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MARATHON AC’ Saison 1 – Les news de la semaine

Mercredi 3 mars 2010

Fred qui cette semaine fricote avec les cimes loin de tout wifi (enfin, tout à fait théoriquement car il semble que notre Fred national rôde dangereusement près des hotspots d’altitude…), m’a passé le micro pour vous narrer les joyeuses aventures des impétrants de la Marathon’AC :

Pour Fred, cette semaine était la “semaine de la mort” : 5 entraînements en 5 jours faute de temps pour étaler le tout comme de la confiture sur du pain de mie. Fred tient, d’ailleurs, à préciser qu’il dédouane totalement Bruno Heubi pour cette application très particulière de l’excellent plan qu’il a conçu. Non, Bruno n’est pas le bourreau des apprentis marathoniens ! Fred le dit et le répète : le plan est GENIAL – rien que ça ? Passionnant à mettre en pratique et surtout uniquement en % de VMA.
La semaine de la mort, on y revient : une SL dominicale de 2h05 pour démarrer (avec deux passages de 20 minutes à allure marathon séparés d’une misérable minute trente) et pour boucler la boucle, une SL du jeudi de 2h10 (et ses passages marathon, cette fois de 25 et 20 minutes, toujours séparés par la même misérable minute trente).
Entre les deux SL, un peu de VMA, ça ne mange pas de pain, surtout le lundi (6×250m+5×200+5×150), une petite assimilation du mardi (1h à 70% de VMA) et la séance préférée – mouais … – de Fred, l’EMA du mercredi (20 minutes / 15 minutes / 10 minutes à 85% de VMA espacées de 120 malheureuses petites secondes).
Fred en a profité pour réaliser deux Vrais Tests Wanarun : tenues de compression BSC et produits diététiques de l’effort W-CUP qu’il a déjà mis en ligne.
Cette semaine, ce sera skating (ski de fond), bouchons, puis Semi de Paris avec ou sans jambes, on verra bien. (vu la longueur de ses guibolles, ca m’etonnerait bien

Cyrille quant à lui est au repos forcé puisqu’après une bonne semaine d’entraînement sa blessure est violemment revenue mardi. Ne pouvant plus marcher le lendemain il est depuis contraint au repos forcé… Bref, le coup dur qu’on redoute tous. On croise les doigts pour qu’il puisse reprendre vite ses entraînements.

S’agissant de Jipé, sa 4ème semaine de la préparation marathon a été perturbée par les vacances scolaires et des surcharges professionnelles. Bien que les séances de fractionnés aient été écourtées, le kilométrage est pour le moins au rendez-vous. Sa semaine à la loupe :

Mardi : footing de 1h 22 au Bois de Boulogne
Mercredi : 35 mn sur tapis en salle
Vendredi : footing de 1h 05 dans Paris
Samedi : 1h 23 au Bois de Vincennes avec accélération sur les 30 dernières minutes
Dimanche : malgré la tempête, grosse sortie de 1h 33 au Bois de Boulogne. Les 10 derniers kilomètres à allure semi-marathon.

Vincent, quant à lui boucle sa 4ème semaine de préparation. Les 5 sorties prévues ont toutes été faites en respectant scrupuleusement le plan. S’il déteste toujours autant les séances de VMA, il concède sans barguigner qu’il faut en passer par là pour progresser (je suis très admirative de sa philosophe attitude : moi je peste sans avoir la moindre once de pondération !). Au total, Vincent a parcourus 77km parcourus dans des conditions, encore une fois, pas toujours évidentes (il a notamment été contraint d’attendre le début de soirée pour faire sa dernière sortie de la semaine dimanche). Sur les 5 séances sa vitesse moyenne est de 11,90Km/h. Vitesse qu’il estime encore loin des 12,98km/h nécessaire pour atteindre l’objectif fixé, à savoir terminer son 4ème marathon en 3h15. Et en précisant ces quelques chiffres, il ne peut s’empêcher d’avoir une pensée pour Serge Girard, en plein tour de l’Europe en courant, qui vient de boucler son 229ème marathon d’affilé et qui semble aller mieux après des sérieux pépins physiques.

