Archive pour le mot-clef ‘fractionné’

La course sans fin …

Dimanche 29 août 2010

Vendredi dernier, 15h12, et une envie pressante … d’aller courir (oui cela reste quand même un site sur la course à pied, vous vous attendiez à quoi ? :-) ). Après quelques minutes de réflexion sur le type de séance à effectuer, je décide qu’une petite sortie avec du fractionné me ferait le plus grand bien. Le choix est fait : ce sera une séance de type R2PH de Véronique Billat. Je dois avouer qu’en ce moment, je n’ai plus d’objectif donc je cours selon mes envies du moment.

Pour ceux qui ne connaissent pas, V.Billat a mis en place un protocole pour développer sa VO2max qui , par conséquent, permettra d’améliorer toutes les allures. Comme le dit le site : « Cette nouvelle façon de travailler  la VO2MAX permet un temps de travail en continu à VO2MAX de 15 à 30′ » Une des séances consiste à courir 30’’ à difficulté maximale, 4’ très dur, 4’ assez dur, 4’ à difficulté moyenne puis de nouveau 2’ très dur avec vos propres sensations

Et tout s’écroula en une seconde …

Je m’habille, prends ma montre et là horreur ! Plus de pile ! D’un coup tout vous tombe sur la tête, c’est limite si je n’ai pas vu ma vie de coureur défiler devant mes yeux. Mon cher polar qui me suit depuis de nombreuses années, qui me donne ma vitesse, ma distance, mes pulsations et qui tout simplement me sert aussi de chrono (fonction de base qu’on oubli mais qui s’avère être la plus utile). Impossible de fractionner sans ce précieux outil. Que faire ??? Footing … pas l’envie, rester à la maison, … j’hésite. Après tergiversation, je choisi d’aller essayer mon nouvel abonnement à la salle de gym. Moi qui m’étais promis de ne jamais faire de vraies séances sur tapis. Impossible de courir 40 minutes en salle pour moi, j’aime trop découvrir de nouveaux endroits, l’air frais sur ma peau, les chiens qui me courent après.

Métro, boulot,  … salle de gym

Me voila donc sur mon tapis, l’échauffement se passe bien ; 15 minutes. Je regarde les gens sur les autres tapis : cette demoiselle juste en face de moi qui me donne l’impression que ses chevilles vont se casser à chaque pas tellement elles « roulent » vers l’intérieur, ce jeune homme « un peu » enveloppé qui marche juste à coté de moi et qui semble avoir de grande difficulté. L’atmosphère d’une salle de sport est vraiment spéciale. Tous ces gens courent les un à coté des autres dans la même direction (vers les tv… faut-il y voir une explication philosophique ?) sans se regarder, se parler. On se croirait dans le métro. Chacun est dans sa bulle. C’est étrange pour moi car le sport à toujours permis de rencontrer des gens, discuter et partager. Je me résigne et regarde aussi les télés mais je n’ai pas pris mes écouteurs donc je n’ai pas le son.

Le temps passe moins vite qu’une sortie en extérieur, mais me voila à la fin de l’échauffement. La première fraction sera à 16km/h, ca va tout se passe bien. 15km/h, 14km/h, 13,5km/h puis de nouveau 15,7km/h et enfin le retour au calme 10 minutes à 11km/h.

Bilan :

Il fait très chaud et on transpire énormément. J’ai enclenché le ventilateur présent sur le tapis à la fin de l’échauffement mais rien n’y a fait même avec la clim. Je pense qu’on peut vite se sentir mal avec la chaleur. D’ailleurs quand j’ai marché après 40 minutes, j’avais l’impression d’avoir la tête qui tournait. Autre constat, il est compliqué de régler une vitesse. En effet, ma crainte était de mettre une trop grande vitesse et de me faire emporter par le tapis donc je pense que je n’ai pas fait la première fraction aussi vite que dehors. Par contre j’ai vraiment aimé le fait de savoir que l’on coure à une vitesse précise. J’entends par la que sur la première fraction de 4 minutes, je ne me sentais pas bien après 2’30 mais je me suis motivé pour continuer, sur route j’aurais surement diminué l’allure.

Pour autant un point me gène, la course sur tapis est-elle similaire à la course sur route ? Tout ce qui suit n’est que supputation, si quelqu’un à une réponse précise je suis preneur. Lorsqu’on coure, on attaque avec le pied puis on pousse ( ??? ) sur la jambe d’appuis pour avancer. J’ai bon ? Sur tapis, on pousse aussi mais le sol glisse aussi vers l’arrière donc le mouvement n’est-il pas facilité ? Les sensations pendant la séance ont été une moindre fatigue musculaire mais un plus grand essoufflement ce qui pourrait confirmer ma thèse. Un peu comme en cyclisme : quand vous mettez une petite vitesse vous êtes essoufflé plus vite, avec un grand développement la respiration est plus facile mais c’est musculairement plus compliqué.

A la conquête de nouvelles machines

Cette sortie à la salle de gym m’a quand même donné envie de tester de nouvelles choses. J’ai, en effet, pu remarquer les vélos elliptiques qui pourraient être un complément intéressant, le steppeur, le rameur, et plein d’autres machines qui ressemblent plus à des instruments de tortures :-)

Et vous avez-vous déjà exploré cet étrange endroit qu’est la salle de sport ? Qu’en avez-vous pensé ? Y êtes-vous retourné ? Pour quelles raisons ? Quel appareil utilisez-vous ? Que cela vous apporte-t-il ? Dites nous tous en commentaire.

Note : après quelques recherches sur internet : il s’avère en effet que le tapis entraine votre pied. J’ai aussi pu lire que la résistance à l’air (et au vent) étant inexistant, cela pouvait faciliter votre charge de travail de 2% à 10%. Il était donc conseillé de maintenir une pente d’au moins 1% pour compenser. Il faut aussi faire attention à ne pas devenir « feignant ». Le tapis entrainant votre pied, certaines personnes ont tendance à garder inconsciemment la phase d’appuis plus longue. Il est donc conseillé de compter ses pas et de rester au minimum à 85 -95 pas par minutes.


Séance de fractionnés avec les New Balance 1064

Dimanche 11 juillet 2010

Ah… la première séance de fractionnés après ma blessure, je l’ai faite avec les New Balance 1064. Pour rappel, je vous avais donné mes premières impressions sur la NB 1064 il y a quelques temps…

Je vous passe les détails de cette première séance de fractionné, la première depuis près de 8 mois…En particulier les événements post-entrainement…

Je suis un adepte du 30 / 30 depuis très longtemps mais j’ai glissé un peu sur le métrique avec des 100 m / 30 s et des 400 m / 1 min. Alors ce premier 10 x 30 / 30, j’avoue que je l’appréhendais un peu.

