Archive pour le mot-clef ‘marathon’

Hébergement pour le Marathon Nice Cannes 2010

Mercredi 1 septembre 2010

Je relai aujourd’hui une offre entièrement dédiée au marathonien qui cherche un hébergement pour le marathon Nice Cannes 2010. L’Hôtel America a créé pour les coureurs du marathon un forfait spécifique pour l’occasion.

Comme je sais qu’il n’ai pas toujours facile de trouver un hébergement, j’ai été séduit par cette proposition complète

L’Hotel s’appelle HOTEL AMERICA et il se trouve à Cannes à 1 mn à pied (en marchant) de l’arrivée. C’est un 3 étoiles.

Cet hotel vous propose un package spécial marathon Nice Cannes qui aura lieu le 14 novembre 2010 et qui s’articule autour de la nuit du 13 au 14 novembre 2010.


Ce package comprend :

  • La veille du marathon, petit footing collectif pour ceux qui le veulent
  • Le matin du marathon, petit-déjeuner servi tôt (par exemple 5h) et adapté à la course
  • Départ de l’hôtel vers 6h pour rejoindre la gare à 300m à pieds puis train jusqu’à Nice
  • Chambres laissées jusqu’à 18h00 le soir pour pouvoir prendre une douche, se reposer après le marathon

De plus les tarifs sont tout à fait intéressant :

  • 90 euros pour la chambre double, 2 petits-déjeuners inclus
  • 80 euros si 1 seule personne dans la chambre

Voilà des conditions idéales pour participer à ce marathon, et vous aurez en plus le privilège de rencontrer notre représentant local : Mathieu !


Comment réaliser son rêve

Lundi 9 août 2010

Voila maintenant presque un an, je réalisais mon premier marathon en 4h50, à l’arrivée je me disais qu’on ne m’y reprendrait plus jamais, mais 3 semaines plus tard… Tout était oublié . Une envie me vint alors, le rêve de tous les marathoniens : courir le marathon de New-York.

Pour un projet d’une telle envergure, le budget n’est pas le même. Comme je ne cours pas dans un club, je voulais faire le voyage avec un membre de ma famille ou un ami. Mais là encore c’est un coût supplémentaire.

Alors comment faire pour réaliser son rêve ?

Un jour lors d’une discussion avec un ami coureur, il m’a donné une solution : rechercher un partenariat sportif avec des entreprises.

Comment faire ?

Dans un premier temps, faire un dossier powerpoint qui contient :

  • Son passé sportif
  • une présentation de l’association pour laquelle vous courrez avec ses valeurs, son combat, ses dirigeants, …
  • le dispositif pour mettre en avant votre partenaire : logo sur le Tee-shirt, banderoles, …
  • le montage financier

Prévoir ce projet plus d’un an à l’avance car les pré-inscriptions se font 1 an et demi avant la course et vous devez boucler votre financement, il ne faut pas hésiter à relancer les entreprises et à montrer votre persévérance.

Grâce à tout ce travail, en 2011, je participerai au marathon de New-York.

j’ai été le premier surpris par la réussite de ce projet. Il a été grandement facilité par le fait que je suis en contact avec certaines entreprises tout au long de l’année. Mais toutes les entreprises ne donnent pas, vous devez vous préparer à essuyer plus de refus que d’accord.

Pour mon premier billet sur Wanarun, je vous donne le secret qui m’a permis de m’inscrire à l’un des plus beaux marathon du monde. Maintenant je vais partir en vacances et je vous ramènerai des photos des paysages où je vais m’entrainer pour préparer le marathon du Médoc.


La suite du marathour !

Jeudi 29 juillet 2010

Philippe Paillaud, souvenez-vous, le marathonien voyageur !

Il y a quelques mois je vous brossais le portrait d’un des membres français du Seven Continents Club : Philippe Paillaud.
Et il y a quelques jours Philippe m’a contacté pour me signaler que la suite de son livre «Le marathour du monde en sept continents» était disponible.

