Archive pour le mot-clef ‘VMA’

Entraînement à la Kenyanne

Lundi 15 mars 2010

J’ai eu récemment la chance d’avoir un long échange avec Isaac Kosgei, coureur Kenyan (1h03 au semi) évoluant à la fois dans son pays et en Europe dans un club Autrichien (www.run2gether.com) dont je vous présenterai la philosophie, assez intéressante, dans un autre article. Je voulais savoir comment s’entraînait un coureur Kenyan. Alors voilà :

Lundi : une petite heure et demi à se tirer la bourre à fond avec ses camarades d’entraînement.

Mardi : vitesse. Travail variable en fonction de l’objectif course à venir. Lors d’une prépa semi, l’accent est mis sur le fractionné long. Une séance type : 4×1200m + 3×1600m+2×1000m. Lors d’une prépa cross court, l’accent est mis sur la VMA. Une séance type : 3×600m+17×400m.

Mercredi : 1h30 cool à … 85% VMA.

Jeudi : vitesse (voir mardi) ou, quand la course est proche, des diagonales ou des séries de 2 min VMA / 1 min récup.

Vendredi : des séries de 45 minutes.

Samedi : travail en côte. Ou des séries de 15×300m.

Dimanche : repos ou course.

Les marathoniens du groupe suivent le même entraînement sauf le lundi, où ils allongent la séance, et le samedi où ils font une sortie longue.

Alors, on s’y met ?


Vrai Test Tenues de Compression BSC … la suite

Mercredi 10 mars 2010

Voilà maintenant 15 jours qu’Aurélie et moi courons avec des tenues complètes de compression BSC (capri et débardeur pour Aurélie / survêtement et T-shirt manches longues pour moi). Après nos premières impressions, voici venu le temps des … suivantes.

Cette fois-ci, plus de considérations esthétiques sur la saillance d’éventuels muscles ou la finesse de silhouette, ni de mode d’emploi du comment-on-arrive-à-enlever-le-T-shirt-quand-on-a-mal-au-dos. Dans cet article, nous ne parlerons que d’entraînements ou de courses, promis.

Comme ce n’est plus la Journée de la Femme et au mépris de toutes les règles de politesse qu’on a pu m’inculquer dans ma jeunesse, je commence ! … Par les “moins” : le T-shirt manches longues. Difficile à enfiler, à positionner et surtout à enlever, je n’en ai pas encore compris l’intérêt dans le cadre de notre discipline favorite. Je commence à m’habituer à être serré dedans, moulé serait sans doute un terme plus approprié, mais là n’est pas le problème. Je dois avouer, surtout, que ma liberté de mouvement des bras est entravée et que je n’arrive pas à courir relâché du haut du corps. Qui plus est, sur les derniers kilomètres du Semi de Paris, j’ai ressenti une forte tension aux niveaux des épaules que le T-shirt a tendance à ramener vers l’avant alors que je recherche justement l’effet inverse. Est-ce un problème de taille (du T-Shirt, j’entends) ? Je ne sais pas. Je vais donc tester une taille supérieure mais, cette fois, en version débardeur pour justement éviter cette gêne aux épaules. Je viens juste de le récupérer, donc pour les commentaires, il faudra attendre. Je l’ai bien testé hier soir mais uniquement sur une séance de VMA donc un peu light pour donner une position tranchée !

A l’inverse, le survêtement long est franchement génial, sans forfanterie. J’ai couru mon Semi de Paris avec ce survêt, sans autre couche de vêtement complémentaire (preuve sur la photo) – en passant : je n’ai pas eu froid aux jambes alors que la température était très basse. L’effet de la compression sur les jambes est très efficace et réduit nettement la fatigue musculaire dans toute la jambe (mollets, cuisses, ischios …). Tout mon Semi s’est couru en 4′18 au kilomètre sans aucune variation de régime dans les derniers kilos et surtout j’ai eu l’impression que je pouvais repartir pour un autre semi. Il n’est pas évident d’expliquer des “sensations” en termes simples mais vous pouvez me croire quand je dis que ce survêtement constitue une aide à la performance. Un petit point “négatif” – quoique –  à noter tout de même : lorsque je l’ôte après un entraînement ou une compétition, je ressens une lourdeur – pas une douleur, qu’on se comprenne bien - dans l’arrière de la cuisse – non, je vous arrête tout de suite : cette lourdeur n’est pas due aux Newton car je n’ai pas la lourdeur avec mon survêt classique. Cette “lourdeur” persiste quelques minutes puis disparaît. Est-ce le temps que met la circulation sanguine à reprendre son fonctionnement naturel ?

