Archive pour le mot-clef ‘humour’

MARATHON AC’ Saison 1 – Les news de la semaine

Mercredi 3 mars 2010

Fred qui cette semaine fricote avec les cimes loin de tout wifi (enfin, tout à fait théoriquement car il semble que notre Fred national rôde dangereusement près des hotspots d’altitude…), m’a passé le micro pour vous narrer les joyeuses aventures des impétrants de la Marathon’AC :

Pour Fred, cette semaine était la “semaine de la mort” : 5 entraînements en 5 jours faute de temps pour étaler le tout comme de la confiture sur du pain de mie. Fred tient, d’ailleurs, à préciser qu’il dédouane totalement Bruno Heubi pour cette application très particulière de l’excellent plan qu’il a conçu. Non, Bruno n’est pas le bourreau des apprentis marathoniens ! Fred le dit et le répète : le plan est GENIAL – rien que ça ? Passionnant à mettre en pratique et surtout uniquement en % de VMA.
La semaine de la mort, on y revient : une SL dominicale de 2h05 pour démarrer (avec deux passages de 20 minutes à allure marathon séparés d’une misérable minute trente) et pour boucler la boucle, une SL du jeudi de 2h10 (et ses passages marathon, cette fois de 25 et 20 minutes, toujours séparés par la même misérable minute trente).
Entre les deux SL, un peu de VMA, ça ne mange pas de pain, surtout le lundi (6×250m+5×200+5×150), une petite assimilation du mardi (1h à 70% de VMA) et la séance préférée – mouais … – de Fred, l’EMA du mercredi (20 minutes / 15 minutes / 10 minutes à 85% de VMA espacées de 120 malheureuses petites secondes).
Fred en a profité pour réaliser deux Vrais Tests Wanarun : tenues de compression BSC et produits diététiques de l’effort W-CUP qu’il a déjà mis en ligne.
Cette semaine, ce sera skating (ski de fond), bouchons, puis Semi de Paris avec ou sans jambes, on verra bien. (vu la longueur de ses guibolles, ca m’etonnerait bien

Cyrille quant à lui est au repos forcé puisqu’après une bonne semaine d’entraînement sa blessure est violemment revenue mardi. Ne pouvant plus marcher le lendemain il est depuis contraint au repos forcé… Bref, le coup dur qu’on redoute tous. On croise les doigts pour qu’il puisse reprendre vite ses entraînements.

S’agissant de Jipé, sa 4ème semaine de la préparation marathon a été perturbée par les vacances scolaires et des surcharges professionnelles. Bien que les séances de fractionnés aient été écourtées, le kilométrage est pour le moins au rendez-vous. Sa semaine à la loupe :

Mardi : footing de 1h 22 au Bois de Boulogne
Mercredi : 35 mn sur tapis en salle
Vendredi : footing de 1h 05 dans Paris
Samedi : 1h 23 au Bois de Vincennes avec accélération sur les 30 dernières minutes
Dimanche : malgré la tempête, grosse sortie de 1h 33 au Bois de Boulogne. Les 10 derniers kilomètres à allure semi-marathon.

Vincent, quant à lui boucle sa 4ème semaine de préparation. Les 5 sorties prévues ont toutes été faites en respectant scrupuleusement le plan. S’il déteste toujours autant les séances de VMA, il concède sans barguigner qu’il faut en passer par là pour progresser (je suis très admirative de sa philosophe attitude : moi je peste sans avoir la moindre once de pondération !). Au total, Vincent a parcourus 77km parcourus dans des conditions, encore une fois, pas toujours évidentes (il a notamment été contraint d’attendre le début de soirée pour faire sa dernière sortie de la semaine dimanche). Sur les 5 séances sa vitesse moyenne est de 11,90Km/h. Vitesse qu’il estime encore loin des 12,98km/h nécessaire pour atteindre l’objectif fixé, à savoir terminer son 4ème marathon en 3h15. Et en précisant ces quelques chiffres, il ne peut s’empêcher d’avoir une pensée pour Serge Girard, en plein tour de l’Europe en courant, qui vient de boucler son 229ème marathon d’affilé et qui semble aller mieux après des sérieux pépins physiques.

Robert poursuit également ses entraînements sans faillir :

* Lundi : Muscu du dos et des épaules, 1 heure
* Mardi : 1h20 de footing cool, à environ 12 km/h, pour le parcours, c’était la médaille de Bronze du Hit run version courte, puis 20 mn d’étirements…
* Mercredi : 30 mn de footing puis 10 *200 m sur tapis avec 100 m de récup’ à 10 km/h; 5 à 18 km/h (VMA) et 5 à 20 km/h à VMA, puis étirements pendant 20 minutes… le soir, COMPEX pour les quadriceps, prog. endurance pendant 55 minutes, niv. 3, moyenne 91..
* Jeudi : 45 mn sur tapis dont 20 mn à 14 km/h puis 10*100 m à 20 km/h avec 100 m de récup à 10 km/h ; 5 à 18 km/h (VMA) et 5 à 20 km/h …. lorsqu’une petite explosion a retenti sur le tapis… non, ce n’était pas ses quadriceps ni le Front de Libération des Tapis de Course (FLTC)… mais Gaspard, son p’tit dernier, qui avait placé un tuyau en plastique souple sur le mécanisme de roulement… Robert croise les doigts pour que son tapis chéri n’ait pas trop souffert… avant d’enchîner avec 20 mns d’étirements puis le soir, COMPEX pour les quadriceps, prog. endurance pendant 55 minutes, niv. 3, moyenne 91..
* Vendredi, 1 heure de muscu essentiellement pour ses petits muscles pectoraux qui en ont bien besoin… (c’est lui qui le dit, hein c’est pas moi !)
* un BILAN GLOBAL : qu’il décrit ainsi : « semaine difficile, c’est pas la joie… j’ai pas le moral, j’suis fatigué… désolé, j’me prends pour BENABAR… j’ai mal au dos… heureusement, cette après-midi c’est les 10 kms des Côteaux de Bassens qui doivent se courir… sous la pluie… à Bassens…. toh !!!! qu’est-ce que j’ai fait de si grave dans ma vie pour mériter tout çà ?!?!? »
Sauf que le samedi, l’animal a encore trouvé la force (et la motivation !) pour courir la course des 10 kms des côteaux de Bassens qu’il termine le cardio en panne (il vaut mieux que ce soit le cardio que le palpitant lui-même !) en 39′50 sans forcer mais sans être vraiment en mesure d’accélérer… (un temps qui, moi, me fait tout à fait rêver…)

Stef tant pour des raisons professionnelles que familiales n’a pu pratiquer la course à pied cette semaine, ce n’est que partie remise.

