Archive pour le mot-clef ‘Test’

Les + et les – de la Garmin Forunner 110

Jeudi 2 septembre 2010

Il y a beaucoup de + que de – et si c’était à refaire, je la rachèterais :-)

Au niveau des +
* Sa très grande facilité d’utilisation
* L’autonomie de sa batterie
* La fiabilité des informations
* Le GPS qui capte très rapidement et de partout le signal GPS… là j’avoue que je suis bluffée
* La ceinture cardiaque qui s’adapte bien au torse féminin

Au niveau des -
* On ne peut pas programmer ses entrainements
* On ne peut pas configurer la distance de ses laps comme on le souhaite (où alors je n’ai pas trouvé)
* La montre reste grosse et ce n’est vraiment pas une montre qu’une femme peut porter au quotidien (j’ai même eu le droit à un “juliiie mais c’est quoi ce truc monstrueux à ton poignet ?”)
* La ceinture cardiaque…bah…la partie plastique qui contient la pile est éééééééééénorme et moi qui m’efforce toujours à trouver du textile technique qui évacue très bien la transpiration, je suis bien déçue car sous cette partie c’est la mare, la flaque d’eau.

Avant un dernier article à venir sur la Garmin Forunner 110, à propos des moins énoncés plus haut, je dois bien avouer que ce ne sont pas vraiment des – , je le savais en achetant la montre, on ne peut pas avoir de l’argent au prix de l’or ou encore, pour être plus claire, les fonctionnalités de la 405 au prix de la 110 :-) )

Je pense que cette montre s’adresse à des coureurs avancés, qui courent depuis un ou deux ans, mais pas à des super pro, et qui ont envie de connaître la distance parcourue et leur vitesse.


New Balance 1064 : le bilan

Mardi 31 août 2010

Depuis plusieurs mois maintenant, je cours avec les New Balance 1064 et le bilan est positif. J’ai fait tous mes entrainements (sortie longue, récupération, fractionnés) avec et j’en suis tout à fait satisfait.

Le maître mot est sans aucun doute le confort. Aucun souci à ce niveau, les chaussures sont bien carénées mais pas trop. l’amorti est très agréable et laisse quand même un certain répondant sur les séances de fractionnés.

Les premières foulées sont un peu dures mais ce sentiment disparait assez vite après quelques kilomètres pour laisser place a une foulée agréable.

la première couche de la semelle est assez résistante et ne s’use pas trop vite.

Les 1064 sont des chaussures universelles et se destinent à une grande majorité de coureurs. Elles rentre en concurrence avec des Nike Vomero, ou des adidas Supernova Glide. Sans aucun doute, un modèle qui peut convenir à une grande majorité de coureurs.

Pour ma part, je les trouve peut être un peu lourde. En effet, idéales lors de ma reprise après plus de 5 mois d’arrêt (suite à mon accident), je me suis vite habitué à leur confort mais l’autre jour j’ai alterné avec un modèle moins confortable mais plus dynamique pour faire une séance de fractionné (adidas Boston). Et j’ai largement senti la différence. Mais bien sûr, difficile de comparer un pur modèle course très dynamique à un modèle universel.

En résumé, un modèle idéal pour la plupart des coureurs  (j’entends là pour les coureurs qui n’ont pas de déformation de la foulée : pronation, supination) mais qui ne donnera pas entière satisfaction à des coureurs très exigeants lors d’une course (un bon dynamisme mais pas suffisant à comparer à des modèles plus léger et plus dynamique).

Je la conseille particulièrement à des coureurs assez grand et forcément plus lourd.


Vibram Five Fingers : test télévisé de Fred sur BFM TV

Samedi 28 août 2010

Hier, Fred, membre éminent de l’équipe Wanarun, a eu le privilège d’être interviewé sur le phénomène Vibram Five Fingers par BFM TV et en HD s’il vous plaît :-) Interview passée au journal de 19h puis reprise dans les autres éditions de la soirée.

