Archive pour le mot-clef ‘plan d’entraînement’

MARATHON AC’ Saison 1 – Les news de la semaine

Mercredi 3 mars 2010

Fred qui cette semaine fricote avec les cimes loin de tout wifi (enfin, tout à fait théoriquement car il semble que notre Fred national rôde dangereusement près des hotspots d’altitude…), m’a passé le micro pour vous narrer les joyeuses aventures des impétrants de la Marathon’AC :

Pour Fred, cette semaine était la “semaine de la mort” : 5 entraînements en 5 jours faute de temps pour étaler le tout comme de la confiture sur du pain de mie. Fred tient, d’ailleurs, à préciser qu’il dédouane totalement Bruno Heubi pour cette application très particulière de l’excellent plan qu’il a conçu. Non, Bruno n’est pas le bourreau des apprentis marathoniens ! Fred le dit et le répète : le plan est GENIAL – rien que ça ? Passionnant à mettre en pratique et surtout uniquement en % de VMA.
La semaine de la mort, on y revient : une SL dominicale de 2h05 pour démarrer (avec deux passages de 20 minutes à allure marathon séparés d’une misérable minute trente) et pour boucler la boucle, une SL du jeudi de 2h10 (et ses passages marathon, cette fois de 25 et 20 minutes, toujours séparés par la même misérable minute trente).
Entre les deux SL, un peu de VMA, ça ne mange pas de pain, surtout le lundi (6×250m+5×200+5×150), une petite assimilation du mardi (1h à 70% de VMA) et la séance préférée – mouais … – de Fred, l’EMA du mercredi (20 minutes / 15 minutes / 10 minutes à 85% de VMA espacées de 120 malheureuses petites secondes).
Fred en a profité pour réaliser deux Vrais Tests Wanarun : tenues de compression BSC et produits diététiques de l’effort W-CUP qu’il a déjà mis en ligne.
Cette semaine, ce sera skating (ski de fond), bouchons, puis Semi de Paris avec ou sans jambes, on verra bien. (vu la longueur de ses guibolles, ca m’etonnerait bien

Cyrille quant à lui est au repos forcé puisqu’après une bonne semaine d’entraînement sa blessure est violemment revenue mardi. Ne pouvant plus marcher le lendemain il est depuis contraint au repos forcé… Bref, le coup dur qu’on redoute tous. On croise les doigts pour qu’il puisse reprendre vite ses entraînements.

S’agissant de Jipé, sa 4ème semaine de la préparation marathon a été perturbée par les vacances scolaires et des surcharges professionnelles. Bien que les séances de fractionnés aient été écourtées, le kilométrage est pour le moins au rendez-vous. Sa semaine à la loupe :

Mardi : footing de 1h 22 au Bois de Boulogne
Mercredi : 35 mn sur tapis en salle
Vendredi : footing de 1h 05 dans Paris
Samedi : 1h 23 au Bois de Vincennes avec accélération sur les 30 dernières minutes
Dimanche : malgré la tempête, grosse sortie de 1h 33 au Bois de Boulogne. Les 10 derniers kilomètres à allure semi-marathon.

Vincent, quant à lui boucle sa 4ème semaine de préparation. Les 5 sorties prévues ont toutes été faites en respectant scrupuleusement le plan. S’il déteste toujours autant les séances de VMA, il concède sans barguigner qu’il faut en passer par là pour progresser (je suis très admirative de sa philosophe attitude : moi je peste sans avoir la moindre once de pondération !). Au total, Vincent a parcourus 77km parcourus dans des conditions, encore une fois, pas toujours évidentes (il a notamment été contraint d’attendre le début de soirée pour faire sa dernière sortie de la semaine dimanche). Sur les 5 séances sa vitesse moyenne est de 11,90Km/h. Vitesse qu’il estime encore loin des 12,98km/h nécessaire pour atteindre l’objectif fixé, à savoir terminer son 4ème marathon en 3h15. Et en précisant ces quelques chiffres, il ne peut s’empêcher d’avoir une pensée pour Serge Girard, en plein tour de l’Europe en courant, qui vient de boucler son 229ème marathon d’affilé et qui semble aller mieux après des sérieux pépins physiques.

