Archive pour le mot-clef ‘Newton Running’

Newton Running : version Trail

Lundi 17 mai 2010

Newton Running se lance dans la chaussure de trail. Après avoir vu quelques schémas des futurs modèles, je vous laisse découvrir les premières photos de ces nouveaux modèles qui devraient être disponible pour le mois de juillet 2010.


La preuve de l’efficacité des Newton !

Mercredi 12 mai 2010

Le dernier numéro de Runner’s World (version Française) accorde aux Newton un minuscule encart dans son “spécial chaussures” et met en exergue le scepticisme de la rédaction. En revanche, une large place est accordée à tous les systèmes d’amorti divers et variés proposés par les équipementiers. Amorti qui contribue à perpétuer l’inefficace attaque du talon.

Si vous me suivez régulièrement sur ce site, point n’est besoin que je vous présente à nouveau la technologie Newton et ses effets bénéfiques tels que moi je les ai perçus : nouvelle foulée plus efficace sur l’avant du pied, consommation énergétique moindre permettant de courir plus vite plus longtemps …

Bien entendu, vous pouvez me rétorquez qu’il ne s’agit que de mes impressions et que je suis sans doute “bon public”. Et c’est vrai que jusqu’à présent, je n’avais rien de tangible à vous opposer. Et bien figurez-vous que ce ne sera bientôt plus le cas.

Deux études menées, l’une aux USA, par le MIT, l’autre en Allemagne, par l’Université d’Heidelberg, vont publier sous peu des résultats convergents malgré un protocole d’essai et des paramètres de mesure différents montrant, d’une part, qu’à Fréquence Cardiaque constante, on court plus vite en Newton, d’autre part que la foulée Newton est moins gourmande en énergie donc plus facile à tenir longtemps. Je ne manquerai pas de vous communiquer les résultats détaillés de ces études dès que je les aurai. Ca me fait plaisir de voir que la science va abonder dans mon sens, puisque je suis souvent attaqué par certains vis à vis de mon trop grand enthousiasme …

A noter, une troisième étude, mais celle-ci commanditée par Newton donc sujette à caution, réalisée à l’Institut des Sports de Boulder (Colorado) basée sur la VO2, qui elle aussi montre la moindre dépense énergétique d’une foulée Newton d’où la possibilité de courir plus vite, plus longtemps.

Il serait donc grand temps que les revues dites spécialisées, plutôt que de dénigrer, après juste un vague tour de pâté de maison, réalisent de vrais essais longue durée comme nous le faisons sur Wanarun.net, avant de tirer des conclusions quelque peu erronées.


700 km et le Marathon de Paris en NEWTON

Mardi 13 avril 2010

Nous voici arrivés au terme de ce Vrai – et long – Test des Newton Running Stability Trainer. 9 semaines de plan d’entraînement Bruno Heubi et le Marathon de Paris en 3h13′05″, soit peu ou prou 700 kilomètres parcourus et donc beaucoup de matière pour formaliser un jugement que je pense assez définitif.

La traditionnelle photo de la semelle, avant toute chose. Alors oui, cette fois, on peut dire qu’elles sont bien usées ! En plus, je les ai comparées à des neuves lors de la Marathon Expo, j’ai donc bien vu la différence, peu flatteuse. Les “patins” constituant la zone d’impact sont bien rabotés – ce qui me permet accessoirement de voir que je cours sur l’intérieur des pieds – et ont perdu beaucoup de leur efficacité initiale. Il est intéressant de constater que la partie avant de la semelle, sous la pointe des pieds, est-elle aussi très abîmée, ce qui prouve que les Newton font bien “courir sur la pointe”. Je considère que vu leur état d’usure les chaussures ne sont plus, à partir de maintenant, utilisables, même si j’ai battu dimanche mon meilleur temps sur marathon de 25 minutes.

Je ne reviens pas dans le détail sur les plus et les moins que j’ai déjà évoqués dans de nomnbreux articles. En guide de rappel :
- les plus : modification profonde de la foulée, légèreté en course, moindre fatigue, efficacité. La preuve, mon temps au MDP !
- les moins : au-delà d’une certaine distance de course (30 km) on commence à franchement “sentir” la zone d’impact, j’ai pu encore le constater dimanche à partir du 32e kilomètres, mal aux genous également sur les 3 derniers kilos. Autre moins, pour certains, le temps d’adaptation – douleurs aux mollets au départ – que personnellement je n’ai pas connu. Le prix très élevé peut lui aussi être rangé dans la catégorie des moins.