Pour l’instant, je me cantonnais à faire de l’endurance fondamentale pour reprendre tout doucement le rythme et le peu d’accélération que je faisais me laisser toujours une petite douleur. Mais la découverte de l’orthèse Zamst m’a permis de reprendre un peu plus sérieusement l’entrainement.

La bonne nouvelle c’est que je me suis très bien adapté à ses 1064, mes premiers kilomètres ont été laborieux mais c’était le “poids” de la reprise après 6 mois d’arrêt. Maintenant j’ai une très bonne sensation et un excellent confort.

Le dynamisme est bon mais pas excellent. On reste sur un modèle assez standard qui n’est pas au niveau d’un chaussure plus dynamique comme une adidas Boston (avec laquelle j’ai réalisé mon record sur semi) mais qui possède  par contre moins d’amorti.

Cela dit, je n’ai pas eu de souci pour accélérer la cadence et réaliser mes séquences. Les chaussures ont du répondant.

Après un peu plus d’un mois d’utilisation, je suis tout à fait satisfait du modèle. C’est une bonne chaussure, on pourrait la comparer a une Nike Vomero ou une Supernova Glide. Ce modèle est parfait pour moi et je pense qu’il convient à un grand nombre de coureurs mais les coureurs plus rapides risque de trouver qu’il y a trop d’amorti.

On reste toujours dans une recherche du compromis entre dynamisme et amorti. A mon avis dans ce cas, on est plus dans l’amorti et donc dans un modèle pour le coureur régulier mais pas pour un coureur assidu qui cherche moins d’amorti mais plus de dynamisme.


Vrai Test adidas adizero adios … je continue

Jeudi 6 mai 2010

Il y avait longtemps que je ne vous avais pas parlé de mes chaussures non ? Je suis certain que cela vous manquait au plus haut point.

Alors, de quelle paire vais-je bien pouvoir vous entretenir aujourd’hui ? Ah, mince ! Je me rends compte qu’il manque les Vibram Five Fingers KSO dans le tas. Il faut dire aussi que je ne les ai commandées qu’hier soir, donc c’est un peu logique.

Visiblement, vu le titre de l’article, j’avais dans l’idée d’évoquer les adios. Va pour les adios dans ce cas. Pour ceux qui ne suivent pas, ce sont des adidas adizero … adios et sur la photo, elles sont tout en bas.

Depuis mon premier article sur le sujet, qui rendait compte d’une toute petite séance de VMA, ces adios et moi avons réalisé des choses – j’ai failli écrire des grandes choses mais cela eut été un peu déplacé. Pas mal de choses finalement.

De la VMA toujours (12×200m, 10×300m) mais aussi un peu de fractionné long (8×600m, 4×800m, 4×1000m), quelques sorties en endurance (45 minutes à 1 heure) et une … montée du Ventoux à vélo.

Preuve à l’appui ! Ce sont les pieds qu’il faut regarder. Question vélo – Giant cadre carbone pédale traditionnelle à cale-pied – ces adios sont idéales : légères, souples … mais je pense que vous n’en n’avez rien à faire puisqu’on n’est pas ici sur jemonteleventouxenadizeroadios.com mais sur Wanarun. Revenons donc à nos moutons.

Une question qui m’a été posée : si on veut se mettre au barefoot à terme et commencer par une chaussure de “transition”, les adios sont-elles une bonne idée ? Réponse : que nenni ! Si on n’a pas l’habitude de courir sur l’avant du pied, les adios ne vous aideront guère. Elles ne sont pas conçues pour cela. Ce ne sont ni des Newton, ni des Vibram. (Je rappelle aux absents de la première séance que les adidas adizero adios sont des chaussures de compétition 10km à marathon.)

Ayant été quelque peu monomaniaque côté chaussures ces derniers temps, je me suis d’ailleurs rendu compte qu’au fur et à mesure, je perdais un peu de cette foulée “avant” durement acquise par trois mois de Newton.

Je ne reparlerai pas ici de VMA car j’ai déjà traité le sujet dans mon premier article : légèreté, souplesse et semelle, somme toute, assez fine permettent un contact pied / route extrêmement énergétique, pour peu qu’on court … sur l’avant du pied … évidemment.

En ce qui concerne le fractionné long (pour l’instant limité à 1000m), RAS. Mêmes remarques que pour la VMA. Pour résumer, tant qu’on va relativement vite, adios va …

Par contre, en footing de récup (12 km/h), même si je ne crie pas au loup, mon enthousiasme est moindre. Ce n’est pas compliqué en fait : dès qu’on est en-dessous de 80% de sa VMA, on a un peu plus de mal avec ces chaussures, sauf à se forcer à courir sur l’avant du pied en permanence, ce qui rend rapidement la séance de récup un peu pénible.

Cela dit, ce n’est pas choquant. Une Ferrari n’est pas censée tirer une remorque de 38 T, une chaussure typée compétition n’est donc pas censée se traîner lamentablement sur le bitume.

Pour résumer : 1) les adios ne permettent pas seules de se forger ou de conserver une foulée sur l’avant du pied 2) les adios ne sont pas faites pour les séances “lentes” 3) les adios sont parfaitement adaptées aux séances de fractionné rapides.4) encore hypothétique mais je le vérifierai le 23 mai lors d’un 10km officiel, les adios doivent permettre de courir très vite en compétition :-)

Conclusion : si vous optez pour des adios dans l’idée de pulvériser vos meilleurs temps sur 10km ou marathon, il vous faudra acheter une autre paire de chaussures …


Comment j’ai gagné 25 minutes en un an sur marathon

Mardi 13 avril 2010

3h38 en 2009, 3h13 en 2010 soit 25 minutes gagnées en un an. Qui dit mieux ? Je dirai même plus : qui dit mieux à un âge avancé comme le mien (43) ? Comme quoi, on peut toujours progresser.

Je vous rassure tout de suite, le propos de cet article n’est pas d’assurer mon auto-promotion pour augmenter le montant de mes primes de participation, ni de flatter mon ego – quoique – mais juste de partager une expérience qui pourrait être profitable à tous ou au moins susciter le débat.

Ce résultat, ce n’est pas le fruit du dopage … 100% bio, je ne touche pas à la chimie … Ce résultat, c’est plutôt le fruit de la “technologie” (1/3 à vue de nez) et le fruit d’un an de travail structuré (2/3). Je vais passer très vite sur la technologie car j’en ai déjà parlé en long, en large et en travers sur wanarun. Cette technologie a pour noms, d’une part, Newton Running, pour une modification en efficacité de ma foulée, d’autre part, GARMIN, pour une programmation et un suivi rigoureux de mes entraînements.