Robert poursuit également ses entraînements sans faillir :

* Lundi : Muscu du dos et des épaules, 1 heure
* Mardi : 1h20 de footing cool, à environ 12 km/h, pour le parcours, c’était la médaille de Bronze du Hit run version courte, puis 20 mn d’étirements…
* Mercredi : 30 mn de footing puis 10 *200 m sur tapis avec 100 m de récup’ à 10 km/h; 5 à 18 km/h (VMA) et 5 à 20 km/h à VMA, puis étirements pendant 20 minutes… le soir, COMPEX pour les quadriceps, prog. endurance pendant 55 minutes, niv. 3, moyenne 91..
* Jeudi : 45 mn sur tapis dont 20 mn à 14 km/h puis 10*100 m à 20 km/h avec 100 m de récup à 10 km/h ; 5 à 18 km/h (VMA) et 5 à 20 km/h …. lorsqu’une petite explosion a retenti sur le tapis… non, ce n’était pas ses quadriceps ni le Front de Libération des Tapis de Course (FLTC)… mais Gaspard, son p’tit dernier, qui avait placé un tuyau en plastique souple sur le mécanisme de roulement… Robert croise les doigts pour que son tapis chéri n’ait pas trop souffert… avant d’enchîner avec 20 mns d’étirements puis le soir, COMPEX pour les quadriceps, prog. endurance pendant 55 minutes, niv. 3, moyenne 91..
* Vendredi, 1 heure de muscu essentiellement pour ses petits muscles pectoraux qui en ont bien besoin… (c’est lui qui le dit, hein c’est pas moi !)
* un BILAN GLOBAL : qu’il décrit ainsi : « semaine difficile, c’est pas la joie… j’ai pas le moral, j’suis fatigué… désolé, j’me prends pour BENABAR… j’ai mal au dos… heureusement, cette après-midi c’est les 10 kms des Côteaux de Bassens qui doivent se courir… sous la pluie… à Bassens…. toh !!!! qu’est-ce que j’ai fait de si grave dans ma vie pour mériter tout çà ?!?!? »
Sauf que le samedi, l’animal a encore trouvé la force (et la motivation !) pour courir la course des 10 kms des côteaux de Bassens qu’il termine le cardio en panne (il vaut mieux que ce soit le cardio que le palpitant lui-même !) en 39′50 sans forcer mais sans être vraiment en mesure d’accélérer… (un temps qui, moi, me fait tout à fait rêver…)

Stef tant pour des raisons professionnelles que familiales n’a pu pratiquer la course à pied cette semaine, ce n’est que partie remise.

Enfin, en ce qui me concerne, (Aurélie donc) ma 4ème semaine de la préparation marathon qui s’est déroulée ainsi :
mercredi : Aie, encore mal aux jambes de mes entraînements du weekend dernier. Une toute petite sortie de 50′ en endurance (en testant l’intégrale BSC) avant de filer respirer le bon air de l’Auvergne !
jeudi : Pétard, j’ai oublié mon Garmin : je choisis la séance de la semaine où je n’ai pas trop besoin de programmer mon entraînement et je cavale en utilisant le chrono de … mon téléphone… soit une heure en endurance dont 15′ à 85 % de ma fcm (cette dernière valeur étant appliqué parfaitement au pifomètre puisque je n’ai pas de fréquencemètre…)
vendredi : Toujours sans ma montre mais pas sans un grain de folie je décide de caler ce jour ma sortie longue : je pars sous un rideau de neige fondue pour cavaler sur une route qui me semble bien pentue… arrivée en haut, sur un magnifique plateau, je cavale …. sur et sous la neige qui s’est mis à tenir parfaitement avec l’altitude ! Au retour (merci openrunner) je m’aperçois que j’ai couru 16 km en 2 heures… avec un joli dénivelé positif de 370 mètres : j’ai mal à des muscles dont j’ignorais même l’existence !
dimanche : enfin munie de mon Garmin qu’un gentil facteur m’a apporté la veille, j’effectue enfin ma séance de fractionné : 20′ endurance + [7 fois 2'30'' + récup 1'30"] + 10′ endurance (+ retour au bercail ) total : 1 heure 10 pour 11,50 km. Entre le relief (décidément l’Auvergne n’est pas plate !), le vent qui souffle en rafale et les jambes encore plombées de mon ascension neigeuse, la séance est plutôt difficile…
Je passe la journée en collant de récupération pour oublier mes cuisses douloureuses tout en élaborant des plans catastrophe pour le semi-marathon de Paris qui se cavale exactement dans une semaine… Pas question de faire un chrono avec la forme qui est la mienne et la fatigue du plan qui va de surcroît s’aggraver la semaine prochaine…

… Et ils sont combien les lecteurs à avoir été au bout de ce billet interminable , hum??? Hein que vous le regrettez votre Fred, rapide, concis et efficace ? Rassurez-vous à la la force centripète qui le guide près des wi-fi alpins, je devine qu’il ne va pas vous laisser tomber très longtemps !


