Archive pour le mot-clef ‘Entrainement’

Garminator se lance dans le Polar – Chap 1

Mercredi 17 mars 2010

Si vous suivez le blog de Wanarun depuis quelques mois, vous n’avez pas manqué de lire les dizaines d’articles que j’ai pu écrire sur le Garmin ForeRunner 405cx – que j’utilise sans accéléro, uniquement avec le GPS – : de mes démêlés initiaux avec la lunette tactile, à mon enthousiasme quasi-hystérique pour son aide inestimable dans la préparation et l’exécution de mes plans d’entraînement.

Si vous me suivez sur Facebook (Fred Wanarun), vous savez également qu’il m’occasionne assez régulièrement quelques misères : un bouton de chrono qui s’égare en chemin, des 200m qui en font 300, des vitesses en virage plus que supersoniques, un écran qui s’éteint après 5 km au Semi de Paris, des parcours amphibies  etc etc etc …

Aujourd’hui est venu le temps d’un déchirant coming out : je vais tester … la concurrence, en l’occurence un Polar RS800 CX RUN. Test dont je compte vous entretenir aussi souvent que celui du Garmin (J’entends déjà les “p…. ! c’est pas vrai !”).

En guise d’introduction, un petit raccourci très schématique pour planter le décor : Garmin, c’est le GPS / Polar, c’est le cardio. Vous en voulez un autre ? Garmin, c’est une machine de guerre US / Polar une société familiale Finlandaise.  J’arrête là ces parallèles rapides car je vous entretiendrai de Polar dans un prochain article, l’histoire et le développement de cette société étant particulièrement intéressants.

Dans ce premier chapitre, je ne vais pas vous abreuver de détails techniques sur le RS800CX, cela attendra le suivant :-)   Juste quelques mots sur mes premières impressions et une comparaison avec mon vécu du Garmin.

Le manuel utilisateur est aussi succinct que celui du Garmin et il faut charger le CD pour avoir un mode d’emploi détaillé MAIS contrairement au Garmin, la mise en marche et le paramétrage initial sont décrits dans le petit support papier ! En 30 secondes, vous voilà donc avec une superbe montre au poignet, qui fonctionne, qui parle Français et dont le maniement est aisé car il n’y a que des boutons et non une lunette tactile à apprivoiser.

Seconde différence avec le Garmin : la pile !!! et non une batterie à recharger toutes les 15h. On peut donc se servir du RS800 au moins comme montre – esthétique d’ailleurs – en attendant d’avoir potassé les x pages du manuel !

Par contre, pas de GPS intégré dans la montre, il faut l’acheter en option – à accrocher sur son bras – mais, à la place, un accéléromètre, à placer sur sa chaussure et à … calibrer avant première utilisation. Calibrer ? Késako ? Cela consiste à courir sur une distance connue supérieure ou égale à 1000 m, après avoir lancé le programme de réglage. Facile ? Sauf qu’il faut trouver une distance “connue” ou alors la mesurer … avec un GPS ? … un Garmin ? En espérant que ce jour-là, il ne fasse pas du 300 pour 200 :-)

J’avoue que pour l’instant, je n’ai pas fait encore grand chose avec le RS800CX, faute de temps et parce que tout mon plan d’entraînement Marathon de Paris, uniquement en pourcentage de VMA quelle que soit la séance sans aucune séance au cardio, est déjà programmé sur le ForeRunner mais, promis, je vais essayer de m’y mettre ce week-end : installation du logiciel de pilotage, calibration de l’accéléro … et réalisation d’au moins un des mes entraînements.

Oui vous avez bien lu, tous mes entraînements sont uniquement en % de VMA alors que diable ai-je à faire d’un cardio, spécialité de Polar ? La réponse … quand je l’aurai trouvée :-)


Fred et ses porte-gourdes … aïe aïe aïe

Lundi 15 mars 2010

HELP ! I need your help … Je sens que je vais craquer.

N-ième porte-gourde essayé samedi et n-ième échec. J’ai encore passé les 30 km de ma sortie longue à remettre en place sans arrêt ce CENSURE de porte-gourde, dont la particularité viscérale, comme celle de ses congénères, semble être une tendance naturelle à ne pouvoir s’empêcher de tourner et de monter, emmenant avec lui le T-shirt et appuyant accessoirement sur l’estomac, ce qui à la longue, finit par peser (au sens propre comme au sens figuré).

Partant de ce constat et après une analyse des causes racines par la méthode d’Ishikawa, j’en suis réduit à deux hypothèses : 1) je suis mal foutu, hanches trop larges par rapport à la taille 2) les concepteurs de porte-gourdes ne sont pas des coureurs à pied. Alors docteur ? C’est grave ?

Hypothèse 1 : même la chirurgie esthétique ne peut rien pour moi. Une seule solution : ne pas emmener de gourde, ce qui présente quelques légers inconvénients en terme d’hydratation par exemple.

Hypothèse 2 : j’en appelle à votre bienveillance. Si vous connaissez un porte-gourde qui 1) ne bouge pas une fois en place 2) n’appuie pas sur l’estomac … merci d’en indiquer la marque et la référence dans les commentaires.


Entraînement à la Kenyanne

Lundi 15 mars 2010

J’ai eu récemment la chance d’avoir un long échange avec Isaac Kosgei, coureur Kenyan (1h03 au semi) évoluant à la fois dans son pays et en Europe dans un club Autrichien (www.run2gether.com) dont je vous présenterai la philosophie, assez intéressante, dans un autre article. Je voulais savoir comment s’entraînait un coureur Kenyan. Alors voilà :

Lundi : une petite heure et demi à se tirer la bourre à fond avec ses camarades d’entraînement.

Mardi : vitesse. Travail variable en fonction de l’objectif course à venir. Lors d’une prépa semi, l’accent est mis sur le fractionné long. Une séance type : 4×1200m + 3×1600m+2×1000m. Lors d’une prépa cross court, l’accent est mis sur la VMA. Une séance type : 3×600m+17×400m.

Mercredi : 1h30 cool à … 85% VMA.

Jeudi : vitesse (voir mardi) ou, quand la course est proche, des diagonales ou des séries de 2 min VMA / 1 min récup.

Vendredi : des séries de 45 minutes.

Samedi : travail en côte. Ou des séries de 15×300m.

Dimanche : repos ou course.

Les marathoniens du groupe suivent le même entraînement sauf le lundi, où ils allongent la séance, et le samedi où ils font une sortie longue.

Alors, on s’y met ?


Marathon Ac’ – Nouvelles du Front

Mardi 9 mars 2010

Aurélie ayant remarquablement et à la satisfaction générale de ses lecteurs assuré l’interim, je me suis demandé si je ne devais pas lui confier cette rubrique ad vitam aeternam. Mais en ces lendemains de Journée de la Femme, cela n’aurait-il pas fait son petit “je refile le boulot ingrat” ? Il faut au moins que j’attende la semaine prochaine. Du coup, galant comme je suis, je lui aurais bien accordé la priorité cette semaine si une actualité brûlante ne m’avait pas obligé à bouleverser mon ordre du jour.

