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Marathon Ac’ 2010 – Clap de Fin

Mercredi 14 avril 2010

Et voilà, toutes les bonnes choses ont une fin ! La Marathon Academy 2010, c’est terminé. Enfin, presque, car il faut quand même qu’on vous raconte nos marathons respectifs, vous ne croyez pas ?

Avant de commencer à relater ces épopées, je voudrais remercier chaleureusement ceux qui ont eu le courage de participer à cet exercice littéraire. Alors, certes, les fortunes furent diverses (Cyrille, Aurélie, Stéphane on pense à vous !) mais ce ne fut pas le cas de l’implication de tous les participants dans la démarche proposée. Alors merci à Cyrille, Aurélie, Stéphane – encore eux ! – Jipé, Robert, Vincent et tant que j’y suis, à moi :-)

On commence par qui ? Pas Jipé car pour cette dernière, il s’est lâché et c’est un véritable roman qu’il nous propose, alors rien que pour cela, c’est lui qui aura l’honneur du dernier mot !

Le plus simple c’est de commencer par Robert et le lien vers le récit de sa course : http://www.malinmaligne.com/2010/04/12/mes-mots-pour-le-dire/ que dire de plus ?

Avec Vincent aussi, on va faire dans le très simple. Je rappelle que le garçon s’était, dès le début de l’aventure, singularisé en s’inscrivant non pas au Marathon de Paris mais à celui de Rotterdam. Résultat : 3h21′57″ malgré deux dernières semaines d’entraînement très perturbées par des pépins physiques. Belle performance. Récit de sa course à venir sur son blog http://www.les4bellais.fr/

Mon cas personnel maintenant : 3h13′05″ soit 25 minutes de mieux que l’an dernier. Pas mal non ? Je vous ai expliqué hier sur ce même site comment j’en étais arrivé là après un an d’entraînement structuré (cliquer ici). Quelques mots quand même sur ma dernière semaine d’entraînement et évidemment ma course (ceux qui fréquentent ma page Facebook la connaisse maintenant par coeur).

La semaine pour commencer : 3 petites sorties d’une heure à 12 km/h avec à chaque fois les 15 dernières minutes à allure marathon (13,5 km/h). Bonnes sensations à chaque fois.

Dimanche matin, lever 5h30 pour prendre soin de déjeuner 3 heures avant le début de l’épreuve. Déjeuner ultra-classique, aucune modification par rapport à mes habitudes (100% bio, lait de brebis et orange pressée). N-ième vérification du paquetage : mes Newton, ma tenue BSC que j’enfile avant de partir, mon Garmin (oui il est chargé à 100%), mon T-shirt Wanarun (pour la pub), mes sachets Nutraperf, ma gourde pleine avec le premier sachet déjà dissous, une bouteille avec du Nutrattente pour boire dans le sas … Et c’est parti. Mon employeur ayant la gentillesse d’offrir 1) le parking 2) un vestiaire le tout à 400m du départ, no stress !

Arrivée dans le sas à 8h15. Waow, il n’y a pas grand monde devant ! Ca me change du sas 4h de l’an dernier. 1′30 à peine pour franchir la ligne de départ et ma vitesse de croisière tout de suite derrière. Le pied ! Je suis lancé. Une petite pause technique à Vincennes (30 secondes, record à battre avec tenue de compression) et je continue sur le même rythme, les yeux rivés sur … le Garmin, qui miracle, ne se met pas en rade comme il en a l’habitude dans les grands rendez-vous. Ma douleur sous le pied se réveille au bout de 12km mais je décide que je ferai avec et toc !

En plus, je ne m’arrête pas avant le 3e ravitaillement, donc jamais besoin de relancer et encore quand je dis m’arrêter … 300m avant le ravitaillement, je sors le sachet de NutraPerf avec la main droite, je sors la gourde avec la main gauche, j’ouvre le bouchon de la gourde avec les dents, j’arrache le bout du sachet pré-dosé avec les dents toujours, je vide dans la gourde et accessoirement sur mon maillot, je saisis au vol une bouteille de Vittel, j’ouvre la bouchon avec les dents, toujours en courant, notez-le bien, je verse, je secoue et m…. j’ai pas assez resserré le bouchon de la gourde. Pas trop de dégât si ce n’est une grosse tâche orange mal placée sur le survêt de compression. Mais j’ai compris et je fais mieux lors de mes 2 autres ravitaillements.

