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Test Chaussures Trail HOKA ONE ONE MAFATE Low – Premières impressions

Lundi 30 août 2010

Quoi de mieux pour clore en beauté ma collaboration avec le site Wanarun – et oui je quitte le navire … mais celui-ci voguant par mer d’huile sous vents très porteurs, ne me voyez pas comme un … rat de mauvaise augure LOL – que de consacrer mes trois dernières séries d’articles à ce qui fut ma GRANDE “spécialité” : les Vrais Tests :-)

Et pour que cette beauté soit encore plus étincelante – quel vantard ! -, que diriez-vous si, pour une fois, COCORICO, nous restions dans notre hexagone franco-français et vraitestions du made – well, at least designed and maybe sadly made elsewhere – in France ?

Quoi ! vous ne saviez pas que nous avions des équipementiers dans notre pays ? Ne me dîtes pas que vous ne connaissez pas au moins LE “gros” équipementier héxagonal ? Je parle de Kalenji évidemment.

Et bien, rien que pour vous contrarier, pas de gros aujourd’hui – ça viendra – car nous allons commencer par le … petit … nouveau HOKA ONE ONE et, honneur aux trailers, sa révolutionnaire MAFATE LOW.

(note : sur les photos “comparatives”, la seconde chaussure est une Inov-8 FlyRoc310)

“Votre mission, camarade Fred, si vous l’acceptez : tester en 10 jours – durée du prêt – les MAFATE LOW tout en continuant votre préparation pour le Marathon Seine et Eure en Vibram Five Fingers sur la base de votre plan Bruno Heubi en 9 semaines (www.brunoheubi.com).  Ce message s’auto-détruira dans 10 secondes.”

Vous l’aurez compris, je n’ai pas beaucoup de temps pour VraiTester les MAFATE LOW. Alors, allons directement à l’essentiel et zappons gaiement la présentation du produit. Les fidèles du site se rappelleront que je l’ai déjà faite avant les vacances. Les néo-convertis cliqueront avec bonheur sur le lien suivant : http://www.wanarun.net/blog/hoka-one-one-le-trail-autrement-5982.html et pour les fainéants où ceux qui ne savent pas ce que cliquer veut dire, un extrait de la substantifique moelle de cet article à propos du concept Hubbles :

“HUBBLES c’est une semelle radicalement différente de ce qui existe sur le marché. D’ailleurs, plutôt que de semelle, les concepteurs préfèrent parler d’interface pied-terrain, taillée comme un … surf d’eau : surface au sol augmentée de 50% pour favoriser la stabilité, volume triplé par rapport à une semelle classique, donc un amorti similaire à celui d’un VTT tout-suspendu, un profil permettant un déroulé naturel du pied et surtout un poids plume pour une chaussure de trail.”

Ayant zappé allégrement la présentation, j’ai donc sauté de suite à la case Premières Impressions – je dis ça pour ceux qui ne suivent pas … Vous connaissez le topo habituel du Vrai Test : un petit coup de statique, un petit coup de dynamique, un peu de baratin super enthousiaste avant un deuxième article plus circonstancié et parfois moins … chaud.

Pour un utilisateur de Vibram Five Fingers, le “statique” HOKA est une phase plutôt surprenante surtout lorsque l’on revient d’une sortie longue en VFF de 25 km, que le livreur de TNT vous attend devant votre portail pour vous remettre vos MAFATE LOW et que consciencieusement vous les chaussez de suite, alors que vous êtes quand même un peu fatigué mais c’est cela le dévouement à vos lecteurs. Du ras du bitume à la cime des arbres … ou presque. Ma famille ne m’avait jamais vu aussi grand – il faut dire que je leur ‘ai caché mon passé drag queen … non, je plaisante.

Vues de haut, ces MAFATE LOW ressemblent à des chaussures de djeuns, un brin larges – pour ne pas citer de marque, ça ressemble un peu à des VANS, à des chaussures de skate – très larges même. Niveau confort, rien à dire, c’est douillet de chez douillet et léger, léger, léger. Pas facile à enfiler cependant car un peu “raides” de partout. Raideur qui disparaît dès que le pied est dans l’habitacle.

Par contre et j’avoue que cela me change des mes INOV-8 FlyRoc 310, des chaussures de trail que j’adore, la semelle n’est que très peu flexible sur l’avant du pied … diable ! Vais-je réussir à courir ?