Enfin, en ce qui me concerne, (Aurélie donc) ma 4ème semaine de la préparation marathon qui s’est déroulée ainsi :
mercredi : Aie, encore mal aux jambes de mes entraînements du weekend dernier. Une toute petite sortie de 50′ en endurance (en testant l’intégrale BSC) avant de filer respirer le bon air de l’Auvergne !
jeudi : Pétard, j’ai oublié mon Garmin : je choisis la séance de la semaine où je n’ai pas trop besoin de programmer mon entraînement et je cavale en utilisant le chrono de … mon téléphone… soit une heure en endurance dont 15′ à 85 % de ma fcm (cette dernière valeur étant appliqué parfaitement au pifomètre puisque je n’ai pas de fréquencemètre…)
vendredi : Toujours sans ma montre mais pas sans un grain de folie je décide de caler ce jour ma sortie longue : je pars sous un rideau de neige fondue pour cavaler sur une route qui me semble bien pentue… arrivée en haut, sur un magnifique plateau, je cavale …. sur et sous la neige qui s’est mis à tenir parfaitement avec l’altitude ! Au retour (merci openrunner) je m’aperçois que j’ai couru 16 km en 2 heures… avec un joli dénivelé positif de 370 mètres : j’ai mal à des muscles dont j’ignorais même l’existence !
dimanche : enfin munie de mon Garmin qu’un gentil facteur m’a apporté la veille, j’effectue enfin ma séance de fractionné : 20′ endurance + [7 fois 2'30'' + récup 1'30"] + 10′ endurance (+ retour au bercail ) total : 1 heure 10 pour 11,50 km. Entre le relief (décidément l’Auvergne n’est pas plate !), le vent qui souffle en rafale et les jambes encore plombées de mon ascension neigeuse, la séance est plutôt difficile…
Je passe la journée en collant de récupération pour oublier mes cuisses douloureuses tout en élaborant des plans catastrophe pour le semi-marathon de Paris qui se cavale exactement dans une semaine… Pas question de faire un chrono avec la forme qui est la mienne et la fatigue du plan qui va de surcroît s’aggraver la semaine prochaine…

… Et ils sont combien les lecteurs à avoir été au bout de ce billet interminable , hum??? Hein que vous le regrettez votre Fred, rapide, concis et efficace ? Rassurez-vous à la la force centripète qui le guide près des wi-fi alpins, je devine qu’il ne va pas vous laisser tomber très longtemps !


Marathon Ac’ Saison 1 News de la semaine

Mercredi 24 février 2010

Honneur à Vincent cette semaine. Aux sports d’hiver, il a réussi malgré tout à courir et pas qu’un peu ! Semaine plaisir : sorties en endurance en profitant au maximum du paysage : une première de 10,37 km, une seconde de 10,85 km et enfin une troisième de 11,21km (les deux dernières se sont courues essentiellement sur la neige, le long d’une piste de ski de fond). La quatrième de 1h30, et toujours en endurance, a été faite dimanche, à la maison, en longeant, entre autres, le canal (c’est beaucoup moins vallonné que la Haute-Savoie) : 18 km. Bilan de cette 3ème semaine : 50,43 km.

Fred continue avec application son plan Bruno Heubi. Une bonne semaine 2 : VMA le lundi (5×250+6×200+5×150), EF le mardi (1h à 70% VMA), EMA le vendredi (3×15 minutes à 80% de VMA) et SL le dimanche (2h05 dont 2×20 minutes à allure marathon).

Sur ce, il a enchaîné immédiatement et sans coup férir sur sa “semaine de la mort”. 4 séances en 4 jours, la première – VMA of course -, le lundi, dès le lendemain de la SL, ensuite ce sera dans l’ordre EF, EMA et SL 2h10. Puis ski de fond à donf (skating) pendant sa semaine 4 dite de “récup” dans le plan – ça tombe bien ! et … Semi de Paris le lendemain de son retour avec des kilomètres de ski de fond et de bagnole dans les jambes … Ca va donner :-)

Semaine classique de Jipé : “Une semaine sans surprise ni rebondissement, je commence à bien assimiler le kilométrage. Les premiers temps du plan me faisaient mal aux jambes et plus précisément aux mollets. Voilà donc ma semaine à la loupe : Mardi : footing de 1h 15. Mercredi : VMA, 8 x 800m en 2’ 55’’. Jeudi : footing de 55’. Samedi : VMA, 2 x 2000m en 8’ 36’. Dimanche : sortie longue de 1h 41’. Beaucoup d’aisance dans la sortie longue, les kilomètres sont avalés sans soucis, j’arrive même à mener par moments le peloton. C’est rassurant, j’ai hâte d’être au semi de Paris, pour voir si je suis sur la bonne voie !”.

Et Aurélie, toujours aussi lyrique … “Une semaine marquée par un torticolis très invalidant, souvenir de la Course de la Saint Valentin et qui s’est durablement installé puis s’est étendu à l’épaule. Rien de grave (un spasme musculaire enquiquinant mais qui m’a obligée à adapter mes entraînements).

mercredi 17 février : impossible de courir sur une surface dure et encore moins de baisser la tête pour regarder le sol : je me rabats sur mon tapis roulant pour une séance au seuil. 30′ endurance 70% fcm + 10′ 85%fcm + 15 minutes endurance (total : 9 km) Conclusion : pour travailler les allures, le tapis roulant c’est terrible ! Pas moyen de ralentir d’un iota … Séance très efficace alors que je pensais juste préserver l’essentiel avec cette épaule bloquée… (je fais aussi attention à ma foulée en essayant d’attaquer sur l’avant pied et non le talon)

Vendredi : toujours le tapis sur injonction du kiné : 75 % fcm durant une heure en continuant à travailler les foulées. (total 10 km)

Samedi : A moi le grand air !! 10 ‘ à 75 % fcm + 8 x [2' à 95 % fcm avec récup 1' endurance] puis 10 ‘ endurance + retour au calme. (total 12km)
Une séance difficile mais qui s’est très bien passée je continue à corriger ma foulée et essayer d’arrêter de talonner : j’ai les mollets qui tirent !!