Vous pourrez remarquer que Fred a un superbe tee-shirt.

L’occasion de rappeler que Wanarun parle de ces chaussures depuis plusieurs mois :

Une question métaphysique en passant : sont-ce des 5 fingers, des five fingers, ou des fivefingers ? Celui ou celle qui donne la bonne réponse gagne … la reconnaissance éternelle de wanarun.net

A noter que dans ce reportage, j’évoque un défaut bien particulier des Vibram Fivefingers, défaut que je n’avais pas – et pour cause de … beau temps – évoqué dans mes comptes rendus d’essais : lorsque la chaussée est mouillée, le tissu de la chaussure se retrouve très rapidement détrempé par capillarité, jusqu’à finir par donner l’impression de noyer le pied. C’est une sensation particulièrement désagréable. Alors certes, cela n’empêche pas de courir mais peut conduire à des petits soucis tels que des ampoules par exemple … C’est ce qui m’est arrivé lors de la Ronde des Fleurs de Luchon, un 10 km (40′34″) juste après un orage. Je peux vous dire que les derniers kilomètres furent particulièrement … humides.


Mizuno Wave Rider 13 – Le bilan après quelques mois

Samedi 21 août 2010

Je vous avais présenté en mars dernier les Mizuno Wave Rider 13, il est maintenant temps de tirer quelques conclusions après quelques mois d’entrainements et de courses avec elles. Il y a beaucoup de bons points, mais pas que, je vais vous expliquer pourquoi…

Depuis que je les chausse, j’ai fait environ 400 kilomètres avec elles, ce qui me permet d’avoir mon opinion mais pas de vous donner une estimation de leur durée de vie (en tout cas c’est supérieur à 400 km !).

Pour les conditions de test, elles ont vu un peu de tout :

  • De la piste, de la pelouse, du bitume, des sentiers plats et des chemins bien caillouteux.
  • Footing d’échauffement, de récupération, fractionné court, sortie longue (jusqu’à 1h30).

Pour mes premières impressions après quelques sorties, j’avais retenu maintien et amorti. Et bien je persiste et signe, c’est selon moi ce qui caractérise le mieux ces chaussures. Mais on ne peut pas dire non plus qu’elles ne sont ni confortables ni dynamiques car elles se défendent plutôt bien également dans ces domaines.

Malgré tout, si l’on compare ce modèle à d’autres, on peut lui trouver quelques défauts. Par exemple pour préparer ma saison de piste, j’ai fait beaucoup de fractionnés et de travail de vitesse. Au début, j’étais très satisfait des Wave Rider 13. Puis j’ai fait quelques séances avec des chaussures plus légères, puis avec des pointes. Donc forcément, en remettant les Wave Rider 13 pour travailler la vitesse, j’ai vite senti la différence et la lourdeur de mes foulées ! Mais, me direz vous, c’est plutôt logique : comparer des pointes d’athlétisme et des chaussures de course sur route, c’est un peu extrême (ou bête…).

Idem pour les séances en nature : vous pouvez sans problème fouler les chemins et sous-bois bien plats, mais attention si vous vous aventurez sur des terrains plus accidentés. Le problème ne vient pas du maintien de la chaussure car de ce point de vue là, aucun défaut. En revanche, au niveau usure de la semelle, c’est moins joli joli. En fait la semelle est composée de différents matériaux, plus ou moins souples. La partie blanche qui forme en partie la fameuse Wave sous le talon est d’ailleurs plutôt tendre et donc plutôt fragile face à l’agression des rochers et pierres que vous pouvez croiser. La preuve en image, avec en haut la semelle neuve et en bas la semelle après quelques sorties en nature.