En effet, pour Cyrille, le MDP c’est fini. Son médecin l’a mis au repos complet. Douleur au mollet persistante. La mort dans l’âme, Cyrille doit donc faire une croix sur l’Objectif de sa saison. Souhaitons-lui un prompt rétablissement.

Pour continuer dans la rubrique “mauvaises nouvelles”, Stef vient de se faire diagnostiquer un ulcère … Boulot trop stressant sans aucun doute avec des objectifs de chiffre impressionnants. Nonobstant, il a quand même réussi à courir 3 fois 40 minutes cette semaine et s’est mis à tester le Chi Running (http://www.chirunning.com). Tiens, une idée de sujet …

Après ces very bad news, la parole, enfin, à Aurélie, 5ème semaine d’entraînement.
“lundi 1er mars : 30′ endurance + 20′ 85% fcm + 10 ‘ endurance + retour au bercail total : 12,60 km en 1 heure 15

mardi 2 mars : Exceptionnellement je pars courir en soirée pour une séance de VMA : 20 ‘endurance + 8 fois [2'30'' et récup 1'30''] + 10 ‘ endurance. Une séance horrible qui me conforte dans le fait que la VMA c’est le matin ou rien ! Outre ma méforme, je me suis fait surprendre par la nuit au retour ! (c’est là où l’on reconnaît les petites citadines qui cavalent le soir sous l’éclairage public… en Auvergne quand il fait noir, c’est noir de jais !).

Pas moyen de courir mercredi (pour cause de voyage de retour) ni jeudi (non, les dossiers ne partent pas vacances eux… et c’est bien dommage !) et ce alors que j’ai très envie de tester Et mes addidas supernova Glide et mon capri BSC !

Vendredi soir je fais juste 30 minutes de tapis (pas question de se griller avant le semi) pour essayer ces deux matériels (4,5 km) et puis je recommence, cette fois à l’extérieur samedi matin (30 minutes et 4,6 km).

Dimanche 7 mars : semi marathon de Paris en guise de sortie longue (avec l’intégrale de la tenue BSC !) 1h. 53′ 30″ [à mon chrono puisque j'ai mis près d'une minute à faire la queue pour franchir la ligne...] J’ai très bien cavalé sur 13-14 bornes en changeant d’ailleurs considérablement ma foulée par rapport à d’habitude. J’ai vraiment couru sur l’avant pied en m’octroyant parfois des périodes de repos lorsque les jambes tiraient un peu. Au 15ème, de façon brutale et alors que cela ne m’arrive jamais, j’ai pris un mur en pleine face… j’ai pris mon mal en patience et j’ai repris un peu de jus mais le dernier kilomètre a vraiment été très difficile. Au final je ne suis pas trop mécontente de mon temps (1 minute de plus que mon record perso) si j’intègre le froid et surtout le vent qui par moment m’a vraiment gênée, mais je ne peux pas m’empêcher de regretter un peu cette défaillance finale. En conclusion, c’était une bonne répétition pour le marathon et pour tester le matériel et la bécane ! :
- la tenue BSC est absolument parfaite !
- il faut que j’aille dare dare chez le dentiste (réminiscence d’une fidèle tendinite du moyen fessier)
- il faut que je fasse refaire mes semelles
- je ne suis pas certaine de ne pas changer de chaussures non plus…
- j’ai intérêt à soigner mes sorties longues d’ici le 11 avril !”

(Fred) Comme j’ai la main, je la garde … La 4e semaine du plan Bruno Heubi était consacrée à de la récupération. Pour récupérer, j’ai récupéré aucun doute … puisque je n’ai pas couru une seule fois en 7 jours au Col de la Croix Fry. Oui, j’étais aux Sports d’Hiver. Mais, attention ! Avec moi, point de bronzette, ni de je-téléshie-je-skie-je-téléskie-je-skie … Le ski pour le Fred, c’est skating, point barre. Pour les non initiés, il s’agit de ski de fond pas de patineur, comme aux JO quoi. En gros, on bosse les cuisses et surtout les triceps. Une petite ou une grosse trentaine de kilomètres par jour dans l’air pur de nos montagnes (voir le graphique) … J’avais évidemment emmené dans mes bagages quelques haltères et mon tapis de gym car je ne peux absolument pas me priver de mes 45 minutes quotidiennes de muscu, même en vacance. Je suis incorrigible, je le sais et j’assume.

J’ai quand même couru ce weekend. Juste une sortie longue de 21,1 km dans Paris dimanche (de Vincennes à Vincennes avec quelques amis … 27000 a priori) en 1h 30 minutes et 49 secondes. Mais, ce n’est pas ce temps, au demeurant correct qui m’a fait plaisir, c’est surtout ma régularité métronomique sur l’épreuve : 4′19″ au kilomètre après 5 km, 4′18″ au kilomètre à l’arrivée. Si ça, c’est pas de la gestion de course ! Un tout petit peu plus élevé que le rythme envisagé pour le MDP, mais au moins, j’ai vu que ça tenait. Evidemment, Newton aux pieds et BSC au c.. (je l’ai déjà faite celle-là) et c’est sans doute là que réside une part de ma régularité : tant les chaussures que le survêtement de compression contribuent nettement à diminuer la sensation de fatigue à l’effort.

Je me pose par contre une question métaphysique pour le MDP. J’avais emmené, pour voir, sur le Semi, deux gourdes avec de l’eau sucrée pour éviter de m’arrêter aux ravitaillements. Excellente idée en ce qui concerne mon rythme de course et mon hydratation mais qu’est-ce que j’ai pu être emm…. par la ceinture porte-gourde qui n’arrêtait pas de monter et de tourner et qui, à la fin, finissait par peser sur l’estomac. Alors, je persiste ou pas pour le MDP ? Si j’ai mal à l’estomac au bout de 20km, ça ne va pas le faire … Si vous avez des idées, je suis preneur.

La parole à Robert maintenant. Robert … COMPEX Man …

“Dimanche  :  Le matin, 12 kms en 57 mn puis montée sur le tapis, 20 mn à 14,4 km/h, puis 15 mn à 12 km/h, puis 6  mn à 15,4 km/h, puis 4 mn en accélérant jusqu’à 16 km/h avec les 5 mn de récup’, çà fait un peu plus de 25 kms ; 15 mn d’étirements et un jus de pomme.

Le soir … ben le soir, c’est là que j’ai commis une lamentable erreur, baignant encore dans les hormones, tel le néophyte de base tout heureux d’avoir enchaîné une course de 10 kms le samedi et une sortie longue avec du rythme, j’ai fait du COMPEX pour les quadriceps, programme RECUPERATION PLUS, histoire de récupérer un peu. Sauf que j’ai monté l’intensité à son maxi, soit 999, je tremblais dans tous les sens, comme Linda Blair sur le lit dans l’exorcisme, les gros mots en moins … au final, j’ai ressenti des grosses courbatures dans les quadri jusqu’à hier, vendredi. Je me suis donc entraîné toute la semaine un peu lesté en plus, bon je vous raconte ma vie là, mais quand çà tire sur les quadri, çà me déséquilibre de partout. Déjà que je suis tout cagneux, donc j’ai aussi eu mal à l’ischio à gauche et au dos. Je vais copier 100 fois « JE NE DOIS PAS MONTER LE COMPEX AU MAXIMUM APRES DE GROSSES SEANCES QUE JE N’AI PAS L’HABITUDE DE FAIRE » sous OPEN OFFICE, çà va aller vite.

