Archive pour le mot-clef ‘endurance’

C’est quoi l’EMA ?

Mercredi 14 juillet 2010

Dans mes comptes rendus de Vrais Tests, en particulier lorsque je décris les entraînements réalisés avec les chaussures, j’emploie souvent – puisque j’en fais systématiquement une séance par semaine – l’acronyme EMA pour Endurance Maximale Aérobie. Je viens de m’apercevoir – mieux vaut tard que jamais – que je n’avais jamais expliqué de quoi il s’agissait.

J’ai découvert l’EMA en préparant mon Marathon de Paris avec Bruno Heubi (http://www.brunoheubi.com). En aparté, sachez que pour réussir votre marathon dans le temps que vous vous êtes imparti, il n’y a rien de tel que de suivre un plan concocté par Bruno, directement ou à partir de son excellent livre “Courir Longtemps” – pour ceux qui suivent les plans des revues, ça va leur faire tout drôle mais ….

Alors une séance EMA c’est quoi ? Un copier / coller sauvage de “Courir Longtemps” nous indique qu’il s’agit d’une vitesse de course qui sollicite un certain pourcentage de la VMA (entraînement fractionné ou continu de courses courues à des intensités allant de 80 à 90% de la VMA) afin d’améliorer la capacité d’utiliser le “moteur” du coureur en fonction de la course qu’il prépare. Diable … Soyons un peu plus clair : L’Endurance Maximale Aérobie est la vitesse correspondant à la  plus grande fraction d’utilisation possible de la VMA en fonction de la durée de l’effort. Pour résumer : vous voulez courir 20 minutes “à fond” et bien ce sera à une vitesse égale à votre EMA.

Le même copier/coller sauvage de “Courir Longtemps” nous apprend que pour déterminer l’EMA, il faut d’abord calculer votre Indice d’Endurance (IE). Pour information, le numéro de juillet de ZATOPEK y consacre une pleine page. Dans “Courir Longtemps”, Bruno Heubi nous en donne la définition suivante : c’est la pente de la droite qui donne le pourcentage de VMA en fonction du logarithme du temps de course. Waow ! C’est donc un chiffre négatif car plus on court longtemps moins on court vite (si, si).

Pour calculer votre IE, vous prenez donc votre meilleur résultat sur une compétition (un 10km par exemple) ainsi que votre VMA, mesurée par un test normalisé ou sur un demi-Cooper – très simple à faire tout seul mais moins précis : courir 6 minutes à fond et calculer la vitesse moyenne sur le parcours. Vous transformez votre vitesse moyenne sur la compétition de référence en pourcentage de votre VMA (vitesse / VMA x100). Appelons ce nombre %VMA … On obtient IE de la façon suivante : IE = (%VMA-100)/Ln (temps de votre compétition/6).  Ouf ! Beaucoup plus simple : vous pouvez utiliser ce petit calculateur on-line : http://sportech.online.fr/sptc_idx.php?pge=spfr_ese.html

Cet Indice d’Endurance, permet de déterminer la durée maximale d’effort que vous pouvez tenir en continu à des vitesses comprises entre 80 et 90% de VMA, à l’entraînement. Par exemple, avec un Indice d’Endurance de -4 vous devez pouvoir tenir 111 minutes à 80% de VMA et 92 minutes à 85%. Par contre, si vous avez un “mauvais” Indice d’Endurance, prenons l’exemple de -10, vous pourrez tenir : 31 minutes à 80% et 20 minutes à 85%. Plus votre indice d’endurance est éloigné de zéro, plus vous devez donc privilégier ces séances afin d’améliorer vos capacités à tenir des efforts longs. Vous trouverez des tableaux donnant ces durées dans le livre “Courir Longtemps” ou sur le site de Bruno Heubi. Un extrait :

Avec ces valeurs, vous pouvez maintenant construire votre séance “hebdo” EMA (tous les 5 jours en prévision de compétition, tous les 8 à 10 jours en entretien) en sachant que vous pouvez soit courir ces durées en continu (en limitant cependant la durée d’effort, récup comprises, entre 40 minutes et 1h), soit les fractionner, dans ce cas vous pouvez légèrement les allonger tout en restant dans un total maximum d’une heure. Le temps de récupération préconisé par Bruno Heubi est de la moitié de la durée de l’effort pour des efforts inférieurs à la minute et d’un quart de la durée de l’effort pour des efforts supérieurs à la minute.