Dimanche : une crève carabinée et des courbatures au mollets (ah… les changements de foulées…) me font craindre de devoir me passer de la sortie longue. Finalement, shootée par les antalgiques et les mollets chauffés à l’arnica, je file dans Paris pour 1 heure 36 endurance à 70 – 75 % fcm pour 15,65 km que j’ai finis complétement épuisée et la tête plus lourde qu’une pastèque… Durant cette séance, pas question de travailler les foulées, je n’ai pas d’autre dessein que de rentrer chez moi sans trop de casse, en croisant les doigts pour que la crève me quitte au plus vite… “


L’indice “toilettes-dames”, l’éloquent révélateur de l’organisation des courses pédestres…

Mardi 23 février 2010

Qu’on se le dise, les toilettes, et davantage encore les toilettes-dames sont à l’organisation des courses pédestres ce que la numérotation est au Code civil, la pâte à choux à une pièce montée et la rime au poète : sans elles l’œuvre est gâchée !

Eu égard au peu de considération qui semble animer nos gentils organisateurs à prévoir des lieux d’aisance en nombre suffisant, il m’apparaît tout à fait indispensable de rappeler à ceux-là, les constantes physiologiques supportées par le genre humain :

* Contrairement à une idée communément reçue de nos édiles municipaux et d’une majorité d’argentiers chargés des questions d’hygiène, les Français — et a fortiori les Françaises — ont des besoins naturels ! Oui, oui, vous lisez bien ! En dépit de ce que pourrait faire accroire l’absence de toilettes dans nombre de lieux publics (mais non chez nos voisins européens ou d’outre-atlantique) les citoyens Français ont une diurèse totale quotidienne moyenne de 0,8 à 1,5 litres ainsi que des selles dont le poids moyen est de 150 g. qu’ils évacuent en se rendant 3 à 5 fois aux toilettes par jour.

* Ces chiffres qui se rapportent à la moyenne des Français doivent être considérablement majorés chez la population des coureurs, compte tenu de l’importance de l’hydratation pré-compétitive, et de la particularité de notre alimentation (nous mangeons souvent mieux que nos contemporains non sportifs et donc consommons davantage de fibres lesquelles viennent majorer le volume de nos selles).

* A ces constantes purement physiologiques, doit venir s’ajouter le facteur stress qui nous conduit plus directement au petit coin qu’un documentaire sur les chutes du Niagara !

Il convient par ailleurs pour être complet de prendre en considération les modifications tant métaboliques que du transit qui se produisent durant l’épreuve elle-même :

* La mobilisation de nos réserves de glycogène provoque ipso facto une libération d’H²0 dans une proportion qui n’est pas négligeable : (plus de 3 grammes d’eau pour 1 gramme de glycogène dont 2,7 g. libéré lors du déstockage et 0,6 g. formé par sa combustion). Si une partie de cette eau est évacuée par la sudation, une autre partie va transiter par votre vessie.

* Pour les épreuves longues (et d’autant plus que les stocks de glycogène ne sont pas éternels), la survenue d’un état de déshydratation et notamment celle intéressant la muqueuse intestinale peut conduire les coureurs à se mettre urgemment en quête de commodités, feuillées au pire, cabinets au mieux !

Bref, qu’il s’agisse de solide ou de liquide, il est pour le moins prudent de soulager vessie et intestins avant de prendre un départ, et donc de disposer de vespasiennes permettant aux participants de tout sexe de s’isoler à cette fin.

Enfin, il existe chez les femmes des contraintes mécaniques et posturales que l’on ne peut passer sous silence :

* Sans qu’il soit indispensable de faire un dessin, chacun comprendra que le recours à la position assise ou accroupie associée à la pudeur qui entoure dans nos sociétés modernes la sphère du séant, impliquent que les femmes s’isolent en des lieux clos quand leurs homologues masculins (du moins s’agissant d’évacuation vésicale) se postent qui entre deux voitures, qui contre un mur, voire un lampadaire !

* Enfin, et c’est loin d’être un détail, la course à pied par ses rebonds et l’augmentation de la pression intra-abdominale ainsi provoquée, est à l’origine, pour 49% des pratiquantes intensives, d’une incontinence urinaire dite d’effort. On comprend dès lors combien il est important pour les concurrentes de procéder impérativement à une vidange vésicale avant l’épreuve !

Si ces données sont connues, force est de constater que les organisateurs — du moins en France — ne semblent pas vraiment en prendre la mesure… Il n’est pas rare de voir la file devant les “toilettes-dames” serpenter sur des dizaines et des dizaines de mètres tel un long ruban de cavaleuses contraintes de sautiller sur place en guise d’échauffement au lieu d’enchaîner des déboulés à proximité du départ…

Combien sommes-nous à avoir tourner les talons devant cette porte littéralement prise d’assaut et à abandonner pudeur et hygiène publique pour se planquer derrière une providentielle benne à ordure (10 km de Paris Centre), une haie mal taillée (les berges de Conflans) ou quelques malingres arbrisseaux (la course du château de Vincennes ou celle qui mène de Paris à Saint Germain). Sans oublier de décerner la palme de l’inorganisation à la Balade de Riquet version 2008 où, avec un départ en plein centre ville, aucun lieu d’aisance que ce soit n’avait été mis à la disposition des concurrents !

Pourtant, il suffit d’avoir assisté au départ d’une course aux États-Unis pour savoir que les solutions existent… Il n’est pas inintéressant de constater qu’il y a plus dix fois plus de toilettes au départ du triathlon d’Alcatraz (2.000 concurrents) qu’au semi marathon de Paris (27.000 participants)…

Je sais bien que le coût de ces sanisettes de location n’est pas indifférent dans les droits d’engagement que supportent les concurrents mais franchement entre un T-shirt XXL dont je n’ai l’usage qu’à l’occasion de grands travaux de peinture et des toilettes accessibles au départ de l’épreuve, je choisis sans la moindre hésitation la seconde proposition !

Bref, il y a fort à parier que lors de mes prochains compte rendu de courses, je vous entretienne du nombre de W.C. ou encore des minutes passées à faire le pied de grue devant une porte close…


VRAI TEST – Boisson de l’effort FredSuperTonic

Lundi 15 février 2010

Conditions du test : 4e jour du plan d’entraînement Marathon Bruno Heubi en 9 semaines. Sortie longue de 2h le long de la Seine dont 30 minutes à allure marathon. Température -2°C. Temps sec et ensoleillé.

Préparation de la boisson : un peu complexe. Il faut en effet disposer d’une balance de cuisine. Voilà qui est assez contraignant, n’est-il pas ? Vive les sachets pré-dosés. La dite balance de cuisine servant à mesurer les 35 grammes de sucre de canne non raffiné (Rapadura) à dissoudre dans 1/2l d’eau auquel on prend soin d’ajouter 2 pincées de sel.

