Archive pour le mot-clef ‘VMA’

C’est quoi l’EMA ?

Mercredi 14 juillet 2010

Dans mes comptes rendus de Vrais Tests, en particulier lorsque je décris les entraînements réalisés avec les chaussures, j’emploie souvent – puisque j’en fais systématiquement une séance par semaine – l’acronyme EMA pour Endurance Maximale Aérobie. Je viens de m’apercevoir – mieux vaut tard que jamais – que je n’avais jamais expliqué de quoi il s’agissait.

J’ai découvert l’EMA en préparant mon Marathon de Paris avec Bruno Heubi (http://www.brunoheubi.com). En aparté, sachez que pour réussir votre marathon dans le temps que vous vous êtes imparti, il n’y a rien de tel que de suivre un plan concocté par Bruno, directement ou à partir de son excellent livre “Courir Longtemps” – pour ceux qui suivent les plans des revues, ça va leur faire tout drôle mais ….

Alors une séance EMA c’est quoi ? Un copier / coller sauvage de “Courir Longtemps” nous indique qu’il s’agit d’une vitesse de course qui sollicite un certain pourcentage de la VMA (entraînement fractionné ou continu de courses courues à des intensités allant de 80 à 90% de la VMA) afin d’améliorer la capacité d’utiliser le “moteur” du coureur en fonction de la course qu’il prépare. Diable … Soyons un peu plus clair : L’Endurance Maximale Aérobie est la vitesse correspondant à la  plus grande fraction d’utilisation possible de la VMA en fonction de la durée de l’effort. Pour résumer : vous voulez courir 20 minutes “à fond” et bien ce sera à une vitesse égale à votre EMA.

Le même copier/coller sauvage de “Courir Longtemps” nous apprend que pour déterminer l’EMA, il faut d’abord calculer votre Indice d’Endurance (IE). Pour information, le numéro de juillet de ZATOPEK y consacre une pleine page. Dans “Courir Longtemps”, Bruno Heubi nous en donne la définition suivante : c’est la pente de la droite qui donne le pourcentage de VMA en fonction du logarithme du temps de course. Waow ! C’est donc un chiffre négatif car plus on court longtemps moins on court vite (si, si).

Pour calculer votre IE, vous prenez donc votre meilleur résultat sur une compétition (un 10km par exemple) ainsi que votre VMA, mesurée par un test normalisé ou sur un demi-Cooper – très simple à faire tout seul mais moins précis : courir 6 minutes à fond et calculer la vitesse moyenne sur le parcours. Vous transformez votre vitesse moyenne sur la compétition de référence en pourcentage de votre VMA (vitesse / VMA x100). Appelons ce nombre %VMA … On obtient IE de la façon suivante : IE = (%VMA-100)/Ln (temps de votre compétition/6).  Ouf ! Beaucoup plus simple : vous pouvez utiliser ce petit calculateur on-line : http://sportech.online.fr/sptc_idx.php?pge=spfr_ese.html

Cet Indice d’Endurance, permet de déterminer la durée maximale d’effort que vous pouvez tenir en continu à des vitesses comprises entre 80 et 90% de VMA, à l’entraînement. Par exemple, avec un Indice d’Endurance de -4 vous devez pouvoir tenir 111 minutes à 80% de VMA et 92 minutes à 85%. Par contre, si vous avez un “mauvais” Indice d’Endurance, prenons l’exemple de -10, vous pourrez tenir : 31 minutes à 80% et 20 minutes à 85%. Plus votre indice d’endurance est éloigné de zéro, plus vous devez donc privilégier ces séances afin d’améliorer vos capacités à tenir des efforts longs. Vous trouverez des tableaux donnant ces durées dans le livre “Courir Longtemps” ou sur le site de Bruno Heubi. Un extrait :

Avec ces valeurs, vous pouvez maintenant construire votre séance “hebdo” EMA (tous les 5 jours en prévision de compétition, tous les 8 à 10 jours en entretien) en sachant que vous pouvez soit courir ces durées en continu (en limitant cependant la durée d’effort, récup comprises, entre 40 minutes et 1h), soit les fractionner, dans ce cas vous pouvez légèrement les allonger tout en restant dans un total maximum d’une heure. Le temps de récupération préconisé par Bruno Heubi est de la moitié de la durée de l’effort pour des efforts inférieurs à la minute et d’un quart de la durée de l’effort pour des efforts supérieurs à la minute.

Deux exemples de séances tirées de “Courir Longtemps” :

Pour un 10 km :
- 6*4 à 5’ à 90% de la VMA (rec: 1’30) ou 6*1000m
- 5*5 à 6’ à 90% de la VMA (rec: 1’45) ou  5*1500m
- 4*7’ à 8’ à 90% de la VMA (rec: 2’) ou 4*2000m

Pour un marathon :
- 3*20’ à 80% de la VMA (rec: 1’)
- 5*10’ ou 5*3000m à 80% de la VMA (rec: 2’30)
- 4*15’  ou 3*4000m à 80% de la VMA (rec: 2’30)
- 3*20’ ou 3*5000m à 80% de la VMA (rec: 2’30)


Vrai Test ZOOT ULTRA SPEED Une semaine d’entraînement

Samedi 19 juin 2010

Une semaine d’entraînement et déjà quelques intéressants et enrichissants kilomètres parcourus avec ces ZOOT ULTRA SPEED. Comme je sais que vous êtes friands de détails croustillants, je vous en sers quelques uns sur un plateau : une unique séance de VMA sur route (24 minutes de 30/30 Cf photo), deux séances d’EMA (10′/5′/5′ à 95% de VMA sur route et 6×4′ à 90% de VMA sur piste), deux séances d’endurance fondamentale (45′ et 1h15).

Evacuons – et vous allez voir que c’est le terme approprié – tout de suite LE gros point négatif de ces chaussures. Dans mon premier article, je vous ai vanté les mérites supposés du système de draînage – les trous dans la semelle – en vous expliquant que cela permettait d’avoir les pieds au sec dans toutes les conditions. Bien ! Sauf que ce système fonctionne … dans les deux sens. Dans certaines circonstances, au passage d’une zone humide, un amoncellement de feuilles après une forte pluie par exemple, la semelle se comporte comme une ventouse et propulse de l’eau sur vos doigts de pied qui ne réclamaient pas forcément ce raffraîchissement. Le phénomène ne dure évidemment pas car le système de draînage, cette fois-ci vers l’extérieur, fonctionne à merveille. Peut-être que les designers de ZOOT devraient s’inspirer de la nature, en particulier des poissons, qui disposent d’opercules de façon à ce que l’eau dont ils extraient leur oxygène ne circule que dans un seul sens.