Robert poursuit également ses entraînements sans faillir :

* Lundi : Muscu du dos et des épaules, 1 heure
* Mardi : 1h20 de footing cool, à environ 12 km/h, pour le parcours, c’était la médaille de Bronze du Hit run version courte, puis 20 mn d’étirements…
* Mercredi : 30 mn de footing puis 10 *200 m sur tapis avec 100 m de récup’ à 10 km/h; 5 à 18 km/h (VMA) et 5 à 20 km/h à VMA, puis étirements pendant 20 minutes… le soir, COMPEX pour les quadriceps, prog. endurance pendant 55 minutes, niv. 3, moyenne 91..
* Jeudi : 45 mn sur tapis dont 20 mn à 14 km/h puis 10*100 m à 20 km/h avec 100 m de récup à 10 km/h ; 5 à 18 km/h (VMA) et 5 à 20 km/h …. lorsqu’une petite explosion a retenti sur le tapis… non, ce n’était pas ses quadriceps ni le Front de Libération des Tapis de Course (FLTC)… mais Gaspard, son p’tit dernier, qui avait placé un tuyau en plastique souple sur le mécanisme de roulement… Robert croise les doigts pour que son tapis chéri n’ait pas trop souffert… avant d’enchîner avec 20 mns d’étirements puis le soir, COMPEX pour les quadriceps, prog. endurance pendant 55 minutes, niv. 3, moyenne 91..
* Vendredi, 1 heure de muscu essentiellement pour ses petits muscles pectoraux qui en ont bien besoin… (c’est lui qui le dit, hein c’est pas moi !)
* un BILAN GLOBAL : qu’il décrit ainsi : « semaine difficile, c’est pas la joie… j’ai pas le moral, j’suis fatigué… désolé, j’me prends pour BENABAR… j’ai mal au dos… heureusement, cette après-midi c’est les 10 kms des Côteaux de Bassens qui doivent se courir… sous la pluie… à Bassens…. toh !!!! qu’est-ce que j’ai fait de si grave dans ma vie pour mériter tout çà ?!?!? »
Sauf que le samedi, l’animal a encore trouvé la force (et la motivation !) pour courir la course des 10 kms des côteaux de Bassens qu’il termine le cardio en panne (il vaut mieux que ce soit le cardio que le palpitant lui-même !) en 39′50 sans forcer mais sans être vraiment en mesure d’accélérer… (un temps qui, moi, me fait tout à fait rêver…)

Stef tant pour des raisons professionnelles que familiales n’a pu pratiquer la course à pied cette semaine, ce n’est que partie remise.

Enfin, en ce qui me concerne, (Aurélie donc) ma 4ème semaine de la préparation marathon qui s’est déroulée ainsi :
mercredi : Aie, encore mal aux jambes de mes entraînements du weekend dernier. Une toute petite sortie de 50′ en endurance (en testant l’intégrale BSC) avant de filer respirer le bon air de l’Auvergne !
jeudi : Pétard, j’ai oublié mon Garmin : je choisis la séance de la semaine où je n’ai pas trop besoin de programmer mon entraînement et je cavale en utilisant le chrono de … mon téléphone… soit une heure en endurance dont 15′ à 85 % de ma fcm (cette dernière valeur étant appliqué parfaitement au pifomètre puisque je n’ai pas de fréquencemètre…)
vendredi : Toujours sans ma montre mais pas sans un grain de folie je décide de caler ce jour ma sortie longue : je pars sous un rideau de neige fondue pour cavaler sur une route qui me semble bien pentue… arrivée en haut, sur un magnifique plateau, je cavale …. sur et sous la neige qui s’est mis à tenir parfaitement avec l’altitude ! Au retour (merci openrunner) je m’aperçois que j’ai couru 16 km en 2 heures… avec un joli dénivelé positif de 370 mètres : j’ai mal à des muscles dont j’ignorais même l’existence !
dimanche : enfin munie de mon Garmin qu’un gentil facteur m’a apporté la veille, j’effectue enfin ma séance de fractionné : 20′ endurance + [7 fois 2'30'' + récup 1'30"] + 10′ endurance (+ retour au bercail ) total : 1 heure 10 pour 11,50 km. Entre le relief (décidément l’Auvergne n’est pas plate !), le vent qui souffle en rafale et les jambes encore plombées de mon ascension neigeuse, la séance est plutôt difficile…
Je passe la journée en collant de récupération pour oublier mes cuisses douloureuses tout en élaborant des plans catastrophe pour le semi-marathon de Paris qui se cavale exactement dans une semaine… Pas question de faire un chrono avec la forme qui est la mienne et la fatigue du plan qui va de surcroît s’aggraver la semaine prochaine…

… Et ils sont combien les lecteurs à avoir été au bout de ce billet interminable , hum??? Hein que vous le regrettez votre Fred, rapide, concis et efficace ? Rassurez-vous à la la force centripète qui le guide près des wi-fi alpins, je devine qu’il ne va pas vous laisser tomber très longtemps !


Plans d’entraînement – Le Grand Décryptage – Chap 12 le Marathon en 12 semaines

Jeudi 9 juillet 2009

Alors figurez-vous que je suis bien ennuyé. J’avais, en effet, passé de nombreuses heures à relire les X plans marathons des revues de running qui traînaient chez moi et je m’apprêtais à vous asséner une synthèse ferme et définitive du style “il n’y a qu’une seule façon de préparer le marathon et c’est celle-là” lorsque j’ai reçu le premier numéro de mon abonnement à Zatopek (la revue pas le coureur).