Autre remarque : on sent sous le pied, surtout sur la partie arrière, une ligne de cassure point haut de la semelle (désolé, je n’ai pas trouvé plus simple). Est-ce dû à l’effet “surf d’eau” ? On a l’impression d’être sur une espèce de coussin d’air juste au milieu du pied, sur la partie postérieure. Je vous rassure tout de suite, ce n’est pas mortel et il faut appuyer un tout petit peu pour le sentir.

Assez de blabla statique et place à une première sortie très light en forêt avec quelques petites cotes et descentes bien senties (bois de St Cucufa à Rueil-Malmaison pour ceux qui connaissent). Un bon terrain de jeu pour une chaussure censée “donner des ailes en montée et permettre de voler dans les descentes”, dixit Hoka. C’est parti !

Je vous épargne la partie “route” entre ma maison et la forêt car les HOKA ne sont pas du tout faites pour le macadam, je confirme !  Encore que … j’ai réussi vaguement à courir sur l’avant du pied comme je le fais habituellement – très vaguement en fait – mais on s’en f… un peu non ? Je ne vais pas les mettre sur le Marathon Seine et Eure, alors … Pour la route, je suis et demeure “minimaliste” – surtout depuis que je suis passé sur BFM TV avec mes Vibram :-)

Allez, ouste, dans les bois … Sur le plat, rien de bien particulier à dire pour l’instant, on oublie qu’on est haut perché :-) et cela ne gêne pas du tout pour courir.

Par contre et là ça devient carrément bluffant et j’ai pesé mon mot, les montées – bien caillouteuses et bien … pentues -, s’avalent comme si on était sur … du plat. Les jambes ne tirent pas comme c’est le cas avec des chaussures classiques. Réellement étonnant … à tel point que je me suis demandé, la première fois, si j’étais bien sur une montée et à tel point que j’en ai cherché d’autres plus difficiles pour confirmer le phénomène. A chaque fois, bingo !!! Facilité déconcertante pour grimper. On a l’impression d’être propulsé vers l’avant. Et vous n’avez encore rien vu car le plus impressionnant ce sont les …

… descentes ! Au départ, un peu frileux, j’y suis allé prudemment, comme à mon habitude en trail mais j’ai tout de suite senti que je “tenais” la route alors j’ai accéléré et accéléré et accéléré et accéléré et augmenté la difficulté – pente et revêtement – et continué à accélérer. Quelles sensations ! Pouvoir dévaler une pente avec la certitude que rien ne peut vous arriver et que vous pouvez “tartiner” comme sur une piste de ski, même sur des surfaces mouvantes bien caillouteuses. J’en suis resté baba. En plus, c’est fun. Ne me dîtes pas que quand vous étiez gamin, vous n’avez jamais dévalé des pentes à toute berzingue …

Question cailloux, tiens, pendant que j’y pense : la semelle étant tellement épaisse qu’on ne sent absolument rien des aspérités du sol et le pied reste bien dans l’axe, impossible de se tordre la cheville.

Cette semelle “HUBBLES” est donc vraiment une évolution majeure – une révolution … Ses propriétés supposées en montée et en descente me semblent avérées : donner des ailes en montées – gommer la pente – et voler en descente – surfer sur la piste.

Mais et c’est ce qu’il faut que j’examine en détail maintenant, peut-on, une fois qu’on a fini de faire mumuse cinq minutes sur des pentes, courir régulièrement avec ces chaussures sur un vrai parcours de trail et sur des distances conséquentes ? That’s the question ! Si la réponse est négative, ces HOKA ne seraient alors qu’un vague gadget amusant, à réserver pour des concours de “descentes en folie” en club de vacances – a gadou dou dou, pousse ta … – et être certain de gagner la bise de la G.O. face aux concurrents en tongues.

Superbe cliffhanger pour clore cet article non ?

Pour le savoir : la suite au prochain numéro.

une petite vidéo pas géniale de moi en train de descendre DSCF0015


Vibram Five Fingers : test télévisé de Fred sur BFM TV

Samedi 28 août 2010

Hier, Fred, membre éminent de l’équipe Wanarun, a eu le privilège d’être interviewé sur le phénomène Vibram Five Fingers par BFM TV et en HD s’il vous plaît :-) Interview passée au journal de 19h puis reprise dans les autres éditions de la soirée.