Etant parfois à mes heures perdues un grand enfant, je ne me lasse pas d’essayer de battre mon record d’enfilage d’ULTRA SPEED. J’en suis à moins de 3 secondes pour la paire complète, départ arrêté. Pas mal non ? Plus sérieusement : suis-je perturbé par l’absence de lacet donc de réglage de la chaussure ? Paradoxalement non ! Ayant un pied plus fort que l’autre, je passe parfois de très longues minutes à ajuster mes serrages de lacets pour avoir “exactement la même sensation des deux côtés”. Je suis même capable de m’arrêter 3 fois dans une course pour effectuer un “dernier” réglage. Autant dire qu’avec les ULTRA SPEED, ce n’était pas gagné d’avance. De fait, lorsque je les enfile, je sens que mon pied droit flotte un peu plus que le gauche mais – c’est sans doute purement psychique – comme je ne peux rien y faire, je n’y pense plus et cela ne me perturbe pas.

Ai-je été contraint de nager et de faire du vélo avant de courir en ULTRA SPEED ? La réponse est non. Je confirme donc qu’on peut courir avec des “chaussures de triathlon” (sic). Il fallait le dire non ? Comme certains ont l’air d’en douter …

Les ULTRA SPEED sont extrêmement confortables, de vraies pantoufles. Autant dire que sur des séances de type Endurance Fondamentale (70% de VMA), c’est un régal. Et ce, que l’on court sur l’avant du pied comme moi ou sur le talon (je le sais, je me suis forcé à le faire). Bien que le différentiel de hauteur pointe / talon soit limité et qu’il en aille de même pour la hauteur d’amorti, les ULTRA SPEED restent des chaussures “traditionnelles” qui n’entrent pas dans la catégorie des minimalistes. Par contre et c’est intéressant, l’avant de la semelle très souple permet une bonne attaque avant/milieu très proche d’une EVO, le “contact” réel avec le sol en moins. De la phrase précédente, les plus vifs d’entre vous auront déjà déduit la suivante : les ULTRA SPEED sont très efficaces en VMA puisque l’attaque avant/milieu est favorisée par le design et la souplesse de la semelle.

Là où ces chaussures pêchent un peu, mais comme beaucoup d’autres d’ailleurs, c’est en EMA (allures comprises entre 90 et 95% de VMA) où l’attaque sur l’avant est évidemment moins franche compte tenu de la vitesse et où l’ULTRA SPEED manque peut-être un peu de ressort, compte tenu de l’accent mis sur le confort.

J’ai oublié de préciser que j’ai effectué toutes ces séances pieds nus. La chaussure est conçue pour : pas de coutures intérieures, semelle traitée … Je n’ai pas constaté d’échauffement particulier de la plante des pieds. Cela dit, il n’a pas fait exceptionnellement chaud ces derniers jours et je n’ai pas non plus poussé mes sorties au-delà d’1h15. Ce point mérite donc une petite étude complémentaire. Bien entendu, on peut également courir avec des chaussettes.

Mon bilan personnel après cette première semaine déjà bien complète : j’adore le concept de chaussure sans lacet. C’est franchement … le pied :-) et j’aime le confort de ces ULTRA SPEED, confort qui n’entrave ni mes perfomances (j’ai comparé mes temps / distances sur la VMA et l’EMA par rapport à d’autres séances en Vibram, en adizero, en Newton, en EVO) ni ma foulée sur l’avant du pied. C’est donc une chaussure dont j’aurais tendance à recommander l’achat, tout en sachant que je ne l’ai pas encore testée sur une sortie de plus de deux heures et que je ne sais pas si je peux me projeter sur un marathon avec elles.


Allure ou vitesse ?

Lundi 31 mai 2010

Le bac approche à grands pas et il est largement temps de commencer les révisions. Alors, allure ou vitesse ? Une question qui revient périodiquement, notamment chez ceux qui débutent la course à pied. Manu vous en a déjà parlé il y a un an mais ça ne mange pas de pain d’y revenir :-) Rassurez-vous, je vais faire simple.

La vitesse c’est une notion que vous maîtrisez tous car elle un peu inhérente à notre passionnante vie quotidienne (si je vous dis “radar automatique”, vous voyez mieux ?). La vitesse c’est donc le nombre de kilomètres qu’on peut parcourir pendant un temps donné ramenés à une heure. Si vous faites 1 km en 6 minutes, votre vitesse, sur ce kilomètre est de 10 km/h.

Les heureux possesseurs d’un Garmin, d’un Polar ou autre Suunto, savent qu’on peut distinguer la vitesse instantanée (celle à laquelle, là, en ce moment précis, vous êtes en train de courir) de la vitesse moyenne (évaluée sur une distance de référence – cycle ou circuit – que vous avez paramétrée). Sur mon Garmin, en mode entraînement simple (chrono seul), la vitesse moyenne m’est affichée tous les kilomètres et calculée pour le dernier kilomètre parcouru.

L’allure, c’est, en quelque sorte, l’inverse de la vitesse : le nombre de minutes qu’il vous faut pour parcourir une distance donnée ramenée au kilomètre. Si je cours à 10 km/h, il me faut une heure pour parcourir 10 km donc il me faut 6 minutes pour parcourir un kilomètre. Mon allure est donc de 6 minutes par kilomètres. L’allure, contrairement à la vitesse, s’emploie plutôt uniquement en “moyenne” uniquement.

Mais pourquoi diable alors distinguer deux notions (allure / vitesse) ayant un rapport direct et mathématique entre elles ? La réponse est assez simple : en fonction de la séance d’entraînement que vous êtes en train de réaliser ou de la compétition à laquelle vous participez, l’une est plus facile à utiliser que l’autre.