Pendant ce temps, je cours évidemment et même un peu trop bien (13,7 km/h de moyenne) … Tu n’aurais pas dû Fred … Au 30e km, je me dis “tin ! t’es en 2h15, il te reste 1 heure pour réussir ton objectif, même en courant à 12 à l’heure ça va le faire, géant !” … Géant, oui, sauf que … instantanément, je ralentis et finis effectivement les derniers kilos à 12 à l’heure. Alors ? Effet psychologique ? Mur physiologique ? Un peu des deux sans doute. Le psycho de 31 à 36 clairement et le physio ensuite. En tous les cas, les yeux toujours rivés sur le Garmin (12 c’est pas 11,9 …), j’arrive à conclure en moins de 3h15 (3h14′25″ au temps brut). J’ai réussi … quand même.

Comme aux Césars, j’ai pas mal de monde à remercier pour cette performance : ma famille évidemment car l’adhésion familiale à un projet comme celui-là est une des clés majeures de la réussite, Cyril, mon coach de club, Bruno Heubi pour son plan d’une efficacité extraordinaire, Newton, BSC, Nutratletic, Garmin et j’en oublie sans doute :-)

Je vous passe les détails sur le parcours, l’ambiance etc etc etc car j’en ai déjà parlé sur Wanarun également. Comme je me suis déjà longuement exprimé, je laisse donc la parole à Jipé pour conclure cette saison 1 de la Marathon Academy :

Nous y voilà, la dernière semaine avant le marathon. J’ai choisi de jouer la prudence, ce sera repos presque complet. Mercredi soir, sur la piste à Nanterre, Abdel le coach, nous a concocté une séance « spéciale » marathon ! 2 x 1000m en 4’15, récupération 1’ 30’’ enchaîné avec un 500m en 2’. Samedi matin, un petit footing de 30’ pour se rassurer.

Durant ce run, je rencontre l’un des entraîneurs du PUC avec qui je discute de tactique de course. Il me dit qu’il faut « oser », que je dois suivre à distance le ballon des 3h et ne pas trop me poser de question et profiter de ma course « kilomètre après kilomètre ». Sa théorie, correspond à celle de mon entraîneur, je décide donc de l’adopter !

Le samedi soir, je suis raisonnable, après un film en DVD (Le concert), je suis au lit à 23h15. J’avais mis le réveil à 6h30, mais à 6h00, j’ai les yeux grands ouverts. Pour le petit déjeuner, je décide de ne pas changer mes habitudes, pas de préparation miracle, ni de déjeuner spécial marathon. Je reste au verre de nectar d’abricot, deux grandes biscottes avec de la margarine plus confiture et des céréales Spécial K.

Je me masse les mollets, enfile ma tenue, ajuste mon dossard, je suis prêt !

Je retrouve mes amis du Nike Running Club sur les Champs-Elysées pour une photo devant la boutique. Un petit échauffement et nous rentrons dans le sas des 3h. Je suis avec Alessandro et Sébastien. Nous attendons, la musique des Chariots de feu, hymne du marathon de Paris et c’est les Black Eyes Peas qui le remplacent, les temps changent !

Je pars assez rapidement pour m’extraire de la masse, je passe le premier kilo en 4’ 17, il va valoir ralentir, sinon…

Nous voilà au 10e Km à Porte Dorée, en 43’ 42’’, je me sens bien. Je suis à 50m du ballon des 3h. Nous attaquons une balade de 8 km dans le Bois de Vincennes avec la butte de l’hippodrome, suivie de la descente vers la porte de Charenton. Nous revenons dans Paris, cette année le semi se trouve avenue Daumesnil. J’y passe en 1h 31’ je suis sur des bases de 3h 02’, j’y crois !

Retour pour la deuxième fois à Bastille, il y a beaucoup de monde, le public nous encourage c’est chaleureux.

Nous attaquons, pour moi, la plus belle partie du périple, du 23e au 30e les quais de Seine. Il y a une vue sur Paris incroyable, une ambiance. Même si le tunnel de près de deux kilomètre est un peu oppressant. Au 24e je croise Fabien qui fait le lièvre pour une fille qui vise les 3h10, je m’accroche, mais le tempo ne me convient pas, je les laisse filer au 27e, ils termineront en 3h 06’. Arrive la tour Eiffel, ses animations, sa foule en liesse !