Le rapport ? Les cahiers Volodalen insérés au milieu de la revue et plus particulièrement un article intitulé “Préparation Marathon : Durée ou Vitesse ?” causes d’un double doute. Vous ne connaissez pas Laurent ? Moi, non plus mais Volodalen a comparé ses plans d’entraînement sur 3 marathons : un plan vitesse – gros travail au seuil et à la VMA – pour Paris 2006, un plan durée – quasiment que de l’endurance – pour Berlin 2007 et un plan mixte pour Florence 2008 sans pouvoir conclure de manière ferme à la meilleure préparation. C’est le premier doute dont je parlais. Le second : Volodalen a comparé 3 coureurs aux VMA radicalement différentes (20, 18.5 et 17 km/k) pour des temps au marathon similaires, ce qui tend à prouver que travail en vitesse et travail en durée peuvent avoir globalement le même résultat sur 42 km.

On en conclut donc que chaque coureur est différent de ses congénères et que toute préparation se doit d’être adaptée et non générique. L’idéal étant, bien évidemment, d’être coaché en club. Pour ceux qui estimeraient, à juste titre, que, jusque là, je ne me suis pas foulé, voici quand même quatre grandes lignes à retenir des plans marathons :

La règle du 60-30-10 : 60% du temps d’entraînement en endurance (75% FCM), 30% du temps entre l’endurance et le seuil (VMA longue) – incluant cette allure que mon coach qualifie de vitesse ”mauvais 10km” – et 10% du temps en récupération.

Une préparation répartie sur 4 entraînements hebdomadaires minimum, 5 conseillés. Lundi : 45 minutes d’endurance systématiques pour digérer la séance longue du dimanche. Mercredi, VMA longue, des séries de 10×600 puis 10×800. Jeudi, endurance entre 1h et 1h15. Samedi, la séance d’allure marathon, celle où après un footing de 45 minutes tranquille, on essaie de tenir sur des durées de 2×10 min au début puis 20 min à la vitesse prévue le jour J. Dimanche, la sortie longue qui débutera à 1h30 pour s’achever à 2h30 (pour un temps escompté de 3h45). Cela nous fait déjà un beau programme non ?

La séance la plus longue est généralement placée au plus tard deux semaines avant l’épreuve. La dernière semaine est consacrée à la récupération avec des petits footings et un ou deux 400m à allure marathon le mercredi.

Et évidemment, il est recommandé de disputer un semi-marathon officiel un mois avant le marathon mais sans forcer en imagineant qu’il reste encore des km après la ligne d’arrivée. Le bon sens populaire du milieu runnistique prétend que le temps au marathon sera le double de celui du semi auquel on ajoutera un quart d’heure.

Voilà, ainsi s’achève cette série d’articles sur les plans d’entraînement. Remerciements à … ceux qui ont eu le courage de lire ma prose voire même de la commenter.

Mes sources : de nombreux numéros de Jogging International et de Runners’World, un exemplaire de Zatopek Magazine et les excellents sites Athlete-Endurance et Conseils CAP.


Plans d’entraînement – Le Grand Décryptage – Chap 11 Le Marathon en un an pour débutant

Mercredi 1 juillet 2009

Spéciale dédicade à l’un de mes plus fidèles lecteurs (il se reconnaîtra ou alors il clique sur ce lien s’il a un doute), fidèle au point de même de lire mon blog régulièrement, c’est dire …

Parfois, on ferait mieux de se taire, ça éviterait de dire des âneries … Alors comme cela Monsieur a voulu impressionner les filles du bureau, Madame a voulu impressionner les hommes du bureau (que ne faut-il pas faire pour respecter la parité …), Monsieur a voulu impressionner ses potes du rugby, Madame, ses amies du tennis (pitié, pardonnez-moi ce cliché …) et a prononcé, pourtant dans un état apparent de sobriété, ces paroles fatales : “Moi, je cours le marathon !” Bien, en voilà une déclaration qui en jette ! Sauf que, maintenant que c’est dit, les collègues, les potes ou les amies ne vont plus vous lâcher. “Alors, ton entraînement ? Ca avance ?” “T’aurais pas grossi ? Fais gaffe pour ton marathon”. Ah, ben ouais, fallait réfléchir avant.

Heureusement, vous avez eu la bonne idée de préciser que vous ne faisiez que dans le marathon select et que le prochain était Paris 2010, NY c’est trop m’as-tu-vu pour vous. Vous avez donc un an pour vous y préparez. Faut pas déconner, ça devrait le faire. Ah ? Vous débutez ? Alors là, franchement, vous auriez pu trouver autre chose pour épater la galerie. Bon, dans un accès de générosité, j’ai scruté le web pour vous – les revues c’est pas la peine – et Eureka, j’ai trouvé un plan spécial marathon en un an, pour débutant qui plus est, mais en Anglais ! Alors, c’est parti on se met au boulot. Bonne nouvelle pour tous ceux qui n’aiment pas le fractionné : comme ce plan vient d’Outre-Atlantique, il est surtout basé sur de l’endurance, en contrepartie il va donc falloir manger du kilomètre, du mile que dis-je. Précisons tout de suite que ce type de plan a pour seule ambition de vous permettre de terminer votre premier marathon sans s’occuper franchement du temps mis pour ce faire.

