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700 km et le Marathon de Paris en NEWTON

Mardi 13 avril 2010

Nous voici arrivés au terme de ce Vrai – et long – Test des Newton Running Stability Trainer. 9 semaines de plan d’entraînement Bruno Heubi et le Marathon de Paris en 3h13′05″, soit peu ou prou 700 kilomètres parcourus et donc beaucoup de matière pour formaliser un jugement que je pense assez définitif.

La traditionnelle photo de la semelle, avant toute chose. Alors oui, cette fois, on peut dire qu’elles sont bien usées ! En plus, je les ai comparées à des neuves lors de la Marathon Expo, j’ai donc bien vu la différence, peu flatteuse. Les “patins” constituant la zone d’impact sont bien rabotés – ce qui me permet accessoirement de voir que je cours sur l’intérieur des pieds – et ont perdu beaucoup de leur efficacité initiale. Il est intéressant de constater que la partie avant de la semelle, sous la pointe des pieds, est-elle aussi très abîmée, ce qui prouve que les Newton font bien “courir sur la pointe”. Je considère que vu leur état d’usure les chaussures ne sont plus, à partir de maintenant, utilisables, même si j’ai battu dimanche mon meilleur temps sur marathon de 25 minutes.

Je ne reviens pas dans le détail sur les plus et les moins que j’ai déjà évoqués dans de nomnbreux articles. En guide de rappel :
- les plus : modification profonde de la foulée, légèreté en course, moindre fatigue, efficacité. La preuve, mon temps au MDP !
- les moins : au-delà d’une certaine distance de course (30 km) on commence à franchement “sentir” la zone d’impact, j’ai pu encore le constater dimanche à partir du 32e kilomètres, mal aux genous également sur les 3 derniers kilos. Autre moins, pour certains, le temps d’adaptation – douleurs aux mollets au départ – que personnellement je n’ai pas connu. Le prix très élevé peut lui aussi être rangé dans la catégorie des moins.

Après tous ces kilomètres sans quitter les Stability Trainer – c’était un test -, j’ai pas mal réfléchi à la meilleure façon de les utiliser pour progresser. Et, si je devais en racheter, ce que je ferai sans aucun doute – le modèle Racer cette fois – je pense que je panacherais avec deux autres modèles, un modèle de type compétition, avec peu d’amorti (des adizero adios par exemple) et un modèle endurance (des Saucony GetGo toujours par exemple). Sur ma semaine d’entraînement classique à 4 séances, je procéderais comme suit :
- VMA : en adizero adios. Je l’avais déjà précisé mais je n’ai pas jugé les Newton efficaces dans cet exercice : impossible de “griffer” comme un sprinter.
- EMA (Endurance Maxi Aérobie – fractionné long) : en Newton, pour continuer à bosser la foulée sur des séquences assez longues (>15 minutes).
- EF (1 heure) : en Saucony
- Sortie “longue” : en fonction de la distance préparée. Pour un 10 ou un semi, alternante Newton / adizero. Pour un marathon, alternance Saucony / adizero.
En compétition, j’aurais tendance à chausser les Newton sur le 10 ou le Semi car ces distances sont parfaitement adaptées et les adizero sur le marathon pour leur légèreté.

En dépit de cette douleur persistante sous le pied, je reste enthousiasmé par les Newton – je n’aurais simplement pas dû les porter au-delà de 30km – et des progrès fulgurants qu’elles m’ont fait accomplir en modifiant en profondeur ma foulée.

Personnellement, j’en recommande à tous les coureurs l’achat, sachant qu’il existe, dans la gamme, des modèles plus faciles d’accès qui permettent une transition plus en douceur. Achat, oui, mais pas pour les utiliser en permanence. Les considérer comme un moyen, un accessoire, pour parvenir à une fin : améliorer sa foulée. Accessoire qu’il convient donc d’utiliser sur des séances techniques précises en alternance avec d’autres types de chaussures.


Vrai Test Newton Running Stability Trainer – les Moins

Vendredi 26 mars 2010

“Enfin un peu d’honnêteté et d’objectivité sur ce site !”. Je sens mes nombreux contempteurs se frotter les mains et se réjouir. J’entends leurs cris de victoire résonner dans la plaine … Euh, Fred, on sur Wanarun.net là, keep cool !