La maison de la Radio symbolise le 30e km. Certains et je partage cet avis disent que la course commence au 30e km. Je suis moins frais mais passe en 2h 11’ ce qui laisse espérer un 3h 03 à l’arrivée.

À partir de là, je perds 15 à 20 secondes chaque kilomètre, ma moyenne chute. Il est vrai que cela monte, mais ça n’explique pas tout. Il faut se rendre à l’évidence, je suis fatigué !

Pour me motiver, je pense au 35e km, c’est là que ma femme et mes deux garçons m’attendent, je dois me battre pour les voir rapidement et je commence à me faire un plan. Tu t’accroches jusqu’au 35, tu as un coup de booster en voyant la famille et il ne te reste plus que 7 km, une bagatelle…

Arrive, le 35e, ma vitesse est passée à 12 km/h (5’ au km), je passe en 2h 36’. Je vois de loin ma femme et les enfants, je suis content, ils me tapent dans la main. Ma femme qui avait un tableau des temps de passage, me prédit un 3h10 !

Je suis reparti comme un diable, regonflé à bloc. Le souci, c’est que l’effet magique ne dure qu’un kilomètre. Je suis à nouveau dans le rouge.

Nous sommes en plein Bois de Boulogne avec un nouveau parcours, je n’aime pas cette partie ! Il y a de plus en plus de gens qui me doublent. Je me fixe des personnes et essaye des les rattraper ou de les suivre. Au 37e, je fais une pause pipi, je m’étire, mais ce n’est pas beaucoup mieux après !

Nous voilà au 38e km et là nouveauté une ligne droite immense de presque 2 km, si tu es à la ramasse, elle t’achève !

Je me concentre, je ne pense plus à rien, je cherche la moindre énergie, je tire sur les bras, baisse la tête. Je suis à la limite de l’épuisement, j’en suis à courir les yeux presque fermé. Je passe le 40e km en 3h 03’. Au 41e Km, je suis à bout, je marche durant 20m. Je me dis que ce n’est pas possible, pas aussi près du but !

Je relance la machine, c’est reparti, les applaudissements du public me portent, je vois les collègues du club de Nanterre, je tente même de sourire !
J’arrive à ce rond-point qui masque l’arrivée, allez, un dernier effort ! Le speaker encourage les coureur et il dit : « qui veux faire 3h 15 ?, vous êtes dans le bon wagon ! » je sprinte, ou du moins j’essaie.

Je passe la ligne, voilà c’est fini. Je suis mitigé, je n’arrive pas à être content, j’avais un objectif de 3h 15, je l’ai atteint, mais je pensais pouvoir atteindre les 3h 10. Ce n’est pas grave, je retenterai le coup l’année prochaine.

J’ai adoré cette préparation, j’ai eu de bonnes sensations durant les deux mois du plan « Jogging International », je suis prêt à recommencer !

J’en profite pour remercier l’équipe de Wanarun, pour cette expérience d’apprenti journaliste, c’est un exercice nouveau pour moi et j’ai aimé ça ! Fred en Particulier, pour son soutien et ses encouragements. Fred, tu as fait une belle performance, tu es un vrai champion !


Marathon Ac’ – C’est la cata !!!

Mercredi 7 avril 2010

“Nous partîmes une poignée et par de prompts désistements nous vîmes encore moins nombreux en arrivant au port.”

Un abandon de plus, un ! Après Cyrille et Aurélie sur blessure, c’est au tour de Stéphane de lâcher prise dans la dernière ligne droite. Point de blessure, si ce n’est d’amour propre, mais un manque évident de préparation et quelques errements de dernière minute – démarrer le barefoot un mois avant l’épreuve par exemple … Son message d’adieu :

“Hello a Tous. Pas de mdp pour bibi. Félicitation à La Marathon’Ac !
Je ne suis pas prêt … , des préoccupations sont venues perturber la prépa marathon. J’ai longuement réfléchi !
Je ne suis pas “accro” à suivre un entraînement de 3 mois, pour m’aligner sur une épreuve. Je reste passionné par la course à pied, à mon niveau, sans challenge, sans pression, c’est mon exutoire, mon labo …
Je regrette une seule chose : ne pas vous rencontrer ! Bonne course à tous, amusez-vous, prenez du plaisir ! Je penserai à vous.
(PS, je serais peut-être sur cette distance, dimanche, tout comme vous, seul dans ma campagne … ce sera mon marathon à moi).”
Nous aussi on pense à toi ! Continue de nous parler Barefoot sur Facebook.