Plus exactement une intro et 3 nouveaux chapitres que vous pouvez télécharger gratuitement au format pdf sur son site internet. Au programme : le marathon de Pékin 2008, celui de Berlin 2009 et enfin Moorea 2010.

Mais comme le signale Philippe : “la  suite de mon livre ne fera pas l’objet d’une édition papier. Vous avez toujours la possibilité de faire, et nous vous y invitons chaleureusement, un don au bénéfice de la lutte contre le cancer” (adresse disponible sur son site).

Philippe (58 ans), qui souffre d’arthrose, ne court plus depuis 4 mois.

Toute l’équipe de Wanarun te souhaite un rapide et bon rétablissement !

Et pour faire un peu plus connaissance avec Philippe je vous invite à visionner le reportage que France 3 lui a consacré en février dernier (le son est faible ; augmentez le volume de votre ordinateur).

http://www.dailymotion.com/videoxe6d88

SONDAGE Express – quelle chaussure voudriez-vous que nous testions ?

Dimanche 18 juillet 2010

Un petit sondage rapide – déjà en cours sur notre page Facebook – afin d’orienter nos prochains Vrais Tests Chaussures – et accessoirement faire, amicalement s’entend, “pression” sur les équipementiers pour qu’ils consentent à nous prêter le ou les modèles qui vous tentent.

Alors, exprimez-vous, pas de censure … Ensuite, ce sera à nous de jouer et d’être assez convaincants :-)


Le Marathon de Metz est de retour

Mercredi 7 juillet 2010

Après 17 ans d’absence le marathon de Metz donne rendez-vous à tous les coureurs du grand est le 17 octobre 2010. Rebaptisé marathon Metz Mirabelle il se place 15 jours après le semi-marathon de Nancy qui lui se déroulera le 3 octobre 2010 (idéalement placé  dans une préparation marathon).

Invité par l’organisation à participer à la présentation à la mairie de Metz je n’ai malheureusement pas pu m’y rendre. Je ne ferai que retranscrire ici quelques informations glanées sur le site dédié ou dans l’article du Républicain Lorrain du samedi 26 juin 2010.

A ce jour 700 pré-inscriptions ont été enregistrées. Les organisateurs espèrent que 1 000 coureurs prendront le départ dès 9 heures boulevard Poincaré, en plein coeur de la ville. A noter que le même jour la ville de Reims, seulement distance de 200 km, accueillera la 27ème édition de Reims à toutes jambes (1640 inscrits pour le marathon lors de l’édition 2009). Il faudra donc faire un choix.

Dès aujourd’hui vous pouvez rejoindre l’école du marathon mise en place par l’organisation et animée par Hakim Bagy (2h11’06 sur marathon). Trois séances hebdomadaires où tous les niveaux de coureurs pourront recevoir les précieux conseils d’un athlète confirmé.

En ce moment le prix de l’inscription est de 35 euros ; il passera à 40 euros dès le 16 septembre 2010.

La pasta party sera gratuite ! Un village marathon permettra de retirer son dossard la veille de la course.

Le marathon Metz Mirabelle a un parrain prestigieux en la personne de Bob Thari, récent recordman d’Europe du 2 000m steeple en 5:13:47. Record établi lors du meeting d’athlétisme de Nancy le 25 juin dernier. Il vient également de réaliser la meilleure performance mondiale de l’année sur 3 000m steeple à… Metz !

Récapitulons : un semi à Nancy le 3 octobre et 15 jours plus tard le marathon Metz Mirabelle parrainé par un athlète qui bat des records sur ses terres de l’est de la France.

J’allais oublié de vous dire : l’ équipe de rédaction de Wanarun est composée, entre autres, de deux nancéiens. Qui a dit : chauvinisme !

PS : inutile d’espérer une poignée de mirabelles à l’arrivée !

