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La pronation … c’est bidon

Jeudi 15 juillet 2010

J’adore ce genre de titre, un brin provoc’, surtout quand, visiblement, on s’attaque au gagne-pain des équipementiers, à la tasse de thé de leur département Marketing, au discours rodés des vendeurs des échoppes spécialisées, bref quand il semblerait qu’on ait l’intention de secouer le Landerneau du monde de la chaussure de running.

J’en entends déjà râler. “Il va encore nous parler de barefoot et de minimalisme”. Et bien figurez-vous que non. D’ailleurs, j’ai déjà tout dit sur le sujet et ne ferai que me répéter. Pour ceux qui n’auraient pas suivi – il doit bien en rester quelques uns – lorsqu’on court barefoot / minimaliste, on ne pose que l’avant / le milieu du pied, partie plane, universelle par définition et qui ne connait ni pronation, ni supination, ni argumentdeventation. Voilà c’est dit. On en reste là pour le barefoot et adressons-nous aux 99% des runners qui courent sur le talon.

En fait, dès le titre de cet article, je vous ai menti :-) La pronation existe ! Arrivé à ce stade, je pense que certains n’y comprennent plus rien. Cool ! … Vous avez le temps de lire et de relire l’article, ce sont les vacances.

Donc la pronation – ainsi que la supination – existe(nt) mais ce n’est pas qu’une affaire de pied contrairement à ce qu’on croit, encore moins un état permanent, inné ou acquis. De fait, on peut même, en fonction des circonstances, être pronateur et supinateur … Diantre !

En fait, si on en croit Steeve D, coach Américain, spécialiste de la méthode MAT (Muscle Activation Technique), la “pronation”, si on peut encore l’appeler comme cela, s’applique à l’ensemble du corps – ou presque – et est juste un moyen pour ce corps d’absorber l’énergie d’impact pour la restituer en énergies élastique et cinétique.

Il faut bien avoir en tête que lorsque le pied touche le sol, il est complétement passif, ce n’est pas lui qui initie le mouvement mais toute la chaîne musculaire qui part du bas du corps jusqu’au niveau des hanches et au-delà. En ce sens, ce pied ne peut être ni pronateur, ni supinateur tout seul et ce n’est donc pas une semelle, toute aussi technologique qu’elle soit qui va y changer quoi que ce soit. Au contraire ! La semelle ne va que diminuer les capacités du corps à s’adapter.

Prenons l’exemple d’une “pronation” excessive. Elle peut avoir pour cause une ceinture abdominale trop faible qui ne permet pas un contrôle correct du mouvement excentrique des hanches. Dans ce cas, plutôt que d’aller chercher le modèle hyperpronateur de la mort qui tue de chez Azuno, il serait bien plus pertinent de se procurer un tapis d’abdos chez Decathlon :-)

Intéressante théorie, n’est-il pas ?


Vrai Test NEWTON RUNNING Première ENDURANCE

Dimanche 31 janvier 2010

Mon COUP DE FOLIE du week-end ! Après les 6×1000 de vendredi soir à l’AC CELLOIS, qui, je le rappelle cherche toujours de généreux donateurs, j’avais prévu une petite sortie en endurance pépère – 1h30 à 12 km/h – dimanche matin dont les premières 15 minutes en NEWTON RUNNING. Et puis, samedi matin, seul pour 2 heures à la maison et le repas terminé de préparer, j’ai anticipé cette sortie dominicale. Au bout d’un quart d’heure, j’étais bien, aérien, léger … alors ? 10 petites minutes de plus, ça va pas me tuer non ? Et puis, de 10 minutes en 10 minutes à être bien et léger, vous savez ce que c’est … J’ai donc, au mépris des consignes d’apprentissage et d’acclimatation de Sir Isaac parcouru mes 18 km en NEWTON RUNNING. Voilà donc ce que je m’apprête à vous conter. Mais évidemment, fidèle à mes habitudes, je vais d’abord disgressionner !

Disgression 1 : je rappelle que, pour le moment, les NEWTON RUNNING ne sont disponibles en France que par correspondance chez Cyber Sport (www.cyber-sport.fr). Elles devraient petit à petit être disponibles dans certains magasins spécialisés mais pour l’instant, c’est sur le web. Point. Compter une pointure de plus que votre pointure de ville, pas besoin d’aller à 1,5. J’ai pris des 45 (pour 44 ville) et c’est parfait.