Des nouvelles de notre grande blessée, Aurélie, dont le moral remonte en flèche :
“Après des débuts pitoyables où je trainais la savate dans un navrant déséquilibre, j’ai fait beaucoup de progrès … avec mes béquilles ! J’en étais à ruminer des craintes d’opération et de démarche à jamais claudiquante lorsque durant ce weekend pascal mon articulation a brusquement retrouvé toute sa mobilité.
Je dois reconnaître que cette agilité retrouvée, jointe à l’efficacité des anti-inflammatoires me feraient presque oublier l’interdiction formelle de courir durant 6 semaines … Je réalise que sans cette seconde IRM qui m’a révélé l’étendue de la blessure, j’aurais sans doute pris – inconsciente des risques – le départ du marathon la semaine prochaine ! La crainte de ne plus pouvoir courir du tout m’a dorénavant fait abandonner toute idée d’y participer et a quelque peu adouci l’aiguillon de la déception. Louper une épreuve c’est moins grave que de me passer définitivement de courir ! Enfin, et pour la première fois de ma vie… la nuit, je fais des rêves de course à pied ! Encore 5 semaines à tenir …”

Autre blessé, mais qui fait exprès de s’ignorer, votre serviteur, Fred, dossard 7127, dont la douleur sous le pied droit ne disparaît pas. Comme je l’ai écrit sur ma page Facebook, j’essaie d’employer la méthode du fou-qui-se-tape-sur-la-tête-avec-un-marteau : ça fait du bien … quand ça s’arrête. Donc je force sur la douleur. Et ça tiendra sur 42 point !
Première semaine dite de relâchement : mardi 3×15 min à 85% de VMA, jeudi 1h à 65% de VMA, vendredi 1h à 65% de VMA, dimanche 1h30 à 70% de VMA dont 2×15 minutes à allure marathon, mardi 50 minutes à 65% VMA dont 15 minutes à allure marathon. Il ne me reste plus qu’une dernière séance de 40 minutes dont 10 minutes à allure marathon à caser jeudi.
Côté muscu, une semaine exceptionnelle à 7 séances …
Stratégie de course élaborée, en espérant que mon Garmin ne me plante pas comme au Semi : 13,5 km/h dès le départ et jusqu’à l’arrivée, me décaler tout de suite des ballons 3h15 car trop de monde autour. J’emmène mon ravito (gourde avec du NutraPerf, pâte d’amande) pour ne pas m’arrêter avant le semi ou je me referai une gourde de NutraPerf en prenant de l’eau au ravitaillement et s’il ne fait pas trop chaud, je devrais pouvoir rallier l’arrivée sans avoir besoin de refaire le plein.
Côté tenue : Newton aux pieds, survêt et débardeur de compression BSC, débardeur Wanarun – si le nouveau est livré à temps – ou du club (AC CELLOIS), chaussettes Run 900 de Kalenji, avec une paire de rechange si le temps est à la pluie.

Dernier … blessé, Vincent, qui souffre du dos depuis sa dernière sortie longue et qui s’est contenté de 7 malheureux kilomètres cette semaine. Il reste néanmoins confiant.

Place maintenant aux valides – oui, il y en a ! – Robert et Jipé. Valides mais cela ne les empêche pas de se poser quelques questions métaphysiques. 