Le site web Marathon Metz Mirabelle.
Rejoindre le groupe Marathon Metz Mirabelle sur Facebook.


Le Marathon de Montpellier … PIEDS NUS !!!

Dimanche 4 juillet 2010

Non vous ne rêvez pas ! Vous avez bien lu PIEDS NUS. Le marathon de Montpellier PIEDS NUS !!!

C’est l’exploit que vont tenter de réaliser deux membres de l’équipe de rédaction de Wanarun. Stef et Aurélie.

Ca se passera le 17 octobre 2010. Vous pourrez suivre toute leur préparation sur le blog http://nuspieds.net

J’ai oublié de préciser qu’en plus il s’agit de promouvoir une bonne cause : http://nuspieds.net/blog/index.php/post/2010/07/04/Le-Marathon-de-Montpellier-en-barefoot-pour-France-Choro%C3%AFd%C3%A9r%C3%A9mie

N’hésitez pas à les encourager et surtout à … donner :-)


Interview : LEIF RUSTVOLD coureur d’ultra … barefoot

Samedi 3 juillet 2010

Maintenant que des revues spécialisées francophones telles que Jogging International ou Zatopek ont ouvert leurs portes au barefoot et au minimalisme, je peux me permettre d’en reparler de temps en temps sur Wanarun, n’en déplaise à certains :-)

Aujourd’hui, pas de grandes théories ni d’avis personnel sur le sujet, mais juste une interview. Dans le rôle de l’interviewé, Leif Rustvold, 35 ans, Américain, de Portland (Oregon) coureur, amateur, d’ultra et adepte combiné du barefoot et du minimalisme. Interview réalisée alors que Leif venait de terminer la très difficile Western States 100 (miles pas kilomètres) en … Vibram Five Fingers KSO – qui a dit que les VFF ne permettait pas de courir sur de longues distances ?. Pour les résultats, c’est ici.

Comment vous définiriez-vous ? Barefoot, minimaliste, les deux à la fois ?

Je crois déjà en l’efficacité générale des principes du minimalisme. Ensuite, chaque fois que je le peux, je cours pieds nus. Ce qui est très facile sur route, même pour un ultra et j’ai aussi couru un peu sur des parcours de trail. Mais il faut être réaliste, courir sur des sentiers de montagne sans aucune protection du pied n’a pas de sens. Aussi, en trail, je cours en Vibram Five Fingers.

Avant de vous lancer dans le barefoot, quel était votre vécu d’athlète ?

Je cours régulièrement depuis mon adolescence et de temps à autre il m’arrivait même de courir un marathon. C’est à partir de 2004 que j’ai commencé à aborder la chose de manière plus sérieuse, notamment en matière d’entraînement. Depuis, je dispute chaque année plusieurs ultra-trails. A l’époque, je courais avec des chaussures pronateur amorties que m’avait conseillées un magasin spécialisé.

Quand avez-vous débuté le barefoot ?

Un peu de barefoot dès 2004 mais j’ai réellement démarré le minimalisme en 2007 et le barefoot compétitif en 2009.

Pourquoi avoir fait ce choix ?

J’ai toujours essayé d’appliquer ce que j’avais appris lors de mes études d’anthropologie à la course à pied. Et, convaincu que l’être humain est, à la base, fait pour courir, j’ai examiné dans le détail son évolution au cours des millénaires pour essayer d’améliorer mes performances.  Et si l’être humain est “fait pour courir”, pourquoi a-t-il besoin de chaussures ? J’ai donc décidé de … tester cette théorie par moi-même.

Au début et sur les conseils d’un centre d’entraînement spécialisé, j’ai commencé par une sortie hebdomadaire assez courte pour renforcer pieds et chevilles. Sur ces sorties, que j’appréciais, il m’arrivait, de temps en temps, d’attraper des ampoules ou de ne pas me sentir vraiment en forme alors régulièrement je retournais à mes chaussures, craignant de me blesser avant ma prochaine course. J’ai acheté ma première paire de Vibram, des Sprint, en 2007. Il n’était plus alors question de retourner à mes anciennes chaussures et avec les VFF, j’ai également pu me lancer dans le trail “barefoot-style”.

