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Impressions post Petite Trotte à Léon

Jeudi 1 octobre 2009

Je vous avais présenté début août une course un peu particulière avec ses 245 km, ses 21000m de dénivelé positif et par équipe de 3 : la Petite Trotte à Léon. Et l’interview d’un des participants, Julien, m’avait permis de découvrir et partager avec vous comment on pouvait être amené à prendre le départ d’une telle épreuve. Et visiblement, elle a été aussi difficile que prévue : sur 55 équipes inscrites, les résultats officiels indiquent que “seulement” 19 équipes ont terminées au complet, 12 équipes réduites à 2 coureurs et 6 coureurs en individuel. A ceux-là s’ajoutent des équipes, complètes ou non, ayant terminées par le tracé de l’UTMB. En un mot, ce fut sélectif.

Malheureusement Julien n’a pas fait parti des finishers, une douleur aux reins à la mi-course en a décidé autrement. Mais malgré un goût d’inachevé, Julien a bien voulu revenir sur le déroulement de la PTL et nous livrer ses impressions sur sa course et sur la PTL en général.

Vu la difficulté de l’épreuve et la préparation énorme que cela a demandée, tu ressens probablement un sentiment de déception et de frustration. Mais avec le recul, tu retires quand même du positif de cette aventure ?
C’est effectivement une énorme déception. Evidemment, il y a toujours des points positifs. Je me suis fait plaisir sur la première moitié : les paysages étaient superbes et les passages techniques amusants. J’ai réussi à apprécier pleinement la situation pendant quelques instants, simplement courir librement au milieu des Alpes sans aucune arrière-pensée. Pas si évident quand en fait le temps est limité et qu’il faut constamment prendre des choix stratégiques délicats.
J’ai aussi appris pas mal sur moi-même. En particulier, je pense que j’en ressors plus fort mentalement. Dans les courses réellement non-stop comme l’UTMB, le mental joue une part importante, mais ça reste une grosse “poussée” vers la ligne d’arrivée. Sur la PTL, comme on s’arrête un peu pour la nuit, c’est difficile de voir les choses comme ça. Il faut alterner entre des phases d’auto-motivation qui peuvent être stressantes et des phases de repos aussi complet que possible, ce qui complique le travail mental. Sur le plan physique, je me suis rendu compte à quel point une nuit de seulement 4 heures est réparatrice.

Fort heureusement, tu t’es vite remis de ta douleur aux reins, mais tu sembles regretter ta décision d’abandonner. Tu ne penses pas qu’à plus de 2500m d’altitude, dans un confort précaire, cela aurait pu s’aggraver et qu’au final, tu as pris la bonne (mais difficile) décision ?
C’est le sujet de discussion récurrent depuis que je suis rentré ;) . Oui, ça aurait potentiellement pu s’aggraver, mais non, je ne pense pas avoir pris la bonne décision. La bonne décision n’était ni de redescendre (ce que j’ai fait, donc), ni de continuer. La bonne décision était de s’arrêter pendant une heure et de juger après. En ultra, on ne s’arrête pas sur un coup de tête, c’est une erreur de débutant. Une heure, ça n’est rien du tout quand le temps final est estimé à 110 heures et que le but est simplement de finir. C’est équivalent à s’étirer pendant 2 minutes sur un marathon de 3h30. Je le savais. J’en étais conscient au moment des faits. Mais j’ai pris une pause très courte et j’ai décidé rapidement. Je pense que j’étais stressé par le fait de ralentir le reste de l’équipe et je voulais leur donner une chance, que l’un d’entre eux a pris avec succès.

Qu’est ce qui t’a le plus surpris lors de cette épreuve : la difficulté du parcours, la gestion de l’équipe, la stratégie de course… ?
Permets-moi de répondre dans un ordre légèrement différent.