On voit assez bien sur les bords que la semelle a été bien écorchée. Mais là encore, ce n’est pas une chaussure de trail, donc faut pas lui demander la lune…

Au final, la Mizuno Wave Rider 13 est pour moi un très bon modèle polyvalent qui explique son succès commercial. Elle permet avec une seule paire de chaussures de se faire plaisir et de s’entrainer sans inconvénient majeur, du footing lent jusqu’au fractionné endiablé. Quant à votre terrain de jeu, éviter simplement les chemins accidentés ou avec beaucoup de cailloux, votre semelle vous en sera reconnaissante.

Par contre si vous êtes collectionneur de chaussures, avec pour chaque entrainement la paire qui va bien, utiliser les Wave Rider 13 pour les footing de récupération et les sorties longues sur route. Avec une paire de chaussures plus légères pour les séances VMA et une paire de trail pour le hors piste, votre panoplie sera parfaite !


Séance de fractionnés avec les New Balance 1064

Dimanche 11 juillet 2010

Ah… la première séance de fractionnés après ma blessure, je l’ai faite avec les New Balance 1064. Pour rappel, je vous avais donné mes premières impressions sur la NB 1064 il y a quelques temps…

Je vous passe les détails de cette première séance de fractionné, la première depuis près de 8 mois…En particulier les événements post-entrainement…

Je suis un adepte du 30 / 30 depuis très longtemps mais j’ai glissé un peu sur le métrique avec des 100 m / 30 s et des 400 m / 1 min. Alors ce premier 10 x 30 / 30, j’avoue que je l’appréhendais un peu.

Pour l’instant, je me cantonnais à faire de l’endurance fondamentale pour reprendre tout doucement le rythme et le peu d’accélération que je faisais me laisser toujours une petite douleur. Mais la découverte de l’orthèse Zamst m’a permis de reprendre un peu plus sérieusement l’entrainement.

La bonne nouvelle c’est que je me suis très bien adapté à ses 1064, mes premiers kilomètres ont été laborieux mais c’était le “poids” de la reprise après 6 mois d’arrêt. Maintenant j’ai une très bonne sensation et un excellent confort.

Le dynamisme est bon mais pas excellent. On reste sur un modèle assez standard qui n’est pas au niveau d’un chaussure plus dynamique comme une adidas Boston (avec laquelle j’ai réalisé mon record sur semi) mais qui possède  par contre moins d’amorti.

Cela dit, je n’ai pas eu de souci pour accélérer la cadence et réaliser mes séquences. Les chaussures ont du répondant.

Après un peu plus d’un mois d’utilisation, je suis tout à fait satisfait du modèle. C’est une bonne chaussure, on pourrait la comparer a une Nike Vomero ou une Supernova Glide. Ce modèle est parfait pour moi et je pense qu’il convient à un grand nombre de coureurs mais les coureurs plus rapides risque de trouver qu’il y a trop d’amorti.

On reste toujours dans une recherche du compromis entre dynamisme et amorti. A mon avis dans ce cas, on est plus dans l’amorti et donc dans un modèle pour le coureur régulier mais pas pour un coureur assidu qui cherche moins d’amorti mais plus de dynamisme.


Adidas Supernova Glide Femme, suite et fin

Lundi 10 mai 2010

Adidas Supernova Glide FemmeIl était temps ! Une blessure plus loin et 6 semaines d’arrêt “com-plet” — raccourci subrepticement à 5  sous peine de dépression sévère — voici la suite et la fin du test de l’adidas Supernova Glide femme.

Pour tout vous dire, je l’aime beaucoup cette paire de chaussures-là et je n’arrive pas même à lui tenir rigueur d’avoir été celle dans laquelle j’ai senti, juste sous le lacet droit, mon os se fendre au retour d’une sortie longue. Il serait bien ingrat de lui en vouloir : j’avais abandonné mes Mizuno pour ne porter plus qu’elle lors de mes entraînements (quand je n’étais pas nus pieds). Hormis ces considérations sentimentales, je dois  indiquer qu’au long de ce test, j’ai modifié considérablement ma foulée, allant d’une lourde et laide attaque par le talon à un abordage aussi aérien que sémillant sur l’avant pied (vous n’êtes pas obligés de croire tout ce j’écris, hein ?).