Vous pourrez remarquer que Fred a un superbe tee-shirt.

L’occasion de rappeler que Wanarun parle de ces chaussures depuis plusieurs mois :

Une question métaphysique en passant : sont-ce des 5 fingers, des five fingers, ou des fivefingers ? Celui ou celle qui donne la bonne réponse gagne … la reconnaissance éternelle de wanarun.net

A noter que dans ce reportage, j’évoque un défaut bien particulier des Vibram Fivefingers, défaut que je n’avais pas – et pour cause de … beau temps – évoqué dans mes comptes rendus d’essais : lorsque la chaussée est mouillée, le tissu de la chaussure se retrouve très rapidement détrempé par capillarité, jusqu’à finir par donner l’impression de noyer le pied. C’est une sensation particulièrement désagréable. Alors certes, cela n’empêche pas de courir mais peut conduire à des petits soucis tels que des ampoules par exemple … C’est ce qui m’est arrivé lors de la Ronde des Fleurs de Luchon, un 10 km (40′34″) juste après un orage. Je peux vous dire que les derniers kilomètres furent particulièrement … humides.


L’eau de coco, en boisson de récupération

Jeudi 17 juin 2010

Un petit article sur “l’eau coco” comme on dit à Maurice, pour vous faire voyager un peu avant les vacances…

Si vous avez déjà voyagé dans les Dom-Tom ou les pays tropicaux, vous avez sans doute déjà craqué pour une noix de coco achetée au coin de la rue ou au bord de la plage que le “petit marchand” perce et vous remet avec une paille. Ce qu’on sait moins, c’est que derrière cette image d’épinal, se cache une boisson rafraichissante très intéressante pour les sportifs que nous sommes !

L’eau de coco est extraite directement de la noix de coco. Elle est agréable en goût, ne laisse pas de goût sucré désagréable en bouche, ne sature ni ne colore votre camelback car elle presque aussi claire que de l’eau. Aussi, elle est riche en sels, en sucres et vitamines. Cette boisson a le même niveau d’équilibre électrolytique (sodium, potassium – glucides) que celui que nous avons dans le sang. On raconte même que durant la guerre du Pacifique de 1941-1945, les deux parties en conflit utilisaient régulièrement de l’eau de coco – pressée directement de la coque – pour faire des transfusions de plasma d’urgence aux soldats blessés.
L’eau de coco est donc moins riche en sucre mais PLUS riche en Potassium que le Gatorade, par exemple. De plus, elle contient des éléments minéraux importants et des vitamines qui font défaut à cette boisson pour sportifs largement utilisée. Elle contient des fibres alimentaires qui régularisent le fonctionnement intestinal. Elle se compare aussi favorablement aux jus de fruits, beaucoup plus chargés en sucre.

La teneur en Potassium, nécessaire à la récupération de l’effort musculaire, est particulièrement élevée : un verre d’eau de coco apporte autant de potassium que deux grosses bananes. Enfin, je en suis pas la seule à la dire, la FAO a recommandé d’utiliser l’eau de noix de coco comme boisson énergisante naturelle pour les sportifs professionnels et amateurs car c’est une «boisson pure, fraîche, naturelle et riche en substances nutritives avec un goût délicieux qui dispose en outre de toutes les propriétés d’une boisson énergisante».

Composition de l’eau de coco.
Eau de coco et autres boissons

Eau de coco Jus d’orange Jus de Pamplemousse Jus d’ananas Gatorade

Goût Limonade

Quantité 1 tasse

240 gr

1 tasse

248 gr

1 tasse

247 gr

1 tasse

250 gr

1 tasse

240 gr

Calories

De graisse

46

4

112

4

96

2

140

2

50

0

Graisses Total

Saturées

Polyinsaturées

Monoinsaturées

0,5 gr

0,4

0

0

0,5 gr

0

0,1

0,3

0,2 gr

0

0

0

0,2 gr

0

0,1

0

0 gr

0

0

0

Cholestérol 0 0 0 0 0
Sodium 52 mgr 2 mgr 2 mgr 3 mgr 110 mgr
Hydrates de Carbone Total