Marathon Ac’ Saison 1 News de la semaine

Mercredi 24 février 2010

Honneur à Vincent cette semaine. Aux sports d’hiver, il a réussi malgré tout à courir et pas qu’un peu ! Semaine plaisir : sorties en endurance en profitant au maximum du paysage : une première de 10,37 km, une seconde de 10,85 km et enfin une troisième de 11,21km (les deux dernières se sont courues essentiellement sur la neige, le long d’une piste de ski de fond). La quatrième de 1h30, et toujours en endurance, a été faite dimanche, à la maison, en longeant, entre autres, le canal (c’est beaucoup moins vallonné que la Haute-Savoie) : 18 km. Bilan de cette 3ème semaine : 50,43 km.

Fred continue avec application son plan Bruno Heubi. Une bonne semaine 2 : VMA le lundi (5×250+6×200+5×150), EF le mardi (1h à 70% VMA), EMA le vendredi (3×15 minutes à 80% de VMA) et SL le dimanche (2h05 dont 2×20 minutes à allure marathon).

Sur ce, il a enchaîné immédiatement et sans coup férir sur sa “semaine de la mort”. 4 séances en 4 jours, la première – VMA of course -, le lundi, dès le lendemain de la SL, ensuite ce sera dans l’ordre EF, EMA et SL 2h10. Puis ski de fond à donf (skating) pendant sa semaine 4 dite de “récup” dans le plan – ça tombe bien ! et … Semi de Paris le lendemain de son retour avec des kilomètres de ski de fond et de bagnole dans les jambes … Ca va donner :-)

Semaine classique de Jipé : “Une semaine sans surprise ni rebondissement, je commence à bien assimiler le kilométrage. Les premiers temps du plan me faisaient mal aux jambes et plus précisément aux mollets. Voilà donc ma semaine à la loupe : Mardi : footing de 1h 15. Mercredi : VMA, 8 x 800m en 2’ 55’’. Jeudi : footing de 55’. Samedi : VMA, 2 x 2000m en 8’ 36’. Dimanche : sortie longue de 1h 41’. Beaucoup d’aisance dans la sortie longue, les kilomètres sont avalés sans soucis, j’arrive même à mener par moments le peloton. C’est rassurant, j’ai hâte d’être au semi de Paris, pour voir si je suis sur la bonne voie !”.

Et Aurélie, toujours aussi lyrique … “Une semaine marquée par un torticolis très invalidant, souvenir de la Course de la Saint Valentin et qui s’est durablement installé puis s’est étendu à l’épaule. Rien de grave (un spasme musculaire enquiquinant mais qui m’a obligée à adapter mes entraînements).

mercredi 17 février : impossible de courir sur une surface dure et encore moins de baisser la tête pour regarder le sol : je me rabats sur mon tapis roulant pour une séance au seuil. 30′ endurance 70% fcm + 10′ 85%fcm + 15 minutes endurance (total : 9 km) Conclusion : pour travailler les allures, le tapis roulant c’est terrible ! Pas moyen de ralentir d’un iota … Séance très efficace alors que je pensais juste préserver l’essentiel avec cette épaule bloquée… (je fais aussi attention à ma foulée en essayant d’attaquer sur l’avant pied et non le talon)

Vendredi : toujours le tapis sur injonction du kiné : 75 % fcm durant une heure en continuant à travailler les foulées. (total 10 km)

Samedi : A moi le grand air !! 10 ‘ à 75 % fcm + 8 x [2' à 95 % fcm avec récup 1' endurance] puis 10 ‘ endurance + retour au calme. (total 12km)
Une séance difficile mais qui s’est très bien passée je continue à corriger ma foulée et essayer d’arrêter de talonner : j’ai les mollets qui tirent !!