Au final, compte tenu des avantages procurés, j’envisage bien évidemment de continuer l’expérience BSC version “sous la ceinture” et, entre autre, de courir le Marathon de Paris avec au moins le survêt. Pour le “haut”, je vais tester la version débardeur sur une semaine complète de mon plan d’entraînement Bruno Heubi avant de prendre une décision.

La parole à Aurélie maintenant : Voilà ! C’est fait ! Elle est définitivement adoptée ma tenue BSC ! Elle m’a si rapidement convaincue que j’ai couru le semi-marathon de paris avec l’intégral du trousseau et ce alors que je n’avais porté le capri qu’au cours de deux petites séances de 30 minutes la veille et l’avant veille du départ !

* Pour le débardeur
Je confirme mes première impression, j’ai eu l’immédiate sensation (à laquelle je ne m’attendais pas d’ailleurs) de me tenir plus droite, d’avoir une posture plus tonique au niveau supérieur. Je dois d’ailleurs avouer que dimanche, alors que faire montre de maintien n’était plus du tout l’une mes préoccupations passé le 15ème kilomètre (voui… j’ai mangé un vilain mur… et perdu toute ma superbe !) mon débardeur m’a courageusement soutenu le rachis et empêché de courber davantage l’échine ! Ce n’était pas très perceptible mais j’étais bien contente d’avoir du soutien : j’en avais bien besoin !  Effet psychologique ou non, je ne sais pas, toujours est-il qu’en me tenant plus droite mes foulées ne se sont pas trop écrasées. Je m’interroge en revanche sur leur système de soutien-gorge intégré. Je ne sais s’il fait partie intégrante de leur système de compression ou s’il ne s’agit que d’un ajout destiné à soutenir la poitrine. Comme je suis a deux doigts de l’ôter (avec une paire de ciseaux) en raison des contorsions que je suis obligée de faire pour l’enfiler alors que je porte de toute façon mon propre soutien gorge, je voudrais avoir la certitude que ce faisant, je ne vais pas réduire l’effet compressif recherché…

* Pour le capri
En raison d’un changement de taille je n’avais donc quasiment pas testé ce matériel avant de le porter sur le semi-marathon de Paris. Choix que je ne regrette pas une seul seconde. Il est encore un peu tôt pour dresser un comparatif complet avec une tenue non compressive (j’attends de le porter sur une séance VMA pour cela) mais le constat est globalement très positif ! Dimanche j’ai eu l’impression d’abord d’avoir plutôt moins mal aux quadriceps en fin de course. Ensuite, et ce n’est pas rien, lorsque la fatigue s’installe vraiment (ah ce mur du 15ème…) je n’ai pas ressentie la désagréable sensation de devoir fournir plus d’efforts du fait de la compression (impression que j’avais rencontrée avec un collant Skin, peut-être d’ailleurs en raison d’une inéquation de la taille de ce dernier vêtement, puisqu’il est vrai que je me trouve exactement entre deux tailles). Par ailleurs le confort du vêtement est exceptionnel qu’il s’agisse du textile qui très agréable à porter que de la coupe : il ne descend pas d’un poil ! Quand on sait que c’est un problème récurrent que je rencontre, lequel m’a valu de devoir me remmailloter en pleine course (avec le Skin) et de ne choisir mes vêtements qu’auprès de la seule marque dont je suis certaine de la coupe de leurs corsaires ou collants (raidligth pour ne point les nommer).  Bref, je suis parfaitement ravie de ce matériel dont le test est plus que positif puisque j’ai d’ores et déjà décidé de le porter sur le marathon de Paris. Afin d’être tout à fait honnête, il me manque encore quelques sorties et notamment des séances VMA ainsi que des entraînements par temps plus chaud pour avoir un avis définitif mais franchement je suis tellement emballée par ce matériel que je ne pense pas que mon jugement sera très différent qu’aujourd’hui… Que du bonheur !

(Fred) : l’une est dithyrambique sur le tout, l’autre l’est tout autant sous la ceinture mais beaucoup moins au-dessus … Ca nous fait du 75% de satisfaction, non ?, et ce avant test du débardeur version homme ? Pas si mal la compression BSC ! D’ici quelques jours de nouvelles impressions et le passage du test de tous les tests ! … la lessive.