Goût : franchement dégueu. Vous vous rappelez la dernière tasse que vous avez bue à Biarritz en tombant de votre surf. Oui ? Et bien, c’est pareil mais avec du sucre en plus. Par contre, aucune rémanence en bouche, ni sucrée, ni salée. Je dois avouer que ce FredSuperTonic manque furieusement d’arôme très artificiel de fruit. Il paraîtrait que le labo en charge du produit soit en train de travailler sur une nouvelle formule qui comprendrait l’ajout de jus de citron et le remplacement du Rapadura par du sirop d’agave bio. A suivre …

Effets secondaires : strictement aucun. Pas de problème gastrique en vue.

Durant l’effort : excellente hydratation pendant toute la séance. Pas de fatigue physique en fin d’effort. Les sucres contenus dans le Rapadura limitent les pertes en glycogène et permettent de maintenir un état de fraîcheur pendant les 2 heures de la sortie.  

Distribution : le mode de distribution de cette boisson est très particulier. Elle n’est distribuée dans aucun point de vente et ne fait pas l’objet non plus d’une distrib par marketing relationnel, ce qui évite les schémas pyramidaux. C’est, en fait, la première boisson en Open Source (source … eau … capito ?).

Conclusion : une excellente boisson de l’effort si l’on fait abstraction de son goût pour le moins … franchement … pas génial. Laissons aux labos Fred le temps de mettre au point la nouvelle formule citron-agave.


MARATHON AC’ que mangent-ils donc ?

Jeudi 31 décembre 2009

Maintenant que vous commencez  à bien les connaître, je suis certain qu’une question vous taraude : mais que mangent donc nos Marathon Académiciens pour être aussi beaux, aussi forts, aussi performants, aussi rapides, aussi véloces … bref pour être de vrai champions et championne ? Je parle évidemment ici de diététique quotidienne pas de la traditionnelle semaine pâtes qui précède le Marathon.

RichéHonneur aux dames et parole à Aurélie, qui vous allez le voir a beaucoup de choses à dire sur le sujet : “Je dois concéder que j’entretiens avec la nourriture des relations un peu compliquées, parfois pacifiées, parfois tumultueuses. Rien qui ne mérite d’être développé ici mais ce détail (qui est malheureusement, par le petit bout de ma lorgnette, diablement envahissant) explique sans doute que je cultive, en matière d’alimentation, une attitude quelque peu contradictoire. J’oscille de façon quasi symétrique entre l’accumulation de connaissances techniques sur la diététique sportive (le guide nutritionnel des sports d’endurance de Denis Riché constituant à mes yeux le meilleur ouvrage en la matière) durant lesquelles, réconciliée avec la nourriture, je m’alimente de façon raisonnée, et des périodes “sauve qui peut” où je mange soit trop, soit trop peu… Pas de quoi en faire un fromage puisqu’en dépit de ces mauvaises manières mon poids demeure à peu près stable, simplement mes habitudes alimentaires étant irrégulières, en faire une description fidèle m’est un peu laborieux.
Sans en faire le menu, je dirais donc grossièrement que je suis une grande herbivore. Je consomme sans modération de la soupe tout l’hiver (oignon/lentilles corail, aubergine/cumin, potiron/châtaignes) et de la salade aux beaux jours (mâche, poivrons rouges et germes de luzerne que je fais pousser dans un germoir), avec la particularité de la manger, à la façon des ruminants, c’est à dire sans aucun assaisonnement : ni vinaigre, ni huile. Tenant le vinaigre dans la plus grande détestation depuis ma prime enfance, je me suis réconciliée au fil des ans avec les salades en écartant toute forme de danger et j’ai donc pris l’habitude de la manger “sans rien du tout ! “.
Au rayon boucherie, en revanche c’est plus difficile. Je ne mange quasiment pas de viande. En période “je m’alimente de façon raisonnée” je consomme alors du jambon, des œufs et parfois du poulet. Le poisson en revanche trouve plus de grâce à mes yeux. Je mange davantage de filets de panghas, de merlan, de sabre… ou encore de l’espadon ou des crevettes que je cuis à la vapeur et que j’accompagne de légumes cuits avec le même appareil et de riz complet.
Grand consommatrice de laitages (ainsi que mes marmots) je fabrique mes yaourts, ce qui me permets d’ailleurs de manger bio à moindre prix. Je fais la même chose avec le pain (farine bio complète, lin moulu, sésame ou pavot… parfois raisins secs… alors je dévore toute la miche !). J’oublie de dire que je mange aussi beaucoup de fruits (ah… la pomme… ronde, belle, croquante, juteuse, colorée, parfumée…, le raisin… je me damnerai aussi pour du raisin…)
J’essaye d’avoir une alimentation variée quand même en rajoutant des légumineuses (lentilles, pois cassés, je bois un peu de lait de soja, je rajoute parfois du germe de blé ou de la levure dans mes laitages.
Pour être honnête je dirais aussi que parfois je fais main basse sur le chocolat dont mes enfants sont friands. Dans ce cas, je ne mange pas un ou deux carreaux mais jamais moins que la tablette entière ! (manger un carreau tous les jours constituerait sans aucun doute le remède à ces comportements compulsifs, ce que je ne fais jamais…).”

Robert  a une alimentation très équilibrée et conforme aux principes de la diététique actuelle de ceux qui veulent vivre longtemps et bien : peu de viande rouge, du poisson et de la viande blanche, des légumes, des pâtes – évidemment -, quelques folies de temps en temps – des frites ! - et en guise de desserts des yaourts au soja et du riz au lait.

Cyrille, n’a pas pour l’instant, l’hygiène alimentaire du marathonien de base, ce dont ses plus de 100kg témoignent. Mais mais mais, il a décidé de se prendre en main sérieusement. Bien entendu à Noël, champagne et foie gras n’ont pas fait défaut mais promis, c’était la dernière fois. Maintenant, fini les grignotages et uniquement deux fourchettes de chaque produit lors … des dégustations internes. Et oui, le drame de Cyrille est qu’il travaille dans l’agro-alimentaire et qu’il s’investit beaucoup :-)

Stef fut longtemps un petit gros … mais depuis une petite année tout a changé. Finis les grignotages et la bière. Maintenant c’est eau et huile de sésame. Le résultat : impressionnant ! 10 kg en moins. Fichtre.

Jipé … laissons-le s’exprimer : “comme je l’avais indiqué dans mon premier papier, j’ai perdu 14 kg en un an, il a donc fallu que je surveille attentivement mon alimentation. En vérité, ce ne fut pas trop compliqué de trouver le coupable, il s’agissait du grignotage. Surtout celui du soir, les carrés de chocolats que l’on mange en regardant la Télévision.