Fibres alimentaires

Sucres

8,9 gr

2,6 gr

6,3 gr

25,8 gr

5 gr

20,8 gr

22,7 gr 34,5 gr

0,5 gr

34 gr

14 gr

0 gr

14 gr

Protéines 1,7 gr 1,7 gr 1,2 gr 0,8 gr 0 gr
Vitamine A 0% 10% 22% 0% 0%
Calcium 0% 3% 2% 4% 0%
Vitamine C 10% 207% 156% 100% 0%
Fer 4% 3% 3% 4% 0%
Manganèse 0,336 mgr 0,025 mgr 0,049 mgr 2,475 mgr 0 mgr
Magnésium 60 mgr 27 mgr 30 mgr 33 mgr 0 mgr
Potassium 600 mgr 496 mgr 400 mgr 335 mgr 34 mgr
Riboflavine 0,12 mgr 0,074 mgr 0,049 mgr 0 mgr 0 mgr
Thiamine 0,072 mgr 0,223 mgr 0,099 mgr 0,05 mgr 0 mgr

Source : Calorie-count.com, 2003-2005

Pour résumer, l’eau de coco est :
Sans alcool
Non gazeuse
100% naturelle
Sans sucre ajouté
Sans conservateurs
Pauvre en calories
Sans cholestérol
Riche en potassium
De goût agréable et discret
Recommandée par la FAO ( ONU)

Comme je suis une femme, l’eau de coco m’intéresse aussi beaucoup car l’apport important de potassium va relancer les échanges cellulaires et décongestionner les tissus… et combattre la cellulite (mais ce n’est pas notre sujet) !

Enfin d’un point vue écologique, on peut déjà dire que le jus de coco est entièrement naturel. Pour ma part, je suis plus rassurée avec une telle boisson qu’avec des jus qui contiennent des tas de composants chimiques. Bien sûr, les coûts de transport en avion et l’impact environnemental peuvent nous amener à réfléchir avant de vous ruer sur une telle boisson. Néanmoins, si vous souhaitez tenter l’expérience et que vous habitez en France, en faisant quelques petites recherches avec notre ami google, vous trouverez quelques sites commercialisant de l’eau de coco pure, je pense aussi que dans toute bonne épicerie asiatique qui se respecte vous devriez pouvoir trouver ce nectar de vie energisant.


Courir en jupette – textile femme Mizuno

Vendredi 11 juin 2010
La jupette que j’ai gagnée – et que je porte, que je n’ai pas remisée au placard- sur la page Facebook de wanarun, m’a valu quelques vannes
sympathiques ici et là. Il est donc temps que je dise ce que j’en pense – pas des remarques -, mais de la jupette.

Une jupe qui taille grand
Je l’ai reçue en taille S. En tenue “civile” quand je ne cours pas, je porte effectivement du S ou du M pour une taille 38. Et bien cette jupe Mizuno, taille assez grand. Ce S correspond à un 40. Cela me fait dire qu’avec ce genre de vêtements, les équipementiers (car je vois que
Mizuno n’est pas la seule marque à proposer la jupette cet été) s’adressent aux coureuses pas encore à l’aise dans un short minimaliste ou un
corsaire moulant pas forcément très flatteur.
Un vêtement polyvalent ville – sport…
Néanmoins, me concernant, j’avoue que ce concept me séduit assez car je cours après avoir déposé ma fille à l’école le matin et je me sens finalement plus à l’aise comme cela qu’en mini-short pour saluer les enseignants et les parents d’élèves que je peux croiser le matin… bien que, le qu’en dira t on, quand on court, on s’en tamponne !
 
… mais un vêtement inadapté à la compétition
Il faut reconnaître que la jupe est super technique : poche interne, poche externe avec fermeture éclair, liseret rose discret, dessin mode à
l’avant et corsaire épais incorporé (si bien que messieurs, vous pouvez toujours regarder sous les jupes des filles, vous n’y verrez rien), que la tenue est bonne après plusieurs lavages, mais… parce qu’il y a un mais… corsaire+jupe, cela fait une sacrée épaisseur de tissu, ce qui rend l’utilisation de ce vêtement par temps chaud (+ de 20 degrés) ou en compétition, inadaptée. Il n’est pas forcément non plus très agréable de sentir les pans de jupe bouger, aller de droite à gauche quand on court.
Pour conclure qu sujet de la jupette, je dirais que c’est un joli vêtement polyvalent qui s’adresse aux femmes plus soucieuses de leur look
que de leurs performances
 
Quickdry Plus de Mizuno plus performant que Clima365 de adidas
J’ai aussi reçu le teeshirt Mizuno en taille S. Alors autant je m’étais un peu moqué du débardeur dôté du système “clima365l” de adidas dans
lequel je crêve de chaud quand je cours, autant là, je n’ai rien à redire ! Moi qui ne court qu’en brassière, j’avoue avoir été très agréablement surprise par ce débadeur dans lequel le seul où j’ai transpiré et où il y a eu des traces d’humidité, s’est situé au niveau du soutien-gorge qui n’était pas un modèle technique de sport. Sinon, la encore, la taille XS taille vraiment grand.