Nom de code : R2PH / Cobaye N°X04 FredBros

Vendredi 15 janvier 2010

Vous savez tous que je suis un garçon curieux de nature, toujours à l’affût de nouveautés à tester – pour vous chers lecteurs, uniquement pour vous, c’est ça l’esprit Wanarun. Alors qu’en j’entends parler d’une expérience scientifique visant à développer une nouvelle méthode de travail de la VO2MAX, que fais-je ? Je me porte volontaire évidemment !

billatMenée par Véronique Billat (photo ci-contre) et son équipe du LEPHE (Laboratoire de Physiologie de l’Exercice) R2PH Running Research for Health and Performance en collaboration avec l’entraîneur national Jean-Pierre Monciaux et son site Athlete-Endurance.com, cette expérience a pour ojectif d’évaluer, sur une population variée de sportifs de tous âges et de tous niveaux, une nouvelle approche du travail de la VO2MAX. Je vous invite à visiter les sites respectifs de Véronique et de Jean-Pierre pour en savoir plus.

courbe

 

Je viens brillamment de passer la phase de sélection ! – pour ceux qui sont intéressés, il reste des places … qui consistait à effectuer une montée en palier de 2 minutes en 2 minutes d’une course facile à une course très difficile. Ah, tel que je m’exprime, vous pensez “sensations”. Gagné, mais ce n’est que l’une des trois manières d’aborder R2PH !

Je viens de recevoir ma première séance “de travail” que je m’apprête à réaliser ce soir. Je vous tiendrai au courant … Ca a l’air … dur …


Vous connaissez vraiment votre VMA et votre FCM ?

Jeudi 14 janvier 2010

Si vous êtes plus de 50 % à me répondre oui, alors je me prive de séances de sprint pendant au moins … 3 jours ! Si vous êtes plus de 50 % à m’affirmer que vous avez fait les tests “normalisés” de type VAM-Eval et une mesure réelle de votre FCM en labo, je suis prêt à courir en M***** – les chaussures à tendinites pour ceux qui lisent ma prose régulièrement.

Voilà un truc qui m’a toujours interpelé : les revues ou les sites dédiés au running foisonnent de plans d’entraînement tous plus (ou moins) divers et variés les uns que les autres mais tous “gradués” avec une certaine constance en % de FCM et/ou % de VMA. Pour ceux qui se demanderaient, on ne sait jamais, ce que sont la FCM et la VMA, je leur suggère de cliquer ici.

Or et vous le savez bien, ces deux grandeurs, paramètres physiques, se mesurent. Pour la VMA, plusieurs méthodes existent, citons VAM-Eval ou le demi-Cooper – cliquer ici pour une liste élaborée par Bruno Heubi. La FCM, elle, se mesure en labo après effort sur tapis de course et instrumentation du sujet. Je suis intimement persuadé que nous sommes bien peu nombreux à avoir réalisé un jour ces mesures.

Bien entendu, il existe des méthodes simplifiées d’appréciation de ces grandeurs : pour la FCM, la célèbre 220-âge, pour la VMA, les 5 minutes à fond, par exemple, qui permettent peu ou prou de suivre avec efficacité tous ces plans d’entraînement, pour peu que l’on ait investi dans un cardio et/ou GPS. Pour creuser un peu le sujet, j’ai voulu savoir quelle était l’approche de quelques uns de nos Marathon Académiciens dans le domaine.

Grand vainqueur : Robert, le seul et l’unique à avoir mesuré sa VMA avec VAM-Eval (résultat : 18 km/h) et sa FCM en labo (186 à 17,5 km/h).

Grands perdants : Aurélie, Cyrille et Fred … aucun test, aucune mesure … juste une éval de VMA au feeling pour les garçons (VMA  de 18 pour Fred, euh ? ben ? pour Cyrille), un calcul approché pour Aurélie (14), le 220-âge pour la FCM pour certains et le retour d’expérience de ses compétitions pour Aurélie.

Entre deux eaux : Stef - oui vous avez bien lu !!! Stef – qui a réalisé une mesure de FCM chez un pote sur tapis après quelques bières pour un 192 bien mousseux.

Et puis, il y a un cas un peu à part : Jipé. Dans sa jeunesse et première vie de runner, il a passé tous les tests VMA possibles ! Sur piste derrière un coach à vélo qui donne la cadence, seul à se battre contre un chrono. En laboratoire sur un tapis avec des électrodes sur sa poitrine et un masque pour respirer, etc. Dans sa seconde existence de runner, il se contente d’extrapolations sur la base de course sur 10 km, ainsi un 40 mn équivaut à 17 km/h de VMA. Pour affiner et surtout par précaution, il a pris rendez-vous chez un cardiologue pour des examens approfondis. Résultats : une fréquence cardiaque maximale de 168 et minimale de 44, un coeur de champion !