Deux exemples de séances tirées de “Courir Longtemps” :

Pour un 10 km :
- 6*4 à 5’ à 90% de la VMA (rec: 1’30) ou 6*1000m
- 5*5 à 6’ à 90% de la VMA (rec: 1’45) ou  5*1500m
- 4*7’ à 8’ à 90% de la VMA (rec: 2’) ou 4*2000m

Pour un marathon :
- 3*20’ à 80% de la VMA (rec: 1’)
- 5*10’ ou 5*3000m à 80% de la VMA (rec: 2’30)
- 4*15’  ou 3*4000m à 80% de la VMA (rec: 2’30)
- 3*20’ ou 3*5000m à 80% de la VMA (rec: 2’30)


URGENT !!! CASTING Qui veut jouer dans “Courir” ?

Mardi 13 juillet 2010

Vous êtes … Un Homme, désolé Mesdames.

Vous avez … Entre 30 et 40 ans, désolé Junior, désolé les vétérans.

Vous êtes … Un coureur de fond expérimenté, désolé les débutants.

Vous êtes … Disponible fin octobre / début novembre dans la région de Dreux.

Vous voulez … Devenir une star et tenir le haut de l’affiche du film “Courir” que va réaliser Maud Alpi ?

Si c’est le cas, envoyez d’urgence vos coordonnées ainsi que 2 photos (portrait et en action) à courirlefilm@gmail.com avec la référence WANARUN.


Vrai Test ZOOT ULTRA SPEED – Le bilan

Mercredi 30 juin 2010

Le temps est venu de dresser un bilan aussi définitif qu’exhaustif – si tant est que cela soit possible – de ces ZOOT ULTRA SPEED. En matière d’exhaustivité, vous aviez déjà été bien servis dans mon article précédent mais, confusément, vous aviez bien senti qu’il manquait quelque chose à cette exhaustivité. Le é final ? le té final ? voire le ité final ? Et ce petit quelque chose, je l’ai dégoté pour vous : une séance de VMA sur piste et une sortie longue de 2h30 en plein cagnard avec deux petits quarts d’heure à 15 km/h, histoire de …

Le concept de chaussure sans lacet me branche toujours autant et son aspect pratique ne doit pas le confiner au monde du triathlon. D’ailleurs, comme je l’ai déjà écrit précédemment, on peut courir avec des chaussures “dites” de triathlon. Quelle stupidité ces étiquettes …

La preuve qu’on peut courir : sur ma séance de VMA sur piste (3×400 + 3×300 + 4×200 + 6×100), j’atteins des vitesses largement comparables à ce que j’obtiens habituellement en adizero ou en Vibram (pour les 100m), puisque mon 400 le plus lent est à 18.4 km/h. Ce qui signifie clairement que la relative faible épaisseur de la semelle, sa souplesse et sa “platitude” – ne serait-ce pas plutôt planéité ? – accompagnent parfaitement une foulée VMA sur l’avant du pied. Le fait que le pied ait un peu plus de liberté – conséquence de l’absence de lacet – que d’habitude, ne perturbe en rien le dynamisme de la foulée.

J’en entends déjà dire “Fred est en train de tourner casaque et d’abandonner sa quête du minimalisme absolu”. Et bien oui et non. En fait, avec ces ZOOT ULTRA SPEED, j’ai eu une révélation – enfin, j’exagère un peu évidemment. Ce n’est pas tant la chaussure qui fait le minimalisme que la foulée, à condition que la chaussure permette de courir sur l’avant du pied et de bien sentir le sol. Et c’est le cas de ces ZOOT ULTRA SPEED. Elles ne se prétendent pas du tout barefoot-compatibles ou minimalistes mais la semelle est tellement bien conçue qu’elle convient parfaitement à l’apprenti-minimaliste que se veut être votre serviteur.

On m’avait mis en garde contre les chaussures de triathlon qu’on chausse pieds nus “Tu vas voir, tu vas attraper des ampoules au bout d’une heure de course …”. Et bien, c’est faux, archi faux ! J’ai fait une sortie longue de 2h30 en plein soleil (28°C), pieds nus dans mes ZOOT et bien je n’ai ni transpiré abondamment des pieds – malgré la couleur noire du chausson -, ni attrapé le moindre début d’amorce d’ampoules, ni même subi un quelconque vague échauffement sous le pied. Comme quoi, ceux qui parlent sans savoir …

Vous l’aurez compris, pas la peine de vous faire un dessin, je suis vraiment conquis par ces chaussures. Certes développées pour le triathlon, elles sont parfaitement adaptées à la pratique du seul running. Qui plus est, elles présentent un compromis dynamisme / confort imbattable. Que demande le peuple ?