Lundi : Muscu des pectoraux et du dos , 1 heure

Mardi : 1h15 de footing cool, à environ 12 km/h, soit 15 kms, puis étirements 15 mn. Le soir, COMPEX, programme RECUPERATION ACTIVE, je ne suis pas monté très haut mais çà n’a pas eu grand effet.

Mercredi : 30 mn de footing puis 10*400 m avec 50 s de récup’ entre les 400 m. Sans cardio, je ne peux donc pas vous faire part de l’état de mes pulses. Les 5ers pour me remettre dans le rythme, sans forcer en 1 mn 27 les 2 suivants en 1 mn 25, puis 2 en1 mn 23. Le dernier pour le « fun » en 1 mn 19. 15 mn d’étirements. Le soir, COMPEX pour les quadri, programme CAPILLARISARION. En fait, çà masse pendant 25 mn, c’est agréable !

Jeudi : 15 kms en 1h13, puis 15 mn d’étirements. Le soir je me suis attaqué à mes ischios : COMPEX, programme FORCE EXPLOSIVE, pendant 30 mn, niveau 3, moyenne 71, puis 15 mn programme STRETCHING niveau 3

Vendredi, 30 mn de footing puis 10*100 m en environ 20 s, avec 100 m de récup’, puis 15 mn d’étirements ; le soir, COMPEX pour les ischios, programmes RESISTANCE niveau 3, moyenne de 98 pendant 25 mns, puis STRETCHING niveau 3 pendant 15 mn, puis CAPILLARISATION pendant 25 mn. Je ne suis pas sûr du tout de la cohérence des enchaînements, mais çà m’ fait du bien !

BILAN GLOBAL : Encore une semaine difficile, cette fois, musculairement, j’en ai trop fait, pas de doute !”

Place maintenant au cador de tous les cadors … Jipé !

“Une semaine à la fois calme et pleine de surprises !

J’avais décidé de lever le pied cette semaine pour faire du jus en vue du semi. Repos lundi et mardi. Mercredi fractionné : 10 x 300 m en 57’’. Jeudi : 40 mn de footing. Samedi : 45 mn de footing et dimanche le semi-marathon de Paris.

Le temps de retrouver les amis, de se mettre en tenue et le moment de s’échauffer, ou  plutôt de se « réchauffer » est arrivé, la température était proche de zéro avec un vent glacial, mais qu’importe, j’avais décidé que je courrai en short ! J’avais un dossard pour le sas rouge, les moins d’une heure trente, nous nous échauffons jusqu’au dernier moment, je rentre seulement dix minutes avant. Coup de pistolet, c’est parti pour la grande répétition du marathon de Paris. Il y a devant des gens qui courent « doucement », je choisis rapidement de prendre le trottoir pour courir à mon rythme, cela bouchonne un peu jusqu’à la place Daumesnil, ensuite je me cale dans un groupe que je garderais jusqu’à la fin. Je passe le 10e km en 40’ 37’’, je me sens bien, je continue à cette allure. Le 15e en 1h 01’ 20’’, là je réalise que je suis bien à 15km/h, j’ai des ailes, je peux y arriver ! Nous sommes dans le Bois de Vincennes, je reste à l’abri dans un peloton, il y a de grosses rafales. Le 20e km en 1h 21’ 48’’, j’accélère et donne tout, je dépasse une foule de concurrents, je vois la ligne d’arrivée, elle se rapproche, je la franchis en 1h 26’ 07’’, je suis heureux et même ému, j’ai envie de crier ma joie. Je retrouve mes amis, nous refaisons la course, mais ce froid est le plus fort, nous rentrons chacun dans nos foyers la tête pleine de souvenirs.”

On termine par Vincent dont j’ai repris la dernière chronique sur son blog :

“J’ai terminé ce matin (dimanche) la 5ème sortie de la 5ème semaine par une sortie en endurance de 1H50. Résultat : 22,29 km et 4′56” au kilomètre sous un beau soleil mais accompagné d’un vent violent et glacial. Assez content de moi car je m’étais couché à 2H30 ! Comme quoi !

Depuis le début ce cette préparation les conditions météorologiques n’ont vraiment pas été bonnes. La semaine à venir n’est pas mieux ; on nous prédit des températures encore très basses.
Pour revenir sur cette 5ème semaine j’ai eu de très bonnes sensations sur la 1ère sortie (VMA), la seconde en endurance (1h15) se déroula sans soucis. Par contre j’ai du écourter la 3ème (séance au seuil) : j’avais oublié mes jambes à la maison. Inutile d’insister dans ces conditions.
77,58 km parcourus cette semaine contre 77,32 km la semaine dernière.

En regardant le programme des 5 semaines à venir j’ai l’impression qu’une grosse partie du travail a été faite (du moins côté séances VMA et seuil). Reste maintenant à doucement faire monter ma vitesse pour pouvoir maintenir les 12,98km/h le 11 avril prochain à Rotterdam et ainsi boucler ce 4ème marathon en 3h15 !”


MARATHON AC’ Saison 1 – Les news de la semaine

Mercredi 3 mars 2010

Fred qui cette semaine fricote avec les cimes loin de tout wifi (enfin, tout à fait théoriquement car il semble que notre Fred national rôde dangereusement près des hotspots d’altitude…), m’a passé le micro pour vous narrer les joyeuses aventures des impétrants de la Marathon’AC :

Pour Fred, cette semaine était la “semaine de la mort” : 5 entraînements en 5 jours faute de temps pour étaler le tout comme de la confiture sur du pain de mie. Fred tient, d’ailleurs, à préciser qu’il dédouane totalement Bruno Heubi pour cette application très particulière de l’excellent plan qu’il a conçu. Non, Bruno n’est pas le bourreau des apprentis marathoniens ! Fred le dit et le répète : le plan est GENIAL – rien que ça ? Passionnant à mettre en pratique et surtout uniquement en % de VMA.
La semaine de la mort, on y revient : une SL dominicale de 2h05 pour démarrer (avec deux passages de 20 minutes à allure marathon séparés d’une misérable minute trente) et pour boucler la boucle, une SL du jeudi de 2h10 (et ses passages marathon, cette fois de 25 et 20 minutes, toujours séparés par la même misérable minute trente).
Entre les deux SL, un peu de VMA, ça ne mange pas de pain, surtout le lundi (6×250m+5×200+5×150), une petite assimilation du mardi (1h à 70% de VMA) et la séance préférée – mouais … – de Fred, l’EMA du mercredi (20 minutes / 15 minutes / 10 minutes à 85% de VMA espacées de 120 malheureuses petites secondes).
Fred en a profité pour réaliser deux Vrais Tests Wanarun : tenues de compression BSC et produits diététiques de l’effort W-CUP qu’il a déjà mis en ligne.
Cette semaine, ce sera skating (ski de fond), bouchons, puis Semi de Paris avec ou sans jambes, on verra bien. (vu la longueur de ses guibolles, ca m’etonnerait bien

Cyrille quant à lui est au repos forcé puisqu’après une bonne semaine d’entraînement sa blessure est violemment revenue mardi. Ne pouvant plus marcher le lendemain il est depuis contraint au repos forcé… Bref, le coup dur qu’on redoute tous. On croise les doigts pour qu’il puisse reprendre vite ses entraînements.