La difficulté de l’épreuve ne m’a pas surpris du tout. L’organisation a été très claire la-dessus dès le début : le terrain est beaucoup plus technique que sur l’UTMB, avec des passages assez exposés, parfois équipés de chaînes ou de câbles et des traversées d’éboulis hors sentier. Un certain nombre de coureurs ont donné l’impression d’en être surpris. Certains comme moi ont aimé, d’autres moins.
La stratégie de course est fondamentale. En particulier la gestion des pauses est assez complexe, et c’était une nouveauté pour moi. Premièrement, il s’agit d’optimiser la vitesse globale, c’est à dire choisir une fréquence et une durée de pause optimale pour ne pas “perdre” de temps inutilement, tout en étant suffisamment frais pour courir à bon rythme. On avait prévu 4 heures par nuit, deux repas de 20 minutes par jour et quelques autres pauses. Deuxièmement, il y a des passages techniques et/ou présentant une navigation délicate qui sont moins évidents de nuit. Il s’agit donc d’évaluer la difficulté de ce genre de sections, d’estimer le temps perdu à les traverser de nuit, et finalement de décider s’il ne vaut mieux faire une pause plus longue avant le-dit passage par exemple, plutôt que de se fatiguer inutilement dessus de nuit et finalement arriver (presque) au même résultat. D’autres choix stratégiques sont aussi à prendre en compte comme par exemple manger et/ou dormir en refuge ou bivouaquer ? Tout cela rend la course en peu plus intéressante. Je savais que ça ne serait pas évident, donc ça ne m’a pas surpris non plus.

La gestion de l’équipe a été un problème majeur pour “The Chameleons”, et je dois avouer que ça m’a surpris. Je ne m’attendais pas à une symbiose parfaite, mais je pensais que ça collerait à peu près. Nous ne connaissions pas assez avant la course. Les trois membres, sous couvert “de simplement vouloir finir la boucle” avaient en fait des motivations assez différentes. La différence de niveau, en particulier en descente a aussi donne lieu à du stress inutile. Un des coureurs était relativement lent en descente. L’autre était très stressé par cette lenteur. Et moi au milieu, anxieux de ne pouvoir régler ce “problème”. Une telle course génère assez de tensions “individuelles” (fatigue musculaire et mentale, problèmes digestifs, tendinites, stress des barrières horaires, stratégie, …) que l’ajout de tensions entre membres est suicidaire. Idéalement, l’esprit d’équipe devrait au contraire aider à réduire les problèmes individuels.

La façon dont la course est organisée m’a aussi un peu surpris par sa simplicité et convivialité.

Justement, dans les médias, on a entendu parler de l’UTMB (et de Kilian Jornet) mais peu ou pas des 3 autres courses organisées en parallèle. Toi qui as déjà participé à l’UTMB, vois-tu des différences côté coulisse entre ces 4 courses ?
Je n’ai couru ni la CCC (Courmayeur-Champex-Chamonix (98km +5600m)) ni la TDS (Sur les Traces des Ducs de Savoie (105km +6700m)), mais ces deux courses sont organisées exactement comme l’UTMB. Etant donné que ce sont plus ou moins des demi-UTMB, et qu’elles ont été créées après l’UTMB, elles sont naturellement moins mentionnées dans les médias. La PTL est complètement différente des 3 autres. C’est une tentative de “retour aux sources”, avec un support différent de la part de l’organisation, et un parcours plus sauvage.

Alors que l’UTMB est un événement de masse, avec un balisage quasi-autoroutier et des ravitaillements conséquents tous les 15km, la PTL est beaucoup plus confidentielle. Pas de balisage, mais une trace GPS à suivre. Seuls quelques points de ravitaillement sont assurés, pour la plupart des points initialement prévus pour l’UTMB/CCC/TDS. En contrepartie, le suivi est beaucoup plus personnel et continu : toutes les équipes sont munies d’une balise GPS/GSM qui permet au PC de course de suivre toutes les équipes 24h/24.

Généralement, l’organisation bien rodée de l’UTMB contraste avec le coté plus intimiste et humain de la PTL : changements de dernière minute, discussion avec les organisateurs des meilleurs choix stratégiques, etc… Une confiance accrue des organisateurs : pas de caution pour la balise GPS, pas de photos pour prouver que l’équipe était au complet en tous points du parcours.

Je pense que si je devais organiser une course moi-même, ça serait beaucoup plus proche de la PTL que de l’UTMB.

L’année prochaine, tu penses retenter l’expérience ou c’est encore trop tôt pour te décider ?
Oui, je pense retenter, mais à condition d’arriver à former une équipe soudée.

Pour tourner la page PTL, tu te prépares de nouveaux défis pour la fin d’année et l’année prochaine ?
Le marathon Nice-Cannes devrait clore l’année en douceur. Au printemps prochain, peut-être la Tamise de bout en bout (295km) non-stop.