Au fur et à mesure, je me suis rendu compte que, d’une part, toutes ces “pré-blessures” tenaces qui me pourrissaient la vie disparaissaient … en même temps que mes chaussures classiques, d’autre part, qu’au final, j’adorais ces nouveaux pieds, plus forts, plus sains et qu’en plus cela n’impactait en rien mes performances, bien au contraire, puisque j’ai établi pas mal de mes personal bests au bout de ma première année en VFF.

Le vrai barefoot m’a toujours tenté mais y consacrer un temps non négligeable alors que je dispute essentiellement des ultra-trails n’a pas de sens. Comme on dit “entraînez-vous comme vous allez courir”. Cependant, en 2009, j’ai déménagé, et je me suis retrouvé un peu loin de mes sentiers d’entraînement, surtout lors de mes sorties courtes. Alors, je me suis mis à courir sur les trottoirs … barefoot et j’ai complètement accroché. Soudain, courir sur route est redevenu passionnant et j’ai même réintégré des courses sur route à mon programme annuel.

Comment avez-vous vécu la transition vers le minimalisme ?

Je suis un chaud partisan d’une transition lente. Soit en mélangeant chaussures classiques et minimalisme. Soit en retournant à la case départ et en réapprenant à courir depuis le début. La clé du succès réside dans une adaptation progressive des tissus du pied et du bas de la jambe. Avant de songer à accroître ses kilométrages, il faut être capable de bien sentir le renforcement de son pied.

Personnellement, j’ai donc commencé par une sortie tranquille et courte en VFF chaque semaine. J’ai pu rapidement courir une quinzaine de kilomètres sans souci. Par contre, je suis ensuite resté à cette distance maxi pendant plusieurs mois pour que mon corps s’habitue à ces nouvelles sensations. Je n’ai rien changé au reste de mon programme d’entraînement – en chaussure. Ensuite, j’ai réalisé toutes mes sorties courtes en VFF, sachant que le court s’est … allongé au fur et à mesure, jusqu’à … 100 Kmiles (laugh).

Quelle a été votre première compétition minimaliste ?

Peterson Ridge Rumble, en 2008, un 60 Kmiles. Une meilleure perf sur la distance et de super sensations avec mes VFF.

Combien de compétitions depuis ?

35 ultras “minimalistes” et 14 marathons avec ou sans chaussures. J’ai couru 1 ultra et 1 marathon totalement pieds nus ainsi que 4/5 courses plus courtes, tout en poussant un landau avec mes filles dedans.

Sur une compétition, comment faites-vous le choix barefoot ou minimaliste ?

Si c’est faisable pieds nus sans risque, je pars pieds nus. Comme je l’ai dit précédemment, j’ai réalisé mes meilleures perfs durant ma première année minimaliste. Aujourd’hui, avec des enfants en bas-âge, je n’ai plus le temps de travailler ma vitesse aussi je me fixe des objectifs minimalistes que j’essaie d’atteindre.

L’entraînement ?

Difficile en ce moment avec les enfants et le boulot. J’essaie de placer mes sorties courtes dans la semaine, parfois pour me déplacer dans le cadre de mes activités. J’essaie aussi de disputer une course par mois, marathon ou ultra et réalise une ou deux autres sorties longues les week-ends. En matière de cross-training, je fais également du renforcement musculaire et du mono-cycle.

Est-ce que votre conception du barefoot, s’accompagne d’une philosophie de vie ?

Comme je l’ai déjà signalé, je suis très influencé par mes études en anthropologie. En matière d’alimentation, par exemple, j’ai également étudié l’évolution pour optimiser ma façon de manger et bien avant qu’on parle de régime paléo, j’avais déjà élaboré mon propre régime alimentaire. En matière de renforcement musculaire, je ne vais jamais en salle de musculation, tout est basé sur des mouvements naturels, de l’équilibre …

Le barefoot est-il un phénomène de mode tiré par le succès de Born to Run ?