Evoquons plus en détail, l’aspect “un an de travail structuré”, divisé en 4 phases distinctes mais toutes à 4 entraînements par semaine et en plein air, qu’il pleuve, neige, vente, glace, fasse 35° …  4 entraînements par semaine sans cardio, uniquement avec suivi de la vitesse instantanée de course, donc absolument tous élaborés en pourcentage de VMA – % de FCM, je ne connais pas. 4 entraînements par semaine mais aussi 5 séances de musculation hebdomadaires : 15′ d’abdos, 15′ de jambes (ischios, squats, adducteurs, abducteurs), 15′ pour le groupe de muscles du jour.

Première phase, d’avril à septembre 2009, travail sur la vitesse de base avec enchaînement de 3 plans 10km successifs du site www.athlete-endurance.com , de difficultés croissantes. Plans ponctués chacun d’une compétition officielle pour vérifier sur le terrain les progrès et plans adaptés par mon coach de club suivant mes demandes. 44′23″ à l’issue du premier, 39′23″ à l’issue du dernier. 3 entraînements seuls par semaine, un en club. Quand je dis seul, c’est évidemment avec mon ForeRunner 405cx sur lequel je programme toutes mes séances, des plus simples aux plus compliquées et dont je suis les indications à la virgule près, au bip près plutôt.

Deuxième phase de septembre à début décembre, une fois cette amélioration de la vitesse de base acquise, allongement de la distance et passage à deux plans semi marathon, toujours du site www.athlete-endurance.com pour une participation en 1h26′ aux 20 km de Paris,  avec un final à la ramasse pour une course très mal gérée (15,1 km/h sur les 5 premiers kilos …) suivie d’une participation aux Berges de Conflans, course très difficile s’il en est.

Troisième phase foncière en décembre et janvier, sans objectif particulier en matière de compétition avec comme semaine type : une séance de VMA courte (100 à 400m, côtes …), deux séances d’endurance (1h / 1h30), une séance de fractionné long (pyramidal, hybride, 2000m …). Sans doute la phase la plus ch… car sans objectif en matière de résultat final.

Quatrième phase : le plan marathon 9 semaines élaboré par Bruno Heubi. D’une efficacité rarissime ! Je tire mon chapeau à M.Heubi. Un plan passionnant à suive – si si, passionnant est bien le mot. Elaboré de façon simple et ludique : une séance de VMA avec des quantités variables de 150m, 200m, 250m à répéter un nombre de fois très conséquent et sans beaucoup de récupération (40′ maxi pour les 250). Une séance d’EMA à 85% de VMA avec des durées qui s’allongent progressivement et des récup toujours aussi riquiqui. la petite séance d’EF d’une heure pour assimiler et la sortie longue du dimanche avec systématiquement 2 séquences enchaînées à allure marathon et leur toute petite récup d’1′30.

4 phases pour 25 minutes, facile non ? … Attention, je ne prétends pas avoir la science infuse, loin de là, ni qu’en suivant une préparation similaire, vous parviendrez tous à gagner 25 minutes sur marathon ! Je ne suis pas un modèle, mais si j’ai pu y arriver, alors que je suis un jeune coureur dans un corps de vieux, c’est que vous pouvez tous et toutes le faire !

Pour conclure et sans doute choquer quelques uns d’entre vous, j’affirme et j’en suis persuadé que la clé de ma “réussite” réside dans l’utilisation unique de la vitesse de course – en pourcentage de ma VMA – comme paramètre d’entraînement. Les tenants du cardio vont crier au loup, c’est clair, mais personnellement (ie : moi et moi seul, j’assume) je juge l’utilisation de la vitesse beaucoup plus robuste car indépendante de tout paramètre extérieur. 13 km/h, c’est toujours 13 km/h, qu’on soit fatigué, que le temps soit beau ou pas, que le terrain s’y prête vraiment ou pas … et c’est bien ce respect scrupuleux de consignes en vitesse qui m’a fait progresser.

Et maintenant ? Et bien, comme on ne change pas une formule qui gagne, je vais ré-enchaîner 3 plans 10 km de 5 à 6 semaines chacun pour essayer de descendre sous les 38′30″ début septembre. Ensuite, comme je me suis inscrit au Marathon de Vincennes (24 octobre) mais que je vais disputer en tant que lièvre 4h pour un ami, je panacherai entre de la vitesse pure (sans doute des bouts de plans 5 km) et de l’endurance, pour au moins être certain de pouvoir courir 4h en octobre :-) Foncier en hiver et puis rebelote plan Heubi pour le MDP 2011 avec comme objectif 3h.


Pour récupérer entre deux grosses séances ?

Jeudi 1 avril 2010

Ce n’est pas compliqué. Il suffit d’aller … nager ! Et ce n’est pas un poisson d’avril.

C’est, du moins, ce que trois chercheurs de la School of  Sport Science de l’University of Western Australia (Lum, Landers, Peeling) ont démontré dans leur étude “Effects of a Recovery Swim on Subsequent Running Performance“.

Maintenant, accrochez-vous, car il va falloir suivre … Nos chercheurs ont donc demandé à un groupe de tri-athlètes – sans doute parce qu’au moins ils étaient certains que ces derniers  savaient nager … – de suivre une grosse séance de fractionné (8×3 minutes à 90% de VMA, 1 minute de récup). Ils ont ensuite partagé le groupe en deux et ont prié ces cobayes de revenir les voir 10 heures après l’effort.

Le premier groupe a été convié à une séance de natation pas piquée des hannetons – loin du barbotage ! – 20×100m à 90% de leur vitesse sur le 1500m. Le second a été dispensé de piscine – ça vous rappelle des souvenirs ? – et a donc récupéré de manière passive en … regardant la télé.

Le lendemain, épreuve d’endurance (Time Trial to Fatigue) pour les deux groupes : les nageurs et les couch-potatoes. Résultat : en moyenne, le groupe des nageurs a pu courir 102 secondes plus longtemps. Explication après prise de sang : un niveau de Protéine C-Réactive (marqueur classique de l’inflammation) inférieure chez les nageurs.

Conclusion avancée par les chercheurs : la pression hydrostatique de l’eau a un effet bénéfique sur les phénomènes inflammatoires liés à la pratique sportive intensive, abaisse, en conséquence, le taux de Protéine C-Réactive, permet une récupération plus rapide et améliore les performances.


Marathon Ac’ News de la Semaine

Mercredi 24 mars 2010

Plus que deux semaines et demi …

Balayons rapidement d’un revers de main le cas de Stef. Il a déjà eu droit à la une de Wanarun dimanche, il ne faudrait quand même pas pousser. Courir pieds nus, vous m’en direz tant. Avec tout cela, on ne sait toujours pas s’il va vraiment courir le Marathon de Paris ou pas.

Place aux “classiques” maintenant, presque des psychorigides pour l’un d’entre eux, qui suivent à la lettre – même la plus minuscule des minuscules d’imprimerie – leurs plans d’entraînement et n’en dévient pas d’un iota, Jipé et Fred.