Sur un fractionné que vous avez consciencieusement programmé en pourcentage de votre VMA, il est plus logique, sur votre cardio / GPS favori d’afficher le résultat de chaque fraction en vitesse (instantanée si vous savez sprinter en regardant une montre sans arrêt LOL) afin de voir si vous avez bien réalisé l’objectif fixé.

Par contre, sur une séance d’endurance fondamentale ou une compétition, il est plus simple d’afficher votre allure car la donnée se manipule plus facilement pour effectuer des projections sur un temps final. Vous vous lancez sur un 10 km que vous avez prévu de faire en 40 minutes. Il faut donc que votre allure reste inférieure ou égale à 4 min par km. Après chaque km parcouru, vous pouvez vérifier si vous êtes toujours “dans le rythme” / en avance / en retard. Evidemment, on peut faire la même chose en affichant sa vitesse instantanée et courir les yeux vissés sur le poignet afin d’avoir en permanence la vitesse instantanée (supérieure ou égale à 15 km/h) mais avouez que c’est plus commode de surveiller son allure à chaque kilomètre.

Et pour ceux qui ne possèdent ni GPS ni accéléromètre, l’allure est évidemment le seul des deux paramètres réellement utilisable – sic – à condition de disposer d’un simple chronomètre et de repères de distance, ce qui est le cas sur les compétitions bien organisées où les kilomètres sont matérialisés au sol. Alors évidemment, il faut savoir ensuite faire des soustractions d’heures (programme de 6e).

Pour voir si vous avez suivi, un exercice noté sur 10 : Frédéric participe à un semi-marathon. Il est passé au 10e kilomètre en 37 minutes et 23 secondes.

Question n°1 : quelle a été jusqu’à présent sa vitesse moyenne ?

Question n°2 : quelle a été jusqu’à présent son allure ?

Question n°3 : au 11e kilomètre, Frédéric, qui n’a pas encore produit son effort, passe en 40 minutes et 46 secondes. Quelle a été son allure sur le dernier kilomètre (rappelez-vous qu’il est passé au 10 en 37 minutes 23 secondes, c’est marqué dans l’énoncé) ?

Question n°4 : Frédéric, qui se la joue cool aujourd’hui, a prévu de terminer son semi-marathon en 1 heure et 23 minutes. S’il maintient l’allure qu’il a entre le 10e et le 11e kilomètre, va-t-il y arriver ?


Programmer une séance de VMA sur Polar Trainer Pro

Dimanche 30 mai 2010

Voilà un tutorial pour découvrir le logiciel Polar Trainer Pro et apprendre a programmer une séance de VMA. Dans ce cas, je vous présente une séance de fractionné 30 s / 30 s en utilisant les SportZone Polar (1 / 2 / 3  / 4 / 5).

Dans un premier temps, il vous suffit de choisir la date de votre entrainement et de faire un clic droit et vous verrez apparaitre un menu contextuel : Planifier un exercice => Nouveau

Vous vous trouvez devant la gestion de la séance. vous pouvez indiquer l’heure et les objectifs. L’avantage de régler l’heure réside dans le fait que le Polar va sonner pour vous prévenir du début de la séance (au cas vous oublierez votre séance de VMA… on ne sait jamais !). Je vous conseille de mettre un nom assez court 6 à 8 caractères car cela permettra de voir le nom complet sur l’écran du Polar.

Ensuite il faut cliquer sur le cadre pour planifier les phases (en bas à droite)

Une première phrase d’échauffement en fonction de vos habitudes. Ensuite il faut créer une première phrase “Rapide” en cliquant sur “Nouveau”

Je choisis dans le format heure et je met 30 secondes durant ces 30 secondes je dois courir entre 90 et 100% de ma FC Max.

Pour l’instant je ne règle pas les répétitions (cela se règle en fin de cycle à l’inverse du logiciel Garmin ou le nombre de répétions sont en amont)

Je régle ensuite ma phase de “repos”

Voilà ce que cela donne pour le moment

On va donc choisir la phase 3 “Repos” pour introduire les répétitions.

Je vais dans la partie “Répéter”, je choisis “Phases”.

2 cas se présente : soit je répéte la phase 3 (ca serait une séance de fainéant), soit je répéte les phases 2 et 3.

et je choisis également le nombre de répétitions (ici 10 fois).

Ma séance est presque entièrement programmé, je rajoute une petite de “Cool Down” sur la fin sans limite de temps :

Ensuite je synchronise les données sur le Polar dans le menu Outils => Transférer des données :

Ensuite, il suffit de chausser les baskets et d’aller courir, il vous suffira d’appuyer sur le bouton Start du Polar et si le jour est respecté par rapport a votre calendrier, le nom de la séance apparaitra automatiquement.

N’oubliez pas d’activer les Bips sur le Polar sinon vous seriez obligé d’avoir les yeux rivés sur la montre et cela ne serait vraiment pas pratique !

Bonne séance !


Vrai Test adidas adizero adios … je continue

Jeudi 6 mai 2010

Il y avait longtemps que je ne vous avais pas parlé de mes chaussures non ? Je suis certain que cela vous manquait au plus haut point.

Alors, de quelle paire vais-je bien pouvoir vous entretenir aujourd’hui ? Ah, mince ! Je me rends compte qu’il manque les Vibram Five Fingers KSO dans le tas. Il faut dire aussi que je ne les ai commandées qu’hier soir, donc c’est un peu logique.

Visiblement, vu le titre de l’article, j’avais dans l’idée d’évoquer les adios. Va pour les adios dans ce cas. Pour ceux qui ne suivent pas, ce sont des adidas adizero … adios et sur la photo, elles sont tout en bas.

Depuis mon premier article sur le sujet, qui rendait compte d’une toute petite séance de VMA, ces adios et moi avons réalisé des choses – j’ai failli écrire des grandes choses mais cela eut été un peu déplacé. Pas mal de choses finalement.

De la VMA toujours (12×200m, 10×300m) mais aussi un peu de fractionné long (8×600m, 4×800m, 4×1000m), quelques sorties en endurance (45 minutes à 1 heure) et une … montée du Ventoux à vélo.