PS : pour ceux qui n’auraient pas suivi, les liens vers les deux articles précédents :

http://www.wanarun.net/blog/vrai-test-zoot-ultra-speed-une-semaine-dentrainement-6671.html

http://www.wanarun.net/blog/vrai-test-zoot-6503.html


Vrai Test ZOOT ULTRA SPEED Une semaine d’entraînement

Samedi 19 juin 2010

Une semaine d’entraînement et déjà quelques intéressants et enrichissants kilomètres parcourus avec ces ZOOT ULTRA SPEED. Comme je sais que vous êtes friands de détails croustillants, je vous en sers quelques uns sur un plateau : une unique séance de VMA sur route (24 minutes de 30/30 Cf photo), deux séances d’EMA (10′/5′/5′ à 95% de VMA sur route et 6×4′ à 90% de VMA sur piste), deux séances d’endurance fondamentale (45′ et 1h15).

Evacuons – et vous allez voir que c’est le terme approprié – tout de suite LE gros point négatif de ces chaussures. Dans mon premier article, je vous ai vanté les mérites supposés du système de draînage – les trous dans la semelle – en vous expliquant que cela permettait d’avoir les pieds au sec dans toutes les conditions. Bien ! Sauf que ce système fonctionne … dans les deux sens. Dans certaines circonstances, au passage d’une zone humide, un amoncellement de feuilles après une forte pluie par exemple, la semelle se comporte comme une ventouse et propulse de l’eau sur vos doigts de pied qui ne réclamaient pas forcément ce raffraîchissement. Le phénomène ne dure évidemment pas car le système de draînage, cette fois-ci vers l’extérieur, fonctionne à merveille. Peut-être que les designers de ZOOT devraient s’inspirer de la nature, en particulier des poissons, qui disposent d’opercules de façon à ce que l’eau dont ils extraient leur oxygène ne circule que dans un seul sens.

Etant parfois à mes heures perdues un grand enfant, je ne me lasse pas d’essayer de battre mon record d’enfilage d’ULTRA SPEED. J’en suis à moins de 3 secondes pour la paire complète, départ arrêté. Pas mal non ? Plus sérieusement : suis-je perturbé par l’absence de lacet donc de réglage de la chaussure ? Paradoxalement non ! Ayant un pied plus fort que l’autre, je passe parfois de très longues minutes à ajuster mes serrages de lacets pour avoir “exactement la même sensation des deux côtés”. Je suis même capable de m’arrêter 3 fois dans une course pour effectuer un “dernier” réglage. Autant dire qu’avec les ULTRA SPEED, ce n’était pas gagné d’avance. De fait, lorsque je les enfile, je sens que mon pied droit flotte un peu plus que le gauche mais – c’est sans doute purement psychique – comme je ne peux rien y faire, je n’y pense plus et cela ne me perturbe pas.

Ai-je été contraint de nager et de faire du vélo avant de courir en ULTRA SPEED ? La réponse est non. Je confirme donc qu’on peut courir avec des “chaussures de triathlon” (sic). Il fallait le dire non ? Comme certains ont l’air d’en douter …

Les ULTRA SPEED sont extrêmement confortables, de vraies pantoufles. Autant dire que sur des séances de type Endurance Fondamentale (70% de VMA), c’est un régal. Et ce, que l’on court sur l’avant du pied comme moi ou sur le talon (je le sais, je me suis forcé à le faire). Bien que le différentiel de hauteur pointe / talon soit limité et qu’il en aille de même pour la hauteur d’amorti, les ULTRA SPEED restent des chaussures “traditionnelles” qui n’entrent pas dans la catégorie des minimalistes. Par contre et c’est intéressant, l’avant de la semelle très souple permet une bonne attaque avant/milieu très proche d’une EVO, le “contact” réel avec le sol en moins. De la phrase précédente, les plus vifs d’entre vous auront déjà déduit la suivante : les ULTRA SPEED sont très efficaces en VMA puisque l’attaque avant/milieu est favorisée par le design et la souplesse de la semelle.

Là où ces chaussures pêchent un peu, mais comme beaucoup d’autres d’ailleurs, c’est en EMA (allures comprises entre 90 et 95% de VMA) où l’attaque sur l’avant est évidemment moins franche compte tenu de la vitesse et où l’ULTRA SPEED manque peut-être un peu de ressort, compte tenu de l’accent mis sur le confort.

J’ai oublié de préciser que j’ai effectué toutes ces séances pieds nus. La chaussure est conçue pour : pas de coutures intérieures, semelle traitée … Je n’ai pas constaté d’échauffement particulier de la plante des pieds. Cela dit, il n’a pas fait exceptionnellement chaud ces derniers jours et je n’ai pas non plus poussé mes sorties au-delà d’1h15. Ce point mérite donc une petite étude complémentaire. Bien entendu, on peut également courir avec des chaussettes.