4 phases de trois mois chacune : Acclimatation (à la course à pied), Construction (d’un corps de marathonien), Préparation Générale, Entraînement. L’acclimatation a pour objectif de vous mettre à la course à pied. Ce n’est ni plus ni moins que le plan débutant que je vous ai déjà décrit suivi du plan intermédiaire concentrés sur 3 mois, à raison de 3 séances par semaine. Je n’y reviens donc pas. A l’issue de cette phase, vous savez courir en continu entre 30 et 45 minutes à votre rythme.

La phase de construction nécessite 4 séances par semaines (pour ce faire, je vous ai déjà donné des listes d’excuses pour vos patrons ou conjoints dans les chapitres précédents. Si vous en voulez d’autres, n’hésitez pas à me contacter). Mardi : 8 km tranquilles, Mercredi : 2 km plus lents que d’habitude, 4 km à votre rythme habituel et les 2 derniers un peu plus vite. Vendredi : 8 km tranquilles. Dimanche : 14 km tranquilles.  La sortie longue du dimanche doit être allongée régulièrement. C’est en gros à l’issue de cette phase que vous connaîtrez le temps au kilo auquel vous allez sûrement courir l’épreuve. A partir de là, si votre objectif est clairement non pas seulement de terminer mais de descendre en dessous des X heures (chacun son choix), il faudra bifurquer, pendant les 3 mois suivants, vers un autre programme incluant du travail de VMA et de seuil (du genre de ceux que j’ai décrits pour le 5 ou le 10 km) puis pour les 3 derniers mois enquiller une prépa spécifique du type de celles auxquelles je vais faire référence dans les chapitres suivants.

La phase de préparation générale croît à 5 séances (il va falloir d’autres excuses) mais reste dans le même esprit : mardi 10 km tranquilles, mercredi 2-4-2 comme précédemment, vendredi 10 km tranquilles, samedi 10 km un peu plus rapides et dimanche sortie longue qui va passer de 15 km à 20 km.

Enfin, pour la phase de préparation spécifique, je vous laisse vous référer au tableau détaillé décrit tout en bas de l’article d’origine, sachant que un mile vaut environ 1,6 km. Mais personnellement, je vous conseillerais d’attendre les chapitres suivants du Grand Décryptage qui seront entièrement consacrés à cette phase particulière en fonction de votre niveau.

Alors petit(e) vantard(e) ? Oui vous allez pouvoir le faire ce marathon dans un an mais pour rattraper votre bévue, il va falloir user de la semelle, c’est clair ! Il va falloir s’accrocher, sinon, après, il ne vous restera plus que les excuses à deux balles du style “m…., je me suis fait une tendinite au tennis” ! ou “Le x avril, j’ai le mariage de mon meilleur ami” mais votre aura en aura pris un sacré coup !

PS : pour ceux qui ont le temps et apprécie la langue de Shakespeare, je vous invite à visiter entièrement le site d’où provient le plan http://www.takethemagicstep.com/about/ C’est un bon mix de fondation caritative et de commerce, à l’Américaine quoi.


Plans d’entraînement – Le Grand Décryptage – Chap 10 : le semi comme il faut …

Lundi 29 juin 2009

… ou tout au moins tel que les revues le prétendent. Je veux bien évidemment parler ici du très répandu plan à 5 séances hebdomadaires, le seul, l’unique, le vrai. Alors, le lundi … ne serai-je pas  en réunion chez un fournisseur à l’extérieur ?, le mardi, réfléchissons peu mais réfléchissons bien, un rendez-vous impératif en préfecture, ça le fait non ? Le jeudi, j’arrive en retard, il y avait un accident sur le périph, ah bon ? tu es passé au même moment et tu n’as rien vu ? P….. ! T’as eu de la chance, t’aurais-pu y être. Le vendredi, je peux partir un peu plus tôt que d’habitude chef ? Le dimanche, là, c’est domaine privé : chacun se débrouille avec sa chacune et vice-versa. Finalement, ce n’était pas si difficile d’arranger son agenda, surtout que ce n’est que pour 2 mois.

Prêt ? Et bien on y va. La question qui tue tout d’abord, pourquoi se fatiguer à faire cinq séances alors qu’on pourrait le faire en trois comme je l’ai précédemment expliqué ? Si je réponds que quand on aime, on ne compte pas, vous allez la trouver un peu facile. En fait, la différence profonde entre un plan à 3 séances et un plan à 5 séances réside dans l’intercalage (pas vérifié si c’était dans le dico) de 2 séances d’endurance entre les séances précédemment décrites.