Bref, au fil de cette évolution, il m’a semblé évident que les Supernova Glide me convenaient bien mieux que les Mizuno par l’équilibre sur l’avant pied qu’elles me procuraient : la sensation d’avoir le talon surélevé et donc de poser le pied selon un angle ou l’avant-pied s’abat avant le talon m’aidait considérablement à maintenir ma foulée. Attention, il ne s’agit que de sensations personnelles et non d’une visée correctrice dans la conception de cette chaussure (les Newton ou les Vibram induisent par exemple des modifications beaucoup plus importantes). J’ai d’ailleurs remarqué que je peux parfaitement (et sans autre dommage qu’un léger inconfort) adopter mon ancienne foulée et de nouveau attaquer par le talon. Mais dans sa catégorie, ce sont elles que j’avais adoptées également pour leur dynamisme : la sensation d’être projetée en avant concourant à cette réactivité.

Pour tenter d’être complète et méthodique je retiendrais donc il s’agit d’une chaussure parfaitement universelle très confortable et que j’ai trouvée très dynamique pour la coureuse moyenne que je suis.

A porter, je les ai trouvé plutôt légères. Elles sont cependant plus rigides que les autres chaussures et nécessitent que l’on s’habitue à elles pour dépasser la sensation de léger steppage à l’attaque que j’avais noté dans mes premières impressions. Dès que l’on  s’ est accoutumé à son angle d’appui, elles sont très confortables et offre un parfait amorti tout en procurant une aide pour maintenir une foulée dynamique et économe.

Le chaussant féminin est un réel plus ! Adieu les talons fugitifs qui se carapatent hors des chaussures lors des accélérations ! Je pense également que ce chaussant vraiment réussi participe au dynamisme et à la sensation de légèreté.

Elles sont parfaitement universelles (pour les vitesses qui sont les miennes) qu’il s’agisse de sorties longues ou de séances VMA et je les ai même trouvées particulièrement stables lors de ma sortie en foret (quand je dis universelles, je précise que si je coure plus vite avec mes vibram et si mes chaussures de trail accrochent mieux, il n’en demeure pas moins que les Supernova Glide dans des conditions identiques se comportent tout à fait honorablement)

Bref, une chaussure dont je suis ravie alors que j’ai bien conscience que je ne l’aurais jamais choisie sur le seul critère d’un essayage en magasin :  le premier enfilage et les premiers mètres m’avaient tellement déroutée que j’aurais vraisemblablement détourné mes yeux d’icelles… A tort ! Un regret cependant :  la piètre qualité des lacets ! A peine 100 kilomètres et des brins rompus qui s’effilochent, ce n’est pas signe de grande solidité… Gageons que la chaussure est étudiée pour durer plus longtemps !


Les tests de Julie … tenue Saucony et Response Cuissard d’adidas

Jeudi 22 avril 2010

Julie a encore frappé … mais cette fois, elle ne dit pas que du mal :-)      Tiens, il serait peut-être temps de songer à lui créer un compte sur l’interface de rédaction Wanarun non, qu’elle puisse publier directement ? Manu ?

De son île, toujours aussi paradisiaque, c’est donc Julie qui vous parle …

“Non pas que je sois spécialement une fashion addict mais ressembler à une fille quand je cours c’est appréciable. Aussi j’ai cherché du textile running féminin mais efficace. J’ai donc récemment investi dans deux marques de textile complètement différentes avec des produits aux antipodes : Saucony et Adidas.