Il y a clairement en ce moment un engouement passager qui va aller en s’essoufflant sous sa forme actuelle mais tant les résultats scientifiques qui tombent régulièrement, qu’une meilleure réceptivité du grand public, me laissent à penser que le minimalisme n’est pas prêt de s’éteindre. Mon idée est que les grands équipementiers vont en adopter les principes et mettre sur le marché des modèles qui rendent au pied sa liberté. Pour ma part, je suis le mouvement actuel et essaie, autant que faire se peut, de dispenser quelques conseils pour bien débuter et éviter les blessures.

Est-ce que vous pensez que le barefoot / minimalisme s’adresse à tout le monde ?

J’ai vu des gens qui n’arrivaient pas à courir confortablement en chaussures, être métamorphosés en … coureurs après les avoir ôtées. D’ailleurs, je ne vois aucune raison pour démarrer la course à pied en chaussures. Si vous pouvez les éviter, évitez-les.

Cela dit, je porte une attention toute particulière aux expériences des uns et des autres pour voir comment les corps réagissent. Cette approche anthropologique me donne à penser que la vaste majorité des runners pourraient courir sans chaussures. Bien entendu, certaines blessures, certains malformations, certaines conditions font que pour quelques uns, utiliser leur corps comme à l’origine de l’humanité, demeurera impossible. Mais toutes les études scientifiques récentes tendent à prouver que pour les autres, il n’y a pas de souci.

Une question qui n’est pas de saison, le barefoot en hiver ?

Courir pieds nus renforce non seulement le pied mais également nos sensations et notre capacité à courir sur tous types de surface sans inconfort. Bien que le thermomètre ne descende pas longtemps en-dessous de zéro dans l’Oregon, il m’est arrivé de courir pieds nus en hiver. Je cours dans la neige avec mes Vibram. Je fais attention, cela va de soi, pour éviter les blessures mais je ne crains pas le froid.

Quels conseils donneriez-vous à nos lecteurs désireux de se lancer dans le barefoot ?

Mettez-vous dans la peau d’un explorateur. Ecoutez votre corps. Progressez lentement, intelligemment, en faisant attention. Soyez prêts à renoncer au cas où. Et surtout, faîtes-vous plaisir !


Vrai Test ZOOT ULTRA SPEED – Le bilan

Mercredi 30 juin 2010

Le temps est venu de dresser un bilan aussi définitif qu’exhaustif – si tant est que cela soit possible – de ces ZOOT ULTRA SPEED. En matière d’exhaustivité, vous aviez déjà été bien servis dans mon article précédent mais, confusément, vous aviez bien senti qu’il manquait quelque chose à cette exhaustivité. Le é final ? le té final ? voire le ité final ? Et ce petit quelque chose, je l’ai dégoté pour vous : une séance de VMA sur piste et une sortie longue de 2h30 en plein cagnard avec deux petits quarts d’heure à 15 km/h, histoire de …

Le concept de chaussure sans lacet me branche toujours autant et son aspect pratique ne doit pas le confiner au monde du triathlon. D’ailleurs, comme je l’ai déjà écrit précédemment, on peut courir avec des chaussures “dites” de triathlon. Quelle stupidité ces étiquettes …

La preuve qu’on peut courir : sur ma séance de VMA sur piste (3×400 + 3×300 + 4×200 + 6×100), j’atteins des vitesses largement comparables à ce que j’obtiens habituellement en adizero ou en Vibram (pour les 100m), puisque mon 400 le plus lent est à 18.4 km/h. Ce qui signifie clairement que la relative faible épaisseur de la semelle, sa souplesse et sa “platitude” – ne serait-ce pas plutôt planéité ? – accompagnent parfaitement une foulée VMA sur l’avant du pied. Le fait que le pied ait un peu plus de liberté – conséquence de l’absence de lacet – que d’habitude, ne perturbe en rien le dynamisme de la foulée.