Robert :
“Dimanche : 1h30 à environ 12 km/h, puis tapis de course pour une accélération de 30 mns de 14 km/h à 16 km/h, puis 20 mn à 12 km/h (soit 30 kms en tout, environ), et 15 mn d’étirements.
Lundi : 45  minutes de footing entre 5′30 et 5′45 au km, puis 15 mn d’étirements.
Mardi : 1 h de muscu pectoraux et dos.
Mercredi : 40 mn de footing puis 4*2000 en 3′55 au km avec 3 mns de récup entre les séries, puis 10 mn de footing et 15 mn d’étirements.
Jeudi :  COMPEX 32 mn de cross training résistance, niveau 3, moyenne de 75
Vendredi :  45 mn de footing cool puis 15 mns d’étirements
Samedi : La Ronde des Cuviers, 8,3 kms en 45′46
Dimanche : 1h de footing puis 25 minutes à 4′08 au km, puis 15 minutes de footing et 15 minutes d’étirements
BILAN GLOBAL : Dans cette phase de régénération, difficile pour le moment d’apprécier l’état de forme général. J’oscille entre l’euphorie physique et la plus profonde dépression. Physique. Côté douleur, çà va mieux côté quadriceps droit, la douleur disparaît définitivement après 30-35 mn de course. J’ai aussi une petite douleur vertébrale au repos, mais que je ne ressens pas en course.”

Jipé :
“Nous voilà dans l’avant-dernière semaine avant le marathon de Paris. Cela aurait du être une semaine tranquille, mais ce fut une semaine, presque comme les autres !
Mardi un footing de 1h 15. Mercredi une séance sur piste à bloc !  6 x 800m en 2’ 51’’. Jeudi, pour changer un peu, du vélo pendant 45 mn en endurance active. Samedi, reconnaissance des 12 derniers kilomètre du parcours. Nous sommes partis à 6 de la place de Varsovie, au pied du Trocadéro sous une pluie glaciale. Cette reconnaissance du finish est importante, car cette année, le parcours est modifié dans le bois de Boulogne.
Tout ce travail encore, n’aurais-je pas dû lever le pied ? Est ce que je n’en fait pas trop ?

Durant la semaine qui arrive, je vais devoir choisir ma stratégie de course. Partir sagement avec le ballon des 3h 15. Partir avec le ballon jusqu’au 30e et si je me sens bien accélérer ?
Ou alors, être régulier dès le départ, sur des bases plus rapides et viser directement les 3h10.

Je n’ai pas encore choisi et me réserve jusqu’au dernier moment. Tout cela dépendra de la forme du matin, même si j’ai déjà une idée !!!!!
Ce qui est sûr par contre c’est le choix des pneumatiques ! Je reste fidèle à Nike et part sur un modèle tout récent la Lunar élite ! Je la possède depuis déjà 3 semaines, cela fera 1 mois le jour du marathon, l’amorti n’est pas des plus confortables, mais elle est hyper nerveuse, et très légère. Le choix des chaussettes est fait aussi, je change par rapport à l’an dernier et laisse tomber les X-socks « Run speed one » pour les chaussettes Nike « Elite ». Pour le short, je ne porterais pas celui du club, mais mon short fétiche avec une grande poche à zip derrière pour mettre 2 gels, celui du 20e et celui du 30e. Pour le haut, cela sera celui de mon club « Nanterre Athletic Club », mais en fonction de la météo, cela sera soit le t-shirt, soit le débardeur.

Ce post, est sûrement le dernier avant le marathon, alors je souhaite bonne chance à tous les participants, et espère que nous aurons beaucoup de plaisirs. Rendez-vous avenue Foch au alentour de midi, le dimanche 11 avril!”

Si d’aventure, vous étiez, dimanche  matin, à Paris, au bord de la route, n’hésitez pas à encourager nos trois derniers mousquetaires (Vincent est lui à Rotterdam).  

ROBERT dossard 5453

JIPE dossard 7263

FRED dossard 7127


Marathon Ac’ La débacle !!!

Mercredi 31 mars 2010

Vent de panique sur la Marathon Academy !

Après l’abandon de Cyrille, c’est au tour d’Aurélie de renoncer au Marathon de Paris ! Et quand on sait que Barefoot Stef se pose beaucoup de questions à quelques jours de l’échéance … L’une abandonne, l’autre souffre des mollets, sale temps pour nos barefooteurs :