L’ensemble Saucony se compose du “Women’s Go Girl Beach Running Short” et du Saucony Women’s Energy Bra.
J’aime ce short parce qu’il est très mode, que je peux le porter sans complexe dans des contextes autres que la course à pieds, comme la sortie de l’école :-) En effet le haut du short peut cacher le bidou mais il peut aussi se rabattre si on aime courir minimaliste.
J’aime aussi ce short, parce qu’il est incroyablement fin et sèche incroyablement vite ! Il y a à l’intérieur une culotte de soutien très bien conçue, qui ne serre pas les cuisses, on peut l’utiliser sur de longues distances comme des marathons sans risque de frottement. Il est légèrement fendu sur le côté pour une plus grande liberté de mouvement.

Ce “test” ressemble à une pub, un publi-rédactionnel mais comment faire autrement, il est génial ce short ! D’ailleurs si vous surfez sur les sites américains vous verrez que les avis des consommatrices sont tous positifs. Il taille grand, un 38 équivaut à une taille S.
J’ai aussi la brassière assortie. Une fan parlait sur la page de Wanarun de l’importance du maintien de la poitrine, cette brassière remplit cette fonction avec des atouts supplémentaires : elle est vraiment transpirante, la sueur ne s’accumule pas dans le creux des seins, le tissu est épais et sans vous faire un dessin, on ne se sent pas indécente. Seul minuscul bémol : les bretelles de mon camelback ont fait pelucher le tissu. Autre point qui pourrait gêner certaines d’entre nous : la brassière est vraiment courte, le ventre est vraiment très découvert.

Dans la gamme Saucony, j’ai aussi le “Women’s Run Lux Short”, un peu moins mode, quoi qu’on peut le trouver dans des couleurs funky comme du prune ou du bleu ciel, mais tout aussi efficace, avec en prime une mini poche intérieure à l’arrière du short pour y  glisser une clé de voiture par exemple.

Chez Adidas j’ai voulu tester le Response Cuissard et là, la désolation ! Un prix exorbitant pour un résultat plus que douteux !
1/ Si on n’a pas -encore- le profil marathonnienne, ce ne sont pas les petits bandelettes de la marque qui cacheront vos petites rondeurs localisées.
2/ Pour le coup, c’est sûr que les muscles sont soutenus !! On est coincée là dedans, vraiment comprimée !
3/ Clima cool, pas du tout, on reste trempée du début à la fin, la transpiration ne s’évacue pas. c’est très désagrable ! Pour peu qu’on court avec le débardeur assorti, on risque la syncope… Rien à ajouter.


J’ai couru en Vibram Five Fingers !

Mardi 20 avril 2010

Deux avis valant mieux qu’un, après celui de David hier soir, vous aurez droit au mien ce matin !

Essais très différents cela dit. Si David, en bon geek qu’il est ( http://www.runmygeek.com ) s’est empressé d’acheter une paire et de la tester, j’ai, de mon côté joué la prudence et c’est en compagnie de Peter du site http://www.chronofocus.com, importateur des Vibram en France ( http://www.fivefingersfrance.com/ ) que j’ai effectué mes premiers pas en VFF.

Rendez-vous donc avec le très sympathique Peter à Longchamp hier soir pour un tour de l’hippodrome, par la route qui le contourne évidemment, soit une vingtaine de minutes de test in-situ.

Première étape : le choix de la pointure. Contrairement aux chaussures de running classiques, il n’y a pas besoin de surtailler. 44 ville = 44 Vibram et va pour le modèle KSO – le même que celui testé par David – qui présente la particularité de recouvrir entièrement le dessus du pied. Je précise que j’ai le pied Grec (deuxième orteil plus long) mais que cela ne pose pas de problème en Vibram. En fait, il faut choisir sa pointure en fonction de son orteil le plus long, tout simplement. Le chausson étant très souple, il s’adapte. Pied Egyptien -> c’est le gros orteil qui décide (en général -1 par rapport à une pointure ville). Pied Grec -> c’est le deuxième orteil qui décide.

Deuxième étape : il faut les enfiler ! En fait, contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce n’est pas bien compliqué. Il faut commencer par bien positionner les orteils en face des doigtés puis de pousser avec le pied en prenant soin de guider avec la main les éventuels récalcitrants.