Pas brillant comme résultat non ? Et alors ? Est-ce que cela perturbe nos athlètes ? Pour Stef, aucun problème car il ne suit aucun plan donc VMA ou FCM, c’est RAF (rien à f…..).  Pour les autres, pas plus de problème d’ailleurs.

Il est intéressant de noter qu’à l’exception de Cyrille, qui travaille uniquement en % de FCM, les autres privilégient le % de VMA (surtout en fractionné) et n’utilisent la FCM que sur les footings et séances longues, quelque part en guise de signal d’alerte, sauf bien évidemment … votre serviteur, Fred, Mr VMA qui estime qu’il est bien plus simple de maîtriser sa vitesse en km/h que sa fréquence cardiaque, fréquence qui a, de plus, la désagréable manie de varier en fonction des conditions … Si vous connaissez une méthode pour faire passer instantanément votre FC de 176 à 154 à +/- 1 pulse près en instantané je suis preneur. En échange, je vous explique comment on passe de 17 km/h à 12 km/h sur juste quelques mètres …


Vrai Test : Saucony ProGrid Hurricane 11 – last chapter

Lundi 23 novembre 2009

“ON A GAGNE, ON A GAGNE, ON A GAGNE !!!”. YEAH ! Après cinq semaines d’un plan d’entraînement monstrueux (le 306 Bis d’Athlete-Endurance.com), j’ai, hier matin, atomisé mon meilleur temps aux 8km de Garches : 32 minutes et 13 secondes soit 2 minutes et 20 secondes de moins que ma dernière perf en date. Le tout avec mes nouvelles Saucony ProGrid Hurricane 11 dont j’ai entrepris le Vrai Test sur Wanarun il y a quelques semaines. Voilà donc venu le temps de rendre un verdict définitif sur ces chaussures.

progrid-hurricane-11-h2

“Votre Honneur, le jury, en son âme et conscience, reconnaît la prévenue coupable”. Coupable d’être une excellente chaussure ! “Le jury lui reconnaît néanmoins des circonstances atténuantes : la prévenue, atavisme génétique, n’a pas les capacités à emprunter chemins tortueux et sous-bois et est limitée à un usage exclusivement routier.”

Au risque de me répéter : quel régal sur la route !!! Au cours de mon plan 306bis, j’ai rencontré, entres autres joyeusetés, des séances passionnantes de 8×600m VMA ou encore des 6×4 minutes à 16km/h, sur piste ou sur route et partout, absolument partout, la Hurricane s’est révélée d’un dynamisme exceptionnel tout en assurant un amorti plus que correct !  

Et en compétition, même motif, même … résultat ! Une chaussure avec laquelle on peut vraiment Attaquer, avec un grand A, le bitûme à 15 à l’heure sans risque. Une chaussure qui suit votre envie de performances. Une chaussure dont je recommande vraiment l’achat et qui vous accompagnera dans vos progrès – j’ai gagné 5 minutes aux 10 km en quelques semaines.

Bien entendu, ce qui est possible et franchement bluffant sur des distances courtes (8 km en compét ou au maxi 70 minutes de jog dans mon plan) reste à démontrer sur des distances plus longues. Compte tenu du dynamisme de la chaussure, je la réserverais à des distances inférieures ou égales au semi même si j’ai bien envie de la tester sur le MDP 2010 – je pense qu’il va falloir que j’en rachète une paire – que j’envisage en 3h.


(vrai) test : NIKE LUNAR GLIDE

Dimanche 23 août 2009

Avertissement de l’auteur. Que les lecteurs assidus de mes chroniques se rassurent tout de suite : je n’ai abusé ni de rosé ni de pastis en vacances, je n’ai pas chopé d’insolation à Biarritz, je n’ai pas pris de rocher sur la tête en rando dans les Pyrénées et je n’ai pas subi de pression de la part de Manu, le boss de Wanarun. Tout cela pour dire que c’est bien en mon âme et conscience personnelles que, pour une fois, je ne vais pas critiquer ! J’ai failli employer un superlatif, mais à ce stade de l’article, ça n’aurait pas été très crédible :-)

Voilà donc un peu plus de 3 semaines que j’ai la chance de tester les toutes nouvelles NIKE LUNAR GLIDE. Et quand je parle de test, il ne s’agit pas  de la gnognotte qui consisterait à enfiler les chaussures, à faire le tour du pâté de maison et à pondre 2 lignes vite fait du style : “amorti bien, dynamisme bien, 18/20″. Mais lisez donc plutôt : les 3 dernières semaines du plan d’entraînement 305 bis du site Athlete-Endurance, quelques footings complémentaires avec mon épouse et la participation à un 10 km officiel jeudi dernier (Ronde des Fleurs de Luchon 31) où j’ai accessoirement explosé mon record de plus d’1 minute 30. Au fait, je parle, je parle mais j’ai oublié l’essentiel qui est de préciser que malgré leur couleur (Cf photo), les Lunar Glide sont des routières pures.