Jipé : “une semaine classique, sans accroc. Mardi, footing d’une heure. Mercredi une séance de piste terrible : 12 x 500 m en 1’ 41’’ avec 1’ 30’’ de récup, je me sens super bien, nous sommes un groupe de 6 à les effectuer, mais je prends quasiment tous les relais. Jeudi un footing de 45′. Samedi, le gros morceau, la sortie longue ultime, la plus longue distance selon le plan Jogging International : les 30 km en 2h 30. C’est sous une pluie battante que nous l’avons attaquée. Nous sommes partis du chateau de Vincennes en remontant les bords de Marne jusqu’à Saint-Maur et retour par la “fameuse” côte du cimetière de Saint-Maurice. Une bonne sortie où il a fallu retenir les chevaux, ce qui est bon signe ! Pour être honnête nous avons fait 2h 37’ et 32 km, que du bonheur.
Dimanche, histoire de changer un peu, encore de la course à pied : 40mn de footing, puis 20 mn à allure marathon et 10 mn de footing. Une semaine à 78 km avec de bonnes sensations, pourvu que ça dure !!!”

Fred : vous surprendrai-je si je vous dis, qu’une fois encore, cette semaine, j’ai accompli sans regimber mes 6×45 minutes de muscu en salle et ma désormais célèbre tétralogie : VMA-EMA-EF-SL ?
VMA : on m’a sucré mes 150 mètres ! 7×250 (récup 40″) + 7×200 (récup 35″).
EMA : 25′/20′/10′ à 85% de VMA (récup 1′30″). Pour une fois, je me suis presque fait plaisir !
EF : 1h à 70% de VMA au club mais … tout seul, errant dans les rues Celloises, car les autres faisaient un 2×5000m à allure marathon.
SL : 2h30 (32 km) à 70% de VMA avec 30′+25′ à allure marathon (récup 1′30). Ma plus longue distance à ce jour en Newton : RAS mais, il y a quand même un truc qui mérite que je m’y attarde – je vous en dirai plus ultérieurement après ma prochaine sortie longue. 
Encore une grosse semaine en perspective (SL de 2h40 notamment) avant de pouvoir commencer la phase de relâchement. La forme est là, pas encore la pression …

Vincent a connu, comme il le dit si élégamment, une semaine de m….. Un gros rhume, une grosse fatigue et des jambes aux abonnées absentes. 3 petites sorties et puis s’en vont. 40 km malgré tout mais pas du tout le plan prévu.

Robert, a.k.a CompexMan, a.k.a “je suis dans mon canapé mais ne croyez pas que je glande car je fais de la muscu”.
“Samedi  : Repos le jour, 1 séance de COMPEX le soir pour les quadri , programme CAPILLARISATION et DECONTRACTURANT
Dimanche  :  Le trail de la grande dune… que du bonheur !
Lundi : Repos le jour, 1 séance de COMPEX le soir pour les quadri , programme CAPILLARISATION et DECONTRACTURANT…
Mardi : 18,2 kms en 1h27 puis 10 mn d’étirements ; le soir 1 séance de COMPEX pour les ischios , programmes CAPILLARISATION, DECONTRACTURANT puis STRETCHING…
Mercredi : 30 mn d’échauffement puis 3*7*100 m entre 18 et 20s, avec 3 mn de récup’ entre les séries, 15 mn de footing puis 15 mn d’étirements ; le soir 1 séance de COMPEX pour les quadri, programmes CAPILLARISATION, DECONTRACTURANT puis STRETCHING…
Jeudi :  footing très très poussif… 12,2 km en 1h04…. puis 15 mn d’étirements
Vendredi : sauna, hamman et piscine/détente au SPA
BILAN GLOBAL : Que je récupère ou non, j’ai toujours mal au quadriceps droit ! la douleur semble régresser… surtout elle disparaît après 35-40 mn de course pour…  laisser la place à une douleur à l’ischio gauche… quand je vous disais que j’étais en vrac !

Et pour terminer, notre Comtesse aux Pieds Nus, Aurélie – pour les non cinéphiles, référence à un film de 1954 avec Ava Gardner.

mardi (pieds nus sur tapis) 1 heure à 75 % fcm [35 ‘ à 75 % ensuite un peu en dessous pour éviter la surchauffe et les ampoules) pour un total de 10,30 km Je me fais l’impression d’être un hamster quand je cours longtemps sur un tapis et je m’ennuie tellement que c’est quasiment au mental que je parviens à ne pas en descendre…

mercredi : 1h15 endurance à l’air libre !! Je suis contente, je conserve ma foulée sans revenir à l’ancienne. J’ai l’impression que mon cardio monte moins et que je maintiens mieux mon allure. En revanche, je sens que j’ai beaucoup de choses à réapprendre (les mollets tirent encore beaucoup et j’ai des courbatures dans les pieds…) Je termine en faisant 50 mètres nu-pieds sur macadam… (pas plus car je sens que la douleur n’est pas loin).
samedi sur tapis : séance de VMA (car je me suis aperçue que les séances de VMA étaient beaucoup plus efficace sur tapis en raison de l’inexorabilité de l’appareil qui obéit aveuglément à la vitesse qu’on sélectionne…) Je commence par 20′ en endurance (nus-pied) puis les pieds étant douloureux, je me rechausse pour la suite de l’entraînement :  3 x 5′ à 85 % fcm  puis 15′ endurance.
Dimanche : je file vers ma sortie longue ravie de voir le soleil pointer son nez… Au bout de 100 mètres je fais demi-tour, j’hésite, je repars… et je reviens chez moi : j’ai un pied droit très douloureux. Beaucoup trop douloureux sous les sésamoïdes pour courir correctement (je suis obligée de déporter tout mon poids d’un côté ou de l’autre du pied gauche pour pouvoir avancer en courant..) J’ai le sentiment que ce n’est pas le moment de forcer et que le plus important était de continuer ma préparation plutôt que de me blesser définitivement. J’ai tâté, cherché, massé, pris rendez-vous chez un podologue et décidé que jusqu’à mercredi c’était repos complet (je me venge un peu sur mon vélo mais j’enrage de ne pas sortir par ce beau soleil… tout en me disant qu’il ne faut surtout pas aller à la blessure !)


Marathon Ac’ -3,5 Semaines !

Mercredi 17 mars 2010

Plus que trois semaines et demi avant l’épreuve de vérité. Dans les rangs de la Marathon Ac’ la pression monte, monte, monte … Au programme également, beaucoup de pieds nus et de Newton cette semaine (promis, en ce qui concerne Newton, je n’y suis strictement pour rien !).