Mon bilan personnel après cette première semaine déjà bien complète : j’adore le concept de chaussure sans lacet. C’est franchement … le pied :-) et j’aime le confort de ces ULTRA SPEED, confort qui n’entrave ni mes perfomances (j’ai comparé mes temps / distances sur la VMA et l’EMA par rapport à d’autres séances en Vibram, en adizero, en Newton, en EVO) ni ma foulée sur l’avant du pied. C’est donc une chaussure dont j’aurais tendance à recommander l’achat, tout en sachant que je ne l’ai pas encore testée sur une sortie de plus de deux heures et que je ne sais pas si je peux me projeter sur un marathon avec elles.


Brive – Championnat du Monde des 24 heures

Mercredi 12 mai 2010

Vous aimez les longues distances ? Marathon, 100km, ultra … 24h. Oui, 24 heures, cela vous dit ?

Cette année, les championnats du monde de la discipline ont lieu en France, à Brive plus exactement. Départ, demain matin à 10h, arrivée, vendredi matin à … h (celui ou celle qui trouve la bonne réponse gagne … notre considération, encore que, comme la réponse est évidente …).

Pour tout savoir de l’épreuve et la suivre en direct : http://www.24h-brive.fr/

A noter, parmi les participants, membre éminent de l’équipe de France, coach Bruno Heubi (http://www.brunoheubi.com).


Vrai Test Tenues de Compression BSC – Que dit la science ?

Mardi 30 mars 2010

A vrai dire, elle ne dit pas grand chose, tout au moins en ce qui concerne les bénéfices potentiels en matière de course à pied. La compression fait certes l’objet de nombreuses études scientifiques, mais pour la plupart, celles-ci sont relatives au traitement général des problèmes circulatoires.

J’aurais bien voulu illustrer par des “vérités” – du moment … – scientifiques, le Vrai Test, sans doute le plus exhaustif jamais réalisé sur Wanarun, des tenues de compression BSC – Body Science Compression … Mais, mes recherches sur le web se sont avérées franchement décevantes.

Néanmoins, en cherchant bien, j’ai fini par trouver quelques papiers intéressants et notamment, cocorico, une étude réalisée en 2006 par A. Bringard, S. Perrey et N. Belluye à Montpellier.

De cette étude et de celles de quelques consoeurs anglosaxonnes, on peut retenir trois effets positifs de la compression :
- une diminution certaine de la dépense énergétique pour des efforts prolongés à des vitesses de course se situant entre 70 et 80% de VMA. Pas d’efficacité prouvée en-dessous de ces vitesses, ni au-delà (donc, à priori, pas d’utilité de la compression en VMA).
- une diminution des micro-chocs musculaires induits par la course à pied, réduisant ainsi les risques de blessure et contribuant à la moindre dépense énergétique évoquée ci-dessus.
- une meilleure efficacité de l’échauffement avec une montée en température du corps plus rapide.  

Vous l’aurez évidemment compris, ces résultats ne concernent que la partie “basse” des vêtements de compression (survêt long, capri). Je n’ai rien trouvé de consistant sur la partie “haute” (T-shirt ou débardeur) sur laquelle, je reste donc dubitatif (voir mes articles précédents).

Que conclure de ces maigres données scientifiques  : clairement un effet positif indéniable des survêtements de compression sur la performance en endurance (fondamentale et allure course).

Il est dommage, par contre, qu’aucune étude ne se soit focalisée sur les effets long terme du port, peu naturel, si on y réfléchit bien, de tels vêtements.


Marathon Ac’ News de la Semaine

Mercredi 24 mars 2010

Plus que deux semaines et demi …

Balayons rapidement d’un revers de main le cas de Stef. Il a déjà eu droit à la une de Wanarun dimanche, il ne faudrait quand même pas pousser. Courir pieds nus, vous m’en direz tant. Avec tout cela, on ne sait toujours pas s’il va vraiment courir le Marathon de Paris ou pas.

Place aux “classiques” maintenant, presque des psychorigides pour l’un d’entre eux, qui suivent à la lettre – même la plus minuscule des minuscules d’imprimerie – leurs plans d’entraînement et n’en dévient pas d’un iota, Jipé et Fred.

Jipé : “une semaine classique, sans accroc. Mardi, footing d’une heure. Mercredi une séance de piste terrible : 12 x 500 m en 1’ 41’’ avec 1’ 30’’ de récup, je me sens super bien, nous sommes un groupe de 6 à les effectuer, mais je prends quasiment tous les relais. Jeudi un footing de 45′. Samedi, le gros morceau, la sortie longue ultime, la plus longue distance selon le plan Jogging International : les 30 km en 2h 30. C’est sous une pluie battante que nous l’avons attaquée. Nous sommes partis du chateau de Vincennes en remontant les bords de Marne jusqu’à Saint-Maur et retour par la “fameuse” côte du cimetière de Saint-Maurice. Une bonne sortie où il a fallu retenir les chevaux, ce qui est bon signe ! Pour être honnête nous avons fait 2h 37’ et 32 km, que du bonheur.
Dimanche, histoire de changer un peu, encore de la course à pied : 40mn de footing, puis 20 mn à allure marathon et 10 mn de footing. Une semaine à 78 km avec de bonnes sensations, pourvu que ça dure !!!”