S’agissant de Jipé, sa 4ème semaine de la préparation marathon a été perturbée par les vacances scolaires et des surcharges professionnelles. Bien que les séances de fractionnés aient été écourtées, le kilométrage est pour le moins au rendez-vous. Sa semaine à la loupe :

Mardi : footing de 1h 22 au Bois de Boulogne
Mercredi : 35 mn sur tapis en salle
Vendredi : footing de 1h 05 dans Paris
Samedi : 1h 23 au Bois de Vincennes avec accélération sur les 30 dernières minutes
Dimanche : malgré la tempête, grosse sortie de 1h 33 au Bois de Boulogne. Les 10 derniers kilomètres à allure semi-marathon.

Vincent, quant à lui boucle sa 4ème semaine de préparation. Les 5 sorties prévues ont toutes été faites en respectant scrupuleusement le plan. S’il déteste toujours autant les séances de VMA, il concède sans barguigner qu’il faut en passer par là pour progresser (je suis très admirative de sa philosophe attitude : moi je peste sans avoir la moindre once de pondération !). Au total, Vincent a parcourus 77km parcourus dans des conditions, encore une fois, pas toujours évidentes (il a notamment été contraint d’attendre le début de soirée pour faire sa dernière sortie de la semaine dimanche). Sur les 5 séances sa vitesse moyenne est de 11,90Km/h. Vitesse qu’il estime encore loin des 12,98km/h nécessaire pour atteindre l’objectif fixé, à savoir terminer son 4ème marathon en 3h15. Et en précisant ces quelques chiffres, il ne peut s’empêcher d’avoir une pensée pour Serge Girard, en plein tour de l’Europe en courant, qui vient de boucler son 229ème marathon d’affilé et qui semble aller mieux après des sérieux pépins physiques.

Robert poursuit également ses entraînements sans faillir :

* Lundi : Muscu du dos et des épaules, 1 heure
* Mardi : 1h20 de footing cool, à environ 12 km/h, pour le parcours, c’était la médaille de Bronze du Hit run version courte, puis 20 mn d’étirements…
* Mercredi : 30 mn de footing puis 10 *200 m sur tapis avec 100 m de récup’ à 10 km/h; 5 à 18 km/h (VMA) et 5 à 20 km/h à VMA, puis étirements pendant 20 minutes… le soir, COMPEX pour les quadriceps, prog. endurance pendant 55 minutes, niv. 3, moyenne 91..
* Jeudi : 45 mn sur tapis dont 20 mn à 14 km/h puis 10*100 m à 20 km/h avec 100 m de récup à 10 km/h ; 5 à 18 km/h (VMA) et 5 à 20 km/h …. lorsqu’une petite explosion a retenti sur le tapis… non, ce n’était pas ses quadriceps ni le Front de Libération des Tapis de Course (FLTC)… mais Gaspard, son p’tit dernier, qui avait placé un tuyau en plastique souple sur le mécanisme de roulement… Robert croise les doigts pour que son tapis chéri n’ait pas trop souffert… avant d’enchîner avec 20 mns d’étirements puis le soir, COMPEX pour les quadriceps, prog. endurance pendant 55 minutes, niv. 3, moyenne 91..
* Vendredi, 1 heure de muscu essentiellement pour ses petits muscles pectoraux qui en ont bien besoin… (c’est lui qui le dit, hein c’est pas moi !)
* un BILAN GLOBAL : qu’il décrit ainsi : « semaine difficile, c’est pas la joie… j’ai pas le moral, j’suis fatigué… désolé, j’me prends pour BENABAR… j’ai mal au dos… heureusement, cette après-midi c’est les 10 kms des Côteaux de Bassens qui doivent se courir… sous la pluie… à Bassens…. toh !!!! qu’est-ce que j’ai fait de si grave dans ma vie pour mériter tout çà ?!?!? »
Sauf que le samedi, l’animal a encore trouvé la force (et la motivation !) pour courir la course des 10 kms des côteaux de Bassens qu’il termine le cardio en panne (il vaut mieux que ce soit le cardio que le palpitant lui-même !) en 39′50 sans forcer mais sans être vraiment en mesure d’accélérer… (un temps qui, moi, me fait tout à fait rêver…)

Stef tant pour des raisons professionnelles que familiales n’a pu pratiquer la course à pied cette semaine, ce n’est que partie remise.

Enfin, en ce qui me concerne, (Aurélie donc) ma 4ème semaine de la préparation marathon qui s’est déroulée ainsi :
mercredi : Aie, encore mal aux jambes de mes entraînements du weekend dernier. Une toute petite sortie de 50′ en endurance (en testant l’intégrale BSC) avant de filer respirer le bon air de l’Auvergne !
jeudi : Pétard, j’ai oublié mon Garmin : je choisis la séance de la semaine où je n’ai pas trop besoin de programmer mon entraînement et je cavale en utilisant le chrono de … mon téléphone… soit une heure en endurance dont 15′ à 85 % de ma fcm (cette dernière valeur étant appliqué parfaitement au pifomètre puisque je n’ai pas de fréquencemètre…)
vendredi : Toujours sans ma montre mais pas sans un grain de folie je décide de caler ce jour ma sortie longue : je pars sous un rideau de neige fondue pour cavaler sur une route qui me semble bien pentue… arrivée en haut, sur un magnifique plateau, je cavale …. sur et sous la neige qui s’est mis à tenir parfaitement avec l’altitude ! Au retour (merci openrunner) je m’aperçois que j’ai couru 16 km en 2 heures… avec un joli dénivelé positif de 370 mètres : j’ai mal à des muscles dont j’ignorais même l’existence !
dimanche : enfin munie de mon Garmin qu’un gentil facteur m’a apporté la veille, j’effectue enfin ma séance de fractionné : 20′ endurance + [7 fois 2'30'' + récup 1'30"] + 10′ endurance (+ retour au bercail ) total : 1 heure 10 pour 11,50 km. Entre le relief (décidément l’Auvergne n’est pas plate !), le vent qui souffle en rafale et les jambes encore plombées de mon ascension neigeuse, la séance est plutôt difficile…
Je passe la journée en collant de récupération pour oublier mes cuisses douloureuses tout en élaborant des plans catastrophe pour le semi-marathon de Paris qui se cavale exactement dans une semaine… Pas question de faire un chrono avec la forme qui est la mienne et la fatigue du plan qui va de surcroît s’aggraver la semaine prochaine…

… Et ils sont combien les lecteurs à avoir été au bout de ce billet interminable , hum??? Hein que vous le regrettez votre Fred, rapide, concis et efficace ? Rassurez-vous à la la force centripète qui le guide près des wi-fi alpins, je devine qu’il ne va pas vous laisser tomber très longtemps !