La pression ? Pas pour tout le monde car à tout bonne règle, il y a toujours ses exceptions et je vous le donne en mille, qui est l’exception ? Notre ami Stef bien entendu, j’aurais dû parier … Stef qui, certes, se débat avec un ulcère et un travail de dingue, ceci expliquant peut-être cela, mais Stef qui se fait aussi beaucoup de noeuds au cerveau. Débuter le Chi Running un mois avant le MDP et à raison de 2 malheureuses séances de 45 minutes cette semaine, ce n’est pas forcément une idée de génie. Ajouter à cela, conséquence de cette nouvelle pratique runnistique, qu’il envisage de courir ce même MDP pieds nus – i.e. : en Vibram Five Fingers, VFF qu’il n’a même pas encore commandées, ni essayées. Vous avez là une idée de l’état dans lequel il se trouve actuellement. Avez-vous connaissance d’une cellule de soutien psychologique adaptée à son cas ?

Allez, puisque j’ai la parole, je continue par moi. Semaine ultra-classique, après la pause ski / Semi de Paris : aucune récup et direct VMA le mardi (6×250/6×200/4×150), EMA le jeudi (20′/15′/15′ à 85% de VMA récup 2′), EF le vendredi (1h à 70% de VMA) et SL le samedi (2h20 à 70% de VMA dont 2×25′ à allure marathon, récup 1′30, soit 29,5 km cool est sans problème), le tout en Newton évidemment. 5×45 minutes de muscu … sans COMPEX – je ne suis pas Robert, moi, la muscu c’est avec des haltères. Rien de bien transcendant quoi, si ce n’est que je mets maintenant systématiquement ma tenue BSC complète pour courir.

La perche étant tendue à Robert, ce dernier la saisit au vol : “Samedi  : 1 heure de muscu, pectoraux et dos… comme j’avais mal au quadriceps droit, j’ai eu la riche idée de me faire une séance de COMPEX pour les quadri l’après-midi, programme FORCE EXPLOSIVITE, niveau 3, moyenne 60 …
Dimanche  :  mal au quadri mais la douleur s’est estompée au bout de 40 mns… footing en extérieur de 1h12 pour 12,2 km puis 1h10 de tapis de course dont 40 mn à 15 km/h et 10 mn à 16 km/h… total : 31 kms… puis 15 mn d’étirements
Lundi : Muscu des pectoraux et du dos , 1 heure ; puis comme j’avais toujours mal au quadri ben… j’en ai remis une couche de COMPEX, programme PLIOMETRIE pendant 25 mn, niveau 3, moyenne 70… ceci a constitué ma dernière COMPEXERROR…
Mercredi : footing 15,2 km en 1h14 puis 15 mn d’étirements… j’ai commencé le sevrage de la GAME BOY du COMPEX
Jeudi : 30 mn de footing puis 5 *800 m en 2′57, puis 2′52 puis 3 fois 2′48… le seul moment de la semaine où je n’ai pas eu mal au quadri mais… si je dois courir un marathon à 18 km/h pour ne pas souffrir musculairement, ben, çà va pas être possible  … puis 15 mns d’étirements
Vendredi, footing de 15 kms en 1h14… puis 15 mn d’étirements…le soir retour de la GAME BOY du COMPEX mais uniquement sur les programmes antidouleur, 2 fois l’ENDORPHINIQUE pendant 25 minutes et 1 fois CAPILLARISATION pendant 20 minutes
BILAN GLOBAL : Semaine au bord du gouffre enfin sportivement parlant … Vivement dimanche, l’océan, la plage, le soleil… 8° C de prévu… le Club Méd si je veux quoi !
Et en guise d’avance par rapport à l’article de la semaine prochaine, une petite course dominicale : http://www.malinmaligne.com/2010/03/14/breve-de-course-trail-de-la-grande-dune-du-pilat/

Du côté de Jipé, il semble que la remarquable performance au Semi de Paris ne lui soit pas trop montée à la tête : “J’étais sur mon petit nuage, grâce au temps du semi-marathon de Paris, mais très vite il a fallu se remettre au travail, pourtant j’avais les jambes douloureuses. Pour cela un décrassage le mardi avec un footing d’une heure dans le bois de Boulogne, tranquille.

Mercredi, séance de fractionné avec le club. Dès mon arrivé cela chambre en rapport a la perf du dimanche, à la fin de l’échauffement, le coach annonce la séance… 8 x 1000 m en 3’ 45’’. Nous nous regardons halluciner, nous lui rappelons que nous avons fait une compétition 3 jours avant ! Il ne veut rien savoir. Nous sommes un groupe de 6 dans ce créneau horaire, nous menons chacun notre tour, mais bizarrement cela va de plus en plus vite. Nous commençons en 3’45 pour terminer le dernier en 3’38’’, cela va vite, mais je me sens bien. Par contre arrivé à la maison, je suis dans un état !  j’ai même du mal à manger. Dans la nuit, les jambes me font mal, au final, j’ai très mal dormi. La fatigue du semi, plus celle de la séance commence à peser sur mon corps.

Le jeudi footing entre midi et deux de 1h tranquille, j’ai une légère douleur au genou gauche. Dans l’après-midi, j’obtiens un rendez-vous pour le soir avec les gens de chez Newton pour essayer leurs chaussures tant vantées par Fred. Me revoilà à 19h parti pour un deuxième footing avec un ancien triathlète pro, Laurent Boquillet. Nous faisons 35mn.

Un peu de repos s’impose, le vendredi rien et le samedi 45 mn de vélo en salle, plus un sauna pour éliminer les dernières contractures.

Nous arrivons à la sortie longue du dimanche. Au programme 26 km en 2h 15 que je termine en 2h10,alors  j’en profite pour faire du rab et arrive à 27 km en 2h 15, super sensation. Nous étions un groupe de 5 coureurs du même niveau, un vrai bonheur.”

Honneur aux dames pour conclure cette semaine. Aurélie : “Voici donc mon résumé de la semaine (6ème semaine de préparation qui est une semaine de récupération dans le plan que je suis) :
-Mercredi : 1h15 endurance (11,5 kilomètres) Première séance après le semi et elle est moins difficile que je ne le craignais : je retrouve très vite de bonnes sensations et je dois avouer que j’apprécie de plus en plus les adidas.

Mais le mercredi soir, je participe à la Newton Run où je courote un peu et qui va changer la suite des mes entraînements puisque j’ai décidé de tenter de travailler sérieusement ma foulée. Quand Laurent Boquillet, importateur Newton, évoque l’intérêt que j’aurais à gagner à courir pieds nus dans l’herbe aux beaux jours (et à faire du gainage) je pense immédiatement que je pourrais parfaitement le faire sur mon tapis ! Ni une, ni deux, je décide de courir au moins 10 minutes par jour pieds nus sur mon tapis ! Décision qui va modifier toutes mes entraînements de la semaine puisqu’au fil de celle-ci ma foulée va considérablement se transformer !

Jeudi : Jeudi soir,  j’ai couru 25 minutes (et 4km) nu-pied sur mon tapis (on ne pourra pas dire que je n’ai pas travaillé mes foulées en plus de mes séances du plan !)