Disgression 2 : le modèle que je teste, Stability Trainer, est affiché à 164,90 Euros.

Disgression 3 : dans mon enthousiasme d’hier matin, j’ai oublié, au milieu de ma dithyrambe, un petit reproche. La Stability Trainer, typée compétition, présente, sur le dessus du pied une structure très alvéolée qui a tendance à faire rentrer l’eau dans la chaussette en cas de forte pluie, ce qui était le cas vendredi. Ce n’est pas spécifique à Newton, de nombreuses chaussures compet ont ce défaut.

Alors, ces 18 km ? Tout d’abord, admirez ce collector : ma première vraie sortie en NEWTON RUNNING. Pour la pointe à 50 km/h, c’était juste un petit test de VMA pour voir :-)   

Euh … Dis, Msieur Garmin, t’es sûr qu’il fonctionne toujours bien ton ForeRunner ?

Ces 18 km ? Et bien, RAS !!! Impeccable, je ne me suis jamais senti aussi léger en endurance. Bien entendu, ce n’était pas une séance EMA (n’est-ce pas Monsieur Heubi ?).  Ma foulée s’est modifiée naturellement. Je n’ai pas eu besoin de forcer. J’ai juste pensé à ne pas relever le buste en arrière pour bien faciliter le mouvement. Je n’ai pas tapé une seule fois du talon alors que c’était mon habitude que je n’arrivais pas à corriger en forçant le trait sur la foulée. Et là, miracle, c’est la chaussure qui l’a fait ! Vous en avez rêvé, NEWTON RUNNING l’a fait ! Et ce durant toute la séance. Pas une seule fois, je ne suis retombé dans mes travers. Au contraire, j’étais même encore plus aérien sur la fin !

Et surtout, retour dans un état de forme impressionnant, beaucoup moins de fatigue qu’avec des chaussures classiques. Aucun tiraillement aux mollet pendant 99% du parcours. Juste un petit peu dans une côte pas facile. Ce matin, un tout petit peu plus dur qu’à l’ordinnaire côté mollets, un petit tiraillement lombaire, mais rien de bien méchant. Je rappelle quand même que je fais 4 séances de muscu par semaine et que je ne suis pas forcément représentatif côté “tiraillements”.

Autre point positif intéressant à signaler : languette et lacets ne bougent pas d’un micron durant toute la sortie ! Ce qui n’est pas le cas de trop nombreuses languettes.

Alors la suite ? La suite, c’est déjà 12 x 400m VMA mardi, que je vous conterai mercredi matin. Et le 8 février, je démarre mon plan Heubi 9 semaines pour le Marathon de Paris. Et clairement, je le ferai intégralement en NEWTON compte tenu de la séance d’hier.


Vrai Test NEWTON RUNNING – Premières impressions

Samedi 30 janvier 2010

Ca y est ! Je viens de courir en NEWTON RUNNING ! Et j’ai déjà un avis sur ces chaussures. Mais faisons durer un peu le suspense avec trois petites disgressions, que le lecteur pressé pourra aisément shunter.

Disgression numéro 1 – je précise, pour ceux qui ne veulent pas les lire – : pourquoi suis-je le cobaye idéal pour ce test ? Malgré un poids plume ramené à ma taille habituelle (65 kg pour 1m85) et une foulée ample, je suis “lourd” quand je cours et ai tendance à taper du talon. Donc, si les NEWTON RUNNING ont un vrai effet, je devrais le sentir.

Disgression numéro 2 : une image valant mieux qu’un long discours, jetez donc un oeil à la photo ci-dessous.

A gauche, l’avant d’une semelle “classique” – celle de mes Saucony en l’occurence. A droite, la semelle Newton. On distingue bien les 4 “patins” – j’ai décidé de les appeler comme cela – magiques qui sont censés vous amener à courir sur l’avant-pied et a être donc plus performant.

Disgression numéro 3 : à l’occasion, essayez, dans votre salon, les couloirs du bureau, une piste d’athlé ou tout autre endroit que vous jugerez pertinent de courir pieds nus. Vous verrez immédiatement que, ce faisant, vous ne posez pas les talons. Et bien c’est ce mouvement naturel que les NEWTON RUNNING sont censées vous aider à accomplir.

