Archive pour le mot-clef ‘Entrainement’

La course sans fin …

Dimanche 29 août 2010

Vendredi dernier, 15h12, et une envie pressante … d’aller courir (oui cela reste quand même un site sur la course à pied, vous vous attendiez à quoi ? :-) ). Après quelques minutes de réflexion sur le type de séance à effectuer, je décide qu’une petite sortie avec du fractionné me ferait le plus grand bien. Le choix est fait : ce sera une séance de type R2PH de Véronique Billat. Je dois avouer qu’en ce moment, je n’ai plus d’objectif donc je cours selon mes envies du moment.

Pour ceux qui ne connaissent pas, V.Billat a mis en place un protocole pour développer sa VO2max qui , par conséquent, permettra d’améliorer toutes les allures. Comme le dit le site : « Cette nouvelle façon de travailler  la VO2MAX permet un temps de travail en continu à VO2MAX de 15 à 30′ » Une des séances consiste à courir 30’’ à difficulté maximale, 4’ très dur, 4’ assez dur, 4’ à difficulté moyenne puis de nouveau 2’ très dur avec vos propres sensations

Et tout s’écroula en une seconde …

Je m’habille, prends ma montre et là horreur ! Plus de pile ! D’un coup tout vous tombe sur la tête, c’est limite si je n’ai pas vu ma vie de coureur défiler devant mes yeux. Mon cher polar qui me suit depuis de nombreuses années, qui me donne ma vitesse, ma distance, mes pulsations et qui tout simplement me sert aussi de chrono (fonction de base qu’on oubli mais qui s’avère être la plus utile). Impossible de fractionner sans ce précieux outil. Que faire ??? Footing … pas l’envie, rester à la maison, … j’hésite. Après tergiversation, je choisi d’aller essayer mon nouvel abonnement à la salle de gym. Moi qui m’étais promis de ne jamais faire de vraies séances sur tapis. Impossible de courir 40 minutes en salle pour moi, j’aime trop découvrir de nouveaux endroits, l’air frais sur ma peau, les chiens qui me courent après.

Métro, boulot,  … salle de gym

Me voila donc sur mon tapis, l’échauffement se passe bien ; 15 minutes. Je regarde les gens sur les autres tapis : cette demoiselle juste en face de moi qui me donne l’impression que ses chevilles vont se casser à chaque pas tellement elles « roulent » vers l’intérieur, ce jeune homme « un peu » enveloppé qui marche juste à coté de moi et qui semble avoir de grande difficulté. L’atmosphère d’une salle de sport est vraiment spéciale. Tous ces gens courent les un à coté des autres dans la même direction (vers les tv… faut-il y voir une explication philosophique ?) sans se regarder, se parler. On se croirait dans le métro. Chacun est dans sa bulle. C’est étrange pour moi car le sport à toujours permis de rencontrer des gens, discuter et partager. Je me résigne et regarde aussi les télés mais je n’ai pas pris mes écouteurs donc je n’ai pas le son.

Le temps passe moins vite qu’une sortie en extérieur, mais me voila à la fin de l’échauffement. La première fraction sera à 16km/h, ca va tout se passe bien. 15km/h, 14km/h, 13,5km/h puis de nouveau 15,7km/h et enfin le retour au calme 10 minutes à 11km/h.

Bilan :

Il fait très chaud et on transpire énormément. J’ai enclenché le ventilateur présent sur le tapis à la fin de l’échauffement mais rien n’y a fait même avec la clim. Je pense qu’on peut vite se sentir mal avec la chaleur. D’ailleurs quand j’ai marché après 40 minutes, j’avais l’impression d’avoir la tête qui tournait. Autre constat, il est compliqué de régler une vitesse. En effet, ma crainte était de mettre une trop grande vitesse et de me faire emporter par le tapis donc je pense que je n’ai pas fait la première fraction aussi vite que dehors. Par contre j’ai vraiment aimé le fait de savoir que l’on coure à une vitesse précise. J’entends par la que sur la première fraction de 4 minutes, je ne me sentais pas bien après 2’30 mais je me suis motivé pour continuer, sur route j’aurais surement diminué l’allure.

