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Vrai Test Newton Running Stability Trainer – les Moins

Vendredi 26 mars 2010

“Enfin un peu d’honnêteté et d’objectivité sur ce site !”. Je sens mes nombreux contempteurs se frotter les mains et se réjouir. J’entends leurs cris de victoire résonner dans la plaine … Euh, Fred, on sur Wanarun.net là, keep cool !

En mon âme et conscience, je me dois de vous avouer qu’en dépit de tout le bien très communicatif que je pense toujours d’elles, les Stability Trainer ne peuvent prétendre à la perfection absolue. Ma phase “changement de pré réjouit – béâtement – les veaux” venant de laisser place à la phase “P….. ! Y a le Marathon dans 2 semaines”, c’est avec une acuité nouvelle et exacerbée que j’analyse plus en profondeur mes entraînements en Newton et que le détail gênant prend parfois le pas sur l’enthousiasme général.

Moins n°1 que j’avais déjà évoqué dans un article précédent : les Stability Trainer ne permettent pas de récupérer dans les descentes. La conception de la zone d’impact, qui fait preuve de toute son efficacité sur le plat et en montée, bloque toute tentative de relâchement. La maîtrise de la chaussure, en pente, exige de maintenir une tension des muscles antinomique des théories de la “bonne descente”.

Moins n°2 : contrairement à ce qu’on pourrait penser, ces chaussures ne sont “finalement” pas adaptées aux séances de VMA courte (de 100 à 400m sur piste), parce qu’il n’est pas possible de “griffer” réellement avec, donc d’obtenir une efficacité maximale. Alors certes, la foulée est aérienne mais elle manque d’un peu de puissance.

Dans ce que je viens de dire, le mot “finalement” est très important. Qu’on se comprenne bien : la Stability Trainer permet de réaliser des progrès considérables en VMA à partir d’une situation de départ du type “je talonne donc je suis”. Mais, une fois que la nouvelle foulée sur l’avant du pied est acquise, pour passer au cran supérieur, en terme de VMA, il devient nécessaire d’adopter l’attitude du sprinter et c’est là que le bât blesse. Donc : “initiation” en Newton puis “performance” en XXXXXXX (remplacez les X par une chaussure dynamique de votre choix). Si vous n’avez rien compris à ce que j’ai écrit, me le faire savoir dans les commentaires.

Moins n°3 : si la zone d’impact se fait discrète sous le pied sur des distances inférieures à la trentaine de kilomètres, ce n’est pas tout à fait le cas au-delà. Ma dernière sortie longue en date (32 km) m’a occasionné une douleur persistante (cela fait 5 jours) sur la partie avant interne de chaque pied (du gros orteil au milieu du pied). Nonobstant, je disputerai le Marathon de Paris en Stability Trainer car de toute façon, il est trop tard pour envisager un changement de chaussure et j’ai réussi à passer mes séances VMA et EMA – difficilement pour cette dernière – cette semaine.  Il me reste une sortie longue de 34 km ce weekend pour affiner ce jugement.

Moins n°4 : déjà évoqué, la texture très ajourée de la chaussure fait qu’en cas de pluie, l’interieur se remplit très rapidement d’eau, ce qui n’est pas spécialement idéal pour la course à pied …

Moins ou pas n°5 : l’usage exclusif des Newton induit une modification profonde de la musculature de la jambe : développement des muscles du mollet mais aussi du bas de la cuisse. Si vous tenez à vos gambettes actuelles, pensez-y ! Personnellement, je n’y vois pas de moins :-)

Moins n°6 : sans doute très personnel. Sur les pieds, en correspondance du haut de la languette, je rencontre une forte irritation de la peau, entraînant une douleur persistante, à la fois cutanée et sous-cutanée. Ma dermatologue, que j’ai consultée hier, alors que le problème traîne depuis un bon mois, lie ce phénomène aux frottements de la languette (qui remonte assez haut sur le pied mais a priori ne bouge pas) ou à une allergie au matériau (made in …) utilisé – curieux, au travers des chaussettes … – et m’a prescrit un soin local à la cortisone. Première fois que j’ai ce souci avec une paire de chaussures.

Vous voyez bien que je peux être objectif quand je veux ! Par contre, ces moins sont bien entendu à peser au regard des plus que je vous ai déjà évoqués en long, en large, en travers, à l’endroit, à l’envers … : foulée plus aérienne, plus efficace et moins fatigante. Mon Semi de Paris 2010 record est là pour en témoigner.