Fred : vous surprendrai-je si je vous dis, qu’une fois encore, cette semaine, j’ai accompli sans regimber mes 6×45 minutes de muscu en salle et ma désormais célèbre tétralogie : VMA-EMA-EF-SL ?
VMA : on m’a sucré mes 150 mètres ! 7×250 (récup 40″) + 7×200 (récup 35″).
EMA : 25′/20′/10′ à 85% de VMA (récup 1′30″). Pour une fois, je me suis presque fait plaisir !
EF : 1h à 70% de VMA au club mais … tout seul, errant dans les rues Celloises, car les autres faisaient un 2×5000m à allure marathon.
SL : 2h30 (32 km) à 70% de VMA avec 30′+25′ à allure marathon (récup 1′30). Ma plus longue distance à ce jour en Newton : RAS mais, il y a quand même un truc qui mérite que je m’y attarde – je vous en dirai plus ultérieurement après ma prochaine sortie longue. 
Encore une grosse semaine en perspective (SL de 2h40 notamment) avant de pouvoir commencer la phase de relâchement. La forme est là, pas encore la pression …

Vincent a connu, comme il le dit si élégamment, une semaine de m….. Un gros rhume, une grosse fatigue et des jambes aux abonnées absentes. 3 petites sorties et puis s’en vont. 40 km malgré tout mais pas du tout le plan prévu.

Robert, a.k.a CompexMan, a.k.a “je suis dans mon canapé mais ne croyez pas que je glande car je fais de la muscu”.
“Samedi  : Repos le jour, 1 séance de COMPEX le soir pour les quadri , programme CAPILLARISATION et DECONTRACTURANT
Dimanche  :  Le trail de la grande dune… que du bonheur !
Lundi : Repos le jour, 1 séance de COMPEX le soir pour les quadri , programme CAPILLARISATION et DECONTRACTURANT…
Mardi : 18,2 kms en 1h27 puis 10 mn d’étirements ; le soir 1 séance de COMPEX pour les ischios , programmes CAPILLARISATION, DECONTRACTURANT puis STRETCHING…
Mercredi : 30 mn d’échauffement puis 3*7*100 m entre 18 et 20s, avec 3 mn de récup’ entre les séries, 15 mn de footing puis 15 mn d’étirements ; le soir 1 séance de COMPEX pour les quadri, programmes CAPILLARISATION, DECONTRACTURANT puis STRETCHING…
Jeudi :  footing très très poussif… 12,2 km en 1h04…. puis 15 mn d’étirements
Vendredi : sauna, hamman et piscine/détente au SPA
BILAN GLOBAL : Que je récupère ou non, j’ai toujours mal au quadriceps droit ! la douleur semble régresser… surtout elle disparaît après 35-40 mn de course pour…  laisser la place à une douleur à l’ischio gauche… quand je vous disais que j’étais en vrac !

Et pour terminer, notre Comtesse aux Pieds Nus, Aurélie – pour les non cinéphiles, référence à un film de 1954 avec Ava Gardner.

mardi (pieds nus sur tapis) 1 heure à 75 % fcm [35 ‘ à 75 % ensuite un peu en dessous pour éviter la surchauffe et les ampoules) pour un total de 10,30 km Je me fais l’impression d’être un hamster quand je cours longtemps sur un tapis et je m’ennuie tellement que c’est quasiment au mental que je parviens à ne pas en descendre…

mercredi : 1h15 endurance à l’air libre !! Je suis contente, je conserve ma foulée sans revenir à l’ancienne. J’ai l’impression que mon cardio monte moins et que je maintiens mieux mon allure. En revanche, je sens que j’ai beaucoup de choses à réapprendre (les mollets tirent encore beaucoup et j’ai des courbatures dans les pieds…) Je termine en faisant 50 mètres nu-pieds sur macadam… (pas plus car je sens que la douleur n’est pas loin).
samedi sur tapis : séance de VMA (car je me suis aperçue que les séances de VMA étaient beaucoup plus efficace sur tapis en raison de l’inexorabilité de l’appareil qui obéit aveuglément à la vitesse qu’on sélectionne…) Je commence par 20′ en endurance (nus-pied) puis les pieds étant douloureux, je me rechausse pour la suite de l’entraînement :  3 x 5′ à 85 % fcm  puis 15′ endurance.
Dimanche : je file vers ma sortie longue ravie de voir le soleil pointer son nez… Au bout de 100 mètres je fais demi-tour, j’hésite, je repars… et je reviens chez moi : j’ai un pied droit très douloureux. Beaucoup trop douloureux sous les sésamoïdes pour courir correctement (je suis obligée de déporter tout mon poids d’un côté ou de l’autre du pied gauche pour pouvoir avancer en courant..) J’ai le sentiment que ce n’est pas le moment de forcer et que le plus important était de continuer ma préparation plutôt que de me blesser définitivement. J’ai tâté, cherché, massé, pris rendez-vous chez un podologue et décidé que jusqu’à mercredi c’était repos complet (je me venge un peu sur mon vélo mais j’enrage de ne pas sortir par ce beau soleil… tout en me disant qu’il ne faut surtout pas aller à la blessure !)