J’ai donc pu évaluer ces chaussures en endurance (70 minutes max), en VMA, en seuil, en récup et même … en marche pour aller acheter l’Equipe au bistrot du coin. Si ça ce n’est pas du test ! Ah, effectivement, je ne peux prétendre à l’exhaustivité car, d’une part, je n’ai pu les tester sur piste en VMA (stades fermés en août), d’autre part, je n’ai pas trouvé les 2 heures et quelques minutes qui m’auraient permis de les tester sur marathon.

Je ne suis pas un familier de la marque Américaine, même si ma première vie de runner s’est exclusivement déroulée en Nike, mais c’était il y a plusieurs décennies, au Moyen-Age quoi. Souvenez-vous d’ailleurs, j’ai déjà parlé de cette première paire … que je mets toujours (cliquer ici). Je dois ajouter également que depuis que j’ai repris la course à pied il y a 2 ans, j’ai toujours préféré, après essai en magasin, d’autres marques. Comme quoi, le pari n’était pas gagné d’avance et j’étais sans doute le testeur idoine (une précision importante : mes mensurations 1m85 pour 64kg). Allez, trêve de plaisanterie, il est maintenant temps de parler des Lunar Glide.

Alors, les Lunar Glide, c’est d’abord un choc émotionnel esthétique en ouvrant la boîte (… je sais, c’est un peu fort alors relativisons un peu le côté émotionnel car on parle de chaussures et non d’un tableau d’Edvard Hopper ou de Jack Vetriano …). Un design à couper le souffle, un mélange de gris foncé et d’orange fluo, que la photo illustrant l’article ne rend pas assez et une finition impeccable. Bien entendu, je conçois que les tenants de la chaussure blanche puissent être un peu déroutés mais personnellement j’adoooooore !

Passée cette phase de contemplation, on finit quand même par les chausser, car on n’est pas là pour les encadrer ou les mettre sous globe. Et là, deuxième effet Lunar Glide, elles sont super confortables et super légères. Je ne vais pas dire qu’on s’y sent comme dans ses charentaises car ce serait peut-être manquer de respect aux concepteurs mais c’est bien l’idée. Disons simplement pour résumer que le pied y est fort à l’aise. Ce qui me change de mes paires précédentes.

On a contemplé, on a chaussé, OK, c’est bon, on est bien … et maintenant, on se prend une bière et on s’assied devant la télé. Euh ? Je ne crois pas non ! On va courir … Ah dur ! Et bien non, pas dur du tout justement car dès les premiers mètres on est surpris par l’exceptionnel amorti de la chaussure et ce dans tous les sens, oserais-je dire (horizontalement, verticalement, latéralement … j’espère que vous comprenez ce que j’écris sinon demandez-moi) donc un confort en fonctionnement aussi bon qu’au repos, ce qui, pour une paire de chaussures et quand même intéressant :-) On est également surpris par la stabilité qui aurait pu souffrir de cette dose massive de confort et d’amorti, ce qui n’est pas le cas. Un léger pronateur comme moi n’éprouve aucun souci avec ces chaussures universelles.

Et côté perfo alors ? En endurance, RAS, des chaussures indubitablement taillées pour les longues distances  sur route(confort, légèreté, amorti …) mais, et c’est là où cela devient intéressant, le dynamisme n’a pas été sacrifié au confort et que ce soit au seuil ou en VMA, la réponse de la chaussure est très bonne. Attention, je n’ai pas dit excellente quand même, ce ne sont pas des chaussures pour perfer sur 5 km ou sur stade mais le compromis confort-amorti / dynamisme n’en demeure pas moins d’un très bon niveau et sur des 30/30 par exemple, on ne perd pas les 5 premières secondes de la VMA à s’extraire de la ouate.

Alors, elles n’ont aucun défaut ces chaussures ? En fait … pas vraiment. Ah si ! Un tout petit et un petit. Le tout petit est que l’orange fluo de la semelle perd de sa superbe après quelques entraînement et si on veut continuer à attirer le regard, il faut nettoyer régulièrement. Le petit est plus gênant mais il n’est pas spécifique aux Lunar Glide : la semelle est gravillon-vore et si vous fréquentez trop les bas-côtés des routes, il vous faudra régulièrement vous arrêter pour décrocher les petits caillous de la DDE.