Preuve à l’appui ! Ce sont les pieds qu’il faut regarder. Question vélo – Giant cadre carbone pédale traditionnelle à cale-pied – ces adios sont idéales : légères, souples … mais je pense que vous n’en n’avez rien à faire puisqu’on n’est pas ici sur jemonteleventouxenadizeroadios.com mais sur Wanarun. Revenons donc à nos moutons.

Une question qui m’a été posée : si on veut se mettre au barefoot à terme et commencer par une chaussure de “transition”, les adios sont-elles une bonne idée ? Réponse : que nenni ! Si on n’a pas l’habitude de courir sur l’avant du pied, les adios ne vous aideront guère. Elles ne sont pas conçues pour cela. Ce ne sont ni des Newton, ni des Vibram. (Je rappelle aux absents de la première séance que les adidas adizero adios sont des chaussures de compétition 10km à marathon.)

Ayant été quelque peu monomaniaque côté chaussures ces derniers temps, je me suis d’ailleurs rendu compte qu’au fur et à mesure, je perdais un peu de cette foulée “avant” durement acquise par trois mois de Newton.

Je ne reparlerai pas ici de VMA car j’ai déjà traité le sujet dans mon premier article : légèreté, souplesse et semelle, somme toute, assez fine permettent un contact pied / route extrêmement énergétique, pour peu qu’on court … sur l’avant du pied … évidemment.

En ce qui concerne le fractionné long (pour l’instant limité à 1000m), RAS. Mêmes remarques que pour la VMA. Pour résumer, tant qu’on va relativement vite, adios va …

Par contre, en footing de récup (12 km/h), même si je ne crie pas au loup, mon enthousiasme est moindre. Ce n’est pas compliqué en fait : dès qu’on est en-dessous de 80% de sa VMA, on a un peu plus de mal avec ces chaussures, sauf à se forcer à courir sur l’avant du pied en permanence, ce qui rend rapidement la séance de récup un peu pénible.

Cela dit, ce n’est pas choquant. Une Ferrari n’est pas censée tirer une remorque de 38 T, une chaussure typée compétition n’est donc pas censée se traîner lamentablement sur le bitume.

Pour résumer : 1) les adios ne permettent pas seules de se forger ou de conserver une foulée sur l’avant du pied 2) les adios ne sont pas faites pour les séances “lentes” 3) les adios sont parfaitement adaptées aux séances de fractionné rapides.4) encore hypothétique mais je le vérifierai le 23 mai lors d’un 10km officiel, les adios doivent permettre de courir très vite en compétition :-)

Conclusion : si vous optez pour des adios dans l’idée de pulvériser vos meilleurs temps sur 10km ou marathon, il vous faudra acheter une autre paire de chaussures …


Vrai Test adidas adizero adios – Premières impressions

Mercredi 21 avril 2010

Ami(e) internaute, si tu cours sur le talon et que ton temps est précieux, tu peux facilement éviter de le perdre en ne lisant pas ce qui suit car cette chaussure n’est pas faite pour toi.

Ami(e) internaute, si tu es encore là, bravo, tu viens de passer le niveau 1. Maintenant, cela se complique. Si, pour toi la course à pied, c’est un petit jogging tranquille le dimanche matin et que la compétition, tu n’en as rien à faire, là encore passe ton chemin.

Ami(e) internaute, félicitations, tu viens d’atteindre le niveau 3. Maintenant, il va te falloir faire preuve d’imagination. Si tu es l’un des mes fidèles lecteurs(rices), tu es maintenant fan de longue date de Newton et tout récent converti aux Vibram, convaincu qu’il n’y a rien de tel, à terme, que le barefoot dans la vie. Pour lire la suite de l’article, tu oublies tout ce que j’ai écrit depuis plusieurs mois, tu fais comme si je n’avais rien dit ou presque et tu ne t’étonnes pas de l’enthousiasme que je vais manifester pour les adizero adios – m…. j’ai craché le morceau ! C’est bon ? Alors, écoute …

J’ai donc réalisé ce jour ma première séance d’entraînement en adidas adizero adios. En l’occurence : un petit peu de VMA sur route (15×100m avec 25s de récup), rien de bien méchant mais de quoi titiller quand même les propriétés dynamiques de la dame bleue aux trois bandes.

Nobody étant perfect, mais ne dit-on pas qu’un petit défaut est parfois l’apanage de la vraie beauté – je suis lyrique ce matin – il est normal que la belle ait quelque faiblesse : la languette descend … le truc que j’avais fini par oublier depuis deux paires me revient soudain comme un boomerang. Visiblement, j’ai quand même dû y mettre un peu du mien car côté droit elle est restée en place, seule la gauche a été saisie d’une frénésie échappatoire. Une étude comparative détaillée s’impose.

Sinon, à part cela ? Et bien ces chaussures … c’est de la vraie dynamite ! Waow !!! Je n’ai jamais passé une séance de VMA aussi facile et rapide. J’en suis encore tout décoiffé, enfin pour ce qu’il me reste de cheveux sur le crâne.

Mais commençons par le commencement : le confort. Malgré le peu d’amorti de la chaussure – c’est un modèle compétition pour ceux qui ne suivent pas, celui de Gebré – et paradoxalement, l’adizero adios est une vraie pantoufle. Rien de superflu, pas de caoutchouc à gogo dans tous les sens, très près du pied, mais qu’est-ce qu’on est bien dedans ! Je me demande si je ne vais pas les laisser pour regarder la télé ce soir :-)

“Fred, sors de ton canapé !”. Mais oui, je suis quand même allé courir et dès les premiers mètres de l’échauffement (footing lent à 12 km/h), j’ai senti que ça allait le faire ! La semelle est d’une telle souplesse que j’ai immédiatement pu mettre en application ma foulée sur l’avant chèrement acquise grâce à un stage intensif de trois mois en Newton. La semelle donc se plie à l’envi et s’adapte à la foulée et non l’inverse. Oups, j’ai oublié l’essentiel : la légèreté ! On a l’impression de … ne pas avoir de chaussure aux pieds.