Pour autant un point me gène, la course sur tapis est-elle similaire à la course sur route ? Tout ce qui suit n’est que supputation, si quelqu’un à une réponse précise je suis preneur. Lorsqu’on coure, on attaque avec le pied puis on pousse ( ??? ) sur la jambe d’appuis pour avancer. J’ai bon ? Sur tapis, on pousse aussi mais le sol glisse aussi vers l’arrière donc le mouvement n’est-il pas facilité ? Les sensations pendant la séance ont été une moindre fatigue musculaire mais un plus grand essoufflement ce qui pourrait confirmer ma thèse. Un peu comme en cyclisme : quand vous mettez une petite vitesse vous êtes essoufflé plus vite, avec un grand développement la respiration est plus facile mais c’est musculairement plus compliqué.

A la conquête de nouvelles machines

Cette sortie à la salle de gym m’a quand même donné envie de tester de nouvelles choses. J’ai, en effet, pu remarquer les vélos elliptiques qui pourraient être un complément intéressant, le steppeur, le rameur, et plein d’autres machines qui ressemblent plus à des instruments de tortures :-)

Et vous avez-vous déjà exploré cet étrange endroit qu’est la salle de sport ? Qu’en avez-vous pensé ? Y êtes-vous retourné ? Pour quelles raisons ? Quel appareil utilisez-vous ? Que cela vous apporte-t-il ? Dites nous tous en commentaire.

Note : après quelques recherches sur internet : il s’avère en effet que le tapis entraine votre pied. J’ai aussi pu lire que la résistance à l’air (et au vent) étant inexistant, cela pouvait faciliter votre charge de travail de 2% à 10%. Il était donc conseillé de maintenir une pente d’au moins 1% pour compenser. Il faut aussi faire attention à ne pas devenir « feignant ». Le tapis entrainant votre pied, certaines personnes ont tendance à garder inconsciemment la phase d’appuis plus longue. Il est donc conseillé de compter ses pas et de rester au minimum à 85 -95 pas par minutes.


SONDAGE Express – quelle chaussure voudriez-vous que nous testions ?

Dimanche 18 juillet 2010

Un petit sondage rapide – déjà en cours sur notre page Facebook – afin d’orienter nos prochains Vrais Tests Chaussures – et accessoirement faire, amicalement s’entend, “pression” sur les équipementiers pour qu’ils consentent à nous prêter le ou les modèles qui vous tentent.

Alors, exprimez-vous, pas de censure … Ensuite, ce sera à nous de jouer et d’être assez convaincants :-)


C’est quoi l’EMA ?

Mercredi 14 juillet 2010

Dans mes comptes rendus de Vrais Tests, en particulier lorsque je décris les entraînements réalisés avec les chaussures, j’emploie souvent – puisque j’en fais systématiquement une séance par semaine – l’acronyme EMA pour Endurance Maximale Aérobie. Je viens de m’apercevoir – mieux vaut tard que jamais – que je n’avais jamais expliqué de quoi il s’agissait.

J’ai découvert l’EMA en préparant mon Marathon de Paris avec Bruno Heubi (http://www.brunoheubi.com). En aparté, sachez que pour réussir votre marathon dans le temps que vous vous êtes imparti, il n’y a rien de tel que de suivre un plan concocté par Bruno, directement ou à partir de son excellent livre “Courir Longtemps” – pour ceux qui suivent les plans des revues, ça va leur faire tout drôle mais ….

Alors une séance EMA c’est quoi ? Un copier / coller sauvage de “Courir Longtemps” nous indique qu’il s’agit d’une vitesse de course qui sollicite un certain pourcentage de la VMA (entraînement fractionné ou continu de courses courues à des intensités allant de 80 à 90% de la VMA) afin d’améliorer la capacité d’utiliser le “moteur” du coureur en fonction de la course qu’il prépare. Diable … Soyons un peu plus clair : L’Endurance Maximale Aérobie est la vitesse correspondant à la  plus grande fraction d’utilisation possible de la VMA en fonction de la durée de l’effort. Pour résumer : vous voulez courir 20 minutes “à fond” et bien ce sera à une vitesse égale à votre EMA.

Le même copier/coller sauvage de “Courir Longtemps” nous apprend que pour déterminer l’EMA, il faut d’abord calculer votre Indice d’Endurance (IE). Pour information, le numéro de juillet de ZATOPEK y consacre une pleine page. Dans “Courir Longtemps”, Bruno Heubi nous en donne la définition suivante : c’est la pente de la droite qui donne le pourcentage de VMA en fonction du logarithme du temps de course. Waow ! C’est donc un chiffre négatif car plus on court longtemps moins on court vite (si, si).