Mes repas du déjeuner sont assez light, car c’est entre midi et deux que je fais la plupart de mes footings. Je prépare un sandwich à base de pain 7 céréales, avec de la margarine, du jambon ou des blancs de poulet, des légumes (salade mâche ou concombre). Je complète avec un fruit et un yaourt 0 %.

J’ai réussi à stabiliser mon poids depuis deux ans à 68 kg pour 1m72, je descends même à 67 kg lors de la préparation marathon.”

Chez Vincent, pas de grands principes. Dans la famille 4Bellais on mange varié, sans excès, léger le soir et on mâche bien – sur les conseils de l’ostéo – pour bien dormir et récupérer.

 

gojiEnfin, Fred est un ayatollah du 100% Bio et du Manger Sain. Mais rassurez vous, il ne mène pas de guerre sainte et ne fait pas montre d’un prosélytisme éhonté. Chacun sa m…. comme disait je ne sais plus trop bien qui. Jamais aucun plat préparé, bourré de sel et de graisses hydrogénées, ni pâtisseries toutes faites. Uniquement des plats qu’il prépare avec des ingrédients unitaires et identifiés. Cuisson à l’huile d’olive uniquement – la seule qui ne se désagrège pas à la cuisson. Jamais de sucreries. Peu de viande rouge, alternance légumes / féculents / légumineuses. Uniquement des fruits et légumes de saison – les fraises de décembre, trop peu pour lui. Il n’est pas encore locavore mais y réfléchit. Pas de lait de vache, mais brebis ou jument plus digestes et plus nutritifs. Et une consommation toujours immodérée de … baies Goji (CF photo).

fondreFred fait évidemment ses courses sur les marchés bio et chez Biocoop et ses livres de – cuisine – chevet sont ceux de deux jeunes génies – féminins – de la cuisine : Laurence Salomon et Valérie Cupillard (vous avez vu leur ligne ! Si cela ne vous convainc pas de manger sainement !). Si vous avez l’occasion de passer par Annecy, allez donc manger à Nature et Saveur, le restaurant bio de Laurence. Fred a déjà réalisé toutes les recettes de Fondre de Plaisir et n’a maintenant qu’une envie : aller à Annecy !

Alors, vous savez maintenant ce qu’il vous reste à faire si vous voulez ressembler à nos champions !


MARATHON AC’ Les News de la Week

Samedi 26 décembre 2009

 

Stef et Fred EN LIVE POUR DE VRAI ! Ca se passe à Roeulx (Nord) et c’est Dimanche 27 à 14 heures. Quelques recommandations d’usage : pour les autographes, nous vous remercions par avance de laisser les deux stars terminer leur course – surtout qu’elle ne sera pas bien longue puisqu’ils ont choisi le 5 km, fainéants ! Pour les photos d’après-course, s’adresser à Fred qui, avec efficacité, gère les intérêts des athlètes. Vous reconnaîtrez aisément Fred à ses … chaussures bleues – vu le froid annoncé, il ne risque pas de courir juste avec son maillot Wanarun, à moins de le mettre au-dessus de son survêt.

Pour Stef, la semaine écoulée fut … difficile … à tout point de vue. Ecoutez plutôt son témoignage  édifiant : “Du vendredi au dimanche, le premier, coup de fil du big boss, restez chez vous trop dangereux !!! N’allez pas pêter la bagnole. Vous aussi vous avez eu de la neige ??? Donc Bibi chausse ses pneus neige pour une seance tranquillou, de toute manière avec moi c’est tjr tranquille, pas de cardio, pas d’iphone, juste moi et mes poumons goudronnés…donc ca c’est fait 1.YES!!!.
Samedi samedi samedi ben euhhh , je sais plus, mince,  la memoire flanche , NADA c’est sûr, je viens de verifier sur facebook , il y a jamais de connerie la dessus. Dimanche jour du seigneur messe blabliblablo , oui sortie de 9,67 km , dans le noir , BOUHHHH , a 6H30 du mat…
Lundi niet encore
mardi mardi oui 45 minutes , pleine forme , le bonhomme de neige ,
Mercredi Jeudi , mercredi médecin pour certificat de non contre indication à fumer , rahhh stef arrête … courir .
Vendredi rien c’est noyelll , donc appero ,
Samedi surement , et Dimanche je vois le Cousin à Roeulx.
bye bye” … Bon … Que dire ? … Vous l’aurez aisément compris … Stef a besoin d’un peu de repos. Nul doute que sa semaine à la montagne va lui faire du bien.

Cyrille, à cause de la neige, a eu une semaine plutôt … pourrie comme il le dit lui-même : ” Semaine pourrie dans le Nord, je bosse en Belgique et j’habite à lille. En cette période hivernale, je m’entraîne donc en général à la pause dejeuner. La neige tombée cette semaine ne m’a pas permis de m’entraîner. J’ai donc fait attention à l’alimentation. J’ espère que cela se verra sur la balance. Malgre les fêtes de Noël chez la belle doche, sorties prévues vendredi samedi et dimanche pour compenser !”. Cyrille a profité de cette semaine pour … dénicher son plan d’entraînement MDP :

BASE : Jogging international Hors Série édition 2009. Plan d’entrainement n°10 : objectif = 4H30 / préparation sur 10 semaines. Nombre de séances par semaine : 3 au minimum. Je vais me motiver pour faire la 4ème, qui est optionnelle. (Mardi / Mercredi (option) /Vendredi / Dimanche). Kick off entrainement spécifique marathon : 01/02/2010 Kick off entrainement pour perte de poids : depuis 1 quizaine et tout le mois de janvier. Objectif : idéalement 85kg le jour du marathon. Objectif smart : – de 90 kg, soit -13kg au minimum.

Un petit tour chez Jipé maintenant – cette fois, je ne rewrite pas, promis ! – je cite, tant pis s’il raconte des bêtises : “Une semaine particulière à bien des niveaux ! D’abord parce que c’est la dernière avant noël. Il y a la course aux cadeaux, le dernier jouet à la mode qui est en rupture de stock presque partout. Ma femme qui ne m’aide pas en me disant « prend ce que tu veux, je veux avoir la surprise ». Alors que moi, j’aime choisir mes cadeaux. J’ai commandé un survêtement, et bien, je vais me l’acheter moi-même, comme ça pas de « mauvaise » surprise.