Encore merci d’avoir répondu à mes questions et à bientôt sur la Côte d’Azur.


Présentation de La Petite Trotte à Léon

Vendredi 7 août 2009

La Petite Trotte à Léon, qu’est-ce donc ? Certainement pas une petite sortie dominicale entre amis, ni même une course dans le sens où on l’entend généralement. Car première particularité, il n’y a pas de classement à l’issue de la course. Et oui, le seul fait de passer la ligne d’arrivée sera une magnifique victoire et l’aboutissement d’un effort long… très long… et collectif, car l’épreuve se dispute par équipe de 3.
Pour poser les bases, sachez que la Petite Trotte à Léon est organisée par Les Trailers du Mont Blanc, en parallèle du renommé Ultra-Trail du Mont-Blanc®. Au programme des festivités : environ 245 km pour environ 21000 mètres de dénivelé positif (oui, vous avez bien lu et ça représente plus de 2 fois l’Everest) sur un parcours 100% montagne, généralement à plus de 2500 mètres d’altitude, en autonomie complète.
La difficulté du parcours et sa dangerosité sont clairement annoncées pour mettre en garde les candidats : « les sentiers empruntés sont nettement plus difficiles que ceux de l’UTMB et peuvent présenter des dangers objectifs », « le parcours se situe souvent à plus de 2500 mètres d’altitude, loin de tout refuge et que, en cas de mauvais temps, les conditions peuvent donc être extrêmement difficiles ».

Mais qui peut bien vouloir tenter cette folle aventure ? Pour se faire une petite idée sur la réponse, je vous propose de faire la connaissance de Julien qui prendra le départ de la course dans un peu moins d’un mois. Julien, alsacien de 28 ans expatrié à Londres, est l’auteur du blog Life is an ultramarathon et il a bien voulu répondre à mes questions.

Quand et pourquoi (s’il y a une raison en particulier) as-tu commencé à courir et pourquoi t’es-tu orienté vers l’ultra ?
J’ai toujours un peu couru. Petit à petit je me suis pris au jeu de tenter des distances plus grandes. Par défi personnel, par curiosité, pour voir jusqu’où je pourrai aller. Et aussi parfois pour combler des manques passagers dans ma vie.
Le déclic à eut lieu après le marathon de Belfast, que j’ai fini sans trop de problèmes. Je pensais alors que le marathon était le défi ultime. Quand un ami à l’arrivée m’a dit que j’avais l’air bizarrement plutôt en forme, le mythe du marathon s’est effondré d’un coup et j’ai très vite ressenti le besoin d’aller plus loin, pour voir…

Jusqu’à maintenant, quelles épreuves t’ont le plus marqué (magie de la course, expérience humaine, exploration de tes limites, remise en cause…) ?
Trois courses.

UTMB 2005 : mon premier ultra et premier trail, inscrit à la dernière minute, le grand saut du marathon au trail de 155km +8500m de dénivelé en quelques mois. Le mois avant le départ, j’étais tétanisé par l’ampleur de l’évènement. Je pensais que faire la moitié serait déjà une réussite… et j’ai bouclé le tour. Je n’ai réalisé mon petit exploit que le lendemain en repartant de Chamonix. Un bonheur intense. Pendant la course, j’ai été agréablement surpris par l’ambiance et la sympathie des coureurs, organisateurs, et spectateurs. Rien à voir avec un marathon. Pour couronner le tout, des moments d’émotion, au départ sur la musique de Vangelis (Colombus 1492), ou les “serpents de lumières” des lampes torches la nuit ont marqué mon esprit comme une course magique.

Ironman Nice 2008 : mon premier triathlon. Mon entrainement n’a pas été optimal, et je suis allé vraiment chercher loin pour finir le marathon. Cette course s’est placée dans le cadre d’une ouverture dans l’exploration de mes limites. Il n’y a pas que la course à pied dans la vie :) Ceci dit, je ne peux pas dire que j’ai adoré l’ambiance et il est peu probable que je retente un Ironman bientôt.