Pour calculer votre IE, vous prenez donc votre meilleur résultat sur une compétition (un 10km par exemple) ainsi que votre VMA, mesurée par un test normalisé ou sur un demi-Cooper – très simple à faire tout seul mais moins précis : courir 6 minutes à fond et calculer la vitesse moyenne sur le parcours. Vous transformez votre vitesse moyenne sur la compétition de référence en pourcentage de votre VMA (vitesse / VMA x100). Appelons ce nombre %VMA … On obtient IE de la façon suivante : IE = (%VMA-100)/Ln (temps de votre compétition/6).  Ouf ! Beaucoup plus simple : vous pouvez utiliser ce petit calculateur on-line : http://sportech.online.fr/sptc_idx.php?pge=spfr_ese.html

Cet Indice d’Endurance, permet de déterminer la durée maximale d’effort que vous pouvez tenir en continu à des vitesses comprises entre 80 et 90% de VMA, à l’entraînement. Par exemple, avec un Indice d’Endurance de -4 vous devez pouvoir tenir 111 minutes à 80% de VMA et 92 minutes à 85%. Par contre, si vous avez un “mauvais” Indice d’Endurance, prenons l’exemple de -10, vous pourrez tenir : 31 minutes à 80% et 20 minutes à 85%. Plus votre indice d’endurance est éloigné de zéro, plus vous devez donc privilégier ces séances afin d’améliorer vos capacités à tenir des efforts longs. Vous trouverez des tableaux donnant ces durées dans le livre “Courir Longtemps” ou sur le site de Bruno Heubi. Un extrait :

Avec ces valeurs, vous pouvez maintenant construire votre séance “hebdo” EMA (tous les 5 jours en prévision de compétition, tous les 8 à 10 jours en entretien) en sachant que vous pouvez soit courir ces durées en continu (en limitant cependant la durée d’effort, récup comprises, entre 40 minutes et 1h), soit les fractionner, dans ce cas vous pouvez légèrement les allonger tout en restant dans un total maximum d’une heure. Le temps de récupération préconisé par Bruno Heubi est de la moitié de la durée de l’effort pour des efforts inférieurs à la minute et d’un quart de la durée de l’effort pour des efforts supérieurs à la minute.

Deux exemples de séances tirées de “Courir Longtemps” :

Pour un 10 km :
- 6*4 à 5’ à 90% de la VMA (rec: 1’30) ou 6*1000m
- 5*5 à 6’ à 90% de la VMA (rec: 1’45) ou  5*1500m
- 4*7’ à 8’ à 90% de la VMA (rec: 2’) ou 4*2000m

Pour un marathon :
- 3*20’ à 80% de la VMA (rec: 1’)
- 5*10’ ou 5*3000m à 80% de la VMA (rec: 2’30)
- 4*15’  ou 3*4000m à 80% de la VMA (rec: 2’30)
- 3*20’ ou 3*5000m à 80% de la VMA (rec: 2’30)