Vrai Test Mixte tenues de compression BSC – Premières impressions

Jeudi 25 février 2010

Voici déjà venu le temps des premières impressions de notre duo de testeurs Aurélie et Fred.

Impressions à chaud avant d’approfondir la chose sur plusieurs séances d’entraînement. Je rappelle qu’Aurélie teste un cabri (corsaire) et un débardeur tandis que Fred teste un survêt long et un T-shirt manches longues (on se croirait dans un magazine féminin … “Aurélie est habillée par …”) .

Petite précision : Aurélie a juste fait un petit test d’une demi-heure avec la tenue alors que Fred a déjà effectué trois séances de son plan d’entraînement au MDP 2010 (VMA, EMA et EF, toutes trois d’une durée d’1h). Honneur aux dames :

La parole à Aurélie :
* pour le corsaire BSC
Il convient d’indiquer, pour être parfaitement honnête que j’ai déjà utilisé un vêtement de compression dans le passé puisque je possède un collant Skin que j’ai porté sur trois courses consécutives et avec lequel j’ai effectué un certain nombre d’entraînements (notamment dans les suite du seul marathon que j’ai couru et à l’issue duquel j’ai souffert durant de longues semaines de douleurs à la mobilisation des quadriceps…), matériel que je ne porte plus désormais qu’en guise de récupération.

Je vais être très franche : je suis bien mieux dans le BSC que dans le Skin. Cela tient peut-être à ma morphologie (j’ai le quadriceps généreux et la hanche effacée) ou aux coutures du BSC mais il est indéniable que le second ne tombe pas (quand le premier connaît une très nette tendance à fuir vers le sol, ce qui m’a même contrainte sur une course à m’arrêter pour me remaillotter). Il est indéniable également que la compression du BSC semble moins contraindre mes mouvements (contraintes qui m’avaient conduites à porter le Skin dorénavant uniquement pour ses qualités de récupération après l’effort — et non plus pendant celui-ci).

Après un test in situ, je confirme que la coupe est parfaite et qu’il ne se carapate pas vers le plancher des vaches ! En revanche, je m’aperçois immédiatement que la taille au dessus s’impose, l’effet compressif est trop prononcé. moralité si le tableau des tailles trace une ligne verticale à 55 kilos, il faut lui faire confiance, même pour le petit kilo supplémentaire (voire surnuméraire mais c’est une autre histoire…)

* pour le débardeur :
Là on oublie le kilo surnuméraire : la plus petite taille me convient parfaitement ! Je dois concéder que la première idée qui m’est venue est de me munir d’une paire de ciseaux de couture pour retirer le soutien gorge intégré (de la même façon que je procède avec mes débardeurs Falke dont je suis une grande adepte mais seulement après m’être débarrassée du système de maintien qui me coupe la cage thoracique et — quand bien même je n’aurais pas répugné à prendre dans icelui une partie du kilo surnuméraire précédemment abordé — soutient beaucoup moins que tout soutien-gorge de sport qui se respecte !). A dire vrai, j’ai reposé les lames qui ne demandaient qu’à attaquer le tissu après avoir constaté que le débardeur BSC restait parfaitement confortable malgré ce dispositif intégré.

Après un court essai en entraînement et deux ou trois essayages pour vérifier avec ou sans soutif, avec ou sans cardiofréquencemètre, je le porte avec mon soutien gorge habituel (et un cardio qui ne se se ballade pas et ne frotte pas sur la peau) mais j’ai laissé le soutif intégré qui ne me dérange pas trop et dont j’aurais peut-être l’usage aux beaux-jours (ce peut-être une solution bienvenue pour ne pas superposer les épaisseurs par grande chaleur…).

Bon, et puis après tous ces essayages et toutes ces interminables considérations sur la conception du vêtement (“pfff… les filles…”), je dois quand venir à l’essentiel et constater que l’effet compressif au niveau du tronc est immédiatement perceptible et tout à fait appréciable : je trouve que ma posture en course s’en trouve grandement améliorée. Effet auquel je ne m’attendais d’ailleurs pas du tout et qui m’a plutôt surprise puisque j’étais surtout attentive à mes sensations à l’étage inférieur… Bref le débardeur m’a déjà conquise !

Hep ! Fred, c’est à toi maintenant :

Pour moi, c’est une grande première, je n’ai jamais utilisé de tenues de compression. Je suis donc parti pour juger autant le principe en soi que les produits BSC, qui a été le premier et c’est tout à son honneur, à me proposer de réaliser un test grandeur nature.

Séquence “c’est quoi ma taille ?” : du S !!! Malgré mes 1m85 … du S !!! Moi qui ne prends du S que pour mon débardeur de salle de muscu quand je fais du développé couché et que mes admiratrices sont présentes. Le choc ! On se sent tout petit par rapport au mâle Australien de base.

Séquence enfilage : pour le survêt RAS. Evidemment, il faut faire un peu attention et prendre son temps mais pas de difficulté particulière – pas besoin de vous rouler dans votre lit comme votre petite soeur pour mettre son jean dans les années 80 – et après quelques ajustements, le survêt est parfaitement en place et on se sent à l’aise. Compression ciblée et multi-directionnelle aidant, il n’y a pas d’endroit ou “ça tire un peu trop”. Pour le T-shirt manches longues, c’est une autre histoire ! Franchement pas facile à mettre et surtout à enlever ! Waow, une vraie prouesse physique et il faut être capable d’aller chercher le maillot avec sa main au milieu de son dos pour pouvoir réussir à l’ôter. J’y arrive … mais d’ici quelques années quand je serai perclus d’arthrose et souple comme un manche à balai quid ? Et je trouve qu’au bout de 3 entraînements, le col s’est déjà un peu distendu.

Séquence miroir : miroir, mon beau miroir, dis-moi à quoi je ressemble ? Sûrement pas aux mecs des photos institutionnelles de BSC. Pfffft ! La déception ! Moi qui pensait mettre la tenue sous mon maillot de bain cet été à Biarritz … Et pourtant, je fais de la muscu tous les jours. Les jambes, c’est pas si mal, les muscles saillent, effet esthétique garanti, on sent le sportif – merci les squats du midi. Mais le haut et surtout les hanches qui ressortent trop, bof, bof, bof … Heureusement que je mets mon coupe-vent au-dessus.