Dimanche : une crève carabinée et des courbatures au mollets (ah… les changements de foulées…) me font craindre de devoir me passer de la sortie longue. Finalement, shootée par les antalgiques et les mollets chauffés à l’arnica, je file dans Paris pour 1 heure 36 endurance à 70 – 75 % fcm pour 15,65 km que j’ai finis complétement épuisée et la tête plus lourde qu’une pastèque… Durant cette séance, pas question de travailler les foulées, je n’ai pas d’autre dessein que de rentrer chez moi sans trop de casse, en croisant les doigts pour que la crève me quitte au plus vite… “


Vrai Test Produits Diététiques de l’Effort WCUP Introduction

Mardi 23 février 2010

WANARUN continue son exploration exhaustive – du moins je l’espère, à terme – du monde des produits diététiques de l’effort longue durée. Aujourd’hui sous nos fourches caudines : W-CUP (http://www.wcup.fr).

W-CUP est une société d’origine Belge fondée en 1996. Ses produits se destinent à la fois aux sportifs de haut-niveau mais également aux sportifs loisirs. Ils sont tous certifiés sans agents dopants et sont distribués en magasins spécialisés. Il est également possible de les commander via le site web W-CUP.

La gamme de produits proposés est assez vaste car elle n’est pas spécifique au running. Les produits que je vais tester sur mes prochaines sorties de préparation marathon sont les suivants :

ENERGY DRINK : “le seul gel liquide du marché” et de fait, celui-ci se présente sous la forme de mini-gourdes avec bouchon refermable de type PomPotes (ce qui ont des enfants comprendront, les autres iront faire un tour au rayon confitures de leur supermarché préféré) et, au toucher au moins, semble réellement … liquide. Destiné à couvrir les besoins en apport glucidique d’une heure d’effort, le gel contient 4 sucres (maltodextrine, glucose, saccharose et fructose). Son pH neutre est censé lui assurer une haute digestibilité. Connaissant mon intolérance aux gels “classiques”, je suis le cobaye idéal pour tester cette formule originale. Deux parfums : banane et guanabana.

SPORTS DRINK : une boisson isotonique de l’effort qui se présente sous la forme de sachets pré-dosés à diluer dans 1/2 litre d’eau ou de pots de 500g. A consommer avant – en boisson d’attente – pendant et après l’effort – en boisson de récupération. Elle contient, comme les gels Energy Drink les 4 sucres essentiels et son pH est également neutre. 3 parfums : citron, tropical et orange.

J’envisage de tester cette semaine les gels ENERGY DRINK sur mes sorties Endurance Fondamentale 1h et Endurance Maxi Aérobie et la boisson (en attente, en effort et en récup) sur ma Sortie Longue. Résultats des courses : en fin de semaine.


MARATHON AC’ – SAISON 1 – Les NEWS de la WEEK

Mardi 19 janvier 2010

Le Nord en grande difficulté. Cyrille est blessé, pointe au mollet gauche, et n’a pas pu s’entraîner cette semaine. Douloureux impondérable. Ses concurrents lui souhaitent, néanmoins, un prompt rétablissement.

La Lorraine récupère. 2 petites sorties tranquillou de 9,45 km pour Vincent, dans des conditions atmosphériques pas franchement réjouissantes. Il faut dire aussi que professionnellement parlant, notre ami est très occupé en ce moment. Attention, Vincent, ta prépa marathon démarre dans 15 jours !

Dans l’Aisne, on n’est guère plus courageux qu’en Lorraine : 2 petites sorties et puis s’en vont pour Stef mais … du bricolage à la maison. On ne peut pas tout faire !

Une Aquitaine bien peu locace cette semaine. Robert se prépare dans le plus grand secret …

Fortunes diverses pour nos Franciliens :

Fred vient de prendre deux grandes décisions : 1) il change de plan et s’attaquera finalement à un plan 9 semaines que lui a spécialement concocté Bruno Heubi 2) il change de chaussures car il va avoir la chance de vrai-tester les toutes nouvelles et révolutionnaires – CHUUUUUUT ! c’est encore un scoop, plus d’infos d’ici la fin de la semaine … Sinon, comme à son habitude, il continue consciencieusement à s’entraîner ses 4-5 fois par semaine : une séance “cobaye” R2PH, une séance de VMA (14×200m), deux séances de récup, une séance d’endurance avec 16 km à 14 à l’heure et quelques séances de muscu.