Vrai Test Vibram Five Fingers – première compétition

Dimanche 23 mai 2010

Voilà, ça y est. Après une semaine seulement avec elles et 3 entraînements, j’ai fait ma première compétition en Vibram Five Fingers KSO. En l’occurence un 10km, celui de Courses en Fête à la Celle Saint Cloud (78).

Je vous l’avoue, sur ce test chaussures, j’ai un peu grillé les étapes faisant fi de toutes les consignes données par Vibram, à savoir bien entendu une adaptation progressive au produit. Mais, vous ne me démentirez sans doute pas si je vous dit que c’était tentant de voir tout de suite ce que ces chaussures avaient dans le ventre, non ? En plus, je ne risquais pas grand chose, car c’est le 10 que j’aime le moins dans ma saison : faux-plats, virages à 90° etc etc etc bref un parcours sur lequel je suis généralement à plus de 3 minutes de ma meilleure perf, donc, d’avance aucun regret, si avec les VFF ça ne se passait pas très bien.

Alors ? Le résultat ??? Patience, je vais d’abord vous conter ma semaine de préparation à cet événement. Samedi dernier, première sortie en Vibram, je vous en ai déjà parlé (cliquer ici) : 13 km à 13,2 km/h de moyenne. Super sensations de facilité et vitesse plus élevée à effort égal qu’avec des chaussures classiques, même des Newton. Un peu mal au bas des mollets le lendemain. Douleur très localisée et pas gênante.

C’est là où sous la pression amicale d’amis qui ont lu mon article que je décide de courir Courses en Fête en KSO. Par contre, avant d’entériner définitivement ce choix, il faut que je me teste sur des séquences plus rapides, n’oubliez pas que sur le 10, je suis un peu en-dessous des 40 minutes donc à 15 km/h.

Mardi, je passe donc 2×5 minutes à 16km/h sur route et les sensations ne sont fanchement pas très bonnes. La foulée n’est pas très naturelle, contrairement à celle que j’avais immédiatement trouvée en endurance – plus courte que ma foulée habituelle. J’ai l’impression d’avoir à fournir un effort colossal pour tenir le rythme alors qu’en endurance, c’était complètement l’inverse. J’avoue que je suis un peu déboussolé.

Vendredi soir, au club, on repère le parcours de dimanche sur la boucle de 5 km. Je pars devant avec le coach et rapidement, sans que je ne force, on sème tout le monde car on tourne à 13,5-14 km/h de moyenne, ce qui pour un échauffement, est un peu élevé, mais en VFF, ces allures sont un régal et on discute, on discute … et on court un peu vite.

Le coach me fait néanmoins remarquer qu’avec les Vibram, contrairement aux Newton, ma gestuelle est plus celle d’une foulée sur le talon même si je ne pose pas le dit talon, alors qu’en Newton, elle était réellement sur l’avant du pied. Il pense lui aussi (et je le rejoins, voir plus haut), que la foulée Vibram en mode rapide, n’est pas si “naturelle” que cela et qu’il faut la travailler (levée des genoux, griffé au sol, comme le cheval qui piaffe, bref, comme si on la travaillait avec une chaussure classique … pas d’effet Vibram à des allures > 75% de VMA). De retour au stade, 5×100m avec un temps canon de chez canon : 14 – 15 secondes … alors que d’habitude je suis à 18 en chaussures. Waow ! Impressionnant, une sensation de légèreté incomparable et une facilité à travailler en griffé comme un sprinteur (évidemment, le pied n’est pas gêné par une semelle). Moi qui pensais que la VMA serait le point faible des Vibram.

Je me retrouve donc avec des chaussures efficaces jusqu’à 14 km/h (75% de VMA), phénoménales sur piste à plus de 100% de VMA mais difficiles à cerner entre les deux. Gros doute donc sur une allure 10K.