Alors que conclure ? Peut-être qu’en fait, il faut réserver ces chaussures à des distances inférieures ou égales au Semi-Marathon où leur efficacité fera merveille et ne pas vouloir être trop gourmand en leur faisant faire ce pour quoi elles ne sont pas faites visiblement. Peut-être aussi que mes doses d’entraînement (5 séances / semaine, jusqu’à 7h de course effective – VMA, EMA, EF, SL, récup) réalisées exclusivement en Newton sont trop importantes et qu’il conviendrait de réserver les Newton à une ou deux séances seulement. Par exemple, l’Endurance Maxi Aérobie et la Sortie Longue, en prévision du Marathon de Paris. Matière à cogiter …

Je vous en reparle aussitôt ma petite sortie longue du 11 avril achevée.


Vrai Test NEWTON RUNNING Première ENDURANCE

Dimanche 31 janvier 2010

Mon COUP DE FOLIE du week-end ! Après les 6×1000 de vendredi soir à l’AC CELLOIS, qui, je le rappelle cherche toujours de généreux donateurs, j’avais prévu une petite sortie en endurance pépère – 1h30 à 12 km/h – dimanche matin dont les premières 15 minutes en NEWTON RUNNING. Et puis, samedi matin, seul pour 2 heures à la maison et le repas terminé de préparer, j’ai anticipé cette sortie dominicale. Au bout d’un quart d’heure, j’étais bien, aérien, léger … alors ? 10 petites minutes de plus, ça va pas me tuer non ? Et puis, de 10 minutes en 10 minutes à être bien et léger, vous savez ce que c’est … J’ai donc, au mépris des consignes d’apprentissage et d’acclimatation de Sir Isaac parcouru mes 18 km en NEWTON RUNNING. Voilà donc ce que je m’apprête à vous conter. Mais évidemment, fidèle à mes habitudes, je vais d’abord disgressionner !

Disgression 1 : je rappelle que, pour le moment, les NEWTON RUNNING ne sont disponibles en France que par correspondance chez Cyber Sport (www.cyber-sport.fr). Elles devraient petit à petit être disponibles dans certains magasins spécialisés mais pour l’instant, c’est sur le web. Point. Compter une pointure de plus que votre pointure de ville, pas besoin d’aller à 1,5. J’ai pris des 45 (pour 44 ville) et c’est parfait.

Disgression 2 : le modèle que je teste, Stability Trainer, est affiché à 164,90 Euros.

Disgression 3 : dans mon enthousiasme d’hier matin, j’ai oublié, au milieu de ma dithyrambe, un petit reproche. La Stability Trainer, typée compétition, présente, sur le dessus du pied une structure très alvéolée qui a tendance à faire rentrer l’eau dans la chaussette en cas de forte pluie, ce qui était le cas vendredi. Ce n’est pas spécifique à Newton, de nombreuses chaussures compet ont ce défaut.

Alors, ces 18 km ? Tout d’abord, admirez ce collector : ma première vraie sortie en NEWTON RUNNING. Pour la pointe à 50 km/h, c’était juste un petit test de VMA pour voir :-)   

Euh … Dis, Msieur Garmin, t’es sûr qu’il fonctionne toujours bien ton ForeRunner ?

Ces 18 km ? Et bien, RAS !!! Impeccable, je ne me suis jamais senti aussi léger en endurance. Bien entendu, ce n’était pas une séance EMA (n’est-ce pas Monsieur Heubi ?).  Ma foulée s’est modifiée naturellement. Je n’ai pas eu besoin de forcer. J’ai juste pensé à ne pas relever le buste en arrière pour bien faciliter le mouvement. Je n’ai pas tapé une seule fois du talon alors que c’était mon habitude que je n’arrivais pas à corriger en forçant le trait sur la foulée. Et là, miracle, c’est la chaussure qui l’a fait ! Vous en avez rêvé, NEWTON RUNNING l’a fait ! Et ce durant toute la séance. Pas une seule fois, je ne suis retombé dans mes travers. Au contraire, j’étais même encore plus aérien sur la fin !

Et surtout, retour dans un état de forme impressionnant, beaucoup moins de fatigue qu’avec des chaussures classiques. Aucun tiraillement aux mollet pendant 99% du parcours. Juste un petit peu dans une côte pas facile. Ce matin, un tout petit peu plus dur qu’à l’ordinnaire côté mollets, un petit tiraillement lombaire, mais rien de bien méchant. Je rappelle quand même que je fais 4 séances de muscu par semaine et que je ne suis pas forcément représentatif côté “tiraillements”.

Autre point positif intéressant à signaler : languette et lacets ne bougent pas d’un micron durant toute la sortie ! Ce qui n’est pas le cas de trop nombreuses languettes.

Alors la suite ? La suite, c’est déjà 12 x 400m VMA mardi, que je vous conterai mercredi matin. Et le 8 février, je démarre mon plan Heubi 9 semaines pour le Marathon de Paris. Et clairement, je le ferai intégralement en NEWTON compte tenu de la séance d’hier.




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