Après tous ces kilomètres sans quitter les Stability Trainer – c’était un test -, j’ai pas mal réfléchi à la meilleure façon de les utiliser pour progresser. Et, si je devais en racheter, ce que je ferai sans aucun doute – le modèle Racer cette fois – je pense que je panacherais avec deux autres modèles, un modèle de type compétition, avec peu d’amorti (des adizero adios par exemple) et un modèle endurance (des Saucony GetGo toujours par exemple). Sur ma semaine d’entraînement classique à 4 séances, je procéderais comme suit :
- VMA : en adizero adios. Je l’avais déjà précisé mais je n’ai pas jugé les Newton efficaces dans cet exercice : impossible de “griffer” comme un sprinter.
- EMA (Endurance Maxi Aérobie – fractionné long) : en Newton, pour continuer à bosser la foulée sur des séquences assez longues (>15 minutes).
- EF (1 heure) : en Saucony
- Sortie “longue” : en fonction de la distance préparée. Pour un 10 ou un semi, alternante Newton / adizero. Pour un marathon, alternance Saucony / adizero.
En compétition, j’aurais tendance à chausser les Newton sur le 10 ou le Semi car ces distances sont parfaitement adaptées et les adizero sur le marathon pour leur légèreté.

En dépit de cette douleur persistante sous le pied, je reste enthousiasmé par les Newton – je n’aurais simplement pas dû les porter au-delà de 30km – et des progrès fulgurants qu’elles m’ont fait accomplir en modifiant en profondeur ma foulée.

Personnellement, j’en recommande à tous les coureurs l’achat, sachant qu’il existe, dans la gamme, des modèles plus faciles d’accès qui permettent une transition plus en douceur. Achat, oui, mais pas pour les utiliser en permanence. Les considérer comme un moyen, un accessoire, pour parvenir à une fin : améliorer sa foulée. Accessoire qu’il convient donc d’utiliser sur des séances techniques précises en alternance avec d’autres types de chaussures.


Marathon Ac’ La débacle !!!

Mercredi 31 mars 2010

Vent de panique sur la Marathon Academy !

Après l’abandon de Cyrille, c’est au tour d’Aurélie de renoncer au Marathon de Paris ! Et quand on sait que Barefoot Stef se pose beaucoup de questions à quelques jours de l’échéance … L’une abandonne, l’autre souffre des mollets, sale temps pour nos barefooteurs :

Coup très dur donc pour Aurélie qui depuis quelques jours souffrait abominablement du pied. Deux IRM, pour un verdict franchement pas réjouissant : “Comme j’avais signalé aux médecins que j’avais fait du tapis nu-pied et changé de foulée, tout le monde a cherché sur l’avant-pied … et trouvé un truc pas très grave révélateur de lésions d’hyperpression (Cf. première IRM).
Sauf que j’avais un mal de chien et je n’étais pas satisfaite d’avoir une IRM de la moitié de mon pied droit. Bref, j’ai fait du foin et ils me l’ont refaite convenablement cette fois-ci.
J’ai une méchante fissure au niveau du Lisfranc (beaucoup plus haut donc) sur le 2ème métatarse avec très bel œdème et des phénomènes inflammatoires associés …
Une blessure qui semble n’avoir absolument rien à voir avec le tapis nu-pied et le changement de foulée (au contraire, il semble même que c’était plutôt bénéfique pour le Lisfranc de rectifier mon mouvement…)
Pour l’heure j’ai deux béquilles, un médecin qui essaye de me convaincre que le vélo c’est moins traumatique et … un moral en berne … Six semaines d’arrêt complet en décharge et une reprise, si et seulement si l’IRM de contrôle est top super chouette, qui ne pourra se faire que très doucement …
Je digère et je reviens !”

Barefoot Stef, de son côté, ne sait plus où il habite … Lorsqu’il court pieds nus, tout va bien mais dès qu’il remet ses chaussures pour faire un peu plus de kilomètres, patatras, douleur insupportable aux mollets ! Exactement l’inverse de ce que voudrait le sens commun. Comme il n’envisage pas de courir le MDP pieds nus et comme avec toutes ces expériences et tergiversations, il ne s’est pas franchement entraîné en endurance, il se demande si cela vaut le coup ou pas de s’aligner sur l’épreuve le 11 avril. Ca sent le pâté !