Trail et chaussures de trail running

Mardi 8 juin 2010
Pour comprendre ce qu’on attend d’une paire de trail-running, je pense qu’il faut rappeler les spécificités de cette discipline. Je ne suis pas une grande traileuse, je ne cours sérieusement que depuis un an, quatre fois par semaine, et je n’ai participé qu’à des trails compris entre 10 et 15km. Je pense monter en novembre sur un trail de 28 km. Ca sera, d’ailleurs, l’occasion de vous parler des mizuno wave ascend 4 que j’ai gagnées sur la page facebook de wanarun.
J’espère sincèrement que des athlètes viendront commenter cet article pour y apporter quelques précisions.
Pour moi, le trail tel que je le pratique, est une course de montagne, où ça monte, où ça descend, avec du dénivelé donc… parfois un fort dénivelé… où on passe par tous types de terrains, caillasse, rochers, boue,
eau,
herbe, parfois route, forêts feuillues avec branches et letout lors de la même course. Il y a des moments où l’on court, des moments où l’on marche.
Une bonne paire de trails doit donc être POLYVALENTE. Il me paraît dommage de choisir une paire avec de gros crampons qui accrochera bien aux différents types de terrains mais trop lourde pour courir. En même temps, avec une paire trop légère on risque de se blesser, de glisser, de
se tordre le pied en passant sur de la caillasse ou dans la boue. Difficile compromis à trouver.
Donc la chaussure de trail idéale :
- sèche vite,
- accroche bien dans la boue (et en matière de boue je m’y connais maintenant, il y a la boue lisse d’une pluie récente, la boue épaisse et
gluante),
- est équipée d’un pare-pierre efficace sur l’avant du pied pour descendre sans se cogner les orteils (courir avec un ongle en moins, ça fait
mal, j’en sais quelque chose),
- offre un bon maintien de la cheville, le pied ne doit pas trop vriller quand on passe en équilibre,
- a une semelle résistante à l’usure des longues distantes,
- a un système d’amorti (oui oui Fred) qui protège le dos et les articulations des chocs répétés, surtout en descente, surtout quand on court longtemps, longtemps, qui protège les métatarses et la voûte plantaire,
- un renfort pour la pronation de fatigue (oui oui Fred) car on finit par adopter une mauvaise posture suite à la fatigue sur les longues
distances, qu’on soit universel, pronateur ou suppinateur,
- doit permettre de courir… une paire trail running, ce n’est pas une paire de randonnée ;-)
Tout ça pour dire qu’une paire de trail, en plus d’une paire de running, si on sort des sentiers battus, c’est bien utile, tout ça pour dire aussi que tester des chaussures de trail sur de la route ou dans une forêt parisienne lors de la sortie du dimanche, ça ne sert pas à grand chose …
Un vrai test de chaussures de trail devrait se faire sur la durée, par différents temps. Je vous donnerai bientôt mes impressions sur la mizuno wave ascend 4 … mais sachez qu’après avoir été déçue par les Lafuma, je suis toujours à la recherche de la paire de trail idéale. Peut-être les Hoka ?

Gagner 30 secondes aux 10 km sans entraînement

Mardi 25 mai 2010

J’entends déjà les médisants murmurer “il va encore nous parler de Vibram ou de Newton !” … Et bien, pas du tout ! Je vais vous parler de … trajectoire :-)

Voilà en effet plusieurs courses labellisées FFA, donc étalonnées avec les instruments de mesure idoines et homologués, que je constate systématiquement que la distance parcourue indiquée par mon Garmin est supérieure à la longueur supposée du parcours. Diable !

Encore dimanche, sur un 10 km où, malgré une moyenne de 3′59″ au kilo, je finis dans un temps de 40′24″ pour la simple et bonne raison que j’ai parcouru 186 mètres en trop.

Bien entendu, la précision du GPS induit une “erreur de mesure” sur la distance mais, d’après ce que j’en sais, pas du tout de l’ordre de ces 186 mètres.

C’est donc que je n’ai pas été capable, malgré d’impressionnants virages à la corde, de suivre, LA trajectoire, celle qui, mesurée à la roue FFA qui va bien, est égale à 10 km, pas un centimètre de plus, pas un centimètre de moins. Et pourtant, je ne suis pas un épagneul qui zig et zague. Mais où le bât a-t-il donc blessé.

D’un manque de transparence des organisateurs de compétitions qui devraient tracer sur le sol LA ligne “idéale” (comme cela se fait sur certains marathons) ? J’imagine le boulot des employés municipaux le lundi … et les plaintes des riverains …

D’un manque de concentration de ma part ? Sans aucun doute. Aurais-je dû systématiquement courir à 2 cm de la bordure ? N’aurais-je pas du dévier de mon parcours pour prendre un verre d’eau au ravitaillement ?

Un sujet à méditer, n’est-il pas ? Imaginons que je n’aie pas parcouru ces 186 mètres en trop. J’aurais fait un temps de 39′50″ pour ma première compétition en Vibram, ça aurait eu plus de gueule non ?


Vrai Test adidas adizero adios … je continue

Jeudi 6 mai 2010

Il y avait longtemps que je ne vous avais pas parlé de mes chaussures non ? Je suis certain que cela vous manquait au plus haut point.

Alors, de quelle paire vais-je bien pouvoir vous entretenir aujourd’hui ? Ah, mince ! Je me rends compte qu’il manque les Vibram Five Fingers KSO dans le tas. Il faut dire aussi que je ne les ai commandées qu’hier soir, donc c’est un peu logique.

Visiblement, vu le titre de l’article, j’avais dans l’idée d’évoquer les adios. Va pour les adios dans ce cas. Pour ceux qui ne suivent pas, ce sont des adidas adizero … adios et sur la photo, elles sont tout en bas.