Jipé s’est fait chopper par son boss qui lui a reproché de prendre un peu trop de temps le midi … Cà me fait penser qu’on a beau compenser en arrivant tôt et en partant tard, que les services médicaux de l’entreprise ont beau nous dire qu’il FAUT faire du sport, qu’on a beau expliquer qu’on prend à peine plus de temps que ceux qui vont à la cantine, taillent une bavette au café puis vont fumer quelques cloppes au pied de la tour, il n’y a souvent rien à faire avec certains managers que cela dérange. Du coup, une semaine un peu différente de l’habitude : mardi footing de 1h15 aux aurores, mercredi séance de 20 x 30/30s avec son club de Nanterre. Jeudi, timide footing de 35 mn pour respecter les horaires de pause. Vendredi 45 mn de body sculpt, dans la joie et la bonne humeur. Samedi footing de 50 mn pour compenser la petite sortie du jeudi et dimanche, récréation avec ses acolytes du Nike Running Club pour un fractionné en nature.

Et last BUT not least, Aurélie, toujours aussi lyrique : “mardi : petite séance gainage. Mercredi matin : J’avoue trouver moyennement acceuillante la petite couche de neige humide qui recouvre les trottoirs … Je décide de renouer avec mon tapis de course dont j’avais eu bon usage lorsque mes enfants étaient trop petits pour les laisser seuls (et durant de douloureux épisodes de tendinites du moyen fessier) et que j’ai totalement abandonné (pour des raisons qui tiennent autant à la futilité d’un tel coût énergétique qu’au plaisir de courir à l’air libre). Les retrouvailles sont pénibles : je m’épuise et m’ennuie. Au bout de 4 km (si l’étalonnage est bon, ce dont je doute au moins pour l’indication des vitesses) et de 25 minutes, j’arrête tout alors que j’avais prévu d’en profiter pour travailler les allures… Je finis par une énorme séance de gainage pour me donner l’illusion de rattraper ce fiasco.

Jeudi : retour du boulot avec un gros dossier dans le dos qui n’était pas prévu. Malgré le lest, je gambade avec plaisir et je couvre les 7,5 km en 43 minutes.

Samedi : je file à l’anglaise dès potron minet avec dans l’idée de m’en mettre plein les gambettes. Dès les premières foulées, je devine que cela ne se passera pas comme j’en avais le dessein. Une douleur sourde me taraude sérieusement le mollet droit et des élancements dans la cuisse viennent chatouiller ma jambe gauche. Je file dans Paris à petite vitesse et en me gardant bien de forcer l’allure. Je couvre environ 10 bornes en 1 heure 20.

dimanche : L’heure que j’aime. Une brume qui s’effiloche et un filet de lumière qui tombe sur Paris. Je pensais y aller à l’économie mais la forme est revenue. 12,5 kilomètres à allure variable. Après 45 minutes tranquille, je m’amuse bien dans les marches du Sacré Coeur (pour moi toute seule à cette heure) où je m’élance une bonne quinzaine de fois. Je termine par 4 kilomètres à allure semi. Je me suis régalée.”

C’était, en direct des studios de la Marathon Ac’, Fred, pour Wanarun. A vous Nancy.


Plans d’entraînement – Le Grand Décryptage. Chap 4 : les intermédiaires

Mardi 2 juin 2009

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs les intermédiaires, j’espère que vous me pardonnerez le choix, que vous jugerez sans doute peu heureux, de ce terme. J’avoue ma panne totale d’imagination pour désigner celles et ceux qui ne sont plus débutants, qui courent régulièrement, pour le plaisir, pour faire un break ou pour garder la forme, qui ne sont pas spécialement motivés par les compétitions, sauf si elles se déroulent dans leur commune et sont organisées par un(e) ami(e) et qui aimeraient quand même éventuellement pouvoir courir un peu plus vite ou un peu plus longtemps. Comme cette phrase était un peu longue pour tenir dans le titre de l’article, j’ai donc posé comme postulat qu’intermédiaire en était un synonyme.