Bien entendu, l’amorti est réduit à une expression assez simple et on est vraiment en communication assez directe avec le revêtement mais quel dynamisme ! … à condition de vraiment courir sur l’avant du pied et de mettre en pratique l’effet ressort induit par cette foulée. Ce que j’ai parfaitement réussi sur les 15×100m courus à 19,6 km/h de moyenne (à comparer à 18,3 en Newton, dont j’avais souligné la faiblesse dans le domaine). Le piaffer / griffer d’une simplicité désarmante.

Une fois encore, on va me reprocher mon enthousiasme. Ne dites pas non, je le sais. Mais que voulez-vous ? On ne me fait essayer que des bonnes chaussures ! Deux petits bémols quand même si on veut garder un zeste d’objectivité : 1) la durée de ma séance VMA somme toute assez courte 2) ma foulée idéalement adaptée aux adios. Pour le point 2), je n’y peux rien. Pour le 1, on en reparlera quand j’aurai fait d’autres séances.

Hum … je sens que ces adios et moi allons faire de grandes choses ensemble … et notamment, premier objectif, passer sous les 39 minutes aux 10 km.


Comment j’ai gagné 25 minutes en un an sur marathon

Mardi 13 avril 2010

3h38 en 2009, 3h13 en 2010 soit 25 minutes gagnées en un an. Qui dit mieux ? Je dirai même plus : qui dit mieux à un âge avancé comme le mien (43) ? Comme quoi, on peut toujours progresser.

Je vous rassure tout de suite, le propos de cet article n’est pas d’assurer mon auto-promotion pour augmenter le montant de mes primes de participation, ni de flatter mon ego – quoique – mais juste de partager une expérience qui pourrait être profitable à tous ou au moins susciter le débat.

Ce résultat, ce n’est pas le fruit du dopage … 100% bio, je ne touche pas à la chimie … Ce résultat, c’est plutôt le fruit de la “technologie” (1/3 à vue de nez) et le fruit d’un an de travail structuré (2/3). Je vais passer très vite sur la technologie car j’en ai déjà parlé en long, en large et en travers sur wanarun. Cette technologie a pour noms, d’une part, Newton Running, pour une modification en efficacité de ma foulée, d’autre part, GARMIN, pour une programmation et un suivi rigoureux de mes entraînements.

Evoquons plus en détail, l’aspect “un an de travail structuré”, divisé en 4 phases distinctes mais toutes à 4 entraînements par semaine et en plein air, qu’il pleuve, neige, vente, glace, fasse 35° …  4 entraînements par semaine sans cardio, uniquement avec suivi de la vitesse instantanée de course, donc absolument tous élaborés en pourcentage de VMA – % de FCM, je ne connais pas. 4 entraînements par semaine mais aussi 5 séances de musculation hebdomadaires : 15′ d’abdos, 15′ de jambes (ischios, squats, adducteurs, abducteurs), 15′ pour le groupe de muscles du jour.

Première phase, d’avril à septembre 2009, travail sur la vitesse de base avec enchaînement de 3 plans 10km successifs du site www.athlete-endurance.com , de difficultés croissantes. Plans ponctués chacun d’une compétition officielle pour vérifier sur le terrain les progrès et plans adaptés par mon coach de club suivant mes demandes. 44′23″ à l’issue du premier, 39′23″ à l’issue du dernier. 3 entraînements seuls par semaine, un en club. Quand je dis seul, c’est évidemment avec mon ForeRunner 405cx sur lequel je programme toutes mes séances, des plus simples aux plus compliquées et dont je suis les indications à la virgule près, au bip près plutôt.

Deuxième phase de septembre à début décembre, une fois cette amélioration de la vitesse de base acquise, allongement de la distance et passage à deux plans semi marathon, toujours du site www.athlete-endurance.com pour une participation en 1h26′ aux 20 km de Paris,  avec un final à la ramasse pour une course très mal gérée (15,1 km/h sur les 5 premiers kilos …) suivie d’une participation aux Berges de Conflans, course très difficile s’il en est.

Troisième phase foncière en décembre et janvier, sans objectif particulier en matière de compétition avec comme semaine type : une séance de VMA courte (100 à 400m, côtes …), deux séances d’endurance (1h / 1h30), une séance de fractionné long (pyramidal, hybride, 2000m …). Sans doute la phase la plus ch… car sans objectif en matière de résultat final.

Quatrième phase : le plan marathon 9 semaines élaboré par Bruno Heubi. D’une efficacité rarissime ! Je tire mon chapeau à M.Heubi. Un plan passionnant à suive – si si, passionnant est bien le mot. Elaboré de façon simple et ludique : une séance de VMA avec des quantités variables de 150m, 200m, 250m à répéter un nombre de fois très conséquent et sans beaucoup de récupération (40′ maxi pour les 250). Une séance d’EMA à 85% de VMA avec des durées qui s’allongent progressivement et des récup toujours aussi riquiqui. la petite séance d’EF d’une heure pour assimiler et la sortie longue du dimanche avec systématiquement 2 séquences enchaînées à allure marathon et leur toute petite récup d’1′30.

4 phases pour 25 minutes, facile non ? … Attention, je ne prétends pas avoir la science infuse, loin de là, ni qu’en suivant une préparation similaire, vous parviendrez tous à gagner 25 minutes sur marathon ! Je ne suis pas un modèle, mais si j’ai pu y arriver, alors que je suis un jeune coureur dans un corps de vieux, c’est que vous pouvez tous et toutes le faire !

Pour conclure et sans doute choquer quelques uns d’entre vous, j’affirme et j’en suis persuadé que la clé de ma “réussite” réside dans l’utilisation unique de la vitesse de course – en pourcentage de ma VMA – comme paramètre d’entraînement. Les tenants du cardio vont crier au loup, c’est clair, mais personnellement (ie : moi et moi seul, j’assume) je juge l’utilisation de la vitesse beaucoup plus robuste car indépendante de tout paramètre extérieur. 13 km/h, c’est toujours 13 km/h, qu’on soit fatigué, que le temps soit beau ou pas, que le terrain s’y prête vraiment ou pas … et c’est bien ce respect scrupuleux de consignes en vitesse qui m’a fait progresser.