Comme vous l’aurez compris, sans que j’ai besoin de vous faire un dessin : je suis c-o-n-q-u-i-s ! Une dernière précision, ces chaussures sont également disponibles pour ces dames mais dans un coloris plus classique.

Nike LunarGlide + Homme

Nike LunarGlide + Femme


Plans d’entraînement – Le Grand Décryptage – Chap 12 le Marathon en 12 semaines

Jeudi 9 juillet 2009

Alors figurez-vous que je suis bien ennuyé. J’avais, en effet, passé de nombreuses heures à relire les X plans marathons des revues de running qui traînaient chez moi et je m’apprêtais à vous asséner une synthèse ferme et définitive du style “il n’y a qu’une seule façon de préparer le marathon et c’est celle-là” lorsque j’ai reçu le premier numéro de mon abonnement à Zatopek (la revue pas le coureur).

Le rapport ? Les cahiers Volodalen insérés au milieu de la revue et plus particulièrement un article intitulé “Préparation Marathon : Durée ou Vitesse ?” causes d’un double doute. Vous ne connaissez pas Laurent ? Moi, non plus mais Volodalen a comparé ses plans d’entraînement sur 3 marathons : un plan vitesse – gros travail au seuil et à la VMA – pour Paris 2006, un plan durée – quasiment que de l’endurance – pour Berlin 2007 et un plan mixte pour Florence 2008 sans pouvoir conclure de manière ferme à la meilleure préparation. C’est le premier doute dont je parlais. Le second : Volodalen a comparé 3 coureurs aux VMA radicalement différentes (20, 18.5 et 17 km/k) pour des temps au marathon similaires, ce qui tend à prouver que travail en vitesse et travail en durée peuvent avoir globalement le même résultat sur 42 km.

On en conclut donc que chaque coureur est différent de ses congénères et que toute préparation se doit d’être adaptée et non générique. L’idéal étant, bien évidemment, d’être coaché en club. Pour ceux qui estimeraient, à juste titre, que, jusque là, je ne me suis pas foulé, voici quand même quatre grandes lignes à retenir des plans marathons :

La règle du 60-30-10 : 60% du temps d’entraînement en endurance (75% FCM), 30% du temps entre l’endurance et le seuil (VMA longue) – incluant cette allure que mon coach qualifie de vitesse ”mauvais 10km” – et 10% du temps en récupération.

Une préparation répartie sur 4 entraînements hebdomadaires minimum, 5 conseillés. Lundi : 45 minutes d’endurance systématiques pour digérer la séance longue du dimanche. Mercredi, VMA longue, des séries de 10×600 puis 10×800. Jeudi, endurance entre 1h et 1h15. Samedi, la séance d’allure marathon, celle où après un footing de 45 minutes tranquille, on essaie de tenir sur des durées de 2×10 min au début puis 20 min à la vitesse prévue le jour J. Dimanche, la sortie longue qui débutera à 1h30 pour s’achever à 2h30 (pour un temps escompté de 3h45). Cela nous fait déjà un beau programme non ?

La séance la plus longue est généralement placée au plus tard deux semaines avant l’épreuve. La dernière semaine est consacrée à la récupération avec des petits footings et un ou deux 400m à allure marathon le mercredi.

Et évidemment, il est recommandé de disputer un semi-marathon officiel un mois avant le marathon mais sans forcer en imagineant qu’il reste encore des km après la ligne d’arrivée. Le bon sens populaire du milieu runnistique prétend que le temps au marathon sera le double de celui du semi auquel on ajoutera un quart d’heure.

Voilà, ainsi s’achève cette série d’articles sur les plans d’entraînement. Remerciements à … ceux qui ont eu le courage de lire ma prose voire même de la commenter.

Mes sources : de nombreux numéros de Jogging International et de Runners’World, un exemplaire de Zatopek Magazine et les excellents sites Athlete-Endurance et Conseils CAP.


Plans d’entraînement – Le Grand Décryptage – Chap 10 : le semi comme il faut …

Lundi 29 juin 2009

… ou tout au moins tel que les revues le prétendent. Je veux bien évidemment parler ici du très répandu plan à 5 séances hebdomadaires, le seul, l’unique, le vrai. Alors, le lundi … ne serai-je pas  en réunion chez un fournisseur à l’extérieur ?, le mardi, réfléchissons peu mais réfléchissons bien, un rendez-vous impératif en préfecture, ça le fait non ? Le jeudi, j’arrive en retard, il y avait un accident sur le périph, ah bon ? tu es passé au même moment et tu n’as rien vu ? P….. ! T’as eu de la chance, t’aurais-pu y être. Le vendredi, je peux partir un peu plus tôt que d’habitude chef ? Le dimanche, là, c’est domaine privé : chacun se débrouille avec sa chacune et vice-versa. Finalement, ce n’était pas si difficile d’arranger son agenda, surtout que ce n’est que pour 2 mois.