J’en entends déjà dire “Fred est en train de tourner casaque et d’abandonner sa quête du minimalisme absolu”. Et bien oui et non. En fait, avec ces ZOOT ULTRA SPEED, j’ai eu une révélation – enfin, j’exagère un peu évidemment. Ce n’est pas tant la chaussure qui fait le minimalisme que la foulée, à condition que la chaussure permette de courir sur l’avant du pied et de bien sentir le sol. Et c’est le cas de ces ZOOT ULTRA SPEED. Elles ne se prétendent pas du tout barefoot-compatibles ou minimalistes mais la semelle est tellement bien conçue qu’elle convient parfaitement à l’apprenti-minimaliste que se veut être votre serviteur.

On m’avait mis en garde contre les chaussures de triathlon qu’on chausse pieds nus “Tu vas voir, tu vas attraper des ampoules au bout d’une heure de course …”. Et bien, c’est faux, archi faux ! J’ai fait une sortie longue de 2h30 en plein soleil (28°C), pieds nus dans mes ZOOT et bien je n’ai ni transpiré abondamment des pieds – malgré la couleur noire du chausson -, ni attrapé le moindre début d’amorce d’ampoules, ni même subi un quelconque vague échauffement sous le pied. Comme quoi, ceux qui parlent sans savoir …

Vous l’aurez compris, pas la peine de vous faire un dessin, je suis vraiment conquis par ces chaussures. Certes développées pour le triathlon, elles sont parfaitement adaptées à la pratique du seul running. Qui plus est, elles présentent un compromis dynamisme / confort imbattable. Que demande le peuple ?

PS : pour ceux qui n’auraient pas suivi, les liens vers les deux articles précédents :

http://www.wanarun.net/blog/vrai-test-zoot-ultra-speed-une-semaine-dentrainement-6671.html

http://www.wanarun.net/blog/vrai-test-zoot-6503.html


Vrai Test ZOOT ULTRA SPEED Une semaine d’entraînement

Samedi 19 juin 2010

Une semaine d’entraînement et déjà quelques intéressants et enrichissants kilomètres parcourus avec ces ZOOT ULTRA SPEED. Comme je sais que vous êtes friands de détails croustillants, je vous en sers quelques uns sur un plateau : une unique séance de VMA sur route (24 minutes de 30/30 Cf photo), deux séances d’EMA (10′/5′/5′ à 95% de VMA sur route et 6×4′ à 90% de VMA sur piste), deux séances d’endurance fondamentale (45′ et 1h15).

Evacuons – et vous allez voir que c’est le terme approprié – tout de suite LE gros point négatif de ces chaussures. Dans mon premier article, je vous ai vanté les mérites supposés du système de draînage – les trous dans la semelle – en vous expliquant que cela permettait d’avoir les pieds au sec dans toutes les conditions. Bien ! Sauf que ce système fonctionne … dans les deux sens. Dans certaines circonstances, au passage d’une zone humide, un amoncellement de feuilles après une forte pluie par exemple, la semelle se comporte comme une ventouse et propulse de l’eau sur vos doigts de pied qui ne réclamaient pas forcément ce raffraîchissement. Le phénomène ne dure évidemment pas car le système de draînage, cette fois-ci vers l’extérieur, fonctionne à merveille. Peut-être que les designers de ZOOT devraient s’inspirer de la nature, en particulier des poissons, qui disposent d’opercules de façon à ce que l’eau dont ils extraient leur oxygène ne circule que dans un seul sens.