Depuis mon premier article sur le sujet, qui rendait compte d’une toute petite séance de VMA, ces adios et moi avons réalisé des choses – j’ai failli écrire des grandes choses mais cela eut été un peu déplacé. Pas mal de choses finalement.

De la VMA toujours (12×200m, 10×300m) mais aussi un peu de fractionné long (8×600m, 4×800m, 4×1000m), quelques sorties en endurance (45 minutes à 1 heure) et une … montée du Ventoux à vélo.

Preuve à l’appui ! Ce sont les pieds qu’il faut regarder. Question vélo – Giant cadre carbone pédale traditionnelle à cale-pied – ces adios sont idéales : légères, souples … mais je pense que vous n’en n’avez rien à faire puisqu’on n’est pas ici sur jemonteleventouxenadizeroadios.com mais sur Wanarun. Revenons donc à nos moutons.

Une question qui m’a été posée : si on veut se mettre au barefoot à terme et commencer par une chaussure de “transition”, les adios sont-elles une bonne idée ? Réponse : que nenni ! Si on n’a pas l’habitude de courir sur l’avant du pied, les adios ne vous aideront guère. Elles ne sont pas conçues pour cela. Ce ne sont ni des Newton, ni des Vibram. (Je rappelle aux absents de la première séance que les adidas adizero adios sont des chaussures de compétition 10km à marathon.)

Ayant été quelque peu monomaniaque côté chaussures ces derniers temps, je me suis d’ailleurs rendu compte qu’au fur et à mesure, je perdais un peu de cette foulée “avant” durement acquise par trois mois de Newton.

Je ne reparlerai pas ici de VMA car j’ai déjà traité le sujet dans mon premier article : légèreté, souplesse et semelle, somme toute, assez fine permettent un contact pied / route extrêmement énergétique, pour peu qu’on court … sur l’avant du pied … évidemment.

En ce qui concerne le fractionné long (pour l’instant limité à 1000m), RAS. Mêmes remarques que pour la VMA. Pour résumer, tant qu’on va relativement vite, adios va …

Par contre, en footing de récup (12 km/h), même si je ne crie pas au loup, mon enthousiasme est moindre. Ce n’est pas compliqué en fait : dès qu’on est en-dessous de 80% de sa VMA, on a un peu plus de mal avec ces chaussures, sauf à se forcer à courir sur l’avant du pied en permanence, ce qui rend rapidement la séance de récup un peu pénible.

Cela dit, ce n’est pas choquant. Une Ferrari n’est pas censée tirer une remorque de 38 T, une chaussure typée compétition n’est donc pas censée se traîner lamentablement sur le bitume.

Pour résumer : 1) les adios ne permettent pas seules de se forger ou de conserver une foulée sur l’avant du pied 2) les adios ne sont pas faites pour les séances “lentes” 3) les adios sont parfaitement adaptées aux séances de fractionné rapides.4) encore hypothétique mais je le vérifierai le 23 mai lors d’un 10km officiel, les adios doivent permettre de courir très vite en compétition :-)

Conclusion : si vous optez pour des adios dans l’idée de pulvériser vos meilleurs temps sur 10km ou marathon, il vous faudra acheter une autre paire de chaussures …


Vrai Test adidas adizero adios – Premières impressions

Mercredi 21 avril 2010

Ami(e) internaute, si tu cours sur le talon et que ton temps est précieux, tu peux facilement éviter de le perdre en ne lisant pas ce qui suit car cette chaussure n’est pas faite pour toi.

Ami(e) internaute, si tu es encore là, bravo, tu viens de passer le niveau 1. Maintenant, cela se complique. Si, pour toi la course à pied, c’est un petit jogging tranquille le dimanche matin et que la compétition, tu n’en as rien à faire, là encore passe ton chemin.

Ami(e) internaute, félicitations, tu viens d’atteindre le niveau 3. Maintenant, il va te falloir faire preuve d’imagination. Si tu es l’un des mes fidèles lecteurs(rices), tu es maintenant fan de longue date de Newton et tout récent converti aux Vibram, convaincu qu’il n’y a rien de tel, à terme, que le barefoot dans la vie. Pour lire la suite de l’article, tu oublies tout ce que j’ai écrit depuis plusieurs mois, tu fais comme si je n’avais rien dit ou presque et tu ne t’étonnes pas de l’enthousiasme que je vais manifester pour les adizero adios – m…. j’ai craché le morceau ! C’est bon ? Alors, écoute …

J’ai donc réalisé ce jour ma première séance d’entraînement en adidas adizero adios. En l’occurence : un petit peu de VMA sur route (15×100m avec 25s de récup), rien de bien méchant mais de quoi titiller quand même les propriétés dynamiques de la dame bleue aux trois bandes.