Alors, ces doutes, levés ou pas ce dimanche matin ? Encore un peu de suspense …

Côté RH (Relations Humaines), les Vibram c’est plus efficace que Facebook pour trouver des gens avec qui discuter ! J’ai même été interrogé deux fois par le speaker de la course :-)

Allez, le résultat : 40′24″ pour 10.190 km parcourus (d’après Garmin) soit une moyenne de 3′59″ au km. Soit exactement 3 minutes de moins que l’an dernier. Qu’on soit clair, c’est plus l’entraînement que les Vibram qui m’ont fait gagner ces 3 minutes … MAIS, n’empêche que ce sont les Vibram que j’avais aux pieds.

Sensations de course : grande facilité sur les 6-7 premiers kilomètres, avec une belle foulée Vibram – plus courte que ma foulée habituelle, bien sur l’avant du pied, rythme très régulier. Un peu plus laborieux sur la fin, où je dois un peu forcer le trait pour éviter de retomber sur le talon mais sans que le rythme n’en pâtisse trop (4′03″ sur les 3 derniers kilos). Néanmoins, par rapport à mes 10 km habituels, je finis moins à la ramasse et en pensant à bien pencher le buste, je réussis à maintenir ma vitesse.

A noter, compte tenu de la température élevée sans doute, un échauffement sous le pied gauche, sans cloque cependant. Aucune autre douleur, ni au talon – qui n’a pas touché la route une seule fois – ni au mollet – plus aucun tiraillement – ni aux tendons, ni aux genoux. Bref, tout va bien ! Cela dit l’échauffement sous le pied met en exergue deux défauts majeurs des Vibram que j’avais déjà signalés : le manque de demi-pointures et la non adaptation aux pieds grecs.

Une dernière remarque : les descentes sont encore un point faible (manque d’entraînement ?). Autant sur les faux-plats montants j’étais très à l’aise et revenait sur les coureurs qui me précédaient, autant en descente, j’avais l’impression de me traîner comparé aux autres. Pas évident de trouver une position du corps permettant d’aborder les descentes à un rythme élevé.

Mes doutes sur les capacités des Vibram à être utilisées dans toutes les situations sont donc quand même en partie levés. Les étapes suivantes vont être de les tester sur des séances complètes de fractionné long et sur des distances plus élevées en endurance. La semaine prochaine je fais la Paris Saint Germain (20 km) mais en accompagnant des amis sur une base de 2h, ce sera plus un test de … durée que d’endurance :-)

Une petite vidéo montrant les Vibram en situation réelle conduites par un superbe athlète (i.e. moi évidemment) et en plus cette vidéo est passée aux actus de BFM : cliquer ici http://www.bfmtv.com/video-infos-actualite/detail/fivefingers-la-basket-en-forme-de-gant-360591/

Et pour vraiment tout savoir sur les Vibram five fingers (ou 5 fingers ou fivefingers, comme vous voulez), cliquez sur les liens suivants :


La vraie vérité sur les vrais tests Wanarun :-)

Vendredi 14 mai 2010

Comme nous sommes régulièrement interpelés via notre page Facebook (http://www.facebook.com/wanarun)  sur une possible partialité de nos Vrais Tests chaussures, j’ai souhaité profiter de ce vendredi matin “ponté”, pour mettre les choses au point et établir la Vraie Vérité des Vrais Tests.

Sachez, pour commencer, jeunes gens, qu’avec ses plus de 80000 visiteurs uniques mensuels, notre merveilleux site a un “tirage” supérieur à celui des principales revues spécialisées. Il est donc légitime que certains équipementiers – pas tous encore malheureusement – nous considèrent comme un média crédible et à ce titre, nouent avec nous des relations similaires à celles qu’ils peuvent avoir avec Jogging International ou Runner’s World – similaires ? … à l’exception des budgets pub … dommage ! Mais ça viendra, soyons patients, pour l’instant, c’est plutôt la dêche de ce côté-là.

Ceci étant dit, lorsque nous réalisons un Vrai Test chaussures, trois vrais cas se présentent :

1) Nous sommes invités, au même titre que de vrais journalistes, à des séances de présentation presse éventuellement suivies d’un essai très rapide des nouveaux modèles du fabricant. Essai qui ne permet pas de juger en profondeur des qualités d’une chaussure. Dans ce cas, nous nous contentons généralement de quelques considérations techniques et impressions fugaces.Un exemple : la participation d’Aurélie à la Newton Run.