Séquence confort : après 3 séances variées (VMA, EMA et EF) d’une heure chacune, j’ai déjà un peu de recul pour juger du confort de la bête. Le tissu est très agréable et dès la tenue enfilée, on a immédiatement une agréable sensation de fraîcheur qui monte dans les jambes. Sensation qui perdure durant l’effort. Question confort, le survêt c’est le pied ! Il se comporte comme une seconde peau avec les mêmes caractéristiques de flexion, extension et ne gêne en aucune façon le mouvement, bien au contraire, je dirai même qu’il l’accompagne. Par contre, le T-shirt manches longues me laisse un peu sur ma faim. Certes, il finit pas se faire oublier en courant mais a tendance, d’une part à remonter à partir des hanches – peut-être suis-je mal fichu ? – et à nécessiter d’être remis en place, d’autre part, à trop comprimer les avant-bras (marques très visibles).

Séquence “c’est efficace ou pas c’t'affaire ?” : vous êtes maintenant habitués, on va couper la poire en deux … Le bas, c’est … GENIAL ! et j’ai bien pesé le mot avant de l’écrire – je connais mes lecteurs ! – il apporte une réelle sensation de légèreté pendant l’effort, même en VMA, l’impression que les jambes pèsent 10 kilos en moins et une moins grande fatigue pendant et surtout après la séance. J’ai dû, exceptionnellement, enchaîner ma SL dominicale de 2h05 effectuée sans hydratation ni ravitaillement, oubli de ma part, donc très éprouvante sur le plan physique, avec une séance de VMA le lundi. J’avais les jambes lourdes dans la journée et bien, le survêt BSC que j’étrennais à cette occasion à totalement gommé cet effet et j’ai pu réaliser mes perfs habituelles comme si je venais de naître, avec des jambes toutes neuves. Les 2 autres séances, enchaînées elles-aussi, se sont passées dans des conditions identiques : oubli de la fatigue et super récupération derrière.
Le T-shirt … là, honnêtement, je ne sais pas quoi dire. Je n’ai pas, habituellement, de fatigue particulière du haut du corps ou des bras en courant, donc je n’ai pas pu sentir d’effet anti-fatigue ou de récup facilitée. Le T-shirt ne présente pas, au contraire de la techno Inner Muscle d’Asics par exemple, de maintien du haut du dos et ne contribue donc pas à une meilleure posture. Il élimine bien la sueur, c’est clair mais à part cela, pour l’instant, je suis encore dubitatif. On verra ce soir sur ma Sortie Longue (2h10) s’il y a matière à compléter mon jugement ou pas. Peut-être que l’essai d’une taille supérieure ne serait pas du luxe ?

Premières impressions globalement positives donc pour nos deux testeurs, à l’exception du T-shirt manches longues homme qui mérite un examen un peu plus poussé. Le principe de la compression semble apporter un réel bénéfice au niveau des jambes : moindre fatigue à l’effort, légèreté, récupération facilitée.

Ce ne sont là que des réactions à chaud, d’ailleurs Aurélie n’a même pas encore vraiment couru avec la tenue, si on excepte cette demi-heure d’essai. Un peu d’eau va devoir maintenant couler sous les ponts, quelques séances d’entraînement, avant de donner un avis définitif d’ici deux-trois semaines.


Marathon Ac’ Saison 1 News de la semaine

Mercredi 24 février 2010

Honneur à Vincent cette semaine. Aux sports d’hiver, il a réussi malgré tout à courir et pas qu’un peu ! Semaine plaisir : sorties en endurance en profitant au maximum du paysage : une première de 10,37 km, une seconde de 10,85 km et enfin une troisième de 11,21km (les deux dernières se sont courues essentiellement sur la neige, le long d’une piste de ski de fond). La quatrième de 1h30, et toujours en endurance, a été faite dimanche, à la maison, en longeant, entre autres, le canal (c’est beaucoup moins vallonné que la Haute-Savoie) : 18 km. Bilan de cette 3ème semaine : 50,43 km.

Fred continue avec application son plan Bruno Heubi. Une bonne semaine 2 : VMA le lundi (5×250+6×200+5×150), EF le mardi (1h à 70% VMA), EMA le vendredi (3×15 minutes à 80% de VMA) et SL le dimanche (2h05 dont 2×20 minutes à allure marathon).

Sur ce, il a enchaîné immédiatement et sans coup férir sur sa “semaine de la mort”. 4 séances en 4 jours, la première – VMA of course -, le lundi, dès le lendemain de la SL, ensuite ce sera dans l’ordre EF, EMA et SL 2h10. Puis ski de fond à donf (skating) pendant sa semaine 4 dite de “récup” dans le plan – ça tombe bien ! et … Semi de Paris le lendemain de son retour avec des kilomètres de ski de fond et de bagnole dans les jambes … Ca va donner :-)

Semaine classique de Jipé : “Une semaine sans surprise ni rebondissement, je commence à bien assimiler le kilométrage. Les premiers temps du plan me faisaient mal aux jambes et plus précisément aux mollets. Voilà donc ma semaine à la loupe : Mardi : footing de 1h 15. Mercredi : VMA, 8 x 800m en 2’ 55’’. Jeudi : footing de 55’. Samedi : VMA, 2 x 2000m en 8’ 36’. Dimanche : sortie longue de 1h 41’. Beaucoup d’aisance dans la sortie longue, les kilomètres sont avalés sans soucis, j’arrive même à mener par moments le peloton. C’est rassurant, j’ai hâte d’être au semi de Paris, pour voir si je suis sur la bonne voie !”.

Et Aurélie, toujours aussi lyrique … “Une semaine marquée par un torticolis très invalidant, souvenir de la Course de la Saint Valentin et qui s’est durablement installé puis s’est étendu à l’épaule. Rien de grave (un spasme musculaire enquiquinant mais qui m’a obligée à adapter mes entraînements).

mercredi 17 février : impossible de courir sur une surface dure et encore moins de baisser la tête pour regarder le sol : je me rabats sur mon tapis roulant pour une séance au seuil. 30′ endurance 70% fcm + 10′ 85%fcm + 15 minutes endurance (total : 9 km) Conclusion : pour travailler les allures, le tapis roulant c’est terrible ! Pas moyen de ralentir d’un iota … Séance très efficace alors que je pensais juste préserver l’essentiel avec cette épaule bloquée… (je fais aussi attention à ma foulée en essayant d’attaquer sur l’avant pied et non le talon)

Vendredi : toujours le tapis sur injonction du kiné : 75 % fcm durant une heure en continuant à travailler les foulées. (total 10 km)

Samedi : A moi le grand air !! 10 ‘ à 75 % fcm + 8 x [2' à 95 % fcm avec récup 1' endurance] puis 10 ‘ endurance + retour au calme. (total 12km)
Une séance difficile mais qui s’est très bien passée je continue à corriger ma foulée et essayer d’arrêter de talonner : j’ai les mollets qui tirent !!