En mon âme et conscience, je me dois de vous avouer qu’en dépit de tout le bien très communicatif que je pense toujours d’elles, les Stability Trainer ne peuvent prétendre à la perfection absolue. Ma phase “changement de pré réjouit – béâtement – les veaux” venant de laisser place à la phase “P….. ! Y a le Marathon dans 2 semaines”, c’est avec une acuité nouvelle et exacerbée que j’analyse plus en profondeur mes entraînements en Newton et que le détail gênant prend parfois le pas sur l’enthousiasme général.

Moins n°1 que j’avais déjà évoqué dans un article précédent : les Stability Trainer ne permettent pas de récupérer dans les descentes. La conception de la zone d’impact, qui fait preuve de toute son efficacité sur le plat et en montée, bloque toute tentative de relâchement. La maîtrise de la chaussure, en pente, exige de maintenir une tension des muscles antinomique des théories de la “bonne descente”.

Moins n°2 : contrairement à ce qu’on pourrait penser, ces chaussures ne sont “finalement” pas adaptées aux séances de VMA courte (de 100 à 400m sur piste), parce qu’il n’est pas possible de “griffer” réellement avec, donc d’obtenir une efficacité maximale. Alors certes, la foulée est aérienne mais elle manque d’un peu de puissance.

Dans ce que je viens de dire, le mot “finalement” est très important. Qu’on se comprenne bien : la Stability Trainer permet de réaliser des progrès considérables en VMA à partir d’une situation de départ du type “je talonne donc je suis”. Mais, une fois que la nouvelle foulée sur l’avant du pied est acquise, pour passer au cran supérieur, en terme de VMA, il devient nécessaire d’adopter l’attitude du sprinter et c’est là que le bât blesse. Donc : “initiation” en Newton puis “performance” en XXXXXXX (remplacez les X par une chaussure dynamique de votre choix). Si vous n’avez rien compris à ce que j’ai écrit, me le faire savoir dans les commentaires.

Moins n°3 : si la zone d’impact se fait discrète sous le pied sur des distances inférieures à la trentaine de kilomètres, ce n’est pas tout à fait le cas au-delà. Ma dernière sortie longue en date (32 km) m’a occasionné une douleur persistante (cela fait 5 jours) sur la partie avant interne de chaque pied (du gros orteil au milieu du pied). Nonobstant, je disputerai le Marathon de Paris en Stability Trainer car de toute façon, il est trop tard pour envisager un changement de chaussure et j’ai réussi à passer mes séances VMA et EMA – difficilement pour cette dernière – cette semaine.  Il me reste une sortie longue de 34 km ce weekend pour affiner ce jugement.

Moins n°4 : déjà évoqué, la texture très ajourée de la chaussure fait qu’en cas de pluie, l’interieur se remplit très rapidement d’eau, ce qui n’est pas spécialement idéal pour la course à pied …

Moins ou pas n°5 : l’usage exclusif des Newton induit une modification profonde de la musculature de la jambe : développement des muscles du mollet mais aussi du bas de la cuisse. Si vous tenez à vos gambettes actuelles, pensez-y ! Personnellement, je n’y vois pas de moins :-)

Moins n°6 : sans doute très personnel. Sur les pieds, en correspondance du haut de la languette, je rencontre une forte irritation de la peau, entraînant une douleur persistante, à la fois cutanée et sous-cutanée. Ma dermatologue, que j’ai consultée hier, alors que le problème traîne depuis un bon mois, lie ce phénomène aux frottements de la languette (qui remonte assez haut sur le pied mais a priori ne bouge pas) ou à une allergie au matériau (made in …) utilisé – curieux, au travers des chaussettes … – et m’a prescrit un soin local à la cortisone. Première fois que j’ai ce souci avec une paire de chaussures.

Vous voyez bien que je peux être objectif quand je veux ! Par contre, ces moins sont bien entendu à peser au regard des plus que je vous ai déjà évoqués en long, en large, en travers, à l’endroit, à l’envers … : foulée plus aérienne, plus efficace et moins fatigante. Mon Semi de Paris 2010 record est là pour en témoigner.