Vendredi : le matin 20 minutes nu-pied sur le tapis et le soir 1h00 en endurance dans Paris pour 9 kilomètres environ. Je suis très concentrée sur ma foulée (j’ai très mal aux mollets depuis que mes appuis sont différents) et j’essaye de reproduire celle que j’ai lorsque je cours nu-pied.

Samedi : VMA sur tapis roulant : nu-pied : 20 mn + 4 fois 2′30″” avec récup 1′30 sur tapis (au lieu de 6) : je suis obligée d’arrêter en raison d’ampoules sous l’avant pied. J’ai beaucoup souffert d’ampoules dans le passé et je sais combien cela peut me rendre la vie impossible : je ne tiens pas du tout à devoir stopper la suite des entraînements ! Bien qu’écourtée la séance est très positive : d’abord je cours nu-pied dorénavant sans appréhension avec une foulée sur laquelle je n’ai plus besoin de me concentrer. ensuite, je peux sans problème aller aussi vite — sur tapis —  qu’avec des chaussures. D’autre part le travail de VMA sur tapis est TERRIBLE : l’appareil est définitivement sans cœur et ne ralentit pas d’un poil en dépit de mes objurgations… Je retente le soir de finir ma séance mais je cesse au bout de 10 minutes eu égard à mes mollets douloureux comme jamais et des ampoules qui s’épanouissent plus encore sous l’avant pied.

Dimanche : Sortie longue à travers Paris (un peu plus longue que dans le plan je dois avouer) : 45 ‘ en endurance puis 20′ à 85%FCM et retour en endurance, soit 18 kilomètres en un peu moins de 2 heures. Je suis ravie : ma foulée est complétement différente (merci mon tapis) et je constate que mes appuis n’ont plus rien à voir, je pose d’abord l’avant pied puis ensuite le talon et je la conserve malgré la fatigue un peu inhabituelle que je ressens dans les membres inférieurs pour une séance de ce type (ce qui n’est pas très étonnant, j’ai l’impression de tout réapprendre) mais à aucun moment je n’ai eu envie d’attaquer sur le talon ! Je suis très contente ! J’ai eu également l’impression que mon cardio montait beaucoup moins que d’habitude à vitesse équivalente mais je n’ai pas vraiment pu le vérifier : il m’a lâché (je le crains définitivement) en début de séance…”.

La suite … au prochain numéro.


Entraînement à la Kenyanne

Lundi 15 mars 2010

J’ai eu récemment la chance d’avoir un long échange avec Isaac Kosgei, coureur Kenyan (1h03 au semi) évoluant à la fois dans son pays et en Europe dans un club Autrichien (www.run2gether.com) dont je vous présenterai la philosophie, assez intéressante, dans un autre article. Je voulais savoir comment s’entraînait un coureur Kenyan. Alors voilà :

Lundi : une petite heure et demi à se tirer la bourre à fond avec ses camarades d’entraînement.

Mardi : vitesse. Travail variable en fonction de l’objectif course à venir. Lors d’une prépa semi, l’accent est mis sur le fractionné long. Une séance type : 4×1200m + 3×1600m+2×1000m. Lors d’une prépa cross court, l’accent est mis sur la VMA. Une séance type : 3×600m+17×400m.

Mercredi : 1h30 cool à … 85% VMA.

Jeudi : vitesse (voir mardi) ou, quand la course est proche, des diagonales ou des séries de 2 min VMA / 1 min récup.

Vendredi : des séries de 45 minutes.

Samedi : travail en côte. Ou des séries de 15×300m.

Dimanche : repos ou course.

Les marathoniens du groupe suivent le même entraînement sauf le lundi, où ils allongent la séance, et le samedi où ils font une sortie longue.

Alors, on s’y met ?


Vrai Test Tenues de Compression BSC … la suite

Mercredi 10 mars 2010

Voilà maintenant 15 jours qu’Aurélie et moi courons avec des tenues complètes de compression BSC (capri et débardeur pour Aurélie / survêtement et T-shirt manches longues pour moi). Après nos premières impressions, voici venu le temps des … suivantes.

Cette fois-ci, plus de considérations esthétiques sur la saillance d’éventuels muscles ou la finesse de silhouette, ni de mode d’emploi du comment-on-arrive-à-enlever-le-T-shirt-quand-on-a-mal-au-dos. Dans cet article, nous ne parlerons que d’entraînements ou de courses, promis.

Comme ce n’est plus la Journée de la Femme et au mépris de toutes les règles de politesse qu’on a pu m’inculquer dans ma jeunesse, je commence ! … Par les “moins” : le T-shirt manches longues. Difficile à enfiler, à positionner et surtout à enlever, je n’en ai pas encore compris l’intérêt dans le cadre de notre discipline favorite. Je commence à m’habituer à être serré dedans, moulé serait sans doute un terme plus approprié, mais là n’est pas le problème. Je dois avouer, surtout, que ma liberté de mouvement des bras est entravée et que je n’arrive pas à courir relâché du haut du corps. Qui plus est, sur les derniers kilomètres du Semi de Paris, j’ai ressenti une forte tension aux niveaux des épaules que le T-shirt a tendance à ramener vers l’avant alors que je recherche justement l’effet inverse. Est-ce un problème de taille (du T-Shirt, j’entends) ? Je ne sais pas. Je vais donc tester une taille supérieure mais, cette fois, en version débardeur pour justement éviter cette gêne aux épaules. Je viens juste de le récupérer, donc pour les commentaires, il faudra attendre. Je l’ai bien testé hier soir mais uniquement sur une séance de VMA donc un peu light pour donner une position tranchée !

A l’inverse, le survêtement long est franchement génial, sans forfanterie. J’ai couru mon Semi de Paris avec ce survêt, sans autre couche de vêtement complémentaire (preuve sur la photo) – en passant : je n’ai pas eu froid aux jambes alors que la température était très basse. L’effet de la compression sur les jambes est très efficace et réduit nettement la fatigue musculaire dans toute la jambe (mollets, cuisses, ischios …). Tout mon Semi s’est couru en 4′18 au kilomètre sans aucune variation de régime dans les derniers kilos et surtout j’ai eu l’impression que je pouvais repartir pour un autre semi. Il n’est pas évident d’expliquer des “sensations” en termes simples mais vous pouvez me croire quand je dis que ce survêtement constitue une aide à la performance. Un petit point “négatif” – quoique –  à noter tout de même : lorsque je l’ôte après un entraînement ou une compétition, je ressens une lourdeur – pas une douleur, qu’on se comprenne bien - dans l’arrière de la cuisse – non, je vous arrête tout de suite : cette lourdeur n’est pas due aux Newton car je n’ai pas la lourdeur avec mon survêt classique. Cette “lourdeur” persiste quelques minutes puis disparaît. Est-ce le temps que met la circulation sanguine à reprendre son fonctionnement naturel ?