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais on ne peut pas dire que ce soit la joie dans la famille barefoot …

Du côté des chaussés, cela va un peu mieux. Commençons par le moins chaussé, Newton Fred, qui … souffre lui aussi d’une douleur sous le pied droit suite à ses sorties longues – effet de la zone d’impact des Newton Stability Trainer ? – mais qui fait avec – à force d’avoir mal, on finit par ne plus sentir la douleur, donc échauffement en écrasant bien le pied sur la chaussée … Sa dernière grosse semaine n’a pas été brillantissimme mais elle a été, c’est déjà ça : VMA en mode VmA (8×250+6×200 sans pouvoir atteindre les 17,1 km/h habituels), EMA en mode EmA (30′ / 25′ / 20′ à 82% VMA au lieu de 85%), EF à 12 km/h sans souci – ouf – et bonne sortie longue de 2h40 dont 2×30′ à allure marathon. Le cycle de relâchement peut maintenant commencer.

La semaine de Jipé : “Un grain de sable vient se mettre dans la machine et c’est le doute ! Le lundi, le nez qui coule, le mardi la tête dans le sac, de la fièvre et du mal à respirer. Je ne peux pas courir, je dois me reposer ? Non je ne peux pas, je vais à la salle de sports pour 30 mn de vélo et ensuite un sauna, l’effet est immédiat, je respire, je me sens mieux ! L’effet ne dure pas plus d’une demi-heure, l’après midi fut à nouveau difficile. Mercredi matin rebelote, fièvre et courbatures. Là, je commence à douter ! Si je ne m’entraîne pas, fini l’objectif de 3h 15, je n’y arriverai pas, etc… En quelques instants, le monde s’écroule, je suis finis, foutu, adieu le MDP.

En fin d’après midi, je dois prendre une décision, je vais à la séance de fractionné ou pas ? Bien sur, j’y vais, en pensant juste faire un footing. Je ne dis rien à l’entraîneur, l’échauffement se passe plutôt bien. Au programme ce soir : 3 blocs de 8 x 200m en 38’’ avec une récup de 30sec entre les séries et 200m entre les blocs. Nous sommes 6 à participer à cette aventure ! Je décide de me mettre dans le milieu, mais rapidement la vitesse me gagne, je prends des relais et termine souvent devant. Wouah, je n’ai pas tout perdu !
Arrivé à la maison, je suis dans un état !
Jeudi, je joue la prudence, encore un peu de fièvre et de grosses coubatures à cause de la séance de la veille. Vendredi un footing de 1h 15. Arrive le samedi et sa sortie longue, je préviens les copains, attention je suis malade, n’allez pas trop vite ! Vers le 25e Km, le groupe fléchit et avec Alexandre nous prenons les choses en main et relançons, ça finit vite, peut être trop vite ?
Dimanche, avec les runners du Nike Running Club, une séance de seuil. 20 mn d’échauffement, puis 10 mn à 15 km/h, 3 mn de récup à 12 km/h et ensuite deux fois 5 mn à 15km/h, la sortie longue de la veille commence à peser dans les jambes.

Au final, j’ai commencé la semaine par une peur bleue et terminé rassuré. Hormis le mardi et le vélo qui a remplacé 45 mn de footing, le plan à été suivi à la lettre. Il faut se dire, que ce fut une chance d’être malade à 15 jours de l’objectif.”


Vrai Test Newton Running Stability Trainer – les Moins

Vendredi 26 mars 2010

“Enfin un peu d’honnêteté et d’objectivité sur ce site !”. Je sens mes nombreux contempteurs se frotter les mains et se réjouir. J’entends leurs cris de victoire résonner dans la plaine … Euh, Fred, on sur Wanarun.net là, keep cool !

En mon âme et conscience, je me dois de vous avouer qu’en dépit de tout le bien très communicatif que je pense toujours d’elles, les Stability Trainer ne peuvent prétendre à la perfection absolue. Ma phase “changement de pré réjouit – béâtement – les veaux” venant de laisser place à la phase “P….. ! Y a le Marathon dans 2 semaines”, c’est avec une acuité nouvelle et exacerbée que j’analyse plus en profondeur mes entraînements en Newton et que le détail gênant prend parfois le pas sur l’enthousiasme général.