2) L’équipementier nous confie pour une durée plus ou moins longue une paire, paire que nous testons en situation réelle d’entraînement et éventuellement de compétition, ce dont nous rendons compte en détail. S’il s’avère lors du premier essai que la paire ne nous convient pas du tout et c’est sans doute là où vous pouvez trouver matière à discutailler, nous avons pour habitude de la rendre ou de la confier à un autre membre de l’équipe, plutôt que de l’assassiner dans nos colonnes. Cette approche est guidée par le principe que le ressenti d’une chaussure est très personnel et qu’un modèle, n’est en général, pas foncièrement mauvais pour tout le monde. Bien entendu, si le dit modèle fait le tour de toute l’équipe sans trouver preneur, c’est qu’il présente un sérieux problème et dans ce cas nous l’évoquons. Deux exemples de tests : mes adizero adios, mes Saucony Hurricane.

3) Nous achetons la paire à tester sur nos deniers propres. C’est le cas notamment lorsqu’un modèle présente un “intérêt” particulier en dehors de sa nouveauté. Je pense aux Vibram Five Fingers. Ce serait tellement idiot de passer à côté d’une révolution non ? Ou d’être les premiers à casser le mythe. Alors évidemment, le principe exprimé au paragraphe 2 s’applique avec moins de rigueur …

Donc, partialité non ! Juste un peu trop d’enthousiasme parfois, surtout de ma part, ça c’est sûr – je tombe trop facilement dans le “changement de pré réjouit les veaux” mais finit par devenir raisonnable.


Quand les wanarii courent le dimanche

Jeudi 13 mai 2010

On s’écrit, on se parle parfois mais on se voit rarement !
Dimanche matin pourtant, à l’instigation d’un Steph aussi convivial que rassembleur, nous étions quelques uns à nous retrouver dans une belle forêt axonaise. Steph, évidemment, Rémi, l’un de ses amis et moi-même, Aurélie. Au menu : une belle boucle de 8 bornes où les uns pourraient foncer et moi trottiner sans crainte de jouer au Petit Poucet : plus besoin de se remplir les poches de petits cailloux pour revenir à notre point de départ : un chouette tracé GPS ne demandait qu’à se loger dans mon Garmin (outre une belle impression sur papier se glisser dans nos poches) pour que chacun coure à son rythme sans dépendre des autres.
Je vais vous l’avouer tout de suite : rien ne s’est passé comme prévu ! Exactement 2 minutes après le départ, tous occupés que nous étions à papoter nous avons loupé les belles balises jaunes et bleues, la flèche du Garmin et la direction indiquée par le plan :au chapitre de la course d’orientation, l’équipe wanarun est grande perdante ! Qu’à cela ne tienne, cela ne nous a pas empêchés de parcourir la distance au gré du vent et des chemins que nous rencontrions. Voilà pour le décor.
Pour ce qui est de ses participants, la sortie comptait un individu normalement constitué (Rémi), une frileuse (votre serviteur qui a délaissé ses vibram par crainte de réveiller sa récente blessure) et un “extra-terrestre” —enfin, un “supra-terrestre” serait plus juste!— qui coure nus pieds ! Je précise qu’il coure vraiment nus pieds et sur tous les chemins empruntés, herbe, bitume, sous-bois, route gravillonnée et ce malgré une température du sol qui n’avait absolument rien de printanière !
Evidemment, je n’ai pas manqué de l’observer ! La première chose qui crève les yeux c’est la confiance qu’il faut pour courir ainsi. Une confiance autant en soi-même que dans son environnement. En ces temps où l’on se protège d’avantage que l’on s’abandonne, je n’ai pas pu m’empêcher de noter combien cette démarche était à l’opposé de celle dont nous sommes souvent coutumiers (là c’était la minute métaphysique d’Aurélie !) Concrètement, cette sujétion à son environnement a d’évidentes conséquences : une foulée plus courte avec un centre de gravité plus bas et un regard qui se concentre évidemment sur les quelques mètres à venir. Je ne suis pas spécialement spécialiste de la question mais il m’a vraiment semblé que sa foulée était à la fois plus calme et plus réactive à la fois. Malheureusement c’est le jour où mon zoom a décidé de mettre fin à 3 ans de bonheur de sorte que je n’ai qu’une mauvaise photographie pour vous convaincre que Steph lévite ! Une prochaine sortie étant d’ores et déjà programmée, j’essayerai de faire mieux (et je l’espère en vibram) la prochaine fois !