Au final, compte tenu des avantages procurés, j’envisage bien évidemment de continuer l’expérience BSC version “sous la ceinture” et, entre autre, de courir le Marathon de Paris avec au moins le survêt. Pour le “haut”, je vais tester la version débardeur sur une semaine complète de mon plan d’entraînement Bruno Heubi avant de prendre une décision.

La parole à Aurélie maintenant : Voilà ! C’est fait ! Elle est définitivement adoptée ma tenue BSC ! Elle m’a si rapidement convaincue que j’ai couru le semi-marathon de paris avec l’intégral du trousseau et ce alors que je n’avais porté le capri qu’au cours de deux petites séances de 30 minutes la veille et l’avant veille du départ !

* Pour le débardeur
Je confirme mes première impression, j’ai eu l’immédiate sensation (à laquelle je ne m’attendais pas d’ailleurs) de me tenir plus droite, d’avoir une posture plus tonique au niveau supérieur. Je dois d’ailleurs avouer que dimanche, alors que faire montre de maintien n’était plus du tout l’une mes préoccupations passé le 15ème kilomètre (voui… j’ai mangé un vilain mur… et perdu toute ma superbe !) mon débardeur m’a courageusement soutenu le rachis et empêché de courber davantage l’échine ! Ce n’était pas très perceptible mais j’étais bien contente d’avoir du soutien : j’en avais bien besoin !  Effet psychologique ou non, je ne sais pas, toujours est-il qu’en me tenant plus droite mes foulées ne se sont pas trop écrasées. Je m’interroge en revanche sur leur système de soutien-gorge intégré. Je ne sais s’il fait partie intégrante de leur système de compression ou s’il ne s’agit que d’un ajout destiné à soutenir la poitrine. Comme je suis a deux doigts de l’ôter (avec une paire de ciseaux) en raison des contorsions que je suis obligée de faire pour l’enfiler alors que je porte de toute façon mon propre soutien gorge, je voudrais avoir la certitude que ce faisant, je ne vais pas réduire l’effet compressif recherché…

* Pour le capri
En raison d’un changement de taille je n’avais donc quasiment pas testé ce matériel avant de le porter sur le semi-marathon de Paris. Choix que je ne regrette pas une seul seconde. Il est encore un peu tôt pour dresser un comparatif complet avec une tenue non compressive (j’attends de le porter sur une séance VMA pour cela) mais le constat est globalement très positif ! Dimanche j’ai eu l’impression d’abord d’avoir plutôt moins mal aux quadriceps en fin de course. Ensuite, et ce n’est pas rien, lorsque la fatigue s’installe vraiment (ah ce mur du 15ème…) je n’ai pas ressentie la désagréable sensation de devoir fournir plus d’efforts du fait de la compression (impression que j’avais rencontrée avec un collant Skin, peut-être d’ailleurs en raison d’une inéquation de la taille de ce dernier vêtement, puisqu’il est vrai que je me trouve exactement entre deux tailles). Par ailleurs le confort du vêtement est exceptionnel qu’il s’agisse du textile qui très agréable à porter que de la coupe : il ne descend pas d’un poil ! Quand on sait que c’est un problème récurrent que je rencontre, lequel m’a valu de devoir me remmailloter en pleine course (avec le Skin) et de ne choisir mes vêtements qu’auprès de la seule marque dont je suis certaine de la coupe de leurs corsaires ou collants (raidligth pour ne point les nommer).  Bref, je suis parfaitement ravie de ce matériel dont le test est plus que positif puisque j’ai d’ores et déjà décidé de le porter sur le marathon de Paris. Afin d’être tout à fait honnête, il me manque encore quelques sorties et notamment des séances VMA ainsi que des entraînements par temps plus chaud pour avoir un avis définitif mais franchement je suis tellement emballée par ce matériel que je ne pense pas que mon jugement sera très différent qu’aujourd’hui… Que du bonheur !

(Fred) : l’une est dithyrambique sur le tout, l’autre l’est tout autant sous la ceinture mais beaucoup moins au-dessus … Ca nous fait du 75% de satisfaction, non ?, et ce avant test du débardeur version homme ? Pas si mal la compression BSC ! D’ici quelques jours de nouvelles impressions et le passage du test de tous les tests ! … la lessive.


Vrai Test Mixte tenues de compression BSC – Premières impressions

Jeudi 25 février 2010

Voici déjà venu le temps des premières impressions de notre duo de testeurs Aurélie et Fred.

Impressions à chaud avant d’approfondir la chose sur plusieurs séances d’entraînement. Je rappelle qu’Aurélie teste un cabri (corsaire) et un débardeur tandis que Fred teste un survêt long et un T-shirt manches longues (on se croirait dans un magazine féminin … “Aurélie est habillée par …”) .

Petite précision : Aurélie a juste fait un petit test d’une demi-heure avec la tenue alors que Fred a déjà effectué trois séances de son plan d’entraînement au MDP 2010 (VMA, EMA et EF, toutes trois d’une durée d’1h). Honneur aux dames :

La parole à Aurélie :
* pour le corsaire BSC
Il convient d’indiquer, pour être parfaitement honnête que j’ai déjà utilisé un vêtement de compression dans le passé puisque je possède un collant Skin que j’ai porté sur trois courses consécutives et avec lequel j’ai effectué un certain nombre d’entraînements (notamment dans les suite du seul marathon que j’ai couru et à l’issue duquel j’ai souffert durant de longues semaines de douleurs à la mobilisation des quadriceps…), matériel que je ne porte plus désormais qu’en guise de récupération.

Je vais être très franche : je suis bien mieux dans le BSC que dans le Skin. Cela tient peut-être à ma morphologie (j’ai le quadriceps généreux et la hanche effacée) ou aux coutures du BSC mais il est indéniable que le second ne tombe pas (quand le premier connaît une très nette tendance à fuir vers le sol, ce qui m’a même contrainte sur une course à m’arrêter pour me remaillotter). Il est indéniable également que la compression du BSC semble moins contraindre mes mouvements (contraintes qui m’avaient conduites à porter le Skin dorénavant uniquement pour ses qualités de récupération après l’effort — et non plus pendant celui-ci).

Après un test in situ, je confirme que la coupe est parfaite et qu’il ne se carapate pas vers le plancher des vaches ! En revanche, je m’aperçois immédiatement que la taille au dessus s’impose, l’effet compressif est trop prononcé. moralité si le tableau des tailles trace une ligne verticale à 55 kilos, il faut lui faire confiance, même pour le petit kilo supplémentaire (voire surnuméraire mais c’est une autre histoire…)

* pour le débardeur :
Là on oublie le kilo surnuméraire : la plus petite taille me convient parfaitement ! Je dois concéder que la première idée qui m’est venue est de me munir d’une paire de ciseaux de couture pour retirer le soutien gorge intégré (de la même façon que je procède avec mes débardeurs Falke dont je suis une grande adepte mais seulement après m’être débarrassée du système de maintien qui me coupe la cage thoracique et — quand bien même je n’aurais pas répugné à prendre dans icelui une partie du kilo surnuméraire précédemment abordé — soutient beaucoup moins que tout soutien-gorge de sport qui se respecte !). A dire vrai, j’ai reposé les lames qui ne demandaient qu’à attaquer le tissu après avoir constaté que le débardeur BSC restait parfaitement confortable malgré ce dispositif intégré.