Revenons à nos moutons. J’ai donc couru hier soir en NEWTON RUNNING. Après les avoir montrées à tous mes coéquipiers de l’AC CELLOIS - qui, je le rappelle, cherche toujours un sponsor, ne serait-ce que pour les maillots des marathoniens – discuté un quart d’heure des mérites-sur-le-papier de la bête, m’être fait charrié sur le fait que j’allais enfin ne plus être en queue de peloton, j’ai pu courir … en Saucony pour commencer, suivant en cela les recommandations de Sir Isaac (Newton) pour la première utilisation : “One mile or so”, pas plus. Considérant qu’un échauffement de 25 minutes sur route dépassait allégrement le one mile or so, j’ai laissé les NEWTON au vestiaire.

Retour au stade pour les 6 x 1000m à 15 km/h du jour. Je décide de courir le premier en NEWTON RUNNING. Trois bonnes surprises en les enfilant : 1) elles sont très confortables. On sent bien un “truc” sous l’avant-pied mais rien de bien méchant contrairement à ce que je pensais 2) je serre mes lacets du premier coup ! Ce qui chez moi relève de l’ exploit ; en général, pour être serré de la même façon des deux côtés, je m’y reprends une bonne dizaine de fois. 3) on marche sans problème avec, pas d’effet “chaussure de vélo”, les “patins” ne gênent pas.

Et c’est donc parti pour un 1000m rapide mais sans plus (15 à l’heure, c’est pas la mort) et avouons-le, j’ai, beaucoup de mal à trouver mes marques. Au début, je garde mon ample et lourde foulée habituelle, je sens un tiraillement dans les mollets, preuve qu’il y a bien “quelquechose” avec ces chaussures, mais ce n’est pas franchement ça. En même temps, je cours au bon rythme, alors …  Au bout de 994m, je me souviens enfin de ce que m’a dit Laurent, l’importateur français : raccourcir sa foulée et courir le plus naturellement possible. Les 6 derniers mètres ne sont malheureusement pas suffisants pour mettre en application la théorie.

“On r’met ça ?” … 1000m + 1000m faisant vaguement one mile or so, j’en reprends pour un tour. Et là, miracle, en respectant les consignes, je sens que je commence à ne plus poser le talon et à être plus aérien. Ca commence à bien me plaire cette affaire et en plus ça tire moins dans les mollets … Mais, c’est surtout quand je reprends mes autres chaussures pour terminer la séance que je me rends compte de l’effet NEWTON RUNNING. Tout à coup, je me sens franchement lourd, hippopotamesque, j’ai l’impression de ne plus avancer, je me traîne, je n’ai plus de “ressort” … Et de fait, je perds environ 0,5 km/h sur les runs.

Faisant alors fi des consignes – pardon Sir Isaac – bravant les interdits, je décide de rechausser les NEWTON RUNNING sur le dernier 1000 et là, j’ai littéralement l’impression de voler ! Une sensation fabuleuse ! Je n’ai jamais été aussi bien sur cette distance. Je suis enfin aérien … Preuve de coach à l’appui : Cyril – the boss – me déclarant “pour une fois, tu as l’air d’un coureur !” – ie traduction : ton talon ne touche plus le sol. Je me permets même, une petite folie, en anticipation de ma séance VMA de mardi, une petite pointe sur quelques mètres et là, honnêtement, je pense que je vais faire des ravages … la sensation de facilité ! Waow !!! Je devrais atomiser mes meilleures perfs sur 400.

Et évidemment - non, je n’ai pas oublié - la question que vous vous posez tous : as-tu mal aux mollets ce matin ? Et bien, à dire vrai, non. D’ailleurs, le tiraillement dont je parlais sur le premier 1000, ne s’est plus manifesté dès que j’ai eu trouvé la bonne foulée. Je me dois de préciser cependant que toutes mes 4 séances de muscu hebdo comportent des squats finis sur la pointe des pieds qui font bien bosser les mollets, donc de ce côté-là, je ne suis peut-être pas représentatif.

Vous l’aurez compris, je suis déjà conquis … mais mais mais, ne nous enthousiasmons pas trop vite quand même. Mon objectif est de courir le Marathon de Paris avec ces chaussures. Il me reste donc encore beaucoup de choses à voir, notamment sur des distances nettement supérieures aux 1000m (pour la VMA, avant même d’avoir fait la séance de 12×300m de la semaine prochaine, je ne me fais pas de souci). Je commence donc à les tester en endurance dès dimanche sur ma sortie longue (2h) du weekend … sur le premier ou le dernier quart d’heure, à moins que … je ne tente le diable, allez savoir … Rendez-vous sur ce même site lundi matin.




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