Et maintenant ? Et bien, comme on ne change pas une formule qui gagne, je vais ré-enchaîner 3 plans 10 km de 5 à 6 semaines chacun pour essayer de descendre sous les 38′30″ début septembre. Ensuite, comme je me suis inscrit au Marathon de Vincennes (24 octobre) mais que je vais disputer en tant que lièvre 4h pour un ami, je panacherai entre de la vitesse pure (sans doute des bouts de plans 5 km) et de l’endurance, pour au moins être certain de pouvoir courir 4h en octobre :-) Foncier en hiver et puis rebelote plan Heubi pour le MDP 2011 avec comme objectif 3h.


Marathon Ac’ News de la Semaine

Mercredi 24 mars 2010

Plus que deux semaines et demi …

Balayons rapidement d’un revers de main le cas de Stef. Il a déjà eu droit à la une de Wanarun dimanche, il ne faudrait quand même pas pousser. Courir pieds nus, vous m’en direz tant. Avec tout cela, on ne sait toujours pas s’il va vraiment courir le Marathon de Paris ou pas.

Place aux “classiques” maintenant, presque des psychorigides pour l’un d’entre eux, qui suivent à la lettre – même la plus minuscule des minuscules d’imprimerie – leurs plans d’entraînement et n’en dévient pas d’un iota, Jipé et Fred.

Jipé : “une semaine classique, sans accroc. Mardi, footing d’une heure. Mercredi une séance de piste terrible : 12 x 500 m en 1’ 41’’ avec 1’ 30’’ de récup, je me sens super bien, nous sommes un groupe de 6 à les effectuer, mais je prends quasiment tous les relais. Jeudi un footing de 45′. Samedi, le gros morceau, la sortie longue ultime, la plus longue distance selon le plan Jogging International : les 30 km en 2h 30. C’est sous une pluie battante que nous l’avons attaquée. Nous sommes partis du chateau de Vincennes en remontant les bords de Marne jusqu’à Saint-Maur et retour par la “fameuse” côte du cimetière de Saint-Maurice. Une bonne sortie où il a fallu retenir les chevaux, ce qui est bon signe ! Pour être honnête nous avons fait 2h 37’ et 32 km, que du bonheur.
Dimanche, histoire de changer un peu, encore de la course à pied : 40mn de footing, puis 20 mn à allure marathon et 10 mn de footing. Une semaine à 78 km avec de bonnes sensations, pourvu que ça dure !!!”

Fred : vous surprendrai-je si je vous dis, qu’une fois encore, cette semaine, j’ai accompli sans regimber mes 6×45 minutes de muscu en salle et ma désormais célèbre tétralogie : VMA-EMA-EF-SL ?
VMA : on m’a sucré mes 150 mètres ! 7×250 (récup 40″) + 7×200 (récup 35″).
EMA : 25′/20′/10′ à 85% de VMA (récup 1′30″). Pour une fois, je me suis presque fait plaisir !
EF : 1h à 70% de VMA au club mais … tout seul, errant dans les rues Celloises, car les autres faisaient un 2×5000m à allure marathon.
SL : 2h30 (32 km) à 70% de VMA avec 30′+25′ à allure marathon (récup 1′30). Ma plus longue distance à ce jour en Newton : RAS mais, il y a quand même un truc qui mérite que je m’y attarde – je vous en dirai plus ultérieurement après ma prochaine sortie longue. 
Encore une grosse semaine en perspective (SL de 2h40 notamment) avant de pouvoir commencer la phase de relâchement. La forme est là, pas encore la pression …

Vincent a connu, comme il le dit si élégamment, une semaine de m….. Un gros rhume, une grosse fatigue et des jambes aux abonnées absentes. 3 petites sorties et puis s’en vont. 40 km malgré tout mais pas du tout le plan prévu.

Robert, a.k.a CompexMan, a.k.a “je suis dans mon canapé mais ne croyez pas que je glande car je fais de la muscu”.
“Samedi  : Repos le jour, 1 séance de COMPEX le soir pour les quadri , programme CAPILLARISATION et DECONTRACTURANT
Dimanche  :  Le trail de la grande dune… que du bonheur !
Lundi : Repos le jour, 1 séance de COMPEX le soir pour les quadri , programme CAPILLARISATION et DECONTRACTURANT…
Mardi : 18,2 kms en 1h27 puis 10 mn d’étirements ; le soir 1 séance de COMPEX pour les ischios , programmes CAPILLARISATION, DECONTRACTURANT puis STRETCHING…
Mercredi : 30 mn d’échauffement puis 3*7*100 m entre 18 et 20s, avec 3 mn de récup’ entre les séries, 15 mn de footing puis 15 mn d’étirements ; le soir 1 séance de COMPEX pour les quadri, programmes CAPILLARISATION, DECONTRACTURANT puis STRETCHING…
Jeudi :  footing très très poussif… 12,2 km en 1h04…. puis 15 mn d’étirements
Vendredi : sauna, hamman et piscine/détente au SPA
BILAN GLOBAL : Que je récupère ou non, j’ai toujours mal au quadriceps droit ! la douleur semble régresser… surtout elle disparaît après 35-40 mn de course pour…  laisser la place à une douleur à l’ischio gauche… quand je vous disais que j’étais en vrac !

Et pour terminer, notre Comtesse aux Pieds Nus, Aurélie – pour les non cinéphiles, référence à un film de 1954 avec Ava Gardner.

mardi (pieds nus sur tapis) 1 heure à 75 % fcm [35 ‘ à 75 % ensuite un peu en dessous pour éviter la surchauffe et les ampoules) pour un total de 10,30 km Je me fais l’impression d’être un hamster quand je cours longtemps sur un tapis et je m’ennuie tellement que c’est quasiment au mental que je parviens à ne pas en descendre…