Ca nous fait donc : une séance VMA courte – enfin plutôt moyenne dans ce cas d’espèce – une séance endurance – une séance que j’appelle improprement VMA longue – je viens de m’en rendre compte – et qu’il convient donc de rebaptiser à l’instar de la commune des revues : seuil – une séance endurance – une séance longue.

Les séances “VMA” (précédées d’un échauffement de 20 minutes, closes par un footing de récup de 10 minutes – j’ai déjà dû l’écrire un million de fois je crois cette phrase)  passent progressivement de séries de 6×200 (2 avec récup au milieu) à des séries pouvant aller jusqu’à deux 4×600. L’idée étant d’être capable d’arriver à enchaîner des séries de runs en VMA de 2 minutes unitaires avec un temps de récup relativement réduit (30s à 1 min entre les runs, 2 à 3 minutes entre les séries en général).

Les séances au seuil (ma mal nommée VMA longue qui démarrent également par … et se terminent par …) sont les mêmes que celles décrites dans mon précédent chapitre (idem pour la séance longue d’ailleurs). Elles ont toujours pour objectif de vous solliciter à une allure très légèrement supérieure à celle de la compétition.

La séance d’endurance qui suit la séance VMA sera un peu plus longue (entre 45min et 1h) que la seconde (entre 30 min et 45 min) qui suit le seuil. Cette seconde séance n’est pas vitallissime. Si votre chef ne vous a pas autorisé à sortir plus tôt, elle peut être zappée, ce qui nous fait un plan à 4 séances et m’évite, accessoirement, de rédiger un chapitre sur le sujet.

Dernière semaine, du jus, comme dans le précédent chapitre sur 3 séances cool : 30 minutes d’endurance le lundi, 6-8 minutes au seuil le mercredi (précédée … bla bla bla), 4 ou 5 lignes droites le vendredi (précédées … re bla bla).

Dans le prochain chapitre, nous commencerons à aborder THE course avec un grand M. D’avance, je demande pardon aux cent bornards, aux ultras, au trailers … j’ai pris, seul, la grave décision de ne pas consacrer de chapitre à leurs disciplines. Non pas que je me lasse de vous entretenir mais à cause d’un grave manque de compétence dans le domaine n’ayant pas pratiqué ces courses. Nul doute que des sites tels qu’Athlete Endurance ou Conseils CAP vous donneront tous les renseignements nécessaires à une idoine préparation.


Plans d’entraînement – Le Grand Décryptage – Chap 9 : le semi en deux séances par semaine

Jeudi 25 juin 2009

Un chapitre spécialement dédié aux workaholics ou aux traumatisés du patron qui ne peuvent se permettrent les cinq séances sur 12 semaines généralement préconisées par les revues – j’en rajoute un tout petit peu – et dont je vous parlerai dans le prochain chapitre.

Le titre est alléchant, non ? Sauf qu’en fait, j’ai eu beau farfouiller dans mes dizaines d’exemplaires de revues spécialisées, j’ai eu beau scruter le web francophone, anglophone, germanophone, russophone … non là, j’exagère un peu, je n’ai rien trouvé à moins de 3 séances par semaine, à croire qu’on ne peut concilier course à pied et séjours prolongés au bureau. Si l’un d’entre vous a des vrais plans sur 2 séances, je suis preneur.

Alors on fait quoi pendant ces 3 séances ? Déjà, on les planifie sur 2 mois mini. Mais … en fait, vous me posez la question mais je suis certain que vous avez déjà compris le principe des séances que les revues vont vous concocter. C’est un peu toujours la même chose l’entraînement : un séance longue à rythme peinard, une séance de VMA courte et une séance de VMA longue et une dernière semaine pour refaire du jus. Alors, exercice pour la prochaine fois : écrivez-vous même le plan … Les documents sont autorisés.

Un peu d’aide ? Allez, dans ma grande générosité … La séance longue démarrera à 45 minutes pour monter progressivement à 1h30 (sauf si vous visez l’heure, dans ce cas …). Si vous intercalez en milieu de plan un 10 km (ce qui n’est pas indispensable), la séance longue de la semaine en question sera réduite. En VMA courte, on commencera par des séries de 200 (1×10, 2×6)  à 100%  de VMA pour monter jusqu’à des séries de 400 à 90%. En VMA longue, on débutera, en général, par des séries de 1000 (3x) ou des 5′ à 80% de VMA pour arriver progressivement à une vingtaine de minutes en continu. Un truc que j’ai déjà dit et répété mais de temps à autre, il faut rabâcher : les séances de VMA débutent évidemment par un échauffement d’au moins 20 minutes et se terminent par un footing de récup de 10 minutes.

