elle s’est apprêtée spécialement pour la course ou quoi ? Et la sueur, elle ne connait
pas ça elle ? Avec l’âge, j’ai pas l’impression que ça s’arrange. Je pue un peu, à la folie, beaucoup… Le pire, dirait ma compagne, c’est quand on revient d’une course et qu’on a laissé traîner toutes
les affaires pendant qu’on attendait au soleil la remise des prix. Ca frise la crise d’apoplexie. Il faut ouvrir les fenêtres en grand. « Papa, tu peux pas baisser ta vitre, j’ai trop de vent
derrière ! » « Mais non, mais non, ma chérie, ça fait du bien le vent dans les cheveux !! » Ou alors quand après avoir étendu la machine à laver pleine d’affaires de course, vous ne
savez plus qu’est-ce qui a déjà servi ou qu’est-ce qui est tout « beau, tout neuf ». Tout se mélange un peu. « Allez qui a du nez, qui s’y colle ? » Bref je vous passe les détails, mais bon c’est un sujet qui sent bon le vécu. Y a pas à dire…

Laisser une réponse