Ce fut aussi une semaine spéciale pour cause d’enneigement. Il est tombé sur Paris assez de neige pour contrarier mes habitudes d’entraînements. À situation spéciale, entraînement spécial : jeudi ce fut sur les tapis de courses de la salle de sports que je fis mon footing, seulement huit kilomètres. Je trouve que c’est plus éprouvant qu’en extérieur et beaucoup moins sympa, même si l’on peut regarder la TV durant l’effort.

Dimanche, direction le Nike running Club, mon rendez-vous hebdomadaire depuis bientôt, un an et demi. Nous sommes une vingtaine à vouloir affronter les intempéries, il fait à peu près -3 degrés, il neige quelques flocons, nous descendons les Champs-Élysées ou se tient un marché de noël, de la s’échappent quelques effluves de vin chaud, à dix heures du matin c’est dur. Arriver dans les jardins des Tuileries, c’est parti pour les fameuses « gammes » d’athlétisme (monté de genoux, talon fesse, etc…). Les coachs décident que la séance de fractionné, ne peut avoir lieu car le terrain n’est pas praticable. Ce sera donc un footing collégial avec changement de rythme, dans la joie et la bonne humeur. En résumé, il en faut peu pour être heureux.
Joyeux noël à tous les lecteurs de wanarun.”

Et dans toute cette bande de tire-au-flanc qui prennent le prétexte de quelques malheureux flocons pour glander, il y a quand même un vrai de vrai, un pur, un runner qui court par tous les temps : j’ai nommé, Fred ! ie : moi. Vendredi : sortie Holiday on Ice in the Dark pendant 1h (éclairage public en rade, sans doute des économies de temps de crise), samedi, des 800m VMA, à raison de 8, dans la neige et par -6°C. Dimanche, sortie d’assimilation dans la neige. Mardi soir, normalement des grosses séries de 100m sur la route … sauf que cette idiot – toujours moi – avait oublié de recharger son Garmin ForeRunner 405cx en rentrant de weekend donc impossible de programmer la séance prévue. Résultat : une sortie d’une heure avec quelques accélérations, bof, bof, bof … Mercredi : petite sortie d’assimilation, vendredi sortie longue matinale d’1h30 (19 km à 13,5 km/h de moyenne). C’est pas mal non pour le jour de Noël ? Alors c’est qui le meilleur hein ? C’est qui ?


Marathon Ac’ saison 1 : Stef se confesse

Jeudi 24 décembre 2009

Allez, un petit dernier Marathon Ac’ avant Noël. Non je ne vais pas squatter la prime de Wanarun tous les jours jusqu’au 11 avril. Mes petits camarades et co-rédacteurs ont d’ailleurs, je pense, plein de choses à vous raconter. Moi-même d’ailleurs, il faut que je vous parle de courses, d’entraînement, d’essais que je suis en train de mener (barres diététiques, boissons de l’effort – on se croirait dans l’Aile ou la Cuisse, mais pour l’instant ça va, je suis toujours vivant, T-shirt technique, chaussures …) etc etc etc, donc même pour moi, il faut que la Marathon Ac’ fasse un peu de place.

Terrible confession de Stef … Face à un tel coming out, qu’ajouter de plus tellement les mots nous manquent … sauf ceux que je me suis permis de rajouter discrètement dans son interview – les grands sportifs, vous savez ce que c’est, plus efficace dans l’action que dans le verbe … Je vous laisse lire et méditer …

MY LIFE DE RUNNER DEBUTANT

stefJ’ai commencé avec un programme courir 30 minutes, exactement le 12 mars 2009. Où j’en suis aujourd’hui dans la CAP ???

Pour tirer un bilan, après la réussite de ce dit programme qui a pris fin le 13 avril, depuis c’est 2 séances par semaine. Avec parfois un petit coup de folie : un dimanche matin, parti en courant acheter les croissants familiaux, je ne suis revenu que 44 KM plus tard – oui, oui, quarante-quatre kilomètres – avec le poulet frites bière pression, pour faire digérer à la petite famille le pain rassi matinal. 

Ma philosophie de coureur : jamais de fractionné !!!!! (avec 5 points d’exclamation). Mon but est de courir “longtemps”. La programmation est ainsi: des sorties progressives de 45 minutes,1h (joie du jogger débutant), puis 1h15 2H etc etc Fred tu oublies forest gump…

La bonne nouvelle est la perte de poids !! passage de 74/75 kg à 64/65 actuellement. Cela sans régime, juste en équilibrant mon alimentation et en retirant le grignotage. (pour les hommes, effacement des bourrelets).

Autre bonne nouvelle : la course à pied fait maintenant partie de ma vie. Avantage : retire mon stress, je suis plus dispo et surtout j’ai pris conscience que l’activité était indispensable pour la santé (maladie cardio vasculaire etc etc ). Par contre, j’ai encore un gros problème : je clopes toujours. Il faut bouger !!! dis-je en toussant, dans un gros nuage de tabac.

J’ai acquis un ipod nano avec des musiques que j’aime normalement mais qui n’ont pas eu le même effet moteur sur mon moral qu’un podcast de JM Aphatie, un cardio, qui me gonfle…qlqs fringues, voilà.

Pourquoi cette inscription à la Marathon Ac’ ? Je ne sais pas … , sûrement pour voir mes amis joggeurs bloggers !!! Et accessoirement me la jouer grave auprès des habitants de mon village, devenir le local hero, celui dont on parle dans l’écho de l’Aisne Septentrionale.

Pour terminer, en beauté, j’avoue que je ne suis pas compétiteur, dans la cap !!! Et je ne vais surtout pas me stresser avec un programme qui va me gaver !!! Désolé, je sais pourtant que c’est mieux, mais …


Marathon Ac’ – Manies de champions Part II

Mercredi 23 décembre 2009

Je ne vous refais pas le coup du “à quoi reconnaît-on un vrai champion ? A son talent, certes, mais aussi à ses manies”, on ne va pas reperdre du temps à blablater sur le sujet. Entrons directement dans le vif du sujet.

Commençons tout d’abord par deux êtres d’exception : Aurélie et Vincent qui, paraît-il, n’ont aucune manie d’avant-course. Madame, Monsieur, félicitations.

P1020446Un cas beaucoup plus intéressant – enfin, en ce qui concerne cet article – maintenant : Jipé. Son cas relève presque, comme le mien, de la psychanalyse :-) Accrochez-vous :

Tout commence déjà la veille des compétitions, Jipé prépare mon sac en vérifiant que rien ne manque : les quatre épingles à nourrice pour le dossard, le survêtement pour se rendre sur place et surtout la tenue. Seules quelques-unes ont ses faveurs, il y a celles qui « courent vite » et les autres. Notamment, un short noir avec une poche à l’arrière (style vélo) bien pratique pour y glisser les gels. Jipé a vécu tant de moments forts avec, qu’il ne peut pas le laisser tomber. Il relit consciencieusement une dernière fois le dépliant de la course, pour vérifier l’heure du départ, la nature du parcours … on ne sait jamais. Les pointes pour le MDP, ça ne le fait pas.