Nobody étant perfect, mais ne dit-on pas qu’un petit défaut est parfois l’apanage de la vraie beauté – je suis lyrique ce matin – il est normal que la belle ait quelque faiblesse : la languette descend … le truc que j’avais fini par oublier depuis deux paires me revient soudain comme un boomerang. Visiblement, j’ai quand même dû y mettre un peu du mien car côté droit elle est restée en place, seule la gauche a été saisie d’une frénésie échappatoire. Une étude comparative détaillée s’impose.

Sinon, à part cela ? Et bien ces chaussures … c’est de la vraie dynamite ! Waow !!! Je n’ai jamais passé une séance de VMA aussi facile et rapide. J’en suis encore tout décoiffé, enfin pour ce qu’il me reste de cheveux sur le crâne.

Mais commençons par le commencement : le confort. Malgré le peu d’amorti de la chaussure – c’est un modèle compétition pour ceux qui ne suivent pas, celui de Gebré – et paradoxalement, l’adizero adios est une vraie pantoufle. Rien de superflu, pas de caoutchouc à gogo dans tous les sens, très près du pied, mais qu’est-ce qu’on est bien dedans ! Je me demande si je ne vais pas les laisser pour regarder la télé ce soir :-)

“Fred, sors de ton canapé !”. Mais oui, je suis quand même allé courir et dès les premiers mètres de l’échauffement (footing lent à 12 km/h), j’ai senti que ça allait le faire ! La semelle est d’une telle souplesse que j’ai immédiatement pu mettre en application ma foulée sur l’avant chèrement acquise grâce à un stage intensif de trois mois en Newton. La semelle donc se plie à l’envi et s’adapte à la foulée et non l’inverse. Oups, j’ai oublié l’essentiel : la légèreté ! On a l’impression de … ne pas avoir de chaussure aux pieds.

Bien entendu, l’amorti est réduit à une expression assez simple et on est vraiment en communication assez directe avec le revêtement mais quel dynamisme ! … à condition de vraiment courir sur l’avant du pied et de mettre en pratique l’effet ressort induit par cette foulée. Ce que j’ai parfaitement réussi sur les 15×100m courus à 19,6 km/h de moyenne (à comparer à 18,3 en Newton, dont j’avais souligné la faiblesse dans le domaine). Le piaffer / griffer d’une simplicité désarmante.

Une fois encore, on va me reprocher mon enthousiasme. Ne dites pas non, je le sais. Mais que voulez-vous ? On ne me fait essayer que des bonnes chaussures ! Deux petits bémols quand même si on veut garder un zeste d’objectivité : 1) la durée de ma séance VMA somme toute assez courte 2) ma foulée idéalement adaptée aux adios. Pour le point 2), je n’y peux rien. Pour le 1, on en reparlera quand j’aurai fait d’autres séances.

Hum … je sens que ces adios et moi allons faire de grandes choses ensemble … et notamment, premier objectif, passer sous les 39 minutes aux 10 km.


Pour récupérer entre deux grosses séances ?

Jeudi 1 avril 2010

Ce n’est pas compliqué. Il suffit d’aller … nager ! Et ce n’est pas un poisson d’avril.

C’est, du moins, ce que trois chercheurs de la School of  Sport Science de l’University of Western Australia (Lum, Landers, Peeling) ont démontré dans leur étude “Effects of a Recovery Swim on Subsequent Running Performance“.

Maintenant, accrochez-vous, car il va falloir suivre … Nos chercheurs ont donc demandé à un groupe de tri-athlètes – sans doute parce qu’au moins ils étaient certains que ces derniers  savaient nager … – de suivre une grosse séance de fractionné (8×3 minutes à 90% de VMA, 1 minute de récup). Ils ont ensuite partagé le groupe en deux et ont prié ces cobayes de revenir les voir 10 heures après l’effort.

Le premier groupe a été convié à une séance de natation pas piquée des hannetons – loin du barbotage ! – 20×100m à 90% de leur vitesse sur le 1500m. Le second a été dispensé de piscine – ça vous rappelle des souvenirs ? – et a donc récupéré de manière passive en … regardant la télé.