Coup très dur donc pour Aurélie qui depuis quelques jours souffrait abominablement du pied. Deux IRM, pour un verdict franchement pas réjouissant : “Comme j’avais signalé aux médecins que j’avais fait du tapis nu-pied et changé de foulée, tout le monde a cherché sur l’avant-pied … et trouvé un truc pas très grave révélateur de lésions d’hyperpression (Cf. première IRM).
Sauf que j’avais un mal de chien et je n’étais pas satisfaite d’avoir une IRM de la moitié de mon pied droit. Bref, j’ai fait du foin et ils me l’ont refaite convenablement cette fois-ci.
J’ai une méchante fissure au niveau du Lisfranc (beaucoup plus haut donc) sur le 2ème métatarse avec très bel œdème et des phénomènes inflammatoires associés …
Une blessure qui semble n’avoir absolument rien à voir avec le tapis nu-pied et le changement de foulée (au contraire, il semble même que c’était plutôt bénéfique pour le Lisfranc de rectifier mon mouvement…)
Pour l’heure j’ai deux béquilles, un médecin qui essaye de me convaincre que le vélo c’est moins traumatique et … un moral en berne … Six semaines d’arrêt complet en décharge et une reprise, si et seulement si l’IRM de contrôle est top super chouette, qui ne pourra se faire que très doucement …
Je digère et je reviens !”

Barefoot Stef, de son côté, ne sait plus où il habite … Lorsqu’il court pieds nus, tout va bien mais dès qu’il remet ses chaussures pour faire un peu plus de kilomètres, patatras, douleur insupportable aux mollets ! Exactement l’inverse de ce que voudrait le sens commun. Comme il n’envisage pas de courir le MDP pieds nus et comme avec toutes ces expériences et tergiversations, il ne s’est pas franchement entraîné en endurance, il se demande si cela vaut le coup ou pas de s’aligner sur l’épreuve le 11 avril. Ca sent le pâté !

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais on ne peut pas dire que ce soit la joie dans la famille barefoot …

Du côté des chaussés, cela va un peu mieux. Commençons par le moins chaussé, Newton Fred, qui … souffre lui aussi d’une douleur sous le pied droit suite à ses sorties longues – effet de la zone d’impact des Newton Stability Trainer ? – mais qui fait avec – à force d’avoir mal, on finit par ne plus sentir la douleur, donc échauffement en écrasant bien le pied sur la chaussée … Sa dernière grosse semaine n’a pas été brillantissimme mais elle a été, c’est déjà ça : VMA en mode VmA (8×250+6×200 sans pouvoir atteindre les 17,1 km/h habituels), EMA en mode EmA (30′ / 25′ / 20′ à 82% VMA au lieu de 85%), EF à 12 km/h sans souci – ouf – et bonne sortie longue de 2h40 dont 2×30′ à allure marathon. Le cycle de relâchement peut maintenant commencer.

La semaine de Jipé : “Un grain de sable vient se mettre dans la machine et c’est le doute ! Le lundi, le nez qui coule, le mardi la tête dans le sac, de la fièvre et du mal à respirer. Je ne peux pas courir, je dois me reposer ? Non je ne peux pas, je vais à la salle de sports pour 30 mn de vélo et ensuite un sauna, l’effet est immédiat, je respire, je me sens mieux ! L’effet ne dure pas plus d’une demi-heure, l’après midi fut à nouveau difficile. Mercredi matin rebelote, fièvre et courbatures. Là, je commence à douter ! Si je ne m’entraîne pas, fini l’objectif de 3h 15, je n’y arriverai pas, etc… En quelques instants, le monde s’écroule, je suis finis, foutu, adieu le MDP.

En fin d’après midi, je dois prendre une décision, je vais à la séance de fractionné ou pas ? Bien sur, j’y vais, en pensant juste faire un footing. Je ne dis rien à l’entraîneur, l’échauffement se passe plutôt bien. Au programme ce soir : 3 blocs de 8 x 200m en 38’’ avec une récup de 30sec entre les séries et 200m entre les blocs. Nous sommes 6 à participer à cette aventure ! Je décide de me mettre dans le milieu, mais rapidement la vitesse me gagne, je prends des relais et termine souvent devant. Wouah, je n’ai pas tout perdu !
Arrivé à la maison, je suis dans un état !
Jeudi, je joue la prudence, encore un peu de fièvre et de grosses coubatures à cause de la séance de la veille. Vendredi un footing de 1h 15. Arrive le samedi et sa sortie longue, je préviens les copains, attention je suis malade, n’allez pas trop vite ! Vers le 25e Km, le groupe fléchit et avec Alexandre nous prenons les choses en main et relançons, ça finit vite, peut être trop vite ?
Dimanche, avec les runners du Nike Running Club, une séance de seuil. 20 mn d’échauffement, puis 10 mn à 15 km/h, 3 mn de récup à 12 km/h et ensuite deux fois 5 mn à 15km/h, la sortie longue de la veille commence à peser dans les jambes.