Aux niveaux des Tocs, C’est une véritable liste à la Prévert et tout un poème : Jipé ne se rase jamais le matin d’une compétition, pour garder l’influx nerveux. Et bien entendu, il observe le plus grand repos le samedi soir :-) Depuis le marathon de paris 2009, il fait dessiner un petit coeur sur chacun de ses avant-bras par ses deux garçons. Dans les passages difficiles, il embrasse successivement les gribouillis. Ce rituel est né, lorsque les enfants l’ont vu noter les temps de passage sur sa main.

Le matin de la compétition, Jipé s’arrange pour arriver une heure avant le départ, trop tôt ne sert à rien, sinon il gamberge ! Un petit coucou aux amis, se mettre en tenue et faire le vide pendant l’échauffement. Viens le moment de rentrer dans le sas, le coup de starter et puis…

Et – roulement de tambour - j”ai évidemment gardé le meilleur pour la fin : Stef, l’homme qui va peut-être courir le MDP en Trabuco. Mesdames, Messieurs, empêchez vos enfants de lire ce qui suit et qui risque fortement de heurter leur sensibilité …

Avant de partir courir, Stef, oui vous avez bien lu – enfin pas encore mais ça va venir – fume 2 clopes (si si si si si si), boit un café noir – non je n’ai pas dit de la bière -  et surtout, surtout, jette un oeil à ses comptes Twitter et Facebook pour voir s’il n’y aurait pas, par hasard, un runner des villes à chambrer, rien de tel pour évacuer le stress de la compète. Une préparation mentale que décidément je ne recommanderais pas, même à mon pire ennemi. Pour couronner le tout, il a évidemment oublié de charger son Iphone et ne pourra donc pas enregister sa course.

Alors ce ne sont pas de vrais champions nos candidats ?


MARATHON AC’ Robert’s Story

Mardi 22 décembre 2009

Ah Robert (tapez 1) … ! Voilà un candidat comme je les aime : il écrit lui-même ses articles ! Je n’ai plus rien à faire. Et hop, en deux secondes, j’incrémente mon compteur d’articles mensuels … Manu – celui de Wanarun – prépare mon chèque ! En exclusivité mondiale donc, voici, Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, la confession de Robert :

Dans les années 70, j’étais tout petit. Je vivais dans l’est de la France, à Homécourt. C’est juste à côté de Joeuf, la ville de Platini. Çà tombe bien, j’adorais le foot. Bordeaux pour moi c’était uniquement les Girondins. Mes seules images, celles du Parc Lescure. Toujours diurnes. Des sunlight permanents dans la petite lucarne. Petite lucarne ? la télé quoi. Années 90, nouveau contact avec la ville. Cette fois, c’est la fac de droit à Nancy. Grands arrêts de la jurisprudence administrative : Conseil d’Etat, 30 Mars 1916, Compagnie générale d’éclairage de Bordeaux. Bordeaux avait donc besoin d’un éclairage. Il pouvait y faire nuit, comme partout. Début de la phase de descente. Atterrissage en 2004, je suis déjà vieux. J’ai une femme, presque 3 enfants. Et un pitbull. Paradiso comme on dit en Italie. Le pit’ a rejoint Rintintin l’an passé.
 
Je m’installe à Bordeaux le 14 février jour de la Saint Valentin. Les températures sont négatives. Un radiateur en panne. Néo-Bordelais par – 5° C. Je m’enrhume. Restez ! c’était pas la grippe A !
 
Pourquoi je vous parle de foot. De météo. De chien. Et de mon parcours généapaslogique ? Tout çà sur un site de course à pied ? je ne sais pas. Je crois que j’ai juste envie de parler. C’est bientôt Noël, et le temps qui passe m’émeut. Comme quand … Ah non, çà y est, j’ai retrouvé le fil. Donc Bordeaux. J’adore cette ville. Malgré le froid et la neige. Paraît que c’est le climat océanique. Sauf pour la neige, là, j’vous la raconte. Même après Copenhague. Ou avant. J’aime les environnements urbains aussi. Pour de vrai. J’ai horreur de la campagne. Quand j’ouvre la fenêtre, j’ai besoin de voir du bitume. Humer des gaz d’échappement. Apercevoir du béton monobloc m’enivre. Les arbres et la nature m’angoissent. La peur du retour posthume à la terre…
 
robert1En clair, j’ai rien à reprocher à Bordeaux sauf sa météo. J’aime tout dans cette ville depuis qu’Alain l’a rénovée. Oui j’appelle Alain Juppé, Alain. Il ne le savait pas mais maintenant grâce à wanarun et à ses millions de lecteurs, si. Alain, lui, ne court pas, il fait du vélo. Avec un jogging gris Adidas. C’est sa tenue de sport à lui. De quoi je parlais déjà ? ah oui, Bordeaux. Bordeaux, la météo, la rénovation, le vélo. Et la course à pied. J’y viens. Vous allez savoir où votre candidat préféré promène ses nimbus. Non, pas mes gosses, mes chaussures de sport.
 

Tout çà pour çà me direz-vous ? Une dizaine de lignes de digression pour savoir où tu cours, tu déconnes Robert ? Non, ami lecteur, d’ici au 11 avril 2010, tu sauras tout de moi. Et aujourd’hui mes parcours de prédilection. Tous citadins de Bordeaux comme Brice est de Nice. Elle est nulle celle-là, désolé.

 
robert2Alors, mon hitrun ? les quais. Départ de chez moi, direction rue Barreyre. Puis le skate park pour voir à quoi rêvent les jeunes de maintenant. Direction le pont de Pierre et Napoléon, via le miroir d’eau. Aller-retour en direction de la rive droite, de l’autre côté de l’eau. Puis le parc des sports à Saint Mich’. Demi-tour. Remontée des quais jusqu’à Cap science, une ligne droite de 4 kms. Le top pour le fractionné long. Des joggers comme s’il en pleuvait. Des rollers aussi. Au passage je jette un oeil sur les magasins Boss et Le coq sportif. Dim aussi. Tatattatataaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa ! Nouveau demi tour. Nouvel oeil jeté sur Boss, Le coq sportif et Dim. Tatattatataaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa ! Le skate park, la rue Barreyre. La casa. Chez moi quoi. Environ 10 kms 500. Souvent venteux. De dos, de face, ou de trois quart. Comme dans la vie. Parcours toujours magique au lever du soleil. Ou en hiver avec les façades éclairées des quais.
 
