Toujours les mêmes gestes !



 

D’abord préparer son sac… Allez dans le placard réservé à la course. Y prendre quelques affaires, un tee-shirt, un coupe vent, des chaussettes et un short. Se souvenir de la météo qu’il fera demain et y rajouter pourquoi pas un cuissard, le sleep qui va avec et une veste pour l’échauffement. Puis se dirigez vers le placard à chaussures ou plutôt l’endroit où elles sont entassées… Car entre les trails, les routes, les vieilles et les plus neuves, c’est un empilement de godasses plus qu’un vrai rangement.

Attrapez les plus neuves, celles de route, car demain c’est sur bitume. Pas comme en trail où l’on hésite souvent entre les trails et les routes jusqu’au bout… en essayant d’anticiper sur l’état du sentier… Puis se dirigez vers le frigo, y choper au passage deux ou trois barres de céréales ou énergétiques pour emporter avec soi pour l’épreuve. Ou pas. Demain c’est pas du long, alors c’est sûr : pas de Camel… Ouf c’est ça de moins à s’occuper. Pas de matos obligatoire non plus ! Zut, ne pas oublier les épingles… Prendre au passage un vieux dossard où il y en a encore d’accrochées dessus… Glisser aussi sa licence ou son certif dans le sac.

Enfin vient le repas du soir. Un petit verre de vin, une petite bière ? Juste la veille de le course, c’est un peu limite non? Et les pâtes, toujours les pâtes… Manger trop au risque d’être lourd au démarrage demain matin… Manger presque rien avec la crainte de manquer de carburant. Tant pis, se laisser aller, faire comme d’hab… De toute façon, ce n’est pas si grave. Juste une course comme tant d’autres… Et puis il faut aller se coucher. On aimerait bien regarder un peu plus la télé et on se dit qu’une bonne nuit de sommeil, bien pleine, ça peut pas faire de mal. Mais l’excitation est là aussi et ce n’est pas toujours facile de fermer l’oeil aussitôt. On pense à l’effort à fournir… ce n’est pas fait pour se calmer. Toujours une sorte de crainte de ce qui va arriver… Le lendemain tout s’accélère. Mais il ne faut pas arriver en retard sur les lieux. Et est-ce qu’on a pensé à mettre de l’essence ? Ce serait bête tout de même de ne jamais arriver sur place…

Alors récupérer son dossard, serrer des mains et dire bonjour, boire son petit café toujours offert par l’organisation (du moins avant le départ !) et allez se changer. Dans sa voiture le plus souvent. Enfilez son short arcbouté dans l’habitacle. Les coureurs sont des contorsionnistes, c’est bien connu… Pensez aussi à boire. Une gorgée, deux gorgées. Pas plus de peur d’avoir le ventre en ballotage. Enfilez le tee-shirt, lacez ses chaussures et puis, si il faut, placer sa puce. Pas évident de la coincer d’ailleurs. Peur de la perdre sur le chemin. Pas classé au final, ce serait bête aussi. Et épingler son dossard. Essayer de le mettre bien droit mais ne pas se piquer les doigts, ni le torse d’ailleurs. Tout un art. Le coureur n’est-il pas aussi un maître es-épinglage ? Et puis allez s’échauffer. Retrouvez quelques potes. Discuter de choses et d’autres, sentir la pression qui monte. Avoir envie soudain d’aller au petit coin. Le chercher partout ce petit coin. Une seule chiotte pour trois cent partants. Choisir la nature par défaut. Et se dépêcher de peur de rater le départ ! Etre fin prêt et attendre sur la ligne… en se disant qu’on est plus vraiment échauffé… qu’on se refroidit vite ainsi sans bouger… Penser à ses proches et à l’effort à venir. Si proche.Et c’est parti. Enfin !!! Mais ça, c’est une autre histoire…

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