Prêt ? Et bien on y va. La question qui tue tout d’abord, pourquoi se fatiguer à faire cinq séances alors qu’on pourrait le faire en trois comme je l’ai précédemment expliqué ? Si je réponds que quand on aime, on ne compte pas, vous allez la trouver un peu facile. En fait, la différence profonde entre un plan à 3 séances et un plan à 5 séances réside dans l’intercalage (pas vérifié si c’était dans le dico) de 2 séances d’endurance entre les séances précédemment décrites.

Ca nous fait donc : une séance VMA courte – enfin plutôt moyenne dans ce cas d’espèce – une séance endurance – une séance que j’appelle improprement VMA longue – je viens de m’en rendre compte – et qu’il convient donc de rebaptiser à l’instar de la commune des revues : seuil – une séance endurance – une séance longue.

Les séances “VMA” (précédées d’un échauffement de 20 minutes, closes par un footing de récup de 10 minutes – j’ai déjà dû l’écrire un million de fois je crois cette phrase)  passent progressivement de séries de 6×200 (2 avec récup au milieu) à des séries pouvant aller jusqu’à deux 4×600. L’idée étant d’être capable d’arriver à enchaîner des séries de runs en VMA de 2 minutes unitaires avec un temps de récup relativement réduit (30s à 1 min entre les runs, 2 à 3 minutes entre les séries en général).

Les séances au seuil (ma mal nommée VMA longue qui démarrent également par … et se terminent par …) sont les mêmes que celles décrites dans mon précédent chapitre (idem pour la séance longue d’ailleurs). Elles ont toujours pour objectif de vous solliciter à une allure très légèrement supérieure à celle de la compétition.

La séance d’endurance qui suit la séance VMA sera un peu plus longue (entre 45min et 1h) que la seconde (entre 30 min et 45 min) qui suit le seuil. Cette seconde séance n’est pas vitallissime. Si votre chef ne vous a pas autorisé à sortir plus tôt, elle peut être zappée, ce qui nous fait un plan à 4 séances et m’évite, accessoirement, de rédiger un chapitre sur le sujet.

Dernière semaine, du jus, comme dans le précédent chapitre sur 3 séances cool : 30 minutes d’endurance le lundi, 6-8 minutes au seuil le mercredi (précédée … bla bla bla), 4 ou 5 lignes droites le vendredi (précédées … re bla bla).

Dans le prochain chapitre, nous commencerons à aborder THE course avec un grand M. D’avance, je demande pardon aux cent bornards, aux ultras, au trailers … j’ai pris, seul, la grave décision de ne pas consacrer de chapitre à leurs disciplines. Non pas que je me lasse de vous entretenir mais à cause d’un grave manque de compétence dans le domaine n’ayant pas pratiqué ces courses. Nul doute que des sites tels qu’Athlete Endurance ou Conseils CAP vous donneront tous les renseignements nécessaires à une idoine préparation.


Plans d’entraînement – Le Grand Décryptage – Chap 9 : le semi en deux séances par semaine

Jeudi 25 juin 2009

Un chapitre spécialement dédié aux workaholics ou aux traumatisés du patron qui ne peuvent se permettrent les cinq séances sur 12 semaines généralement préconisées par les revues – j’en rajoute un tout petit peu – et dont je vous parlerai dans le prochain chapitre.

Le titre est alléchant, non ? Sauf qu’en fait, j’ai eu beau farfouiller dans mes dizaines d’exemplaires de revues spécialisées, j’ai eu beau scruter le web francophone, anglophone, germanophone, russophone … non là, j’exagère un peu, je n’ai rien trouvé à moins de 3 séances par semaine, à croire qu’on ne peut concilier course à pied et séjours prolongés au bureau. Si l’un d’entre vous a des vrais plans sur 2 séances, je suis preneur.

Alors on fait quoi pendant ces 3 séances ? Déjà, on les planifie sur 2 mois mini. Mais … en fait, vous me posez la question mais je suis certain que vous avez déjà compris le principe des séances que les revues vont vous concocter. C’est un peu toujours la même chose l’entraînement : un séance longue à rythme peinard, une séance de VMA courte et une séance de VMA longue et une dernière semaine pour refaire du jus. Alors, exercice pour la prochaine fois : écrivez-vous même le plan … Les documents sont autorisés.