Alors que conclure ? Peut-être qu’en fait, il faut réserver ces chaussures à des distances inférieures ou égales au Semi-Marathon où leur efficacité fera merveille et ne pas vouloir être trop gourmand en leur faisant faire ce pour quoi elles ne sont pas faites visiblement. Peut-être aussi que mes doses d’entraînement (5 séances / semaine, jusqu’à 7h de course effective – VMA, EMA, EF, SL, récup) réalisées exclusivement en Newton sont trop importantes et qu’il conviendrait de réserver les Newton à une ou deux séances seulement. Par exemple, l’Endurance Maxi Aérobie et la Sortie Longue, en prévision du Marathon de Paris. Matière à cogiter …

Je vous en reparle aussitôt ma petite sortie longue du 11 avril achevée.


Vrai Test NEWTON RUNNING – 100 KM

Mardi 16 février 2010

Après mes dythirambes initiales, que certains – des jaloux qui n’ont pas la chance de courir en Newton peut-être ? – ont jugées déplacées ou tout au moins précoces et mon enthousiasme de la découverte par trop communicatif, j’ai laissé un peu d’eau couler sous les ponts avant de reprendre le fil de ce VRAI TEST des Newton Running Stability Trainer. Que les grincheux passent ici et tout de suite leur chemin sans aller plus loin, car, malheureusement pour eux, une fois encore, je vais jouer le thuriféraire.

Oui, après 2 grosses semaines d’utilisation intensive, incluant les 4 premières séances de mon plan d’entraînement Bruno Heubi pour le Marathon de Paris, je n’ai pas perdu une once d’enthousiasme, bien au contraire, celui-ci s’est encore accru.

Vite fait, la liste des 10 séances effectuées depuis mon dernier article sur le sujet : 12×200m VMA sur route, 1h endurance fondamentale sur route, 1h récup, 8×800m sur piste, 26km à allure marathon sur route, 5×250/5×200/5×150 VMA sur route, 3×12 min à 90% de VMA sur route, 1h récup, 1h endurance fondamentale sur route et une sortie longue de 2h sur route dont 30 min à allure marathon. Que celui qui estime qu’après ces séances variées, je n’ai toujours pas acquis le droit de donner un avis circonstancié, lève le doigt … que je puisse l’ajuster plus facilement :-)

Oui, je me répète, je suis toujours aussi satisfait de ces Stability Trainer. Sans forcer ni faire d’effort particulier – surtout, ne pas essayer de courir sur l’avant en exagérant le mouvement mais laisser faire les chaussures ! – ni me faire souffrir d’une quelconque douleur aux mollets ou aux cuisses, ma foulée lourde et “talonneuse” s’est progressivement modifiée pour adopter une attaque de l’avant du pied, bien plus efficace et surtout source d’une  agréable sensation de légèreté en course. Sensation qui se traduit dans les faits par une fatigue nettement moindre. Mes 26 km à 13,5 km/h m’en ont semblé deux fois moins ou presque :-)   

Ne nous méprenons pas ! Je ne cours quand même pas comme Bolt en finale des Mondiaux, sur les pointes. Ce qui serait d’ailleurs prodigieusement inefficace sur un marathon. C’est juste qu’au lieu de frapper la route avec le talon en premier, je pose aujourd’hui d’abord l’avant du pied, ce qui au niveau énergétique est bien plus efficace en terme de reprise d’effort. Ma foulée s’est également raccourcie et sollicite moins les muscles des jambes : plus énergique, plus efficace, plus légère.

La Rémanence de l’Effet Newton : ce qui est prodigieux – c’est de l’enthousiasme, remplacez le terme par “sympa”, “bien”, “intéressant” si cela vous chante et que vous pensez toujours que j’ai été payé -, c’est que cette nouvelle foulée, acquise avec une facilité déconcertante car naturellement, est maintenant “permanente”. Juste avant de rédiger cet article, j’ai ré-enfilé dimanche soir ma paire précédente, pour une sortie test d’une demi-heure et je me suis rendu compte que j’attaquais toujours avec l’avant du pied, chose que je ne faisais jamais auparavant avec ces chaussures. Je les ai même découvertes sous un nouveau jour.

Certains ont émis des doutes, dans les commentaires liés à mes articles précédents, sur la durabilité de la semelle. Après une centaine de kilomètres sur route, revêtement très abrasif s’il en est, les “patins” situés sous la semelle ne sont que très très légèrement arrondis sur le bord d’attaque (voir photo) mais rien de bien méchant a priori et sans évolution depuis de nombreux kilomètres. A part cette minuscule zone, aucune usure n’est constatée. On a coutume de dire qu’une paire de chaussures doit être changée tous les 800 km. Je pense que la Stability Trainer les atteindra sans problème.