Hardmoors 110 2008 : la sensation d’atteindre une sorte de maturité dans l’ultra. Une course à la fois confidentielle et conviviale. Paradoxalement, j’ai aimé à la fois le côté social et les phases solitaires de la course. Ça permet de se retrouver soi-même, de faire sa course quand on se sent fort, mais aussi de profiter des autres coureurs et équipes d’assistance quand ça va moins bien. Globalement, le parcours m’a inspiré un sentiment de plénitude, de force tranquille, par opposition a la “violence passionnelle” des Alpes. Une gestion quasi-parfaite de la course a complété ce sentiment d’harmonie.

Qu’est ce qui t’a attiré dans la PTL : pouvoir repousser encore un peu plus tes limites, le parcours au cœur des Alpes, courir en équipe ?
Pas mal d’aspects de la course m’ont attiré. C’est un peu le genre de course que j’organiserais moi même si je devais choisir. Le côté un peu plus convivial que les 2500 coureurs de l’UTMB, les passages isolés et techniques en haute altitude… et évidemment un nouveau défi en terme d’endurance, puisque qu’elle cumule plus de deux fois le dénivelé de l’UTMB.

Sur quoi s’est basée ta préparation ? Beaucoup de sorties longues je suppose, mais aussi des entrainements en montagne, peut-être un peu de fractionné ou d’autres sports ?
De l’entrainement général de course à pied (fractionné, seuil et sorties longues) et des sorties spécifiques dures certains week-ends (parfois appelées “week-end chocs” dans le milieu de l’ultra Français). Histoire de s’entrainer dans les conditions quasi-réelles en terme de distance, terrain, materiel, navigation et équipe. En particulier sur la PTL, il s’agit de faire avec des sacs un peu lourds car tente et sac de couchage sont obligatoires, il faut naviguer hors des sentiers tracés et s’entrainer à courir en équipe.

Par ailleurs, je ne veux pas me couper des autres activités que je pratique normalement. Non seulement par goût, mais aussi parce que je pense que l’entrainement croisé limite les risques de blessure. Donc “circuits training” (cardio), natation (les bras sont utiles pour courir avec les bâtons), escalade (gainage, équilibre), randonnée (technique montagne et dénivelé) et un peu de vélo (endurance).

Ce serait quoi pour toi une Petite Trotte à Léon réussie ?
Ce serait de finir avec toute l’équipe, peu importe le temps.
Accessoirement d’être capable de marcher le lendemain :)

Merci et bonne chance !

Départ dans la nuit du 25 au 26 août du centre de Chamonix Mont-Blanc, le rendez-vous est pris.


Le Grand Raid du Mercantour endeuillé

Mardi 23 juin 2009

Bien triste nouvelle que l’on a pu apprendre ce week-end avec la découverte dimanche après-midi des corps de trois participants au Grand Raid du Mercantour. Ils avaient pris le départ de la course samedi matin à 4h, pour parcourir les 82 km de course avec 6600m de dénivelé. A noter que la course initialement longue de 102 km avait été réduite en raison de la neige encore présente par endroit dans la vallée des Merveilles.

Pour ce premier jour d’été, les concurrents ne pensaient certainement pas devoir affronter une tempête de grêle et de neige durant la nuit, leur rappelant qu’à plus de 2000m d’altitude, la nature est encore plus dangereuse et imprévisible. Ces conditions climatiques ont poussé l’association Apaches de Coaraze, organisatrice de l’évènement, à neutraliser la course dimanche à 2h du matin, après 22h de course. Trop tard malheureusement pour les 3 disparus qui, selon les premiers résultats de l’enquête, sont morts d’hypothermie après une chute. Cet accident va probablement relancer le débat sur la sécurité des courses, sur route et en nature, avec peut-être de nouvelles contraintes pour les organisateurs et les participants.

Enfin je me permets de vous faire part de l’initiative du site Ultrafondus vous proposant de rendre hommage aux 3 coureurs décédés en portant un ruban ou un brassard noir si vous participez à une course le week-end prochain.

Enfin, Wanarun présente ses sincères condoléances aux familles et proches des disparus.


Résultats des 6 jours d’Antibes

Lundi 15 juin 2009

Si vous n’avez pas suivi les dernières 24h en direct sur Internet, voici les résultats des 3 courses des 6 jours d’Antibes.