Que vous proposent donc les revues de running (celles avec une fille ou un gars qui court en souriant sur la couverture) ou vos sites favoris en matière d’entraînement ? Et bien, malheureusement pour tous ceux qui sont overbooked du boulot, la plupart du temps des entraînements à trois séances par semaine. Et oui, le progrès nécessite des sacrifices : des réunions à raccourcir, une pause café du midi qui saute … Il faut savoir ce qu’on veut ! Il est évidemment conseillé de ne pas regrouper ces 3 séances sur les 3 premiers jours de la semaine même si elles vous permettent d’échapper à 3 repas à la cantine avec votre chef qui ne parle que travail.

Bien entendu, on va beaucoup fractionner pendant ces séances car c’est le seul et unique moyen de progresser en vélocité et en sensations d’aisance. Je rappelle que chaque séance doit commencer par un échauffement d’une vingtaine de minutes à une allure assez lente, quand je dis assez lente, c’est vraiment assez leeeeeeeeeeente et se terminer après le fractionné par une récup en jog lent d’une dizaine de minutes suivie d’étirements ou vice-versa (je ne vous refais pas le sketch du chapitre précédent). Détail important que j’ai omis : l’une des séances sera une pure séance d’endurance à vitesse constante et donc pendant celle-là on ne fractionnera pas.

Pour ce qui constitue le coeur des deux séances restantes, les plans d’entraînement classiques des revues préconisent généralement un fractionné assez simple sur une base de 5 à 8 accélérations pendant une durée qui va passer progressivement de 1 minute (lors des premières séances) à 3 ou 4 minutes (votre objectif) avec entre chaque accélération une phase de récup égale à la durée d’effort (marche ou jog lent). La vitesse à atteindre sur ces accélérations doit être supérieure à votre vitesse habituelle d’entraînement mais votre fréquence cardiaque doit rester en deçà de 90% de FCM ou pour ceux qui n’utilisent pas de cardio : on finit vite mais sans être asphyxié. Ce fractionné a pour objectif de vous “dérouiller”, d’habituer votre corps à des allures supérieures à celle que vous pratiquez, de vous donner la sensation “d’avoir de la marge”.

Ce type de plan est à pratiquer sur des durées de 2 à 4 mois. A l’issue de cette phase, vous serez devant un choix métaphysique. En effet, vous n’êtes plus intermédiaire (et quand même ! vous faites du fractionné ! y-en-a pas beaucoup dans votre parc favori qui le font), mais alors que faire à l’entraînement maintenant ? Continuer à progresser pour le plaisir ou préparer des compétitions ?


Sport de jeunes !

Dimanche 31 mai 2009

Pendant que certains sur Wanarun se préparent à jouer aux vedettes du petit écran, d’autres (i.e. : votre serviteur) se sentent obligés de participer à des compétitions de course à pied, histoire de savoir de quoi ils parlent quand ils rédigent des articles :-) Doublement obligés même quand la compétition du jour est organisée par leur club.

Et, pas de bol, un 10 km, support, qui plus est, du championnat des Yvelines. Autrement dit, une course ultrarapide – pour les premiers s’entend – avec un parcours en ville exigeant car comportant nombre de faux plats et de virages à 90°, relance quand tu nous tiens.

Bref, vraiment pas un truc pour les vieux comme moi (42). “Encore un sport de jeunes, ma bonne dame !”. Vive les semis et les marathons, au moins on peut gérer sa course. J’avais pourtant mis au point une super stratégie : partir vite, terminer vite et entre les deux, maintenir l’allure en courant … vite.

Partir vite, pas de problème, c’est ma spécialité, surtout partir trop vite. 4 premiers kilomètres devant mes camarades de club – sauf le coach, son alter ego et un hésitant entre la perfo et les potes – qui d’habitude me mettent mini 5 minutes dans la vue sur un 10. Mais ensuite, le bât a commencé sérieusement à blesser et les phases courir vite et finir vite se sont agrégées en il-faut-terminer-même-si-on-est-à-la-ramasse et que tous les collègues te passent devant.

Au final, je bats, magré tout, d’une minute ma meilleure perf mais me situe toujours franchement très loin des quelques ambitions que j’aurais pu éventuellement nourrir après les 4 premiers kilos. J’ai oublié de préciser que cette scène s’était bien entendu déroulée, à distance plus que respectueuse du champion des Yvelines et du kenyan de service. Précision d’importance qui relativise la minute. 

Définitivement un sport de jeunes le 10 K.




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