Le 23 mai, vous faîtes quoi ?

Vendredi 7 mai 2010

Si la réponse est : rien de spécial, que vous n’habitez pas trop loin de Versailles et que vous avez envie de courir un 10 km de bon matin dans les rues de la Celle Saint Cloud, charmante bourgade des Yvelines, je vous invite à vous inscrire à Courses en Fête (cliquer ici), épreuve co-organisée par mon club  (AC CELLOIS) et à laquelle je participerai bien évidemment, peut-être même en … Vibram Five Fingers pour faire le buzz :-)

Autant vous le dire tout de suite, le parcours est assez difficile avec pas mal de faux-plats – montants évidemment – et de relances – virages. Votre temps n’en sera donc que plus méritoire !


Les nouveaux Tee-Shirts Wanarun

Mardi 27 avril 2010

Depuis le début du site, on a essayé de faire des Tee-Shirts un peu différent : personnalisé avec le prénom et de qualité. La personnalisation n’est pas toujours facile car cela revient à faire un Tee-Shirt différent à chaque fois. Même si un simple flocage sur un maillot en coton est simple, trouvez une société qui fait de l’impression par sublimation avec des personnalisations sur chaque tee-shirts c’est plus compliqué.

Dans le cadre de la Marathon Académy, nous avions décidé d’offrir aux participants un tee-shirt Wanarun. Nous sommes rentrés en contact avec la société Owayo qui a confirmé qu’elle pouvait gérer toutes nos contraintes.

Owayo nous a aussitôt envoyé une prévisualisation du résultats. Tout est là : le tissu est technique et respirant, le logo est là, les couleurs aussi. Le seul bémol : la police de personnalisation n’est pas celle du site mais c’est déjà un beau résultat !


et voici le résultats sur un de nos top models (Merci Jipé…) :


Le but maintenant c’est de faire encore mieux :

  • Conserver une excellente qualité de textile
  • Mettre la police du site pour la personnalisation
  • Ne pas dépasser 25 euros par pièce (port compris)
  • Organiser une commande groupée

Si tout ca vous tente, laissez nous un petit message.


Votre chonique sur Wanarun, ça vous tente ?

Samedi 17 avril 2010

Tentons une petite expérience … La course à pied est votre raison de vivre, vous êtes amoureux(se) de vos chaussures ou au contraire les vouez aux gémonies et l’envie de le crier sur tous les toits vous démange. Que diriez-vous si Wanarun devenait votre porte-voix ?

Voilà ce que je vous propose : vous vous asseyez tranquillement devant votre PC, quelques rafraîchissements, non alcoolisés ou pas (à vous de voir), à portée de main, vous respirez un grand coup, vous vous identifiez sur votre compte wanarun ou vous le créez, vous allez ensuite dans la rubrique “Equipements”, vous cherchez votre chaussure dans le tas (ie : liste des marques puis liste des modèles) et … vous vous lâchez. Ecrivez tout le bien / le mal que vous en pensez dans la rubrique commentaire.

Toutes les chroniques, les meilleures comme les pires malheureusement – on est communautaire ou pas – seront publiées sur le site. Si vous pouviez éviter les “Chaussures Géniales. Point” ou autres “C’est de la m…. re-point”, sachez que j’apprécierais beaucoup. En tant que Responsable Editorial (si si, c’est marqué sur ma carte de visite Wanarun, vous pouvez vérifier), j’attends de vous un peu de contenu :-)

A ceux qui penseraient que je prépare ma succession, rassurez-vous ou … inquiétez-vous (tremblez mortels !), j’ai encore des millions d’articles dans les doigts – ceux qui vont sur le clavier – et je ne suis pas prêt à lâcher ma place sauf si évidemment on me propose un salaire nettement supérieur sur un autre site …

Pas de panique, Manu, mon salaire actuel de 0 Euro/mois me convient parfaitement et comme tu m’a promis 300% d’augmentation en 2010 … les autres sites vont devoir s’aligner. Ah, on me dit que le mercato n’est pas encore ouvert.

Alors, à vos claviers, prêts ? Partez !




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