Marathon Ac’ -3,5 Semaines !

Mercredi 17 mars 2010

Plus que trois semaines et demi avant l’épreuve de vérité. Dans les rangs de la Marathon Ac’ la pression monte, monte, monte … Au programme également, beaucoup de pieds nus et de Newton cette semaine (promis, en ce qui concerne Newton, je n’y suis strictement pour rien !).

La pression ? Pas pour tout le monde car à tout bonne règle, il y a toujours ses exceptions et je vous le donne en mille, qui est l’exception ? Notre ami Stef bien entendu, j’aurais dû parier … Stef qui, certes, se débat avec un ulcère et un travail de dingue, ceci expliquant peut-être cela, mais Stef qui se fait aussi beaucoup de noeuds au cerveau. Débuter le Chi Running un mois avant le MDP et à raison de 2 malheureuses séances de 45 minutes cette semaine, ce n’est pas forcément une idée de génie. Ajouter à cela, conséquence de cette nouvelle pratique runnistique, qu’il envisage de courir ce même MDP pieds nus – i.e. : en Vibram Five Fingers, VFF qu’il n’a même pas encore commandées, ni essayées. Vous avez là une idée de l’état dans lequel il se trouve actuellement. Avez-vous connaissance d’une cellule de soutien psychologique adaptée à son cas ?

Allez, puisque j’ai la parole, je continue par moi. Semaine ultra-classique, après la pause ski / Semi de Paris : aucune récup et direct VMA le mardi (6×250/6×200/4×150), EMA le jeudi (20′/15′/15′ à 85% de VMA récup 2′), EF le vendredi (1h à 70% de VMA) et SL le samedi (2h20 à 70% de VMA dont 2×25′ à allure marathon, récup 1′30, soit 29,5 km cool est sans problème), le tout en Newton évidemment. 5×45 minutes de muscu … sans COMPEX – je ne suis pas Robert, moi, la muscu c’est avec des haltères. Rien de bien transcendant quoi, si ce n’est que je mets maintenant systématiquement ma tenue BSC complète pour courir.

La perche étant tendue à Robert, ce dernier la saisit au vol : “Samedi  : 1 heure de muscu, pectoraux et dos… comme j’avais mal au quadriceps droit, j’ai eu la riche idée de me faire une séance de COMPEX pour les quadri l’après-midi, programme FORCE EXPLOSIVITE, niveau 3, moyenne 60 …
Dimanche  :  mal au quadri mais la douleur s’est estompée au bout de 40 mns… footing en extérieur de 1h12 pour 12,2 km puis 1h10 de tapis de course dont 40 mn à 15 km/h et 10 mn à 16 km/h… total : 31 kms… puis 15 mn d’étirements
Lundi : Muscu des pectoraux et du dos , 1 heure ; puis comme j’avais toujours mal au quadri ben… j’en ai remis une couche de COMPEX, programme PLIOMETRIE pendant 25 mn, niveau 3, moyenne 70… ceci a constitué ma dernière COMPEXERROR…
Mercredi : footing 15,2 km en 1h14 puis 15 mn d’étirements… j’ai commencé le sevrage de la GAME BOY du COMPEX
Jeudi : 30 mn de footing puis 5 *800 m en 2′57, puis 2′52 puis 3 fois 2′48… le seul moment de la semaine où je n’ai pas eu mal au quadri mais… si je dois courir un marathon à 18 km/h pour ne pas souffrir musculairement, ben, çà va pas être possible  … puis 15 mns d’étirements
Vendredi, footing de 15 kms en 1h14… puis 15 mn d’étirements…le soir retour de la GAME BOY du COMPEX mais uniquement sur les programmes antidouleur, 2 fois l’ENDORPHINIQUE pendant 25 minutes et 1 fois CAPILLARISATION pendant 20 minutes
BILAN GLOBAL : Semaine au bord du gouffre enfin sportivement parlant … Vivement dimanche, l’océan, la plage, le soleil… 8° C de prévu… le Club Méd si je veux quoi !
Et en guise d’avance par rapport à l’article de la semaine prochaine, une petite course dominicale : http://www.malinmaligne.com/2010/03/14/breve-de-course-trail-de-la-grande-dune-du-pilat/