Dimanche : une crève carabinée et des courbatures au mollets (ah… les changements de foulées…) me font craindre de devoir me passer de la sortie longue. Finalement, shootée par les antalgiques et les mollets chauffés à l’arnica, je file dans Paris pour 1 heure 36 endurance à 70 – 75 % fcm pour 15,65 km que j’ai finis complétement épuisée et la tête plus lourde qu’une pastèque… Durant cette séance, pas question de travailler les foulées, je n’ai pas d’autre dessein que de rentrer chez moi sans trop de casse, en croisant les doigts pour que la crève me quitte au plus vite… “


Vrai Test Produits Diététiques de l’Effort WCUP Introduction

Mardi 23 février 2010

WANARUN continue son exploration exhaustive – du moins je l’espère, à terme – du monde des produits diététiques de l’effort longue durée. Aujourd’hui sous nos fourches caudines : W-CUP (http://www.wcup.fr).

W-CUP est une société d’origine Belge fondée en 1996. Ses produits se destinent à la fois aux sportifs de haut-niveau mais également aux sportifs loisirs. Ils sont tous certifiés sans agents dopants et sont distribués en magasins spécialisés. Il est également possible de les commander via le site web W-CUP.

La gamme de produits proposés est assez vaste car elle n’est pas spécifique au running. Les produits que je vais tester sur mes prochaines sorties de préparation marathon sont les suivants :

ENERGY DRINK : “le seul gel liquide du marché” et de fait, celui-ci se présente sous la forme de mini-gourdes avec bouchon refermable de type PomPotes (ce qui ont des enfants comprendront, les autres iront faire un tour au rayon confitures de leur supermarché préféré) et, au toucher au moins, semble réellement … liquide. Destiné à couvrir les besoins en apport glucidique d’une heure d’effort, le gel contient 4 sucres (maltodextrine, glucose, saccharose et fructose). Son pH neutre est censé lui assurer une haute digestibilité. Connaissant mon intolérance aux gels “classiques”, je suis le cobaye idéal pour tester cette formule originale. Deux parfums : banane et guanabana.

SPORTS DRINK : une boisson isotonique de l’effort qui se présente sous la forme de sachets pré-dosés à diluer dans 1/2 litre d’eau ou de pots de 500g. A consommer avant – en boisson d’attente – pendant et après l’effort – en boisson de récupération. Elle contient, comme les gels Energy Drink les 4 sucres essentiels et son pH est également neutre. 3 parfums : citron, tropical et orange.

J’envisage de tester cette semaine les gels ENERGY DRINK sur mes sorties Endurance Fondamentale 1h et Endurance Maxi Aérobie et la boisson (en attente, en effort et en récup) sur ma Sortie Longue. Résultats des courses : en fin de semaine.


Vrai Test Mixte : Tenues de Compression BodyScienceCompression

Lundi 22 février 2010

Grande première sur Wanarun.net, un vrai test MIXTE ! Mixte = 1 fille / 1 garçon (si si, je vous l’assure) et les heureux élus sont Aurélie et votre serviteur. Et que va donc tester notre remarquable et performant double mixte ? Des tenues complètes (pantalon et haut) de compression de BodyScienceCompression (BSC pour les intimes).

Pourquoi BSC et pas une autre marque ? Evidemment et en premier lieu, parce que techniquement, la société est en pointe dans le domaine. Mais aussi et là c’est une choix un peu plus ”personnel”, parce qu’Australienne, elle fabrique ses produits en Australie et non pas en Chine comme la plupart de ses concurrents et rien que pour cela elle mérite un grand bravo ! Le full made in China, on en a un peu soupé non ? Que d’autres aient le courage de suivre l’exemple de BSC, surtout qu’économiquement et d’un point de vue qualité, il y a matière à réflexion sur la délocalisation ! Et puis, surtout, BSC a eu la gentillesse de mettre à notre disposition deux tenues complètes.

La compression, pourquoi ? Vous avez remarqué que les publicités pour les manchons/bas de compression fleurissent dans les revues avec toujours le même argument : favoriser le retour veineux pour une fatigue moindre et une récupération plus rapide. De nombreuses études scientifiques tendent à prouver la véracité de ces effets – je vous en parlerai plus en détail dans un article à venir. BSC va plus loin en proposant des tenues complètes (bas / haut) offrant donc, d’une part, les mêmes propriétés que les bas mais étendus à l’ensemble du corps, d’autre part, une protection des muscles aux chocs répétés de l’effort. Donc, logiquement, même les runners lambdas que nous sommes devraient tirer bénéfice de cette technologie.

Les caractéristiques principales des vêtements proposés par BSC sont :
- une compression ciblée et adaptée à chaque groupe de muscles
- une compression progressive multi-directionnelle qui s’adapte à l’effort
- une protection des muscles
- une gestion efficace de la transpiration
- un tissu de qualité, traité dans la masse, contrairement à de nombreuses provenances asiatiques, anti-tâche, résistant au lavage, anti-statique

Les équipements proposés nécessitant une parfaite adaptation aux mensurations du coureur et donc les conseils avisés d’un conseiller technique, BSC privilégie la distribution en magasins spécialisés (70 aujourd’hui). Un aperçu de la gamme : http://www.bsccompression.fr/mens-compression-garments

Aurélie et moi sommes en pleine préparation du Marathon de Paris 2010. Nous aurons donc l’occasion d’enfiler rapidement – et très régulièrement, au moins 4 fois par semaine ! – les tenues en question : cabri et débardeur pour Aurélie, survêt long et T-shirt longues manches pour moi. Premières impressions d’ici quelques jours. J’aurais même l’occasion de tester la combi en skating (ski de fond).


MARATHON AC’ Saison 1 – Le Very Best de la semaine

Mercredi 17 février 2010

Ca y est enfin !!! Tout le monde a débuté sa préparation Marathon. Tout le monde ? Ou presque, un peu comme dans Astérix … Il y en a un qui résiste toujours. J’ai nommé Stef. Mais, il a beaucoup beaucoup de vraies excuses alors …

Bonnets d’âne de la semaine : Vincent et Cyrille. Non pas parce qu’ils ne s’entraînent pas mais parce qu’ils ont tout bonnement oublié de me faire parvenir leur petit pensum de la semaine. Faute d’informations fiables, je préfère ne pas me lancer dans de vaseuses spéculations …

Comme on n’est jamais si bien servi que par soi-même et au mépris de toute règle élémentaire de politesse, je commence par moi. J’ai enfin retrouvé un but dans ma vie de runner ! En l’occurence, un plan d’entraînement en vue d’une épreuve. Une première semaine qui s’est bien passée malgré la difficulté du dit plan (merci Monsieur Heubi). Une petite VMA le mardi (5×250+5×200+5×150), une petite EMA le mercredi (3×12 min à 90% VMA), une petite endurance fondamentale le vendredi (1h à 70%) et une petite sortie longue le dimanche (2h dont 30 minutes à allure marathon). Ah ? Ce n’est que la première semaine ? … Ca promet ! Ah, j’oublie toujours, mais vous le savez déjà, qu’ajoutées à ces 4 séances spécifiques plans, il y a les 2 séances jog avec mon épouse et les 5 séances 45 minutes de muscu (15 minutes d’abdos puis en fonction du jour, travail d’un groupe de muscles : lundi dos / mardi épaules / mercredi pecs / jeudi bras / vendredi, encore un coup d’épaule, le tout pimenté de quelques squats et autres joyeusetés pour les gambettes).