Troisième étape : alors ? KesKessadi ? Ben, c’est pas mal, on est très bien dedans. Le fait d’avoir du tissu entre les orteils n’est pas gênant du tout, j’ai même une impression de fraîcheur que je n’ai pas avec des chaussures / chaussettes standards. En plus mes orteils peuvent bouger indépendamment les uns des autres. C’est amusant cette affaire. Allez, je rebouge un coup à droite, un coup à gauche, un coup en haut, un coup en bas …

Quatrième étape : comme on ne va pas passer la soirée à faire bouger bêtement ses orteils, on va peut-être aller courir non ? Aïe, ça va faire mal ? Tirer sur les mollets ? On va sentir la route ? On ne va pas réussir à courir ? … Et bien non, non, non, non comme le chante la jeune Camelia J. , rien de cela !

1) Bien sûr qu’on arrive à courir et même très facilement ! Il suffit de penser à pencher un peu le buste vers l’avant, comme avec des Newton. En fait, il n’y a même pas besoin d’y penser car ne pas le faire, conduit à courir sur le talon et on s’en lasse franchement très vite, sans amorti … Et immédiatement, quelle sensation de légèreté en course ! Une foulée naturelle, légère et aérienne. Je sais, j’ai déjà dit la même chose pour les Newton sauf qu’ici le mot “naturelle” prend tout son sens : aucun artifice pour courir sur l’avant du pied.

2) On ne “sent” pas la route car on court naturellement sur l’avant du pied, zone conçue par Dieu ou Darwin ou qui/quoi que vous voulez, à cet effet, même si elle s’est atrophiée, la faute aux équipementiers. Bien entendu, et je l’ai volontairement testé exprès pour vous, si vous passez sur des cailloux, vous les sentirez, mais sans risque de blessure, grâce à la fine semelle de protection.

3) Aucun tirage de mollet et … là, lisez bien ce qui suit – il faut le ressentir pour le croire – : vous savez que je souffre depuis quelques temps d’une douleur sous le pied, que j’avais attribuée à l’abus de Newton, douleur que j’ai encore sentie ce midi en salle de gym lors de mes 200 squats, et bien, en Vibram, cette douleur a totalement disparu !!!

En fait, pour résumer – Frédéric C., ne lis pas ce qui suit s’il te plaît – les Vibram, c’est G-E-N-I-A-L !!!

On va encore me reprocher d’être dithyrambique mais honnêtement, j’ai été séduit, envoûté, subjugué … par ces chaussures. Comment ai-je pu m’en passer et courir pendant des années avec des modèles airbaggisés à grands coups de gels, xprène, super-amort … alors que rien n’est plus naturel que de courir “pieds nus” ? … tout en ayant, contrairement aux vrais barefooters, l’assurance d’être protégé des saletés qui traînent par une semelle.

Si vous en avez l’occasion, essayez des Vibram, vous les adopterez bien vite ! En plus, on peut tout faire avec : courir, jouer au tennis, se balader … Je vais évidemment en acheter une paire de ce pas et pense faire au moins un des mes entraînements hebdos (l’EF et/ou la SL) avec.

Un dernier détail : oubliez les mots pronation, supination, semelles orthopédiques … Votre pied va retrouver de lui-même sa posture naturelle.

Une petite vidéo montrant les Vibram en situation réelle conduites par un superbe athlète (i.e. moi évidemment) et en plus cette vidéo est passée aux actus de BFM : cliquer ici http://www.bfmtv.com/video-infos-actualite/detail/fivefingers-la-basket-en-forme-de-gant-360591/

Et pour vraiment tout savoir sur les Vibram five fingers (ou 5 fingers ou fivefingers, comme vous voulez), cliquez sur les liens suivants :


Un Ultramarathonien a testé le nu-pied ou barefoot

Jeudi 15 avril 2010

Pour compléter l’article de Fred , avec Jérémy et ses fivefingers , afin de recouper les infos , entre nu-pied total ou chaussure minimaliste…

Y a-t-il une barrière ? Sommes nous dans la même famille ?