Du côté de Jipé, il semble que la remarquable performance au Semi de Paris ne lui soit pas trop montée à la tête : “J’étais sur mon petit nuage, grâce au temps du semi-marathon de Paris, mais très vite il a fallu se remettre au travail, pourtant j’avais les jambes douloureuses. Pour cela un décrassage le mardi avec un footing d’une heure dans le bois de Boulogne, tranquille.

Mercredi, séance de fractionné avec le club. Dès mon arrivé cela chambre en rapport a la perf du dimanche, à la fin de l’échauffement, le coach annonce la séance… 8 x 1000 m en 3’ 45’’. Nous nous regardons halluciner, nous lui rappelons que nous avons fait une compétition 3 jours avant ! Il ne veut rien savoir. Nous sommes un groupe de 6 dans ce créneau horaire, nous menons chacun notre tour, mais bizarrement cela va de plus en plus vite. Nous commençons en 3’45 pour terminer le dernier en 3’38’’, cela va vite, mais je me sens bien. Par contre arrivé à la maison, je suis dans un état !  j’ai même du mal à manger. Dans la nuit, les jambes me font mal, au final, j’ai très mal dormi. La fatigue du semi, plus celle de la séance commence à peser sur mon corps.

Le jeudi footing entre midi et deux de 1h tranquille, j’ai une légère douleur au genou gauche. Dans l’après-midi, j’obtiens un rendez-vous pour le soir avec les gens de chez Newton pour essayer leurs chaussures tant vantées par Fred. Me revoilà à 19h parti pour un deuxième footing avec un ancien triathlète pro, Laurent Boquillet. Nous faisons 35mn.

Un peu de repos s’impose, le vendredi rien et le samedi 45 mn de vélo en salle, plus un sauna pour éliminer les dernières contractures.

Nous arrivons à la sortie longue du dimanche. Au programme 26 km en 2h 15 que je termine en 2h10,alors  j’en profite pour faire du rab et arrive à 27 km en 2h 15, super sensation. Nous étions un groupe de 5 coureurs du même niveau, un vrai bonheur.”

Honneur aux dames pour conclure cette semaine. Aurélie : “Voici donc mon résumé de la semaine (6ème semaine de préparation qui est une semaine de récupération dans le plan que je suis) :
-Mercredi : 1h15 endurance (11,5 kilomètres) Première séance après le semi et elle est moins difficile que je ne le craignais : je retrouve très vite de bonnes sensations et je dois avouer que j’apprécie de plus en plus les adidas.

Mais le mercredi soir, je participe à la Newton Run où je courote un peu et qui va changer la suite des mes entraînements puisque j’ai décidé de tenter de travailler sérieusement ma foulée. Quand Laurent Boquillet, importateur Newton, évoque l’intérêt que j’aurais à gagner à courir pieds nus dans l’herbe aux beaux jours (et à faire du gainage) je pense immédiatement que je pourrais parfaitement le faire sur mon tapis ! Ni une, ni deux, je décide de courir au moins 10 minutes par jour pieds nus sur mon tapis ! Décision qui va modifier toutes mes entraînements de la semaine puisqu’au fil de celle-ci ma foulée va considérablement se transformer !

Jeudi : Jeudi soir,  j’ai couru 25 minutes (et 4km) nu-pied sur mon tapis (on ne pourra pas dire que je n’ai pas travaillé mes foulées en plus de mes séances du plan !)

Vendredi : le matin 20 minutes nu-pied sur le tapis et le soir 1h00 en endurance dans Paris pour 9 kilomètres environ. Je suis très concentrée sur ma foulée (j’ai très mal aux mollets depuis que mes appuis sont différents) et j’essaye de reproduire celle que j’ai lorsque je cours nu-pied.

Samedi : VMA sur tapis roulant : nu-pied : 20 mn + 4 fois 2′30″” avec récup 1′30 sur tapis (au lieu de 6) : je suis obligée d’arrêter en raison d’ampoules sous l’avant pied. J’ai beaucoup souffert d’ampoules dans le passé et je sais combien cela peut me rendre la vie impossible : je ne tiens pas du tout à devoir stopper la suite des entraînements ! Bien qu’écourtée la séance est très positive : d’abord je cours nu-pied dorénavant sans appréhension avec une foulée sur laquelle je n’ai plus besoin de me concentrer. ensuite, je peux sans problème aller aussi vite — sur tapis —  qu’avec des chaussures. D’autre part le travail de VMA sur tapis est TERRIBLE : l’appareil est définitivement sans cœur et ne ralentit pas d’un poil en dépit de mes objurgations… Je retente le soir de finir ma séance mais je cesse au bout de 10 minutes eu égard à mes mollets douloureux comme jamais et des ampoules qui s’épanouissent plus encore sous l’avant pied.