Moins n°1 que j’avais déjà évoqué dans un article précédent : les Stability Trainer ne permettent pas de récupérer dans les descentes. La conception de la zone d’impact, qui fait preuve de toute son efficacité sur le plat et en montée, bloque toute tentative de relâchement. La maîtrise de la chaussure, en pente, exige de maintenir une tension des muscles antinomique des théories de la “bonne descente”.

Moins n°2 : contrairement à ce qu’on pourrait penser, ces chaussures ne sont “finalement” pas adaptées aux séances de VMA courte (de 100 à 400m sur piste), parce qu’il n’est pas possible de “griffer” réellement avec, donc d’obtenir une efficacité maximale. Alors certes, la foulée est aérienne mais elle manque d’un peu de puissance.

Dans ce que je viens de dire, le mot “finalement” est très important. Qu’on se comprenne bien : la Stability Trainer permet de réaliser des progrès considérables en VMA à partir d’une situation de départ du type “je talonne donc je suis”. Mais, une fois que la nouvelle foulée sur l’avant du pied est acquise, pour passer au cran supérieur, en terme de VMA, il devient nécessaire d’adopter l’attitude du sprinter et c’est là que le bât blesse. Donc : “initiation” en Newton puis “performance” en XXXXXXX (remplacez les X par une chaussure dynamique de votre choix). Si vous n’avez rien compris à ce que j’ai écrit, me le faire savoir dans les commentaires.

Moins n°3 : si la zone d’impact se fait discrète sous le pied sur des distances inférieures à la trentaine de kilomètres, ce n’est pas tout à fait le cas au-delà. Ma dernière sortie longue en date (32 km) m’a occasionné une douleur persistante (cela fait 5 jours) sur la partie avant interne de chaque pied (du gros orteil au milieu du pied). Nonobstant, je disputerai le Marathon de Paris en Stability Trainer car de toute façon, il est trop tard pour envisager un changement de chaussure et j’ai réussi à passer mes séances VMA et EMA – difficilement pour cette dernière – cette semaine.  Il me reste une sortie longue de 34 km ce weekend pour affiner ce jugement.

Moins n°4 : déjà évoqué, la texture très ajourée de la chaussure fait qu’en cas de pluie, l’interieur se remplit très rapidement d’eau, ce qui n’est pas spécialement idéal pour la course à pied …

Moins ou pas n°5 : l’usage exclusif des Newton induit une modification profonde de la musculature de la jambe : développement des muscles du mollet mais aussi du bas de la cuisse. Si vous tenez à vos gambettes actuelles, pensez-y ! Personnellement, je n’y vois pas de moins :-)

Moins n°6 : sans doute très personnel. Sur les pieds, en correspondance du haut de la languette, je rencontre une forte irritation de la peau, entraînant une douleur persistante, à la fois cutanée et sous-cutanée. Ma dermatologue, que j’ai consultée hier, alors que le problème traîne depuis un bon mois, lie ce phénomène aux frottements de la languette (qui remonte assez haut sur le pied mais a priori ne bouge pas) ou à une allergie au matériau (made in …) utilisé – curieux, au travers des chaussettes … – et m’a prescrit un soin local à la cortisone. Première fois que j’ai ce souci avec une paire de chaussures.

Vous voyez bien que je peux être objectif quand je veux ! Par contre, ces moins sont bien entendu à peser au regard des plus que je vous ai déjà évoqués en long, en large, en travers, à l’endroit, à l’envers … : foulée plus aérienne, plus efficace et moins fatigante. Mon Semi de Paris 2010 record est là pour en témoigner.

Alors que conclure ? Peut-être qu’en fait, il faut réserver ces chaussures à des distances inférieures ou égales au Semi-Marathon où leur efficacité fera merveille et ne pas vouloir être trop gourmand en leur faisant faire ce pour quoi elles ne sont pas faites visiblement. Peut-être aussi que mes doses d’entraînement (5 séances / semaine, jusqu’à 7h de course effective – VMA, EMA, EF, SL, récup) réalisées exclusivement en Newton sont trop importantes et qu’il conviendrait de réserver les Newton à une ou deux séances seulement. Par exemple, l’Endurance Maxi Aérobie et la Sortie Longue, en prévision du Marathon de Paris. Matière à cogiter …

Je vous en reparle aussitôt ma petite sortie longue du 11 avril achevée.