Au final, j’ai commencé la semaine par une peur bleue et terminé rassuré. Hormis le mardi et le vélo qui a remplacé 45 mn de footing, le plan à été suivi à la lettre. Il faut se dire, que ce fut une chance d’être malade à 15 jours de l’objectif.”


Marathon Ac’ Saison 1 – News de la Week

Mardi 2 février 2010

Le MDP et son tout nouveau T-shirt “technique” qui va remplacer – snif, versons une larme et accordons-lui une minute de silence bien méritée – le T-shirt “collector” en coton – pour le “collector” je cite ASO – approchent à grands pas. Le stress monte chez nos Marathon Académiciens et cienne.

Une fois n’est pas coutume, commençons par Stef. Perturbé par quelques soucis, il n’a pu consacrer à notre divine activité que 3 petites sorties dont 2 pour lesquelles il s’était engagé vis à vis d’un ami et auxquelles, par fidélité à la parole donnée, il ne s’est pas soustrait.

La motivation de Fred est remontée en flèche depuis qu’il a découvert ce qu’il allait sans doute – peut-être ? éventuellement ? sûrement ? – être capable de faire avec ses toutes nouvelles NEWTON RUNNING Stability Trainer – voir à cet égard, les 3 articles qu’il a rédigés récemment sur wanarun. Alors que depuis quelques temps, il se traînait lamentablement, le voilà maintenant à rêver de s’envoler sur des bases temporelles canon. “Dreamer, you’re nothing but a dreamer” – ça, c’est pour les plus vieux d’entre-nous – ou comme dirait ses enfants qui n’ont pas connu Supertramp et qui sont tout bêtement prosaïques “In your dreams !”. Sinon, encore une semaine avant le début du plan d’entraînement Heubi. A part cela, semaine assez classique à 5 séances (30/30, assimilation, 6×1000, 18km endurance et assimilation) et 5 séances de muscu.

Jipé entre aussi dans sa dernière semaine pré-plan et a plus que hâte d’engager ces charges d’entraînement supplémentaires qui le guettent au coin du bois. D’ailleurs, dimanche, il a déjà commencé à devancer le mouvement en se lançant dans une sortie d’1h40. En dehors de cela, semaine Jipéenne classique : mardi footing 10 km, mercredi fractionné (1000 m en 3’ 40’’ + 500 m en 1’ 45’’) x 4, jeudi : footing d’une heure en fartleck, vendredi : body-sculpt.

Le calme avant la tempête, c’est valable aussi pour Vincent, censé démarrer cette semaine et à son grand étonnement d’ailleurs – comment a-t-il pu  s’engager aussi à la légère ? – une préparation marathon à 5 séances. Juste deux sorties de 20 km en attendant, la tension monte.

Honneur aux dames maintenant – à la dame devrais-je préciser, notre Aurélie nationale – mercredi, montée aux Cieux … enfin à l’un de leurs représentants sur terre, en l’occurence le Sacré-Coeur, une bonne dizaine de volées de marche au milieu d’un petit 10 bornes tranquille. Jeudi, retour du boulot, sac au dos – après enquête, elle travaille cet exercice en charges légères : ni PC, ni dossier – 47 minutes. Samedi : flemme et enfants. Par contre dimanche, une petite folie axonaise – ceux qui ne le savaient pas apprendront que les habitants de l’Aisne sont des axonais et non des aisnois ou des aisniens ou des aisnistes – 26 km et 2h53 de montée et descentes entre plateaux et vallons à … pester contre les routes sans panneaux indicateurs, à volter et virevolter dans les chemins vicinaux avant de se rabattre pour plus de sûreté près des routes mieux fléchées. Promis, cette semaine elle fait de la VMA.

Cyrille voulait faire une grosse semaine endurance mais décidément ne se sort pas de ses petits pépins physiques. Encore une douleur au mollet qui l’a obligé à diminuer de façon conséquente les doses d’entraînement. Une semaine à passer avant de débuter sa prépa marathon en 9 semaines. Garçon consciencieux, il a déjà repéré la zone dans laquelle il pourrait fractionner, ce qu’il déteste au plus haut point mais qu’il va faire malgré tout avec application et méthode.