Etant parfois à mes heures perdues un grand enfant, je ne me lasse pas d’essayer de battre mon record d’enfilage d’ULTRA SPEED. J’en suis à moins de 3 secondes pour la paire complète, départ arrêté. Pas mal non ? Plus sérieusement : suis-je perturbé par l’absence de lacet donc de réglage de la chaussure ? Paradoxalement non ! Ayant un pied plus fort que l’autre, je passe parfois de très longues minutes à ajuster mes serrages de lacets pour avoir “exactement la même sensation des deux côtés”. Je suis même capable de m’arrêter 3 fois dans une course pour effectuer un “dernier” réglage. Autant dire qu’avec les ULTRA SPEED, ce n’était pas gagné d’avance. De fait, lorsque je les enfile, je sens que mon pied droit flotte un peu plus que le gauche mais – c’est sans doute purement psychique – comme je ne peux rien y faire, je n’y pense plus et cela ne me perturbe pas.

Ai-je été contraint de nager et de faire du vélo avant de courir en ULTRA SPEED ? La réponse est non. Je confirme donc qu’on peut courir avec des “chaussures de triathlon” (sic). Il fallait le dire non ? Comme certains ont l’air d’en douter …

Les ULTRA SPEED sont extrêmement confortables, de vraies pantoufles. Autant dire que sur des séances de type Endurance Fondamentale (70% de VMA), c’est un régal. Et ce, que l’on court sur l’avant du pied comme moi ou sur le talon (je le sais, je me suis forcé à le faire). Bien que le différentiel de hauteur pointe / talon soit limité et qu’il en aille de même pour la hauteur d’amorti, les ULTRA SPEED restent des chaussures “traditionnelles” qui n’entrent pas dans la catégorie des minimalistes. Par contre et c’est intéressant, l’avant de la semelle très souple permet une bonne attaque avant/milieu très proche d’une EVO, le “contact” réel avec le sol en moins. De la phrase précédente, les plus vifs d’entre vous auront déjà déduit la suivante : les ULTRA SPEED sont très efficaces en VMA puisque l’attaque avant/milieu est favorisée par le design et la souplesse de la semelle.

Là où ces chaussures pêchent un peu, mais comme beaucoup d’autres d’ailleurs, c’est en EMA (allures comprises entre 90 et 95% de VMA) où l’attaque sur l’avant est évidemment moins franche compte tenu de la vitesse et où l’ULTRA SPEED manque peut-être un peu de ressort, compte tenu de l’accent mis sur le confort.

J’ai oublié de préciser que j’ai effectué toutes ces séances pieds nus. La chaussure est conçue pour : pas de coutures intérieures, semelle traitée … Je n’ai pas constaté d’échauffement particulier de la plante des pieds. Cela dit, il n’a pas fait exceptionnellement chaud ces derniers jours et je n’ai pas non plus poussé mes sorties au-delà d’1h15. Ce point mérite donc une petite étude complémentaire. Bien entendu, on peut également courir avec des chaussettes.

Mon bilan personnel après cette première semaine déjà bien complète : j’adore le concept de chaussure sans lacet. C’est franchement … le pied :-) et j’aime le confort de ces ULTRA SPEED, confort qui n’entrave ni mes perfomances (j’ai comparé mes temps / distances sur la VMA et l’EMA par rapport à d’autres séances en Vibram, en adizero, en Newton, en EVO) ni ma foulée sur l’avant du pied. C’est donc une chaussure dont j’aurais tendance à recommander l’achat, tout en sachant que je ne l’ai pas encore testée sur une sortie de plus de deux heures et que je ne sais pas si je peux me projeter sur un marathon avec elles.


Philippidès, celui que l’on respecte pour un exploit dont il aurait rougit…

Lundi 14 juin 2010

Un premier podcast pour vous narrer l’histoire de l’homme qui — en sandale ! — est passé à la postérité pour une prouesse que non seulement il n’a pas accomplie mais, qui plus est, au regard de son palmarès lui aurait fait honte… :

Si vous souhaitez télécharger ce podcast, en voici le lien : Philippidès, celui que l’on respecte pour un exploit dont il aurait rougit…




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