Second sur le podium. Départ de chez moi. Direction place Ravezies. Plein d’immeubles en construction. J’adooooooooooooooooooooore. Un parc relais multimodal magnifiquement éclairé. Du verre et de la lumière. Le tour d’un Lac artificiel, la nature domestiquée. 7 km de circonférence. Le lieu de RDV des monsieurs qui cherchent à faire connaissance d’autres monsieurs. Sans animosité. Des sportifs aussi. Egalement sans animosité. Un club de voile. Des vttétistes. Des joggeurs. Le camping internazionaaaaaaaaaal. Le futur quartier Ginko de Bouygues, le maçon. Puis les allées de Bouteau : comprenez au bout y’a de l’eau, celle du Lac. Enfin là, je vais dans l’autre sens, vers Ravezies. Puis retour chez moi. 12 km pilepoil. A consommer sans modération, en récup’. C’est le parcours que je visualise à partir du 30ème km, sur marathon. Pour des sensations positives.
 
Médaille de bronze, pour une sortie longue. Départ de chez moi. Direction place Ravezies encore. Le tour du Lac, vous connaissez maintenant. Au casino tourner à gauche, direction la piste cyclable. A gauche encore, direction le pont d’Aquitaine. Ouvrage d’art construit de 1960 à 1967. Un an avant moi. Un pont suspendu, un tablier en poutre à treillis. Le tout ancré au sol. Portée principale : 393 m. Je passe en-dessous. Bacalan. Zone d’anarchie urbaine. Aucune unité architecturale. Un coin de ville oublié. Sans transition le bassin à flots, le devenir de Bordeaux. Les quais. Le H14. Le skate-park. Une variante : soit retour rue Barreyre puis la casa avec Blanche-neige et les 3 nains, soit le hit run. 16 ou  23/24 km.
 
J’ai des variantes. Un sens ou un autre. Je rajoute aussi les Floralies quelque fois. Je fractionne au stade des antennes sportives. Une espèce de cendrée d’un autre âge. Qui jouxte 3 onéreux et contemporains terrains de foot en synthétique. Le foot, j’adore plus vraiment. Platini a grossi, j’ai les cheveux qui tombent. Le ballon ne tourne plus très rond.
 
Toutes ces lignes, droites ou pas. Tous ces mots. C’est sûr, j’ai été trop long. Plus moyen de vous parler de mon tapis de course. Aujourd’hui en tout cas…


MARATHON AC’ LA GRANDE EXPERIENCE – une candidatE !!!

Lundi 21 décembre 2009

Nous vous ne rêvez pas. J’ai bien écrit candidatE, avec un E final majuscule ! Aurélie, a.k.a. Veuve Tarquine, vient de rejoindre les 6 mousquetaires, qui, comme chacun le sait sont évidemment 7. Bienvenue ! Welcome ! Willkomen ! Et désolé pour Robert, face à cet événement d’importance majeure, j’ai dû décaler son article à demain matin ! J’espère qu’il me le pardonnera.

Mais qui est donc notre candidatE à nous tous seuls : une jeune – on a le même âge tous les 2, donc le premier qui fait une remarque a affaire à moi – maman de 3 enfants, avocate à ses heures professionnelles … mais, autant la laisser se présenter elle-même :

“J’empile 43 balais sans trop y penser, sans doute trop occupétarquine-n_b1e par mes trois marmots et mon métier d’avocat. Comme décidément j’aime que ma vie soit remplie, je scribouille aussi la toile depuis bientôt six ans sous le pseudonyme de Veuve Tarquine. Un jour, il y  trois ans, j’ai déniché dans un placard les pointes que je chaussais pour cavaler le dimanche matin. Il y avait une petite pointure : celle d’une gamine qui cavalait dans la forêt avec son père et sa frangine. Il m’est revenu l’odeur des sous-bois et puis aussi celle du givre qui vous fait sentir plus vivant. Alors avec ces vieilles pointes, j’ai retrouvé également le chemin de la course à  pied. Celui des bois, mais aussi celui du bitume, parce que c’est en ville que j’aime dorénavant courir.

Cavaler dans Paris surtout, à  la fraîche ou la brune, le long des rues, le long des marches du Sacré-Coeur, le long de la Seine. Assez vite je me suis inscrite à des courses. Souvent en solitaire. Souvent aussi en portant les couleurs de France Choroidérémie, une association qui me tient particulièrement à coeur.

Je m’en défends mais à chaque fois j’essaye de gagner quelques minutes puis maintenant difficilement quelques secondes… Mon meilleur temps sur 10 bornes est de 48′20 en mai dernier (chrono que j’ai pourtant alourdi de 3 minutes depuis ma préparation marathon) et celui sur semi est de 1h52′ (à  Dunkerque en octobre dernier). Je n’ai couru qu’un seul marathon, celui d’Albert au mois de septembre que j’ai fini en 4 heures 09. J’en garde un souvenir inoubliable tant pour son relief (apprendre à  détester les descentes plus que les montées cela ne s’invente pas !) que surtout pour la joie indicible que j’ai ressentie à  boucler cette belle aventure.

Bref, une expérience que je brîlais de répéter sur le pavé parisien. Alors je n’ai pas hésité longtemps, au premier jour des inscriptions du marathon de Paris j’ai pianoté mon nom sur mon clavier…

Des signes particuliers ? Oui deux. Je cavale toujours en musique. En musique baroque je devrais préciser. Avec une immense inclination pour l’Orchestre Baroque de Venise et l’archet pétillant de Giuliano Carmignola. Et puis entre deux mouvements de Monsieur Vivaldi je glisse un air enfantin, une comptine, parfois l’enregistrement d’un rire : des chansons, des bruits qui appartiennent à mes enfants et qu’ainsi je retrouve en courant.

Enfin, seconde manie héritée de mes compétitions à  l’Assu où je savais ce que signifiait s’amuser en détalant à toutes jambes, je finis toujours mes courses au sprint. J’ai beau me dire que galoper ainsi constitue désormais une coquetterie un peu fanfaronne, je m’y abandonne à  chaque fin de course (même épouvantablement poussive après 42.195 m…)”

ulTIMA_AW09_19_UAurélie ayant quelques articles de retard sur ses coreligionnaires, j’ajoute qu’elle suivra le plan Jogging International 4h 4 séances par semaine et qu’elle court en Mizuno Wave Ultima X10.




Articles précédents

Derniers commentaires

Les mots-clefs