La dernière semaine, on “fait du jus”. Mais, c’est quoi au juste le jus ? C’est, un exemple parmi d’autres mais qui donne la tendance, une petite séance endurance de 30 minutes une semaine avant la compet et 3-4 jours avant, 20 minutes de footing lent suivis d’une série de 100m (5 maxi) à 100% de la VMA puis récup.

Prochain chapitre spécialement dédié à ceux qui ont d’autres priorités que le boulot dans la vie : les plans 5 séances …

P.S. : pour ceux qui n’ont pas le courage de s’abonner 10 ans à une revue pour enfin trouver LE Plan qui leur convient, je souhaiterais faire une petite promo pour deux sites webs dédiés à l’entraînement, extrêmement pertinents et pointus car managés par des entraîneurs de grande qualité : Conseils Course à Pied et Athlete Endurance Allez y surfer, vous ne serez pas déçu.


Oui, j’ai testé la méthode Michigan

Lundi 22 juin 2009

La semaine dernière, je vous avais présenté l’entraînement hybride (méthode Michigan) coming from the USA. Et bien, pour vous montrer, s’il en était encore besoin, qu’à Wanarun, on est en permanence aux petits soins pour nos toujours plus nombreux lecteurs, j’ai décidé de tester moi-même cette méthode d’entraînement. Et oui, je tiens à mes lecteurs et je ne veux pas qu’ils fassent n’importe quoi. Les lecteurs, moins nombreux, de mon blog perso ont eu la primeur de ce test.

J’ai – bien entendu, maintenant vous me connaissez, vous savez que je suis excessif en tout - choisi la version longue dans son option rapide (i.e. : les séquences tempo, je les ai faites sur la base de mon meilleur temps au 10 et non au marathon). Je rappelle, si besoin était, que c’est une séance en continu sans récup entre les séquences. Comme je suis un runner à l’ancienne, sans e-running gadget, j’ai converti les distances en temps.

La séance donc : 20 minutes d’un paisible échauffement et c’est parti : 6 minutes à 15 km/h (mon temps au 5 km) – 12 minutes à 14 km/h (mon temps au 10 km) – 5 minutes à 15 – 12 minutes à 14 – 3 minutes à 15 – 12 minutes à 14 – 400 m au sprint et … 1 km innattendu en récup dû à une mauvaise addition de minutes (Fred, va falloir réviser tes additions). Ce qui revient, en gros, à courir, comme en compétition, un peu plus que ma distance préférée (le 10 km – voir ici) avec un p … minuscule tout en accélérant sur 3 séquences assez longues.

Une séance très difficile et je comprends mieux pourquoi elle n’est recommandée qu’une fois par mois. Le premier “5″ fut un jeu d’enfant, c’est ma spécialité de partir très vite – trop vite – sur le 10. Le suivant un peu moins, le dernier encore moins, heureusement qu’il ne durait que 3 minutes. Quant au sprint final, il n’eut de sprint que l’impression …

Bref, une séance franchement pas évidente mais censée développer à la fois puissance et vitesse. Je pense que je la referai certainement dans un mois mais dans une option “lente” en remplaçant les séquences 10 par des séquences marathon à 12 à l’heure. Parce que là, moi qui adooooooore le 10km et qui en fait le moins possible sauf pour faire plaisirs à mes camarades de club, j’ai eu finalement droit à une séance de rattrapage pour le dernier 10 de la saison où je me suis lâchement débiné. Puni par là où j’ai pêché :-)


Fractionné ? Panaché ? C’est quoi l’entraînement hybride ?

Jeudi 18 juin 2009

L’hybride est à la mode en ce moment, particulièrement aux USA. Ah ! Non, je ne parle pas d’automobile ici mais d’entraînement running. Je ne sais pas si le terme a été breveté. Ce n’est pas du fractionné, c’est plutôt du panaché … Mes lecteurs anglophones se rapporteront à un récent article paru sur le site de Runners’World pour en savoir plus.

Pour les autres, voici un bref résumé : l’entraînement hybride (dite méthode “Michigan”), à pratiquer une fois par mois consiste à mélanger sur une même séance, très lourde, des séquences de tous ordres : endurance, seuil, VMA … La durée de chaque séquence dépendant de votre niveau et de votre état de forme.

Une séquence type proposée par Runners’World – en version longue : échauffement (3 km) – Rythme d’un bon 5 km, c’est à dire du seuil ou du quasi VMA (1,5 km) – Endurance marathon (2,5 km) – Rythme d’un bon 5 km (1,2km) – Endurance marathon (2,5 km) – Rythme d’un bon 5 km (800m) – Endurance marathon (2,5 km) – VMA (400m) – récup et étirements.