Résultats des 6 jours :

  1. LABORIE Christophe, 805490 mètres (622 tours)
  2. MICALETTI Pierre Michael, 770525 mètres (595 tours)
  3. CHAIGNE Olivier, 752395 mètres (581 tours)

Résultats des 48h :

  1. BRUEYRE Laurent, 281015 mètres (217 tours)
  2. DUPUIS Alain, 265475 mètres (205 tours)
  3. JONKERS Willy, 261590 mètres (202 tours)

Résultats des 24h par équipes :

  1. SADAS 06, 253820 mètres (196 tours)
  2. AEROPORT DE NICE, 247345 mètres (191 tours)
  3. LES ILLUMINATIS, 238280 mètres (184 tours)

Résultats des 24h en individuel :

  1. TALLARITA ANTONIO, 204610 mètres (158 tours)
  2. FABRE CHRISTIAN, 181300 mètres (140 tours)
  3. RODRIGUEZ JEAN FRANCOIS, 173530 mètres (134 tours)

Suivre les 6 jours d’Antibes en direct

Vendredi 12 juin 2009

Depuis dimanche dernier, 7 juin à 16h00, 75 fondus tournent en rond à Antibes, sur un parcours de 1295m, dans le but de parcourir la plus grande distance possible en 6 jours de course. Et il reste 24h avant la fin de leur périple. Ils ont été rejoints hier après-midi par 22 coucurrent participant aux 48h, auxquels s’ajoutent maintenant les partants pour les 24h. Tout ce beau monde finira donc demain à 16h, après de longs efforts sous la chaleur (je vous le dis, le soleil cogne fort en ce moment par ici) mais aussi de nuit.

Vous pouvez suivre le classement heure par heure directement sur le site dans la section Live 2009 mais aussi voir la course en vidéo et en direct, soit sur ce même site, soit sur Blog vidéo.


Autoportrait de l’auteur en coureur de fond

Mercredi 15 avril 2009

Pourquoi vous DEVEZ impérativement lire “Autoportrait de l’auteur en coureur de fond” d’Haruki Murakami qui vient tout juste de sortir chez Belfond :

1) Ce livre est génial mais évidemment vous n’êtes pas obligés de me croire.

2) Haruki Murakami est l’un des plus grands romanciers japonais contemporains si ce n’est le plus grand et vous pourrez toujours placer son nom lors de vos dîners mondains.

3) Murakami a mis 10 ans à rédiger cet ouvrage, gage d’une certaine maturité !

4) Ce livre parle de course à pied, de marathon, d’ultra-marathon … bref, des mots qui ne vous sont pas inconnus.

5) Si vous ne connaissiez pas le blues du coureur, vous découvrirez les affres dans lesquels vous plonge cette affliction.

6) Mais surtout, dans un style qui se lit comme se boit le petit lait, Murakami, nous conduit, au travers de ses réflexions personnelles à nous interroger sur le sens profond de notre goût pour la course de fond et plus généralement sur le sens de notre existence.

Deux extraits de l’ouvrage pour conclure :

“On ne peut éviter d’avoir mal, il dépend de soi de souffrir ou non.”

“Se consumer au mieux à l’intérieur de ses limites individuelles, voilà le principe fondamental de la course”.


Résultats SaintéLyon 2008

Lundi 8 décembre 2008

Ils étaient 9200 au départ (toutes courses confondues) dont environ 4000 en solitaire sur le trail, 3237 sont arrivés à Lyon au millieu des lumières.

Certains ont souffert sur le bitume, d’autres dans les cols, les conditions météo n’étaient pas des plus simples. Mais ils sont tous heureux de l’avoir vécu

Les résultats :

Résultats du SaintéLyon 2008 chez les hommes :

  1. ANTOLINOS FABIEN 05:00:10.3
  2. DELEBARRE VINCENT 05:04:20.1
  3. POMMERET LUDOVIC 05:08:52.8
  4. PROIETTO JEAN FRANCK 05:14:50.6
  5. LEFEBVRE SEBASTIEN 05:15:49.5

Résultats du SaintéLyon 2008 chez les femmes :

  1. FURTADO SONIA 05:49:16.6
  2. DUBOIS CATHERINE 06:02:16.4
  3. FRESLON-BETTE CAROLINE 06:35:03.6
  4. CLERET LILIANE 06:38:45.7
  5. REBUFFET LAURE 06:39:02.5

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