Bizarrement, ce n’est pas tant en VMA – où pourtant j’ai gagné des secondes – ou en EMA, que j’apprécie le plus ces chaussures. Car dans ce type de séances, quelle que soit la chaussure, la tendance est forcément à courir sur l’avant du pied pour aller vite et l’effort à fournir est important, Newton ou pas. En fait, ce sont les sorties longues qui me permettent vraiment de tirer toute la quintessence des Stability Trainer : foulée plus efficace, plus légère, moins gourmande en effort = fatigue moindre, facilité et surtout maintien de la pose avant du pied – puisque c’est la chaussure qui “oblige” à le faire et non un quelconque effort de ma part que je saurais pas maintenir aussi longtemps - pendant toute la séance, donc constance dans la foulée durant 2 heures.

Je suis donc très très confiant pour mon Marathon de Paris que je courrai en Newton, c’est certain ! Et, à l’attention des grincheux, s’ils n’ont pas quitté l’article plus tôt, j’affirme, que cela les chagrine ou pas, qu’au milieu de ce concert de louanges, je n’ai pas – encore – de bémol à émettre. Ces chaussures ont vraiment le truc en plus que les autres n’ont pas.


Vrai Test NEWTON Stability Trainer : première VMA et 2 secondes aux 200m !

Mardi 2 février 2010

Chose promise à ma poignée de lecteurs fidèles, chose due. La suite du Vrai Test. Aujour’hui c’est mardi et le mardi c’est … VMA ! VMA en NEWTON s’il vous plaît, une première du genre – pour moi évidemment. Un peu de suspense avant le verdict, comme d’habitude mais en plus court, forcément – c’est VMA, remember ?

Disgression N°1, la seule et l’unique du genre pour aujourd’hui : Newton a maintenant un blog en Français avec tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur leurs produits consciemment ou inconsciemment.

Et en plus, on parle de moi dedans ! Je ne pouvais donc décemment pas ne pas vous l’évoquer. Mon ego en eût pris un sacré coup. L’adresse de ce blog : http://newtonrun.fr 

Alors, la VMA c’était comment ? Déjà, je vais commencer par revenir sur mes promesses : au lieu de 400, je me suis contenté de 12×200m, faute et à cause du temps – pas le même dans les 2 cas – sur route et sous la pluie. C’est juste pour planter le décor.

Nonobstant, le résultat de la séance fut à la hauteur de mes espérances (sic). Comme cela était prévu, les Newton  se sont avérées de parfaites compagnes pour ce type d’exercice où naturellement on cherche à attaquer sur l’avant du pied, même quand on est un talonneur comme moi. Comme dirait mon coach “comme un cheval qui piaffe” – pauvre bête, même le plus lourd des percherons serait bidonné en me voyant.

Là, c’est un régal car non seulement, attaquer sur l’avant du pied est plus facile, puisque c’est la conséquence du principe même de conception de la semelle et qu’il n’y a pas besoin d’essayer de tenter d’imiter le cheval qui piaffe, juste de courir vite, mais, en plus, le rendu d’énergie promis sur le papier se matérialise réellement et les temps réalisés sur les séries inférieurs à mes temps habituels de deux secondes (37-38s au lieu de 39-40s), le tout avec une facilité de mouvement et de foulée déconcertante par rapport à mes paires classiques.

Bref, oui je l’avoue, je suis toujours enthousiasmé – un peu trop disent certaines très mauvaises langues - par ces Stability Trainer, surtout que je viens de gagner 2 secondes aux 200 grâce à elles ! Et non, je n’ai pas été payé pour l’écrire :-) et oui, je suis prêt à Vrai Tester aussi objectivement n’importe quelle marque – sauf … vous savez qui, tendinites obligent.

La suite ? Au prochain numéro … d’ici quelques semaines maintenant, la phase de découverte étant terminée – changement de pré, réjouit les veaux comme disait mon grand-père-, il faut engranger quelques kilomètres et quelques séances de mon plan marathon Bruno Heubi en 9 semaines avant de se forger une opinion définitive.




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