mercredi : 1h15 endurance à l’air libre !! Je suis contente, je conserve ma foulée sans revenir à l’ancienne. J’ai l’impression que mon cardio monte moins et que je maintiens mieux mon allure. En revanche, je sens que j’ai beaucoup de choses à réapprendre (les mollets tirent encore beaucoup et j’ai des courbatures dans les pieds…) Je termine en faisant 50 mètres nu-pieds sur macadam… (pas plus car je sens que la douleur n’est pas loin).
samedi sur tapis : séance de VMA (car je me suis aperçue que les séances de VMA étaient beaucoup plus efficace sur tapis en raison de l’inexorabilité de l’appareil qui obéit aveuglément à la vitesse qu’on sélectionne…) Je commence par 20′ en endurance (nus-pied) puis les pieds étant douloureux, je me rechausse pour la suite de l’entraînement :  3 x 5′ à 85 % fcm  puis 15′ endurance.
Dimanche : je file vers ma sortie longue ravie de voir le soleil pointer son nez… Au bout de 100 mètres je fais demi-tour, j’hésite, je repars… et je reviens chez moi : j’ai un pied droit très douloureux. Beaucoup trop douloureux sous les sésamoïdes pour courir correctement (je suis obligée de déporter tout mon poids d’un côté ou de l’autre du pied gauche pour pouvoir avancer en courant..) J’ai le sentiment que ce n’est pas le moment de forcer et que le plus important était de continuer ma préparation plutôt que de me blesser définitivement. J’ai tâté, cherché, massé, pris rendez-vous chez un podologue et décidé que jusqu’à mercredi c’était repos complet (je me venge un peu sur mon vélo mais j’enrage de ne pas sortir par ce beau soleil… tout en me disant qu’il ne faut surtout pas aller à la blessure !)


Marathon Ac’ -3,5 Semaines !

Mercredi 17 mars 2010

Plus que trois semaines et demi avant l’épreuve de vérité. Dans les rangs de la Marathon Ac’ la pression monte, monte, monte … Au programme également, beaucoup de pieds nus et de Newton cette semaine (promis, en ce qui concerne Newton, je n’y suis strictement pour rien !).

La pression ? Pas pour tout le monde car à tout bonne règle, il y a toujours ses exceptions et je vous le donne en mille, qui est l’exception ? Notre ami Stef bien entendu, j’aurais dû parier … Stef qui, certes, se débat avec un ulcère et un travail de dingue, ceci expliquant peut-être cela, mais Stef qui se fait aussi beaucoup de noeuds au cerveau. Débuter le Chi Running un mois avant le MDP et à raison de 2 malheureuses séances de 45 minutes cette semaine, ce n’est pas forcément une idée de génie. Ajouter à cela, conséquence de cette nouvelle pratique runnistique, qu’il envisage de courir ce même MDP pieds nus – i.e. : en Vibram Five Fingers, VFF qu’il n’a même pas encore commandées, ni essayées. Vous avez là une idée de l’état dans lequel il se trouve actuellement. Avez-vous connaissance d’une cellule de soutien psychologique adaptée à son cas ?

Allez, puisque j’ai la parole, je continue par moi. Semaine ultra-classique, après la pause ski / Semi de Paris : aucune récup et direct VMA le mardi (6×250/6×200/4×150), EMA le jeudi (20′/15′/15′ à 85% de VMA récup 2′), EF le vendredi (1h à 70% de VMA) et SL le samedi (2h20 à 70% de VMA dont 2×25′ à allure marathon, récup 1′30, soit 29,5 km cool est sans problème), le tout en Newton évidemment. 5×45 minutes de muscu … sans COMPEX – je ne suis pas Robert, moi, la muscu c’est avec des haltères. Rien de bien transcendant quoi, si ce n’est que je mets maintenant systématiquement ma tenue BSC complète pour courir.

La perche étant tendue à Robert, ce dernier la saisit au vol : “Samedi  : 1 heure de muscu, pectoraux et dos… comme j’avais mal au quadriceps droit, j’ai eu la riche idée de me faire une séance de COMPEX pour les quadri l’après-midi, programme FORCE EXPLOSIVITE, niveau 3, moyenne 60 …
Dimanche  :  mal au quadri mais la douleur s’est estompée au bout de 40 mns… footing en extérieur de 1h12 pour 12,2 km puis 1h10 de tapis de course dont 40 mn à 15 km/h et 10 mn à 16 km/h… total : 31 kms… puis 15 mn d’étirements
Lundi : Muscu des pectoraux et du dos , 1 heure ; puis comme j’avais toujours mal au quadri ben… j’en ai remis une couche de COMPEX, programme PLIOMETRIE pendant 25 mn, niveau 3, moyenne 70… ceci a constitué ma dernière COMPEXERROR…
Mercredi : footing 15,2 km en 1h14 puis 15 mn d’étirements… j’ai commencé le sevrage de la GAME BOY du COMPEX
Jeudi : 30 mn de footing puis 5 *800 m en 2′57, puis 2′52 puis 3 fois 2′48… le seul moment de la semaine où je n’ai pas eu mal au quadri mais… si je dois courir un marathon à 18 km/h pour ne pas souffrir musculairement, ben, çà va pas être possible  … puis 15 mns d’étirements
Vendredi, footing de 15 kms en 1h14… puis 15 mn d’étirements…le soir retour de la GAME BOY du COMPEX mais uniquement sur les programmes antidouleur, 2 fois l’ENDORPHINIQUE pendant 25 minutes et 1 fois CAPILLARISATION pendant 20 minutes
BILAN GLOBAL : Semaine au bord du gouffre enfin sportivement parlant … Vivement dimanche, l’océan, la plage, le soleil… 8° C de prévu… le Club Méd si je veux quoi !
Et en guise d’avance par rapport à l’article de la semaine prochaine, une petite course dominicale : http://www.malinmaligne.com/2010/03/14/breve-de-course-trail-de-la-grande-dune-du-pilat/

Du côté de Jipé, il semble que la remarquable performance au Semi de Paris ne lui soit pas trop montée à la tête : “J’étais sur mon petit nuage, grâce au temps du semi-marathon de Paris, mais très vite il a fallu se remettre au travail, pourtant j’avais les jambes douloureuses. Pour cela un décrassage le mardi avec un footing d’une heure dans le bois de Boulogne, tranquille.

Mercredi, séance de fractionné avec le club. Dès mon arrivé cela chambre en rapport a la perf du dimanche, à la fin de l’échauffement, le coach annonce la séance… 8 x 1000 m en 3’ 45’’. Nous nous regardons halluciner, nous lui rappelons que nous avons fait une compétition 3 jours avant ! Il ne veut rien savoir. Nous sommes un groupe de 6 dans ce créneau horaire, nous menons chacun notre tour, mais bizarrement cela va de plus en plus vite. Nous commençons en 3’45 pour terminer le dernier en 3’38’’, cela va vite, mais je me sens bien. Par contre arrivé à la maison, je suis dans un état !  j’ai même du mal à manger. Dans la nuit, les jambes me font mal, au final, j’ai très mal dormi. La fatigue du semi, plus celle de la séance commence à peser sur mon corps.