Le lendemain, épreuve d’endurance (Time Trial to Fatigue) pour les deux groupes : les nageurs et les couch-potatoes. Résultat : en moyenne, le groupe des nageurs a pu courir 102 secondes plus longtemps. Explication après prise de sang : un niveau de Protéine C-Réactive (marqueur classique de l’inflammation) inférieure chez les nageurs.

Conclusion avancée par les chercheurs : la pression hydrostatique de l’eau a un effet bénéfique sur les phénomènes inflammatoires liés à la pratique sportive intensive, abaisse, en conséquence, le taux de Protéine C-Réactive, permet une récupération plus rapide et améliore les performances.


MacDo vous fait courir !!! No kidding !

Mercredi 24 mars 2010

McDonald’s, MacDo pour les intimes, continue, avec conviction, de modifier son image ancestrale d’antre de la malbouffe ou de plus sûr chemin vers l’obésité.

Après l’introduction de plats plus équilibrés, le changement de couleur du logo, un site web accordant une large place aux informations diététiques, voilà que, dans le cadre de Paris Saint Germain La Course (30 mai 2010), la marque Américaine s’associe à New Balance, pour vous proposer, chaque dimanche matin au départ de 5 de ses échoppes Parisiennes, des entraînements à cette épreuve.

Ces entraînements, tous niveaux, assurés par des coachs New Balance, entraîneurs diplômés, auront donc lieu chaque dimanche – je l’ai déjà dit – à 10h. Rendez-vous devant les MacDo Austerlitz, St Michel, St Germain, Vincennes ou Porte de Saint Cloud. Ils seront suivis d’un débrief et d’échanges autour d’une boisson.

Pour tout renseignement : http://www.parissaintgermainlacourse.com/2010-bis/Courir-avec-Mc-Do.htm


Marathon Ac’ News de la Semaine

Mercredi 24 mars 2010

Plus que deux semaines et demi …

Balayons rapidement d’un revers de main le cas de Stef. Il a déjà eu droit à la une de Wanarun dimanche, il ne faudrait quand même pas pousser. Courir pieds nus, vous m’en direz tant. Avec tout cela, on ne sait toujours pas s’il va vraiment courir le Marathon de Paris ou pas.

Place aux “classiques” maintenant, presque des psychorigides pour l’un d’entre eux, qui suivent à la lettre – même la plus minuscule des minuscules d’imprimerie – leurs plans d’entraînement et n’en dévient pas d’un iota, Jipé et Fred.

Jipé : “une semaine classique, sans accroc. Mardi, footing d’une heure. Mercredi une séance de piste terrible : 12 x 500 m en 1’ 41’’ avec 1’ 30’’ de récup, je me sens super bien, nous sommes un groupe de 6 à les effectuer, mais je prends quasiment tous les relais. Jeudi un footing de 45′. Samedi, le gros morceau, la sortie longue ultime, la plus longue distance selon le plan Jogging International : les 30 km en 2h 30. C’est sous une pluie battante que nous l’avons attaquée. Nous sommes partis du chateau de Vincennes en remontant les bords de Marne jusqu’à Saint-Maur et retour par la “fameuse” côte du cimetière de Saint-Maurice. Une bonne sortie où il a fallu retenir les chevaux, ce qui est bon signe ! Pour être honnête nous avons fait 2h 37’ et 32 km, que du bonheur.
Dimanche, histoire de changer un peu, encore de la course à pied : 40mn de footing, puis 20 mn à allure marathon et 10 mn de footing. Une semaine à 78 km avec de bonnes sensations, pourvu que ça dure !!!”

Fred : vous surprendrai-je si je vous dis, qu’une fois encore, cette semaine, j’ai accompli sans regimber mes 6×45 minutes de muscu en salle et ma désormais célèbre tétralogie : VMA-EMA-EF-SL ?
VMA : on m’a sucré mes 150 mètres ! 7×250 (récup 40″) + 7×200 (récup 35″).
EMA : 25′/20′/10′ à 85% de VMA (récup 1′30″). Pour une fois, je me suis presque fait plaisir !
EF : 1h à 70% de VMA au club mais … tout seul, errant dans les rues Celloises, car les autres faisaient un 2×5000m à allure marathon.
SL : 2h30 (32 km) à 70% de VMA avec 30′+25′ à allure marathon (récup 1′30). Ma plus longue distance à ce jour en Newton : RAS mais, il y a quand même un truc qui mérite que je m’y attarde – je vous en dirai plus ultérieurement après ma prochaine sortie longue. 
Encore une grosse semaine en perspective (SL de 2h40 notamment) avant de pouvoir commencer la phase de relâchement. La forme est là, pas encore la pression …

Vincent a connu, comme il le dit si élégamment, une semaine de m….. Un gros rhume, une grosse fatigue et des jambes aux abonnées absentes. 3 petites sorties et puis s’en vont. 40 km malgré tout mais pas du tout le plan prévu.