Dimanche : Sortie longue à travers Paris (un peu plus longue que dans le plan je dois avouer) : 45 ‘ en endurance puis 20′ à 85%FCM et retour en endurance, soit 18 kilomètres en un peu moins de 2 heures. Je suis ravie : ma foulée est complétement différente (merci mon tapis) et je constate que mes appuis n’ont plus rien à voir, je pose d’abord l’avant pied puis ensuite le talon et je la conserve malgré la fatigue un peu inhabituelle que je ressens dans les membres inférieurs pour une séance de ce type (ce qui n’est pas très étonnant, j’ai l’impression de tout réapprendre) mais à aucun moment je n’ai eu envie d’attaquer sur le talon ! Je suis très contente ! J’ai eu également l’impression que mon cardio montait beaucoup moins que d’habitude à vitesse équivalente mais je n’ai pas vraiment pu le vérifier : il m’a lâché (je le crains définitivement) en début de séance…”.

La suite … au prochain numéro.


Entraînement à la Kenyanne

Lundi 15 mars 2010

J’ai eu récemment la chance d’avoir un long échange avec Isaac Kosgei, coureur Kenyan (1h03 au semi) évoluant à la fois dans son pays et en Europe dans un club Autrichien (www.run2gether.com) dont je vous présenterai la philosophie, assez intéressante, dans un autre article. Je voulais savoir comment s’entraînait un coureur Kenyan. Alors voilà :

Lundi : une petite heure et demi à se tirer la bourre à fond avec ses camarades d’entraînement.

Mardi : vitesse. Travail variable en fonction de l’objectif course à venir. Lors d’une prépa semi, l’accent est mis sur le fractionné long. Une séance type : 4×1200m + 3×1600m+2×1000m. Lors d’une prépa cross court, l’accent est mis sur la VMA. Une séance type : 3×600m+17×400m.

Mercredi : 1h30 cool à … 85% VMA.

Jeudi : vitesse (voir mardi) ou, quand la course est proche, des diagonales ou des séries de 2 min VMA / 1 min récup.

Vendredi : des séries de 45 minutes.

Samedi : travail en côte. Ou des séries de 15×300m.

Dimanche : repos ou course.

Les marathoniens du groupe suivent le même entraînement sauf le lundi, où ils allongent la séance, et le samedi où ils font une sortie longue.

Alors, on s’y met ?


Vrai Test Diététique – Produits de l’effort MX3 – Présentation

Samedi 13 mars 2010

Et c’est reparti pour un nouveau Vrai Test Diététique ! Avec, dans le rôle habituel du cobaye, votre serviteur, Fred le serial tester et dans le rôle du testé … plusieurs produits de la gamme MX3 Extrême. (http://www.mx3.fr/).

MX3 kesako ? Un peu d’histoire s’impose. En 1996, un couple de Vendéens créent la société Titok et se lancent dans la fabrication et la distribution de produits lyophilisés destinés aux “aventuriers” au long cours. Imaginez … une tartiflette au sommet de l’Everest, une truffade Auvergnate au milieu de l’Atlantique. Le tout avec un peu d’eau et un réchaud. Produits aujourd’hui distribués sous la marque MX3 Aventure.

Mais nos entrepreneurs, sportifs plus qu’accomplis (on parle d’IronMan ici, à titre d’exemple) n’en restent pas là et pour se diversifier développent une gamme de produits diététiques de l’effort MX3 Extrême que je me propose donc de tester sur mes sorties préparatoires au Marathon de Paris à venir.  Et pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Si on développait une gamme bio ? Aussitôt dit, … sera fait en avril. Là, le bio consomm’acteur que je suis dit BRAVO !

Ce que je vais tester :

MixMalto : boisson à consommer dans les 3 jours qui précèdent une épreuve d’endurance pour une bonne recharge glucidique.

MixRécup : boisson hyperprotéïnée de récupération.

MixCake : gâteau énergétique – une grande première pour moi ! J’ai tellement entendu parler de ces gâteaux du marathonien …

Une barre énergétique :  multi-fruits à consommer pendant l’effort.

Et, je garde “le meilleur” pour la fin car vous connaissez mon aversion pour les gels … deux gels de l’effort anti-oxydants.

Démarrage du test : dès demain soir. Rendez-vous en fin de semaine prochaine.




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