Je vais peut-être redescendre de mon nuage, le village de OUI OUI ;-)   pour cela un Ultrafondu a accepté de répondre à mes questions .

Merci Thierry alias @GyojiShukke sur twitter et son blog http://zanshin.squarespace.com

Qui es tu ?

J’ai 41 ans. Marié, 3 enfants. Quasi architecte. Je travaille à Paris et habite à Rueil-Malmaison (92)

Je suis ultrafondu depuis toujours même si je ne cours que depuis 6 ans.

Comment as tu eu l’idée de courir barefoot ?

Je suis très attiré par le minimalisme et j’apprécie beaucoup Anton Krupicka.

C’est d’ailleurs après avoir vu le film dans lequel il évolue, “Indulgence”, et en consultant régulièrement son blog que l’idée m’est venue.

Une autre source “d’inspiration” sont les kakudo, les moines ascétiques japonais qui font une terrible épreuve de courir de 40 à 100 km chaque jour pendant 1000 jours. Ils n’ont que des sandales de paille !

Continuation logique du Chi-running ?

Plus le côté minimaliste que Chi-running.

D’ailleurs il n’est jamais question de barefoot dans les livres, DVD, site du ChiRunning.

Par contre un point important du ChiRunning est d’être le plus léger possible sur ses appuis et de ne pas laisser de trace dans le sable (par exemple). J’aime cette idée d’avoir une empreinte la plus discrète possible. J’essaie d’appliquer ce principe à pas mal d’éléments de ma vie de tous les jours.

Combien de temps as tu pratiqué ?

±10 fois de 4 km à 9,5 km (distance maison / travail)

50% sur bitume et le reste sur chemin.

Penses tu reprendre ?

Non mais avec des VFF ou simples semelles oui.

Je veux dire que je pense que courir barefoot est un état d’esprit. Je parlais plus haut d’avoir toujours été ultrafondu. Je pense que barefoot signifie minimaliste. Courir en VFF, en tongs, sandales (semelle vibram ou autre matière) et même en chaussures réduites à leur plus simple expression est “barefoot”.

Possible de se passer de nos runnings ?

Non mais pas pour des raisons de confort pédestre mais pour des raisons de libération des pensées.

Les très petites fois où j’ai couru nus pieds je ne pensais qu’à la pose de mes pieds. Pas de ma foulée mais où je les posais. Je faisais sans cesse attention aux dangers éventuels et je n’ai pas vraiment apprécié ces sorties.

Courir nu-pied sur un ultra ?

Cela dépend de l’ultra (je suis normand ;-) )

Il y a des autochtones réunionnais qui font la diagonale des fous en tongs !

As tu  découvert des avantages ?

Un des avantages est le travail de proprioception.

C’est aussi le meilleur moyen de passer d’un cycle arrière à un cycle avant.

Je pense aussi que ça allonge les jambes (la silhouette) et rend les fesses plus fines et musclées.

As tu découvert des contraintes ?

Pieds sales, peur des crottes de chiens, des bouts de verre, des pierres, etc.

Penses tu a un effet de mode ?

Oui pour la majorité des barefootteurs.

Crois tu a l’avenir des chaussures minimaliste ?

OUI. Je porte maintenant des New Balance MT100 après avoir porté pas mal de paires de INOV-8.

Je vous recommande ces MT100 (développées par Anton).

Au choix que préfères tu ? barefoot ou vibram  ?

Entre les deux. Le vibram en tant que tel m’est égal. Pour le barefoot voir plus haut. Un mix des deux est pas mal.

As tu envie d’un challenge d’ultra en barefoot ?

Je ne suis pas très challenge mais des sorties “off” barefoot oui .

Thierry étant d’une extreme gentillesse , il répondra sans contrainte a vos questions .