Le jeudi footing entre midi et deux de 1h tranquille, j’ai une légère douleur au genou gauche. Dans l’après-midi, j’obtiens un rendez-vous pour le soir avec les gens de chez Newton pour essayer leurs chaussures tant vantées par Fred. Me revoilà à 19h parti pour un deuxième footing avec un ancien triathlète pro, Laurent Boquillet. Nous faisons 35mn.

Un peu de repos s’impose, le vendredi rien et le samedi 45 mn de vélo en salle, plus un sauna pour éliminer les dernières contractures.

Nous arrivons à la sortie longue du dimanche. Au programme 26 km en 2h 15 que je termine en 2h10,alors  j’en profite pour faire du rab et arrive à 27 km en 2h 15, super sensation. Nous étions un groupe de 5 coureurs du même niveau, un vrai bonheur.”

Honneur aux dames pour conclure cette semaine. Aurélie : “Voici donc mon résumé de la semaine (6ème semaine de préparation qui est une semaine de récupération dans le plan que je suis) :
-Mercredi : 1h15 endurance (11,5 kilomètres) Première séance après le semi et elle est moins difficile que je ne le craignais : je retrouve très vite de bonnes sensations et je dois avouer que j’apprécie de plus en plus les adidas.

Mais le mercredi soir, je participe à la Newton Run où je courote un peu et qui va changer la suite des mes entraînements puisque j’ai décidé de tenter de travailler sérieusement ma foulée. Quand Laurent Boquillet, importateur Newton, évoque l’intérêt que j’aurais à gagner à courir pieds nus dans l’herbe aux beaux jours (et à faire du gainage) je pense immédiatement que je pourrais parfaitement le faire sur mon tapis ! Ni une, ni deux, je décide de courir au moins 10 minutes par jour pieds nus sur mon tapis ! Décision qui va modifier toutes mes entraînements de la semaine puisqu’au fil de celle-ci ma foulée va considérablement se transformer !

Jeudi : Jeudi soir,  j’ai couru 25 minutes (et 4km) nu-pied sur mon tapis (on ne pourra pas dire que je n’ai pas travaillé mes foulées en plus de mes séances du plan !)

Vendredi : le matin 20 minutes nu-pied sur le tapis et le soir 1h00 en endurance dans Paris pour 9 kilomètres environ. Je suis très concentrée sur ma foulée (j’ai très mal aux mollets depuis que mes appuis sont différents) et j’essaye de reproduire celle que j’ai lorsque je cours nu-pied.

Samedi : VMA sur tapis roulant : nu-pied : 20 mn + 4 fois 2′30″” avec récup 1′30 sur tapis (au lieu de 6) : je suis obligée d’arrêter en raison d’ampoules sous l’avant pied. J’ai beaucoup souffert d’ampoules dans le passé et je sais combien cela peut me rendre la vie impossible : je ne tiens pas du tout à devoir stopper la suite des entraînements ! Bien qu’écourtée la séance est très positive : d’abord je cours nu-pied dorénavant sans appréhension avec une foulée sur laquelle je n’ai plus besoin de me concentrer. ensuite, je peux sans problème aller aussi vite — sur tapis —  qu’avec des chaussures. D’autre part le travail de VMA sur tapis est TERRIBLE : l’appareil est définitivement sans cœur et ne ralentit pas d’un poil en dépit de mes objurgations… Je retente le soir de finir ma séance mais je cesse au bout de 10 minutes eu égard à mes mollets douloureux comme jamais et des ampoules qui s’épanouissent plus encore sous l’avant pied.

Dimanche : Sortie longue à travers Paris (un peu plus longue que dans le plan je dois avouer) : 45 ‘ en endurance puis 20′ à 85%FCM et retour en endurance, soit 18 kilomètres en un peu moins de 2 heures. Je suis ravie : ma foulée est complétement différente (merci mon tapis) et je constate que mes appuis n’ont plus rien à voir, je pose d’abord l’avant pied puis ensuite le talon et je la conserve malgré la fatigue un peu inhabituelle que je ressens dans les membres inférieurs pour une séance de ce type (ce qui n’est pas très étonnant, j’ai l’impression de tout réapprendre) mais à aucun moment je n’ai eu envie d’attaquer sur le talon ! Je suis très contente ! J’ai eu également l’impression que mon cardio montait beaucoup moins que d’habitude à vitesse équivalente mais je n’ai pas vraiment pu le vérifier : il m’a lâché (je le crains définitivement) en début de séance…”.

La suite … au prochain numéro.


Entraînement à la Kenyanne

Lundi 15 mars 2010

J’ai eu récemment la chance d’avoir un long échange avec Isaac Kosgei, coureur Kenyan (1h03 au semi) évoluant à la fois dans son pays et en Europe dans un club Autrichien (www.run2gether.com) dont je vous présenterai la philosophie, assez intéressante, dans un autre article. Je voulais savoir comment s’entraînait un coureur Kenyan. Alors voilà :

Lundi : une petite heure et demi à se tirer la bourre à fond avec ses camarades d’entraînement.

Mardi : vitesse. Travail variable en fonction de l’objectif course à venir. Lors d’une prépa semi, l’accent est mis sur le fractionné long. Une séance type : 4×1200m + 3×1600m+2×1000m. Lors d’une prépa cross court, l’accent est mis sur la VMA. Une séance type : 3×600m+17×400m.

Mercredi : 1h30 cool à … 85% VMA.

Jeudi : vitesse (voir mardi) ou, quand la course est proche, des diagonales ou des séries de 2 min VMA / 1 min récup.

Vendredi : des séries de 45 minutes.

Samedi : travail en côte. Ou des séries de 15×300m.

Dimanche : repos ou course.

Les marathoniens du groupe suivent le même entraînement sauf le lundi, où ils allongent la séance, et le samedi où ils font une sortie longue.

Alors, on s’y met ?




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