Courir – vraiment – pieds nus. Le pari fou de Stéphane

Dimanche 21 mars 2010

Courir pieds nus … L’exemple type du sujet qui revient périodiquement hanter les pages des revues de running spécialisées, fait l’objet d’un micro-buzz puis disparaît dans l’indifférence générale comme il était venu. La première fois que j’en ai entendu parler, c’était il y a plus de 20 ans, c’est dire !

Les grandes marques de chaussures n’y jettent même pas un oeil, puisqu’elles continuent consciencieusement, à nous proposer des chaussures de plus en plus airbagisées, à l’exact opposé des théories développées dans les articles sus-cités et sources potentielles de lésions et de blessures, si, du moins, on en croit les résultats d’une intéressante étude Américaine (click here my friend). Diable !

Et puis, je ne sais pas pourquoi à vrai dire, en 2009, la mayonnaise a fini par prendre. A l’origine, une fois encore, un article dans une revue spécialisée mais qui, cette fois a trouvé, le chemin vers la lumière médiatique, jusqu’à être relayé par des médias généralistes tels que TIME ou le Nouvel Obs. Mais aussi, ce qui donne la mesure de cette mayonnaise, des marques, des “petites” évidemment, laissons les grandes continuer à dormir, qui en ont fait leur credo. Newton Running, que vous connaissez bien maintenant et surtout, poussant la logique à l’extrême, Vibram avec ses Five Fingers.

Je ne redévelopperai pas ici les avantages supposés de la course pieds nus. Je vous invite à vous déchausser et à courir quelques dizaines de mètres, qui sur une plage, qui sur sa pelouse, qui dans la salle de réception de son château, pour sentir immédiatement la différence : légèreté, efficacité … Vous savez également que depuis sa participation au NewtonRun, notre Aurélie nationale s’est lancée dans des séances  régulières de nus pieds sur tapis afin d’améliorer son élégante foulée.

Stef (aka : RunnerFou), l’un des fidèles parmi les fidèles de Wanarun, membre éminent de notre Marathon Académy et récent adepte du Chi Running, s’est demandé, un matin, pourquoi ne pas aller encore plus loin dans la démarche et courir, sans artifice aucun, réellement pieds nus, sur route évidemment. Aussitôt dit, aussitôt fait. C’est son expérience que je vous invite à suivre sur Wanarun.

1) Comment t’es venue cette idée de courir pieds nus ?

En fait pas spontanément en ce début de semaine, car j’avais déjà testé, il y a 2 ans en Espagne sur une piste cyclable, où je m’étais explosé le genou … mais rien à voir avec le vrai barefoot.
Je lisais divers articles sur le Chi Running à travers le net afin d’améliorer ma foulée, puis de fil en aiguille, je suis tombé sur cet article http://bodyscience.free.fr/index.php/physiologie/187-les-chaussures-de-course-peuvent-causer-des-degats-aux-genoux-hanches-et-chevilles
Il faut savoir que je possède 3 paires de running, aucune des 3 ne me satisfait complètement … Il est vrai que je ne me suis jamais rapproché de professionnels … peut-être une erreur ?
Alors pourquoi pas nu-pied pour corriger et améliorer ma foulée, et ainsi éviter les blessures.

2) Comment intègres-tu cette démarche dans ton entraînement habituel ?

Ouhh la, entre l’entraînement et moi, il n’y a pas d’histoire d’amour. Je ne possède aucun programme pour me préparer à une éventuelle course. La course à pied est pour moi un exutoire moral et je n’y cherche qu’à prendre du plaisir …

3) Quelles sorties as-tu déjà réalisées pieds nus ?

4 sorties avec des temps de course progressifs : 10min, 25 min, 30min, et 5 minutes, sur cette dernière ma voute est très sensible maintenant …

4) Tes impressions à chaud

Je ressens une vrai sensation de liberté, mon rythme s’améliore, sûrement dû au poids non supporté. Pour des explication sur cette histoire de poids, cliquer ici : http://www.facebook.com/topic.php?uid=38749845722&topic=14468

5) Le regard des autres ?

Cela est une contrainte, j’ai parfois peur de passer pour un fou !!!!

6) Les risques que tu prends

La coupure, etc etc, blessure éventuelle, je n’ai aucun recul sur le bienfait ou au contraire la contrainte … affaire à suivre.