Après un court essai en entraînement et deux ou trois essayages pour vérifier avec ou sans soutif, avec ou sans cardiofréquencemètre, je le porte avec mon soutien gorge habituel (et un cardio qui ne se se ballade pas et ne frotte pas sur la peau) mais j’ai laissé le soutif intégré qui ne me dérange pas trop et dont j’aurais peut-être l’usage aux beaux-jours (ce peut-être une solution bienvenue pour ne pas superposer les épaisseurs par grande chaleur…).

Bon, et puis après tous ces essayages et toutes ces interminables considérations sur la conception du vêtement (“pfff… les filles…”), je dois quand venir à l’essentiel et constater que l’effet compressif au niveau du tronc est immédiatement perceptible et tout à fait appréciable : je trouve que ma posture en course s’en trouve grandement améliorée. Effet auquel je ne m’attendais d’ailleurs pas du tout et qui m’a plutôt surprise puisque j’étais surtout attentive à mes sensations à l’étage inférieur… Bref le débardeur m’a déjà conquise !

Hep ! Fred, c’est à toi maintenant :

Pour moi, c’est une grande première, je n’ai jamais utilisé de tenues de compression. Je suis donc parti pour juger autant le principe en soi que les produits BSC, qui a été le premier et c’est tout à son honneur, à me proposer de réaliser un test grandeur nature.

Séquence “c’est quoi ma taille ?” : du S !!! Malgré mes 1m85 … du S !!! Moi qui ne prends du S que pour mon débardeur de salle de muscu quand je fais du développé couché et que mes admiratrices sont présentes. Le choc ! On se sent tout petit par rapport au mâle Australien de base.

Séquence enfilage : pour le survêt RAS. Evidemment, il faut faire un peu attention et prendre son temps mais pas de difficulté particulière – pas besoin de vous rouler dans votre lit comme votre petite soeur pour mettre son jean dans les années 80 – et après quelques ajustements, le survêt est parfaitement en place et on se sent à l’aise. Compression ciblée et multi-directionnelle aidant, il n’y a pas d’endroit ou “ça tire un peu trop”. Pour le T-shirt manches longues, c’est une autre histoire ! Franchement pas facile à mettre et surtout à enlever ! Waow, une vraie prouesse physique et il faut être capable d’aller chercher le maillot avec sa main au milieu de son dos pour pouvoir réussir à l’ôter. J’y arrive … mais d’ici quelques années quand je serai perclus d’arthrose et souple comme un manche à balai quid ? Et je trouve qu’au bout de 3 entraînements, le col s’est déjà un peu distendu.

Séquence miroir : miroir, mon beau miroir, dis-moi à quoi je ressemble ? Sûrement pas aux mecs des photos institutionnelles de BSC. Pfffft ! La déception ! Moi qui pensait mettre la tenue sous mon maillot de bain cet été à Biarritz … Et pourtant, je fais de la muscu tous les jours. Les jambes, c’est pas si mal, les muscles saillent, effet esthétique garanti, on sent le sportif – merci les squats du midi. Mais le haut et surtout les hanches qui ressortent trop, bof, bof, bof … Heureusement que je mets mon coupe-vent au-dessus.

Séquence confort : après 3 séances variées (VMA, EMA et EF) d’une heure chacune, j’ai déjà un peu de recul pour juger du confort de la bête. Le tissu est très agréable et dès la tenue enfilée, on a immédiatement une agréable sensation de fraîcheur qui monte dans les jambes. Sensation qui perdure durant l’effort. Question confort, le survêt c’est le pied ! Il se comporte comme une seconde peau avec les mêmes caractéristiques de flexion, extension et ne gêne en aucune façon le mouvement, bien au contraire, je dirai même qu’il l’accompagne. Par contre, le T-shirt manches longues me laisse un peu sur ma faim. Certes, il finit pas se faire oublier en courant mais a tendance, d’une part à remonter à partir des hanches – peut-être suis-je mal fichu ? – et à nécessiter d’être remis en place, d’autre part, à trop comprimer les avant-bras (marques très visibles).

Séquence “c’est efficace ou pas c’t'affaire ?” : vous êtes maintenant habitués, on va couper la poire en deux … Le bas, c’est … GENIAL ! et j’ai bien pesé le mot avant de l’écrire – je connais mes lecteurs ! – il apporte une réelle sensation de légèreté pendant l’effort, même en VMA, l’impression que les jambes pèsent 10 kilos en moins et une moins grande fatigue pendant et surtout après la séance. J’ai dû, exceptionnellement, enchaîner ma SL dominicale de 2h05 effectuée sans hydratation ni ravitaillement, oubli de ma part, donc très éprouvante sur le plan physique, avec une séance de VMA le lundi. J’avais les jambes lourdes dans la journée et bien, le survêt BSC que j’étrennais à cette occasion à totalement gommé cet effet et j’ai pu réaliser mes perfs habituelles comme si je venais de naître, avec des jambes toutes neuves. Les 2 autres séances, enchaînées elles-aussi, se sont passées dans des conditions identiques : oubli de la fatigue et super récupération derrière.
Le T-shirt … là, honnêtement, je ne sais pas quoi dire. Je n’ai pas, habituellement, de fatigue particulière du haut du corps ou des bras en courant, donc je n’ai pas pu sentir d’effet anti-fatigue ou de récup facilitée. Le T-shirt ne présente pas, au contraire de la techno Inner Muscle d’Asics par exemple, de maintien du haut du dos et ne contribue donc pas à une meilleure posture. Il élimine bien la sueur, c’est clair mais à part cela, pour l’instant, je suis encore dubitatif. On verra ce soir sur ma Sortie Longue (2h10) s’il y a matière à compléter mon jugement ou pas. Peut-être que l’essai d’une taille supérieure ne serait pas du luxe ?

Premières impressions globalement positives donc pour nos deux testeurs, à l’exception du T-shirt manches longues homme qui mérite un examen un peu plus poussé. Le principe de la compression semble apporter un réel bénéfice au niveau des jambes : moindre fatigue à l’effort, légèreté, récupération facilitée.

Ce ne sont là que des réactions à chaud, d’ailleurs Aurélie n’a même pas encore vraiment couru avec la tenue, si on excepte cette demi-heure d’essai. Un peu d’eau va devoir maintenant couler sous les ponts, quelques séances d’entraînement, avant de donner un avis définitif d’ici deux-trois semaines.




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