Développée au départ pour les milers, la méthode s’avère également efficace pour les coureurs pratiquant des distances plus longues car elle offre l’avantage indéniable de vous rapprocher de situations réelles de courses avec des coups de moins bien, des moments où il faut réaccélérer et un finish “au sprint” pour grappiller les précieuses secondes qui vous manquent pour passer sous les 3h au marathon.


Plans d’entraînement – le Grand Décryptage – Chap 8 : le semi pour la première fois

Mercredi 17 juin 2009

On entre, enfin, dans le vif du sujet des courses sympas où même quand on est un vieux débutant comme votre serviteur, on y éprouve un immense plaisir, ne serait-ce que parce qu’on les a terminées :-) En passant, j’espère que vous m’autoriserez à ne pas distinguer le 20 km du semi-marathon. Non pas que je fatigue à rédiger ces articles mais parce que la préparation à ces courses est exactement la même.

Et y a pas à y couper, il va falloir expliquer à vos collègues de travail qu’ils ne vous verront pas de la semaine ou presque à la cantine et à votre conjoint(e) préféré(e) que si vendredi c’est ravioli, dimanche c’est sortie longue (bof la rime). Et oui, car,  que ce soit votre premier ou que vous visiez une perf, quasiment 100% des plans semi que vous trouverez dans les revues comportent 5 séances hebdos à se farcir pendant 3 mois.

Dans ce chapitre consacré au premier semi, j’aimerais déroger à la règle que je me suis fixée de feuilleter mes revues de running préférées et décrypter leurs plans, pour évoquer un plan “débutant” d’origine Américaine (Hal Higdon) que j’aime bien car, d’une part, il n’a pour seul objectif que de vous faire terminer sans vous compliquer la vie à l’entraînement, d’autre part, il inclut de la prépa physique et vous savez que j’adore cela. Pas de travail d’amélioration de la VMA, toutes les séances de course sont faites en endurance, par contre il va falloir vous accrocher car il y a du boulot. La semaine type :

Lundi : préparation physique (PPG ou muscu light) et étirements

Mardi : séance courte où on va passer progressivement en 12 semaines de 4,5 km à 8 km

Mercredi : séance très courte (3 à 4,5 km) ou un tout petit peu de cross-training (natation ou vélo par exemple, pas traumatisant pour la course à pied ou tout autre sport du moment qu’il est pratiqué tranquillement).

Jeudi : même séance que le mardi suivie de prépa physique. La dernière semaine, uniquement 3 km sans prépa physique.

Vendredi : repos bien mérité.

Samedi : du cross-training (on monte progressivement de 30 minutes à une heure l’avant dernière semaine).

Dimanche : la sortie longue qui va passer progressivement de 6,5 km à 16 km environ l’avant dernière semaine.

Le tout, couru à votre rythme d’endurance (dans une plage 65-75% de votre FCM). Alors, avouez que c’est plutôt sympa comme plan non ? Pas de fractionné, que de l’endurance mâtinée d’un peu de prépa physique et de cross-training. Et le jour de la course, il vous suffit de courir précisément à ce rythme d’endurance auquel vous avez travaillé pendant ces 3 mois. Facile non ?

Dans le prochain chapitre, on reviendra à nos revues favorites car maintenant que vous avez terminé un semi, il va falloir viser la perf pour le prochain. Et qui dit perf, dit … un peu de fractionné quand même.


Courir à jeun, l’esprit léger …

Lundi 15 juin 2009
Rendons tout d’abord à César ce qui appartient à Stéphane puisque c’est à la suite d’échanges sur son blog (Les Tribulations d’un Runner Débutant) que m’est venue l’idée d’écrire ces quelques mots sur le sujet. Pour des informations plus détaillées, je ne peux que vous inviter à lire l’excellent dossier proposé par Nutri-Site.com sur le sujet.
Si vous voulez perdre de la masse graisseuse, vous affûter, pour employer un terme qui fleure bon son jargon alors oui la course à jeun est faite pour vous. Mais attention, c’est une pratique à consommer avec relative modération et sans improvisation.
Modération car, comme de toutes bonnes choses, il ne faut abuser. Deux séances par semaine et d’une durée comprise entre 30 minutes et 1 heure. J’ai d’ailleurs ouï dire que 45 minutes était déjà raisonnable. De préférence sur un parcours peu complexe et lors de séances de type continu (endurance plutôt que fractionné). Bien évidemment, si vous débutez cette pratique, il est recommandé de commencer très light (20-30 minutes) puis de monter progressivement en durée au fur et à mesure que votre corps s’habitue.
Sans improvisation en se décidant sur un coup de tête au réveil, car le repas de la veille au soir est fondamental et se doit d’être riche en sucres lents pour que l’organisme tire toute la quintessence de l’exercice. Ces séances doivent donc être planifiées et votre alimentation adaptée en conséquence. A noter que la séance doit débuter rapidement après être sorti du lit. Si vous avez l’habitude de courir tard dans la matinée, vous avez deux solutions : grass’mat ou changer cette habitude.
Et surtout qui dit à jeun, ne dit pas assoiffé ! Bien au contraire ! Il faut boire – de l’eau – avant de s’élancer mais également pendant l’effort – une boisson de type énergétique. Enfin, le dit jeûne ne doit pas se poursuivre au-delà de l’effort et il est obligatoire de prendre le petit-déj en rentrant.
Pour ceux qui considèrent que vacances ne riment pas avec arrêt de l’entraînement, l’été et ses fortes chaleurs est un moment privilégié pour la course à jeun tôt le matin mais dans le respect des doses indiquées.