7) Y vois-tu une source de progrès dans ta course ?

Comme je citais plus haut, c’est évident car je ne porte plus le poids des runnings et naturellement mon corps se tend vers l’avant, le pied pose sur l’avant, foulée bien plus légère, je gagne donc en vitesse hi ha.

8) Penses-tu continuer ?

Sans aucun doute, sur la dernière sortie, j’ai été contraint de rechausser … la sensibilité est à son maximum, du repos est nécessaire.
Je n’ai pas pu m’empêcher de refaire l’expérience, de plus la chaussée était mouillée, la raison a pris le dessus, mais l’euphorie est bien présente, dommage , il faudra prendre le temps …

9) Penses-tu tenter le MDP pieds nus ?

Non, il est impossible de se lancer sur cette distance, enfin pour le moment…
D’ailleurs, je ne sais pas encore si je serais au MDP , je ne suis pas prêt…

Pour suivre au jour le jour cette expérience : http://www.facebook.com/pages/courir-nu-pied-barefoot-running/109514362398701


Isaac et moi et moi et moi !

Vendredi 12 mars 2010

Faut-il faire confiance à Fred ?

C’était la réponse que j’étais partie chercher à la Newton Run aux Tuileries, je l’ai trouvée et avec elle nombre d’informations précieuses. Oui, force m’est de l’admettre, j’ai parfaitement compris pourquoi Fred était si enthousiaste  : ces chaussures elles m’ont tellement emballée que j’ai décidé d’en faire l’acquisition d’une paire… C’est dire !

J’ai appris aussi quantité de chose sur la façon de courir notamment avec les Newton ainsi que quantité de chose sur ma foulée. Je savais déjà qu’elle était pleine de défauts maintenant j’ai quelques pistes en tête pour tenter d’y remédier.

La première de celles-ci étant de cavaler nu-pied de temps en temps. Je ne parviens plus à marcher pieds nus alors que j’ai toujours adoré cela, l’entreprise m’a donc semblé une peu surprenante au début. Comme je suis pleine de résolutions à un mois pile du marathon, j’ai décidé de courir tous les jours au moins 10 minutes sur mon tapis ! (et aussi de ne plus oublier les séances de gainage) Première tentative ce matin : j’ai mis un certain à m’habituer mais j’ai trouvé cela proprement radical pour apprendre à se placer correctement ! J’ai eu la sensation d’en tirer (outre une joie un peu animale) des bénéfices immédiats.

Enfin, pour revenir aux Newton et être parfaitement honnête, je n’ai aucune idée de savoir si ces chaussures conviennent à tout le monde ou non, je pense en revanche, que j’ai beaucoup de choses à apprendre avec elles. Je précise, enfin (parce que l’on m’a déjà posé la question, non je ne suis pas vendue comme Fred !) qu’elles seront désormais disponibles à l’Endurance Shop Montparnasse à compter de la semaine prochaine.


Vrai Test NEWTON RUNNING : 300 km et un semi

Jeudi 11 mars 2010

Plus que 4 semaines et demi avant mon Marathon de Paris en Newton Running Stability Trainer. Le temps est donc venu de faire un dernier petit bilan intermédiaire avant l’épreuve de vérité. J’en suis aujourd’hui à 300km et des poussières  courus avec ces chaussures. 300 km dont un semi-marathon officiel, celui de Paris.

J’effectue l’intégralité de mon plan d’entraînement avec les Newton et n’alterne avec aucune autre paire. Qui dit plan (plan Bruno Heubi bien entendu !) dit : VMA le mardi, assimilation le mercredi, EMA le vendredi et sortie longue le dimanche et quand je dis long, c’est long avec Bruno (2h20 la prochaine et ce n’est pas fini !). Donc un test dans toutes les configurations possibles d’entraînement … mais sur route uniquement.

On commence par quoi ? Le négatif ? Oui, j’ai trouvé un point négatif à ces chaussures. Ca vous étonne je suis sûr ? Ce “point” ce sont … les descentes. Autant la chaussure est super efficace sur le plat et dans les montées, autant, dans les descentes, le fait d’être “forcé” de courir sur l’avant du pied ne m’apporte ni l’efficacité ni le relâchement dont j’aurais besoin. Je l’ai encore constaté dimanche au Semi de Paris dans la descente qui suit Daumesnil avant de remonter sur Charenton. Sans doute une question d’habitude à prendre.