Un peu d’aide ? Allez, dans ma grande générosité … La séance longue démarrera à 45 minutes pour monter progressivement à 1h30 (sauf si vous visez l’heure, dans ce cas …). Si vous intercalez en milieu de plan un 10 km (ce qui n’est pas indispensable), la séance longue de la semaine en question sera réduite. En VMA courte, on commencera par des séries de 200 (1×10, 2×6)  à 100%  de VMA pour monter jusqu’à des séries de 400 à 90%. En VMA longue, on débutera, en général, par des séries de 1000 (3x) ou des 5′ à 80% de VMA pour arriver progressivement à une vingtaine de minutes en continu. Un truc que j’ai déjà dit et répété mais de temps à autre, il faut rabâcher : les séances de VMA débutent évidemment par un échauffement d’au moins 20 minutes et se terminent par un footing de récup de 10 minutes.

La dernière semaine, on “fait du jus”. Mais, c’est quoi au juste le jus ? C’est, un exemple parmi d’autres mais qui donne la tendance, une petite séance endurance de 30 minutes une semaine avant la compet et 3-4 jours avant, 20 minutes de footing lent suivis d’une série de 100m (5 maxi) à 100% de la VMA puis récup.

Prochain chapitre spécialement dédié à ceux qui ont d’autres priorités que le boulot dans la vie : les plans 5 séances …

P.S. : pour ceux qui n’ont pas le courage de s’abonner 10 ans à une revue pour enfin trouver LE Plan qui leur convient, je souhaiterais faire une petite promo pour deux sites webs dédiés à l’entraînement, extrêmement pertinents et pointus car managés par des entraîneurs de grande qualité : Conseils Course à Pied et Athlete Endurance Allez y surfer, vous ne serez pas déçu.


Oui, j’ai testé la méthode Michigan

Lundi 22 juin 2009

La semaine dernière, je vous avais présenté l’entraînement hybride (méthode Michigan) coming from the USA. Et bien, pour vous montrer, s’il en était encore besoin, qu’à Wanarun, on est en permanence aux petits soins pour nos toujours plus nombreux lecteurs, j’ai décidé de tester moi-même cette méthode d’entraînement. Et oui, je tiens à mes lecteurs et je ne veux pas qu’ils fassent n’importe quoi. Les lecteurs, moins nombreux, de mon blog perso ont eu la primeur de ce test.

J’ai – bien entendu, maintenant vous me connaissez, vous savez que je suis excessif en tout - choisi la version longue dans son option rapide (i.e. : les séquences tempo, je les ai faites sur la base de mon meilleur temps au 10 et non au marathon). Je rappelle, si besoin était, que c’est une séance en continu sans récup entre les séquences. Comme je suis un runner à l’ancienne, sans e-running gadget, j’ai converti les distances en temps.

La séance donc : 20 minutes d’un paisible échauffement et c’est parti : 6 minutes à 15 km/h (mon temps au 5 km) – 12 minutes à 14 km/h (mon temps au 10 km) – 5 minutes à 15 – 12 minutes à 14 – 3 minutes à 15 – 12 minutes à 14 – 400 m au sprint et … 1 km innattendu en récup dû à une mauvaise addition de minutes (Fred, va falloir réviser tes additions). Ce qui revient, en gros, à courir, comme en compétition, un peu plus que ma distance préférée (le 10 km – voir ici) avec un p … minuscule tout en accélérant sur 3 séquences assez longues.

Une séance très difficile et je comprends mieux pourquoi elle n’est recommandée qu’une fois par mois. Le premier “5″ fut un jeu d’enfant, c’est ma spécialité de partir très vite – trop vite – sur le 10. Le suivant un peu moins, le dernier encore moins, heureusement qu’il ne durait que 3 minutes. Quant au sprint final, il n’eut de sprint que l’impression …

Bref, une séance franchement pas évidente mais censée développer à la fois puissance et vitesse. Je pense que je la referai certainement dans un mois mais dans une option “lente” en remplaçant les séquences 10 par des séquences marathon à 12 à l’heure. Parce que là, moi qui adooooooore le 10km et qui en fait le moins possible sauf pour faire plaisirs à mes camarades de club, j’ai eu finalement droit à une séance de rattrapage pour le dernier 10 de la saison où je me suis lâchement débiné. Puni par là où j’ai pêché :-)




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