Robert, a.k.a CompexMan, a.k.a “je suis dans mon canapé mais ne croyez pas que je glande car je fais de la muscu”.
“Samedi  : Repos le jour, 1 séance de COMPEX le soir pour les quadri , programme CAPILLARISATION et DECONTRACTURANT
Dimanche  :  Le trail de la grande dune… que du bonheur !
Lundi : Repos le jour, 1 séance de COMPEX le soir pour les quadri , programme CAPILLARISATION et DECONTRACTURANT…
Mardi : 18,2 kms en 1h27 puis 10 mn d’étirements ; le soir 1 séance de COMPEX pour les ischios , programmes CAPILLARISATION, DECONTRACTURANT puis STRETCHING…
Mercredi : 30 mn d’échauffement puis 3*7*100 m entre 18 et 20s, avec 3 mn de récup’ entre les séries, 15 mn de footing puis 15 mn d’étirements ; le soir 1 séance de COMPEX pour les quadri, programmes CAPILLARISATION, DECONTRACTURANT puis STRETCHING…
Jeudi :  footing très très poussif… 12,2 km en 1h04…. puis 15 mn d’étirements
Vendredi : sauna, hamman et piscine/détente au SPA
BILAN GLOBAL : Que je récupère ou non, j’ai toujours mal au quadriceps droit ! la douleur semble régresser… surtout elle disparaît après 35-40 mn de course pour…  laisser la place à une douleur à l’ischio gauche… quand je vous disais que j’étais en vrac !

Et pour terminer, notre Comtesse aux Pieds Nus, Aurélie – pour les non cinéphiles, référence à un film de 1954 avec Ava Gardner.

mardi (pieds nus sur tapis) 1 heure à 75 % fcm [35 ‘ à 75 % ensuite un peu en dessous pour éviter la surchauffe et les ampoules) pour un total de 10,30 km Je me fais l’impression d’être un hamster quand je cours longtemps sur un tapis et je m’ennuie tellement que c’est quasiment au mental que je parviens à ne pas en descendre…

mercredi : 1h15 endurance à l’air libre !! Je suis contente, je conserve ma foulée sans revenir à l’ancienne. J’ai l’impression que mon cardio monte moins et que je maintiens mieux mon allure. En revanche, je sens que j’ai beaucoup de choses à réapprendre (les mollets tirent encore beaucoup et j’ai des courbatures dans les pieds…) Je termine en faisant 50 mètres nu-pieds sur macadam… (pas plus car je sens que la douleur n’est pas loin).
samedi sur tapis : séance de VMA (car je me suis aperçue que les séances de VMA étaient beaucoup plus efficace sur tapis en raison de l’inexorabilité de l’appareil qui obéit aveuglément à la vitesse qu’on sélectionne…) Je commence par 20′ en endurance (nus-pied) puis les pieds étant douloureux, je me rechausse pour la suite de l’entraînement :  3 x 5′ à 85 % fcm  puis 15′ endurance.
Dimanche : je file vers ma sortie longue ravie de voir le soleil pointer son nez… Au bout de 100 mètres je fais demi-tour, j’hésite, je repars… et je reviens chez moi : j’ai un pied droit très douloureux. Beaucoup trop douloureux sous les sésamoïdes pour courir correctement (je suis obligée de déporter tout mon poids d’un côté ou de l’autre du pied gauche pour pouvoir avancer en courant..) J’ai le sentiment que ce n’est pas le moment de forcer et que le plus important était de continuer ma préparation plutôt que de me blesser définitivement. J’ai tâté, cherché, massé, pris rendez-vous chez un podologue et décidé que jusqu’à mercredi c’était repos complet (je me venge un peu sur mon vélo mais j’enrage de ne pas sortir par ce beau soleil… tout en me disant qu’il ne faut surtout pas aller à la blessure !)




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