Vous connaissez vraiment votre VMA et votre FCM ?

Jeudi 14 janvier 2010

Si vous êtes plus de 50 % à me répondre oui, alors je me prive de séances de sprint pendant au moins … 3 jours ! Si vous êtes plus de 50 % à m’affirmer que vous avez fait les tests “normalisés” de type VAM-Eval et une mesure réelle de votre FCM en labo, je suis prêt à courir en M***** – les chaussures à tendinites pour ceux qui lisent ma prose régulièrement.

Voilà un truc qui m’a toujours interpelé : les revues ou les sites dédiés au running foisonnent de plans d’entraînement tous plus (ou moins) divers et variés les uns que les autres mais tous “gradués” avec une certaine constance en % de FCM et/ou % de VMA. Pour ceux qui se demanderaient, on ne sait jamais, ce que sont la FCM et la VMA, je leur suggère de cliquer ici.

Or et vous le savez bien, ces deux grandeurs, paramètres physiques, se mesurent. Pour la VMA, plusieurs méthodes existent, citons VAM-Eval ou le demi-Cooper – cliquer ici pour une liste élaborée par Bruno Heubi. La FCM, elle, se mesure en labo après effort sur tapis de course et instrumentation du sujet. Je suis intimement persuadé que nous sommes bien peu nombreux à avoir réalisé un jour ces mesures.

Bien entendu, il existe des méthodes simplifiées d’appréciation de ces grandeurs : pour la FCM, la célèbre 220-âge, pour la VMA, les 5 minutes à fond, par exemple, qui permettent peu ou prou de suivre avec efficacité tous ces plans d’entraînement, pour peu que l’on ait investi dans un cardio et/ou GPS. Pour creuser un peu le sujet, j’ai voulu savoir quelle était l’approche de quelques uns de nos Marathon Académiciens dans le domaine.

Grand vainqueur : Robert, le seul et l’unique à avoir mesuré sa VMA avec VAM-Eval (résultat : 18 km/h) et sa FCM en labo (186 à 17,5 km/h).

Grands perdants : Aurélie, Cyrille et Fred … aucun test, aucune mesure … juste une éval de VMA au feeling pour les garçons (VMA  de 18 pour Fred, euh ? ben ? pour Cyrille), un calcul approché pour Aurélie (14), le 220-âge pour la FCM pour certains et le retour d’expérience de ses compétitions pour Aurélie.

Entre deux eaux : Stef - oui vous avez bien lu !!! Stef – qui a réalisé une mesure de FCM chez un pote sur tapis après quelques bières pour un 192 bien mousseux.

Et puis, il y a un cas un peu à part : Jipé. Dans sa jeunesse et première vie de runner, il a passé tous les tests VMA possibles ! Sur piste derrière un coach à vélo qui donne la cadence, seul à se battre contre un chrono. En laboratoire sur un tapis avec des électrodes sur sa poitrine et un masque pour respirer, etc. Dans sa seconde existence de runner, il se contente d’extrapolations sur la base de course sur 10 km, ainsi un 40 mn équivaut à 17 km/h de VMA. Pour affiner et surtout par précaution, il a pris rendez-vous chez un cardiologue pour des examens approfondis. Résultats : une fréquence cardiaque maximale de 168 et minimale de 44, un coeur de champion !

Pas brillant comme résultat non ? Et alors ? Est-ce que cela perturbe nos athlètes ? Pour Stef, aucun problème car il ne suit aucun plan donc VMA ou FCM, c’est RAF (rien à f…..).  Pour les autres, pas plus de problème d’ailleurs.

Il est intéressant de noter qu’à l’exception de Cyrille, qui travaille uniquement en % de FCM, les autres privilégient le % de VMA (surtout en fractionné) et n’utilisent la FCM que sur les footings et séances longues, quelque part en guise de signal d’alerte, sauf bien évidemment … votre serviteur, Fred, Mr VMA qui estime qu’il est bien plus simple de maîtriser sa vitesse en km/h que sa fréquence cardiaque, fréquence qui a, de plus, la désagréable manie de varier en fonction des conditions … Si vous connaissez une méthode pour faire passer instantanément votre FC de 176 à 154 à +/- 1 pulse près en instantané je suis preneur. En échange, je vous explique comment on passe de 17 km/h à 12 km/h sur juste quelques mètres …




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