700 km et le Marathon de Paris en NEWTON

Mardi 13 avril 2010

Nous voici arrivés au terme de ce Vrai – et long – Test des Newton Running Stability Trainer. 9 semaines de plan d’entraînement Bruno Heubi et le Marathon de Paris en 3h13′05″, soit peu ou prou 700 kilomètres parcourus et donc beaucoup de matière pour formaliser un jugement que je pense assez définitif.

La traditionnelle photo de la semelle, avant toute chose. Alors oui, cette fois, on peut dire qu’elles sont bien usées ! En plus, je les ai comparées à des neuves lors de la Marathon Expo, j’ai donc bien vu la différence, peu flatteuse. Les “patins” constituant la zone d’impact sont bien rabotés – ce qui me permet accessoirement de voir que je cours sur l’intérieur des pieds – et ont perdu beaucoup de leur efficacité initiale. Il est intéressant de constater que la partie avant de la semelle, sous la pointe des pieds, est-elle aussi très abîmée, ce qui prouve que les Newton font bien “courir sur la pointe”. Je considère que vu leur état d’usure les chaussures ne sont plus, à partir de maintenant, utilisables, même si j’ai battu dimanche mon meilleur temps sur marathon de 25 minutes.

Je ne reviens pas dans le détail sur les plus et les moins que j’ai déjà évoqués dans de nomnbreux articles. En guide de rappel :
- les plus : modification profonde de la foulée, légèreté en course, moindre fatigue, efficacité. La preuve, mon temps au MDP !
- les moins : au-delà d’une certaine distance de course (30 km) on commence à franchement “sentir” la zone d’impact, j’ai pu encore le constater dimanche à partir du 32e kilomètres, mal aux genous également sur les 3 derniers kilos. Autre moins, pour certains, le temps d’adaptation – douleurs aux mollets au départ – que personnellement je n’ai pas connu. Le prix très élevé peut lui aussi être rangé dans la catégorie des moins.

Après tous ces kilomètres sans quitter les Stability Trainer – c’était un test -, j’ai pas mal réfléchi à la meilleure façon de les utiliser pour progresser. Et, si je devais en racheter, ce que je ferai sans aucun doute – le modèle Racer cette fois – je pense que je panacherais avec deux autres modèles, un modèle de type compétition, avec peu d’amorti (des adizero adios par exemple) et un modèle endurance (des Saucony GetGo toujours par exemple). Sur ma semaine d’entraînement classique à 4 séances, je procéderais comme suit :
- VMA : en adizero adios. Je l’avais déjà précisé mais je n’ai pas jugé les Newton efficaces dans cet exercice : impossible de “griffer” comme un sprinter.
- EMA (Endurance Maxi Aérobie – fractionné long) : en Newton, pour continuer à bosser la foulée sur des séquences assez longues (>15 minutes).
- EF (1 heure) : en Saucony
- Sortie “longue” : en fonction de la distance préparée. Pour un 10 ou un semi, alternante Newton / adizero. Pour un marathon, alternance Saucony / adizero.
En compétition, j’aurais tendance à chausser les Newton sur le 10 ou le Semi car ces distances sont parfaitement adaptées et les adizero sur le marathon pour leur légèreté.

En dépit de cette douleur persistante sous le pied, je reste enthousiasmé par les Newton – je n’aurais simplement pas dû les porter au-delà de 30km – et des progrès fulgurants qu’elles m’ont fait accomplir en modifiant en profondeur ma foulée.

Personnellement, j’en recommande à tous les coureurs l’achat, sachant qu’il existe, dans la gamme, des modèles plus faciles d’accès qui permettent une transition plus en douceur. Achat, oui, mais pas pour les utiliser en permanence. Les considérer comme un moyen, un accessoire, pour parvenir à une fin : améliorer sa foulée. Accessoire qu’il convient donc d’utiliser sur des séances techniques précises en alternance avec d’autres types de chaussures.




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