Redescendons donc sur le plat … Je n’ai toujours aucune douleur aux mollets – et maintenant, je suis un vétéran de la Newton – et je suis toujours aussi convaincu par l’effet bénéfique de ces chaussures sur ma foulée : beaucoup plus efficace ramenée à l’effort à produire. Beaucoup moins de fatigue qu’avec des chaussures classiques (je persiste et signe) et surtout maintien de la foulée tout au long de l’effort, quelle que soit sa durée !

Mon Semi de Paris en est une excellente illustration : 21,1 kilomètres parcourus à la même allure chacun de 4′18″ sans aucune baisse de régime et avec une grande facilité ! Regardez un peu la photo. Nous sommes au 19e kilomètre et je continue à utiliser mon avant de pied pour me propulser à chaque pas grâce au “retour d’énergie”. On voit également que le pied droit, dynamique, va frapper le sol sur l’avant et non le talon.

Bien entendu, avec des chaussures classiques, il serait possible en théorie de courir sur l’avant du pied, en se forçant un peu … mais pensez-vous tenir durant tout un semi ou une sortie longue de 2h40 ? L’avantage des Newton, c’est que vous n’avez pas besoin de “tenir” puisque ce sont elles qui le font pour vous !

Pour résumer :  j’AIME mes Newton et je l’affirme haut et fort : elles sont à la base de mes performances actuelles ! Je ne peux donc qu’en recommander l’usage même aux plus sceptiques.

Post-Scriptum : non, je n’oublie pas le traditionnel suivi de l’usure – je sais que certains mettent en doute la durabilité de la chaussure. La photo, la photo !

Ca s’arrondit tranquillement à l’avant des blocs d’impact mais rien de bien méchant, il n’y a pas d’usure franche. Les chaussures devraient donc tenir les 800km “réglementaires” et maximum conseillés avant changement de paire.

P.P.S. : un autre petit défaut … la chaussure étant, à l’origine, blanche de chez blanche sur le dessus, elle a tendance, à se salir au fur et à mesure des entraînements réalisés sur surfaces mouillées et un peu sales. Après 300km, elles sont donc moins immaculées qu’au début. Bon, c’est purement esthétique ce que je raconte.

P.P.P.S. : dès que j’écris le mot Newton dans un article, certains crient “haro sur le vendu” … Alors, je me permets de vous faire part d’un commentaire tout à fait impartial d’une lectrice du site, Muriel A.

“J’avais lu pas mal d’articles sur cette marque et j’ai eu la chance de pouvoir en ramener une paire lorsque j’etais à NY

Après deux séances sur piste où j’ai été vraiment impressionnée “par le rendement”, j’avais hâte de tester mes newton racer sur une vraie course.
J’ai couru ce dimanche un 10km et j’y ai battu un record sur la distance datant de 2007 (j’en ai usé des paires de runnings entre !) sur un parcours pas particulièrement roulant, avec du vent de face.

Est-ce uniquement dû aux newton ? je ne saurais l’affirmer.
Une chose est certaine, j’ai bel et bien ressenti un effet de propulsion !

Je renouvelle l’essai d’ici 10 jours sur un semi que je connais bien.

Petit bémol tout de même , on peine à trouver les Newton en France et elles y sont très chères (aux alentours de 160 € vs l’équivalent de 80 € aux USA)”


Fred, Isaac et moi

Mercredi 10 mars 2010

Je vais vous le dire tout de go, ces derniers temps, le Fred, il m’intriguait… ” Newton ” par ci, ” Newton ” par là… Bref une question me taraudait : Fred est-il un homme de confiance ? J’en étais à ce point dans mes réflexions quand je vois passer ce billet. Voilà ! Evidemment ! Incognito, j’envoie un e-mail de confirmation “Bonjour Monsieur Isaac Newton, je viendrai, moi et mon 40 fillette. Signée A. qui ne vous veut pas forcément du bien ! ” La réponse est immédiate : ” RV ce soir à 19 heures là où on a occis l’amiral de Coligny, attendez-vous au pire ! “

Et bien même pas peur : j’y suis allée ! Et je n’en suis pas revenue d’ailleurs… la reponse est si grave — Fred a-t’il vendu son âme à Newton ?… — qu’il me faut longuement la soupeser avant de vous la livrer… bientôt donc !