Coucou le revoilou ! Robert II le retour de la revanche. On l’avait perdu pendant une semaine mais rassurez-vous, il est toujours là. Je n’ose pas dire en pleine forme car sa semaine a fort mal débuté : “Dimanche : profonde déprime physique … pas de participation à la course des 16 kms de Cestas … 12 kms en 58′ en fin d’après-midi, puis COMPEX pour les quadriceps (endurance, niveau 2, moyenne 77… c’est la 1ère fois que j’enchaînais direct après une sortie… çà fait encore plus mal !), puis étirements 15 mn… la grande misère.

Lundi : 1 heure de muscu dos/épaules, 25 minutes de COMPEX pour les quadriceps (pliométrie, niveau 2… c’et un programme terrible, le pire pour le moment) . Mardi : 25′ de footing puis 2*7*300 m entre 58 s et 1′01, avec 3′ de récup entre les séries, puis étirements 15 mn ; le soir 25 minutes de COMPEX pour les ischios (pliométrie, niveau 2) puis 13 mn en stretching (niveau 2). Mercredi : 1h10 de PPG : montée d’escaliers diverses et variées, sprint en côte sur 80 mètres etc… puis étirements 15 mn ; le soir, 30 minutes COMPEX pour les quadriceps (résistance, niveau 3, moyenne 127). Jeudi : 1h14 de footing (15 km) puis étirements 15 mn. Vendredi : 20 mn d’échauffement puis 3*2000 m entre 3′45 et 3′43 au km, avec 2 mn de récup’ entre les séries ; puis étirements 15 mn … pas de COMPEX parce que çà « tire un peu »  côté vaste externe droit…”. Pour quelqu’un en profonde déprime physique le dimanche, ça le fait quand même !

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, je vous demande d’applaudir chaudement Aurélie ! D’une part parce qu’elle a rejoint l’équipe de rédaction de Wanarun (hip hip hip ! …), d’autre part parce qu’elle s’est brillamment comportée lors de la Course de la St Valentin (voir son récit sur Wanarun). 

Aurélie a concentré tout son entraînement en début de semaine, course (sans s) du samedi et sortie familiale du dimanche obligent.
Mardi : à 13h, séance de VMA sur une promenade plantée. 20 ‘ + 8 X 95 % fcm avec une récup de 1′ + 10 ‘. Elle a encore dans les pattes la fatigue du weekend où elle a cumulé les 4 séances de la première semaine et ses ischio-jambiers lui indiquent clairement qu’ils aspirent à ce qu’on les laisse dorénavant en paix ! Elle ne tient pas vraiment compte de leurs protestations qu’elle estime mal fondées et rentre le soir en courant, ce qui constitue donc son deuxième entraînement avec 44′ en endurance.
Mercredi : la météo ne s’est pas arrangée puisque la neige est retombée. Elle a prévu une séance seuil + qu’elle escomptait faire en stade. Malheureusement en raison de l’état du revêtement, celui-ci est fermé… Elle prend donc le chemin de la ville où les trottoirs sont glissants et les piétons nombreux. Une séance difficile avec des feux rouges nombreux et une fatigue qui lui plombe les jambes. Elle réalise 30′ + 5′ à 90% fcm + retour en endurance.  Elle n’est pas parvenue à faire ses deux accélérations de 5′, après la première à naviguer entre feux rouges et passants, les jambes lui ont manqué pour enchaîner la seconde. Jeudi et vendredi : repos bien mérité.
Samedi, elle participe à la Course de la Saint Valentin où elle fait 51′26 ce qui, compte tenu de la difficulté du relief et plus encore du verglas, la satisfait pleinement (voir son récit sur Wanarun) : 3ème des V1 ! Un podium !!! Hip hip hip !

Last but not least, Jipé ! Deuxième semaine de préparation marathon. Mardi footing de 14 km. Mercredi : une séance de rêve, au menu du fractionné sur stade (800m + 8x 30/30) deux fois, mais le stade étant fermé pour cause de neige, repli vers le Bois de Boulogne pour une séance en nature, le paysage était magnifique, recouvert d’un manteau blanc. Du fractionné aux sentations, à l’ancienne et seul dans le Bois. Vous avez dit magique ? Jeudi : le froid et la neige on eu raison de sa motivation, séance de 45mn sur tapis bien au chaud. Samedi :  fractionné long, 3 x 1200m en 5’ 15’’ et pour conclure en beauté, Dimanche : sortie longue de 24 km dans le Bois.

Et un bonusFred et Jipé font du prosélytisme :

Fred fait même du double prosélytisme avec ses collègues de travail. Christian, tout d’abord, qui jusqu’à présent courait tranquillement ses 16km le dimanche à la fraîche et à qui il a fait découvrir le charme des courses de masse (les 20 km de Paris finis à l’agonie faute d’un entraînement adapté …) et qui maintenant va disputer le Semi de Paris (il est passé à 24 km tous les dimanches et essaie de s’entraîner le mercredi soir) puis … objectif un peu fou : le Marathon de Vincennes en octobre avec la promesse que si Fred fait moins de 3h15 à Paris, il l’accompagne pendant tout Vincennes. Prosélytisme toujours avec ce petit groupe de collègues, dont Christian, sportifs mais par forcément runners (n’est-ce pas David ? ton épouse va te mettre une mine …), que Fred va emmener à l’arrivée de la Paris Saint Germain la Course en mai en moins de 2h.

Jipé ensuite avec son collègue de travail Thierry. Laissons-lui la parole :

“Nous travaillons ensemble depuis 5 ans, et chaque lundi matin à la machine à café, je lui raconte mes exploits du week-end. Il y a un an et demi, il s’inscrit qans un club de rugby amateur, mais ce qu’il préfère c’est l’échauffement, les 30 mn de footing avant. Puis un jour, il me demande s’il pourrait venir avec moi entre midi et deux ? Pourquoi pas, je l’emmène dans le Bois de Boulogne pour un tour du Lac Supérieur, il a le coup de foudre et décide de s’entraîner. Il court le mercredi soir et le dimanche matin. Depuis il a progressé et m’accompagne le mardi et le jeudi. Comme il n’a jamais fait de compétition et qu’il a un an et demi de pratique, je lui propose de participer au semi-marathon de Paris, il relève le défi !
Il a donc maintenant, lui aussi son plan, et commence à flipper à l’approche de l’épreuve. Je lui ai mis un peu la pression en disant qu’il devait faire entre 1h 50 et 2h, il faut rappeler qu’il a 52 ans et n’a pas pratiqué de sport depuis 30 ans. Thierry, je voulais te dire, que je suis très fier de toi et que tu m’épates à chaque séance. Ne t’inquiète pas, le semi tu le termineras et tu seras sous les 2h, j’en suis sur ! Salut Champion !”




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