Plans d’entraînement – Le Grand Décryptage – Chap 7 : le 10 km

Samedi 13 juin 2009

Pour commencer, un truc qui n’a rien à voir avec le sujet de l’article (non, non je vous assure que je ne suis pas payé à la ligne) mais qui a, quand même, un vague rapport – certes très ténu – avec la course à pied. Je viens de lire à l’instant, qu’après un entraînement conséquent (vélo, course à pied, tennis, squash …), notre nouveau recordman du monde d’apnée (cocorico il est Français), Stéphane Mifsud, avait réussi, d’une part, à doubler sa capacité pulmonaire, d’autre part à réduire sa fréquence cardiaque au repos (ne devrait-on pas d’ailleurs plutôt parler de FCm – fréquence cardiaque mini ?) à 18 battements par minute … Ca laisse rêveur. Imaginez-vous, le dimanche matin avec de tels poumons et une telle réserve de fréquence ! Bien plus efficace que mes baies Goji tout cela.

Mais laissons-là cet être d’exception et revenons à nos pauvres moutons de runners amateurs maintenant mordus de compétition. Soit dit en passant, il a quand même fallu que je rédige moults chapitres avant de vous convaincre mais, au moins, dorénavant vous avez le virus et j’ai cru comprendre que certains allaient même jusqu’à planifier leurs vacances à l’aide de l’agenda des compéts.

Le 5 km, ça vous a plu ou pas finalement ? Ah ben oui, ça va un peu vite, c’est sûr. Puis-je vous suggérer alors de doubler la distance ? Mes fidèles lecteurs savent ce que je pense du 10 km (cliquer ici pour les autres) mais comme c’est la distance reine des organisateurs de courses, il faut bien que j’en dise quelques mots.

Si je manquais de courage, je vous dirais de prendre un bon plan 5 km et de tout multiplier par deux. J’entends déjà les “il se f….ait pas de nous là ?” mais figurez-vous que je ne serais pas si loin que cela de la vérité, au moins dans la “philosophie” du plan car quoi qu’on en pense, le 10 km, pour des coureurs aguerris j’entends, est une course rapide qui nécessite un gros travail de préparation axé VMA plutôt qu’endurance. Plus exactement, vitesse couplée à la distance.

Que proposent donc nos chères revues et nos sites préférés ? Des plans d’une durée de 5 à 8 semaines avec un minimum de 4 entraînements par semaine. 4 pour ceux qui veulent prendre plaisir à l’événement sans chercher la perf, 5 pour ceux qui visent une perf.

Le plan “cool” comporte de manière quasi-systématique une alternance fractionné – endurance 45 minutes – fractionné – endurance longue 1h à 1h15. La première séance de fractionné reste basée sur du court afin de travailler la VMA mais nul besoin de faire du très court : séries de 200, séries de 300, séries alternées 150-200 … le tout à la VMA ou pas loin et entre 5 et 10 fois, fonction de votre niveau du jour, sans oublier une récup entre chaque run. La deuxième séance de fractionné sera elle basée sur du long et sera courue “au seuil” (85-90% de votre FCM) afin de vous habituer à tenir la distance : 4 séries de 1000m ou 3 séries de 1500m ou 3 fois 5 minutes … La dernière semaine, à l’identique des plans 5 km est allégée. Un tel plan vous permet, d’une part, d’avoir la distance “dans les jambes” grâce aux séances d’endurance, d’autre part, d’avoir la capacité à tenir un rythme élevé sur des distances relativement longues.

La version “hard” consiste généralement à rajouter une séance 1h en endurance et à allonger en distance les séances de fractionné  : en court, on vous propose d’aller à 400 voire 500 en quasi VMA et en long de faire des séries de 5×1000m ou des séances 1000-2000-1000 au seuil. Que du bonheur !

Vous n’en avez pas assez ? J’ai un super fractionné à vous proposer, mon préféré : le pyramidal 1000m-2000m-3000m-2000m-1000m au seuil avec récup d’1min30 entre les runs. C’est pas beau ça ? Je ne suis pas persuadé que ça serve beaucoup pour préparer un 10 km cela dit, mais au moins cela vous servira si vous abordez ces courses adaptées aux vieux comme moi : le semi et le marathon.




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