Marathon Ac’ Saison 1 News de la semaine

Mercredi 24 février 2010

Honneur à Vincent cette semaine. Aux sports d’hiver, il a réussi malgré tout à courir et pas qu’un peu ! Semaine plaisir : sorties en endurance en profitant au maximum du paysage : une première de 10,37 km, une seconde de 10,85 km et enfin une troisième de 11,21km (les deux dernières se sont courues essentiellement sur la neige, le long d’une piste de ski de fond). La quatrième de 1h30, et toujours en endurance, a été faite dimanche, à la maison, en longeant, entre autres, le canal (c’est beaucoup moins vallonné que la Haute-Savoie) : 18 km. Bilan de cette 3ème semaine : 50,43 km.

Fred continue avec application son plan Bruno Heubi. Une bonne semaine 2 : VMA le lundi (5×250+6×200+5×150), EF le mardi (1h à 70% VMA), EMA le vendredi (3×15 minutes à 80% de VMA) et SL le dimanche (2h05 dont 2×20 minutes à allure marathon).

Sur ce, il a enchaîné immédiatement et sans coup férir sur sa “semaine de la mort”. 4 séances en 4 jours, la première – VMA of course -, le lundi, dès le lendemain de la SL, ensuite ce sera dans l’ordre EF, EMA et SL 2h10. Puis ski de fond à donf (skating) pendant sa semaine 4 dite de “récup” dans le plan – ça tombe bien ! et … Semi de Paris le lendemain de son retour avec des kilomètres de ski de fond et de bagnole dans les jambes … Ca va donner :-)

Semaine classique de Jipé : “Une semaine sans surprise ni rebondissement, je commence à bien assimiler le kilométrage. Les premiers temps du plan me faisaient mal aux jambes et plus précisément aux mollets. Voilà donc ma semaine à la loupe : Mardi : footing de 1h 15. Mercredi : VMA, 8 x 800m en 2’ 55’’. Jeudi : footing de 55’. Samedi : VMA, 2 x 2000m en 8’ 36’. Dimanche : sortie longue de 1h 41’. Beaucoup d’aisance dans la sortie longue, les kilomètres sont avalés sans soucis, j’arrive même à mener par moments le peloton. C’est rassurant, j’ai hâte d’être au semi de Paris, pour voir si je suis sur la bonne voie !”.

Et Aurélie, toujours aussi lyrique … “Une semaine marquée par un torticolis très invalidant, souvenir de la Course de la Saint Valentin et qui s’est durablement installé puis s’est étendu à l’épaule. Rien de grave (un spasme musculaire enquiquinant mais qui m’a obligée à adapter mes entraînements).

mercredi 17 février : impossible de courir sur une surface dure et encore moins de baisser la tête pour regarder le sol : je me rabats sur mon tapis roulant pour une séance au seuil. 30′ endurance 70% fcm + 10′ 85%fcm + 15 minutes endurance (total : 9 km) Conclusion : pour travailler les allures, le tapis roulant c’est terrible ! Pas moyen de ralentir d’un iota … Séance très efficace alors que je pensais juste préserver l’essentiel avec cette épaule bloquée… (je fais aussi attention à ma foulée en essayant d’attaquer sur l’avant pied et non le talon)

Vendredi : toujours le tapis sur injonction du kiné : 75 % fcm durant une heure en continuant à travailler les foulées. (total 10 km)

Samedi : A moi le grand air !! 10 ‘ à 75 % fcm + 8 x [2' à 95 % fcm avec récup 1' endurance] puis 10 ‘ endurance + retour au calme. (total 12km)
Une séance difficile mais qui s’est très bien passée je continue à corriger ma foulée et essayer d’arrêter de talonner : j’ai les mollets qui tirent !!

Dimanche : une crève carabinée et des courbatures au mollets (ah… les changements de foulées…) me font craindre de devoir me passer de la sortie longue. Finalement, shootée par les antalgiques et les mollets chauffés à l’arnica, je file dans Paris pour 1 heure 36 endurance à 70 – 75 % fcm pour 15,65 km que j’ai finis complétement épuisée et la tête plus lourde qu’une pastèque… Durant cette séance, pas question de travailler les foulées, je n’ai pas d’autre dessein que de rentrer chez moi sans trop de casse, en croisant les doigts pour que la crève me quitte au plus vite… “




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